Valérie Grenier a passé le week-end dans sa chambre d’hôtel au lieu de prendre le départ des deux premières épreuves de vitesse de la saison en Coupe du monde.
Valérie Grenier a passé le week-end dans sa chambre d’hôtel au lieu de prendre le départ des deux premières épreuves de vitesse de la saison en Coupe du monde.

La météo joue des tours à Grenier et ses coéquipières

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Cette fois-ci, ce n’était pas la faute de la COVID-19, mais plutôt de la neige. Il y en avait trop pour que Valérie Grenier et ses coéquipières attaquent la piste à Saint-Moritz.

La skieuse alpine de St-Isidore a passé le week-end dans sa chambre d’hôtel au lieu de prendre le départ des deux premières épreuves de vitesse de la saison en Coupe du monde. Les deux super-G prévus ont dû être annulés, samedi et dimanche.

Les organisateurs ont cité notamment le haut risque d’avalanche à la suite des accumulations des derniers jours. «Depuis que nous sommes arrivés ici, il n’a pas arrêté de neiger. Il y a presque deux mètres au sol. Je n’ai jamais vu ça auparavant», a soutenu Grenier lorsque jointe en Suisse.

«C’est dommage, surtout qu’il y a deux semaines, il n’y avait même pas de neige. C’était au point où c’était incertain que les courses se déroulent.»

Ça devait être les seconde et troisième sorties de l’hiver de l’athlète âgée de 24 ans.

Grenier avait terminé 25e au slalom géant de Solden, en Autriche, en octobre. Une course qui marquait son retour à la compétition après une absence d’un an et demi en raison d’une quadruple fracture à la jambe droite.

«Je ne peux pas me plaindre. On reste dans un bel hôtel ici. La bouffe est bonne et c’est beau dehors», a-t-elle noté.

Puis ce ne sont pas les compétitions qui manqueront à son horaire en décembre.

Il y deux départs en slalom géant prévus le week-end prochain à Courchevel, en France. Quelques jours plus tard, ce sera direction vers Val-d’Isère pour un super-G. «Il y a aussi deux courses en descente, mais je ne devrais pas y participer. Je n’ai pas eu l’occasion de m’entraîner beaucoup jusqu’ici en vitesse», a expliqué Grenier.

Des épreuves techniques doivent se dérouler aussi les 28 et 29 décembre à Semmering, en Autriche, si les conditions sanitaires le permettent.

«Ici en Suisse, les commerces commencent à fermer. C’est le cas des cafés. Les restrictions sont redevenues plus strictes.»

Valérie Grenier se trouve en Europe depuis la mi-novembre. Son retour au Canada n’est prévu qu’en mars, une fois la saison internationale complétée.

«Ce n’est pas possible de revenir avant ça. Quand tu regardes notre horaire et la quarantaine que nous devons respecter, ça ne vaudrait pas la peine. Nous conservons ici une bonne bulle en équipe. Nous sommes toujours ensemble. Nous limitons nos déplacements.»