Mathieu Joly (centre) est le premier ancien joueur du Hull-Volant à prendre les commandes de l’équipe junior élite. Entouré de joueurs tels que Marcel-Maxime Lacasse, Jonathan Lamarche, Zachary Gignac et Rémi Patry, il visera une première saison gagnante depuis les débuts de l’équipe dans la ligue il y a sept ans.

La barre est haute chez le Hull-Volant

Quand il était un joueur vedette du Hull-Volant de Gatineau il n’y a pas si longtemps, la fougue de Mathieu Joly lui avait fait voler le marbre deux fois.

« J’avais essayé une troisième fois, mais j’avais trébuché... C’est dommage. Je l’aurais eu », se souvient-il quand Le Droit lui a rappelé cet exploit jeudi.

Le Hull-Volant va lancer sa septième saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJÉQ) dimanche. Si l’équipe peut avoir la moitié du cœur et de la passion de leur nouvel entraîneur-chef, l’été devrait être beau au parc Sanscartier.

Âgé de 25 ans, Mathieu Joly sera le deuxième plus jeune entraîneur du circuit Brulotte en 2018. Premier ex-joueur du « HV » à prendre les commandes de l’équipe, il amène un vent de fraîcheur à une franchise qui n’a jamais encore pu jouer au-dessus de la barre de ,500.

« Je suis un entraîneur de la nouvelle génération. Je suis assez proche de mes joueurs. Le baseball m’a toujours fait triper. Je veux que mes joueurs tripent comme moi. Sur le terrain, j’étais un joueur énergique. J’aimerais diriger une équipe à mon image », laisse tomber celui qui avait pris le troisième rang du classement des frappeurs de la LBJÉQ (,383) en 2013.

Au bâton, Joly était reconnu pour sa puissance et ses coups de plus d’un but. Cette qualité, il en retrouvera dans son équipe cette année.

« Marcel-Maxime Lacasse, Alexis Cadieux et Jonathan Lamarche sont capables de faire mal à une balle. Ils devraient être troisième, quatrième et cinquième de notre rôle des frappeurs. »

Grâce à leur vitesse, des joueurs comme Rémi Patry, Étienne Pilon et Alexandre Sabourin seront considérés pour le début du rôle des frappeurs.

À ses débuts dans le rôle d’entraîneur-chef, Mathieu Joly ne manque pas d’ambition.

« J’ai un très solide top-12, mais pour l’instant, nous manquons un peu de profondeur. Nous allons commencer l’année à 16 joueurs. Je suis déçu que certains bons joueurs ne se soient pas présentés au camp. Je vais essayer d’aller en récupérer en cours de route, mais je vais aller à la guerre avec les joueurs que nous avons. J’aime mieux avoir des joueurs qui ont le goût d’être ici que des joueurs qui pourraient manquer d’enthousiasme », dit-il.

Parmi les pertes du Hull-Volant, notons celle du vétéran Cédrik Pellerin. Joueur clé de la dernière édition, il est encore admissible à deux autres saisons, mais il veut passer à autre chose.

« De bons joueurs midget AAA ont aussi choisi d’arrêter de jouer. Nous allons perdre Pierre-Olivier Avoine en juin. Il va nous aider à partir la saison en mai, mais il va se joindre à une équipe d’Ottawa qui va faire des tournées aux États-Unis. P-O rêve encore aux Ligues majeures et il pense qu’il aura plus de visibilité avec ce club. Je ne lui souhaite que du succès », a dit Joly.

Le Hull-Volant a terminé la saison 2017 avec une fiche de 16-27 et lancera sa nouvelle saison dimanche à Montréal contre les Orioles avant d’ouvrir sa saison locale contre l’équipe du Québec des moins de 17 ans le 16 mai. Mathieu Joly a placé la barre très haute pour sa jeune équipe.

Plusieurs forces

« Je serais extrêmement content d’être dans le top-5. Le potentiel est là. Nous sommes forts au monticule. Nous avons des frappeurs qui mettent la balle en jeu et de la puissance. Ça sera plus difficile dans les séries parce que nous allons perdre des joueurs aux collèges américains, mais ce n’est pas grave. Nous voudrons créer la surprise. »

Rémi Patry, Marcel-Maxime Lacasse et Francis Krakana sont trois talents exceptionnels. Ils évolueront tous aux États-Unis à la fin de prochaine saison.

Au monticule, le « HV » misera sur un solide trio de partants avec les vétérans Zachary Gignac, Manuel Laflamme et Krakana. Jonathan Lamarche et Tyler Charette sont les as de l’enclos de relève.

LES TYRANS LUTTERONT POUR LE CHAMPIONNAT

Vénérable personnage sur la scène du baseball local en Outaouais, Stéphane Pétronzio a toujours été optimiste de nature.

Mais l’entraîneur-chef d’expérience est encore un peu plus enthousiaste qu’à son habitude lorsqu’il parle de la saison 2018 des Tyrans de l’Outaouais dans la Ligue de baseball midget AAA du Québec. Celle-ci s’amorce samedi et dimanche avec des programmes doubles au parc Sanscartier.

«Nous avons tout un club, lance-t-il avant d’enchaîner avec des arguments crédibles. Nous avons quatre artilleurs qui lancent déjà à plus de 80 miles à l’heure. C’est du jamais vu en Outaouais à cet âge. Nous avons beaucoup de puissance au bâton, des coureurs très rapides et une défensive qui va exceller dans tous les matches.»

Au niveau midget AAA, il s’agit d’ingrédients nécessaires pour connaître une saison couronnée de succès, car Stéphane Pétronzio ne s’en cache pas. Le championnat de la division II est dans sa mire.

«Notre objectif, c’est de gagner le championnat provincial en deuxième division. Nous sommes très jeunes, mais nous avons des joueurs efficaces et nous serons tannants sur le terrain !»

La saison dernière, les Tyrans ont pris le troisième rang de la division II avec une fiche de 25-18.

Dans une catégorie où les joueurs sont âgés de 15 à 17 ans, les Tyrans miseront sur trois joueurs de 15 ans dominants selon Pétronzio.

«Nos recrues sont extrêmement prometteuses. Robin Villeneuve est un solide lanceur gaucher et un voltigeur. Justin Coderre est un colosse de 6’1’’ avec un excellent bras qui va apprivoiser la position de receveur. Jean-Félix Gagnon a un bon gant, un bon bras et un bon bâton.»

L’entraîneur-chef demeure tout aussi élogieux envers ses quatre vétérans de 17 ans.

«Xavier Lemieux-Morrissette va être notre pompier de fin de match. C’est un excellent athlète qui frappe des deux côtés du marbre, qui peut jouer à toutes les positions et qui lance à 84 miles à l’heure. Kevin Spooner sera notre lanceur numéro un. Il va ouvrir notre saison samedi. Félix Robertson est un frappeur de puissance et notre receveur numéro un. Antoine Boucher est notre voltigeur de centre. Une gazelle !»

Une athlète féminine

Les Tyrans vivront une première cette année. Chelsea Morgan, 17 ans, s’est taillé un poste dans l’équipe. Elle est lanceuse et gauchère en plus. Elle va aussi jouer au champ extérieur.

«C’est une machine à lancer des prises. Sa progression est phénoménale. Juste dans le dernier mois, ce n’est plus la même joueuse. Son objectif est de percer l’équipe féminine du Québec des moins de 21 ans. À moyen terme, elle voudra faire partie de l’équipe canadienne. Elle est bien partie», lance Pétronzio.

Parmi les autres meneurs de l’équipe, notons les lanceurs Yannick Paradis et Alastair Mitchell de même que Philip-Antoine Donaldson, qui devrait aussi être un des meilleurs frappeurs. Quant à lui, Branden Cléroux fait le saut directement du bantam A. Il est justement en nomination pour l’athlète découverte de l’année au Gala Excellence Outaouais.