La première séance d’essais libres s’est déroulée sous la pluie en matinée, et Stroll n’a pas pu faire mieux que le 17e temps.

L’avenir de Stroll se précise

MONTRÉAL — L’avenir du Québécois Lance Stroll semble se préciser en Formule 1, alors que les rumeurs quant à un éventuel transfert chez l’écurie Racing Point Force India continuent de circuler.

Stroll a de nouveau été questionné quant à son avenir à l’issue de la deuxième séance d’essais libres au Grand Prix de Formule 1 d’Italie, où il a signé le 17e temps vendredi.

Depuis que l’écurie a été reprise par un consortium d’investisseurs mené par son père, Lawrence, pendant la pause estivale, Stroll n’a rien fait pour faire taire les rumeurs. Le pilote de Mont-Tremblant, qui est toujours sans contrat en prévision de la prochaine saison, a été aperçu mardi par un journaliste à l’usine de l’équipe, située à Silverstone, au nord de Londres. Stroll n’a donc pu nier sa présence, et s’en est suivie une discussion assez intéressante.

« Y as-tu déjà été ? », a questionné Stroll. « Oui, à deux reprises. En fait, c’est peut-être une coïncidence, mais c’est parce que je t’ai vu là-bas que je sais que tu y as été. Est-ce que tu étais là-bas pour faire mouler ton banc ? », a demandé le journaliste.

« Non, en fait je voulais aller à Londres, mais j’ai pris la mauvaise sortie et je me suis retrouvé là-bas. Donc c’était une coïncidence. Le rose, c’est... ah, et puis, je ne dirai rien d’autre », a répondu, à la blague, Stroll.

« Donc, as-tu fait mouler ton banc ? », a relancé le journaliste. « Peut-être », a confié le Québécois, sourire en coin.

Ce ne serait pas la première fois qu’un pilote change d’équipe en cours de saison.

Le 15 septembre 2017, bien que toujours sous contrat avec Toro Rosso, Renault avait recruté Carlos Sainz fils pour remplacer Jolyon Palmer en 2018. Le 7 octobre, l’équipe Renault avait annoncé que ce remplacement était effectif à partir du Grand Prix des États-Unis, le 22 octobre.

Le prochain Grand Prix se déroulera à Singapour, le 16 septembre.

Un peu plus tôt vendredi, le pilote Ferrari Sebastian Vettel a fait plaisir aux milliers de tifosi en étant le pilote le plus rapide des essais libres.

Vettel a complété le légendaire circuit de Monza en une minute et 21,105 secondes. Il a devancé au cumulatif des deux séances d’essais libres son coéquipier Kimi Raikkonen, par 0,207 seconde.

Le meneur au championnat des pilotes, le pilote Mercedes Lewis Hamilton, a suivi au troisième rang, à 0,287 seconde de son principal rival au championnat. Son coéquipier, Valtteri Bottas, fut le seul autre pilote à se retrouver à moins d’une seconde de Vettel, lui concédant finalement 0,698 seconde.

Le top-10 a été complété par le duo de Red Bull formé de Max Verstappen et Daniel Ricciardo, la paire de Force India Esteban Ocon et Sergio Perez, Charles Leclerc (Sauber) et Nico Hulkenberg (Renault).

Stroll n’a pu faire mieux que le 17e temps, à 2,461 secondes de Vettel. Son coéquipier chez Williams, Sergey Sirotkin, a légèrement mieux fait avec la 15e place en vertu d’un chrono de 1:23,514. La première séance d’essais libres s’est déroulée sous la pluie en matinée, alors que la deuxième a eu lieu sous un ciel couvert, mais une piste sèche.

« Je n’ai effectué que trois tours sous la pluie, ce qui est peu. Mais c’était bien, parce que ça m’a rappelé de bons souvenirs, a évoqué Stroll, en référence à sa deuxième position acquise en qualifications sous la pluie à Monza l’an dernier. Demain, ce sera sec, donc on verra. Mais ce sera très serré, et chaque centième de seconde comptera. Il faudra trouver la meilleure stratégie afin de tirer le maximum de la voiture. »

Stroll, qui a fait partie pendant quelques années de l’Académie Ferrari, a profité de l’occasion pour réitérer son affection pour cette légendaire piste située en banlieue de Milan, surnommée « le Temple de la vitesse ».

« C’est toujours amusant de pouvoir franchir la barre des 330 km/h. C’est un défi de trouver le rythme pour l’atteindre, puis d’avoir la confiance nécessaire pour attendre avant d’appuyer sur le frein à l’entrée du virage suivant pour limiter la perte de rythme, a expliqué Stroll. C’est probablement à cet endroit-là que j’aurai l’opportunité d’effectuer des dépassements en course dimanche, donc ça promet d’être amusant. »

La deuxième séance a été marquée dès les premiers instants par la violente sortie de piste de Marcus Ericsson. Il semble que le système de réduction de la traînée (DRS) de sa Sauber soit resté coincé à l’entrée du premier virage, entraînant une perte de contrôle qui a expédié sa voiture contre un muret de sécurité, avant de lui faire effectuer plusieurs tonneaux et de terminer sa course un peu plus loin, dans une zone de dégagement. Ericsson s’en est sorti indemne.

« C’était assez étrange, a d’abord commenté Stroll, victime d’un incident similaire plus tôt cette saison. C’était épeurant. »

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LE GRAND PRIX DU CANADA PRÉVU POUR LE 9 JUIN

MONTRÉAL — Le calendrier provisoire de la Formule 1 pour la saison 2019 a été dévoilé vendredi, et le Grand Prix du Canada serait présenté le 9 juin.

Comme d’habitude, le Grand Prix du Canada serait la septième manche de la saison de F1, immédiatement après le Grand Prix de Monaco, le 26 mai, et tout juste avant le Grand Prix de France, le 23 juin. Ce calendrier doit cependant être approuvé par le Conseil mondial du sport automobile de la FIA lors d’une rencontre le 12 octobre.

Rappelons que dans le cadre du renouvellement de l’entente relative au Grand Prix du Canada de 2015 à 2029, les diverses parties impliquées dans l’organisation de l’événement ont promis à la F1 de démolir les anciens paddocks, construits en 1988, pour en construire de nouveaux et de rénover les infrastructures qui les entourent.

La mise en chantier a commencé en juillet 2018 et devrait s’achever en mai 2019.

Ainsi, pour la troisième fois dans l’histoire de la série reine du sport automobile, 21 courses seront au calendrier, égalant ainsi un sommet établi en 2016 et réédité en 2018. Onze de ces 21 courses se dérouleront en Europe, cinq en Asie, quatre en Amérique et une en Australie.

Ce calendrier provisoire vient aussi confirmer ce que la série avançait plus tôt au mois de juillet ; à savoir qu’il n’y aurait pas de Grand Prix de Formule 1 à Miami avant au moins 2020.

Les dirigeants de la Formule 1 et de la ville de Miami espéraient organiser la course en 2019, mais les responsables de la F1 ont annoncé que les négociations avaient mis trop de temps pour que la course se déroule au calendrier de l’année prochaine.

Sean Bratches, directeur général des opérations commerciales de la F1, avait déclaré à l’époque que les négociations ont été compliquées alors qu’on tente de trouver le meilleur parcours possible. Bratches a toutefois déclaré que la F1 reste engagée à essayer de présenter une course à Miami.

La saison 2019 commencerait donc le 17 mars avec la présentation du Grand Prix d’Australie, et elle se terminerait avec la tenue du Grand Prix d’Abu Dhabi le 1er décembre. De plus, un événement spécial serait organisé dans le cadre du Grand Prix de Chine le 14 avril, puisqu’il s’agira du 1000e Grand Prix de l’histoire de la série créée en 1950.

La F1 a aussi profité de l’occasion pour faire une annonce importante. Elle a confirmé une prolongation de trois ans avec les organisateurs du Grand Prix du Japon, qui repoussera l’arrivée à échéance de l’entente après la saison 2021.