Le porteur de ballon Jean-Paul Cimankinda (5) montre le nouveau troisième chandail des Gee Gees d'Ottawa en compagnie de son coéquipier et ami Willy-Pierre Dimbongi (3)
Le porteur de ballon Jean-Paul Cimankinda (5) montre le nouveau troisième chandail des Gee Gees d'Ottawa en compagnie de son coéquipier et ami Willy-Pierre Dimbongi (3)

JP, Willy-Pierre et le nouveau look des Gee Gees

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Jean-Paul Cimankinda a reçu un beau vote de confiance de sa nouvelle équipe dans les dernières semaines.

Le porteur de ballon franco-ontarien a été un des quatre joueurs retenus par les Gee Gees d’Ottawa pour participer à une séance photo devant la tour de Paix. Tout ça afin de faire la promotion d’un troisième chandail que portera le club de football universitaire lors de certaines parties spéciales en 2021.

«J’ai eu du plaisir», avoue Cimankinda, qui revient dans son patelin après avoir disputé une saison chez les Gryphons de Guelph en 2018.

Un automne durant lequel il s’était hissé parmi les meilleurs demis offensifs au pays. Il collectionnait les matches de plus de 100 verges au sol en tant que recrue.

L’an dernier, le plus jeune d’une famille de 11 enfants n’a pas joué, se concentrant sur ses études dans le sud de l’Ontario. Il a pris la décision de changer d’équipe pendant la pandémie.

«Avec tout ce qui se passe, je me sens plus à l’aise de jouer ici à la maison. Je ne me voyais pas jouer ailleurs», explique Cimankinda.

Ajoutez à cela que plusieurs de ses anciens entraîneurs dans le football mineur, que ce soit chez les Myers Riders ou les Sooners, font maintenant partie du personnel des Gee Gees. Une discussion avec l’instructeur-chef Marcel Bellefeuille l’a convaincu que sa décision de rentrer à la maison était la bonne.

«J’ai juste entendu de bonnes choses à son sujet. J’ai aimé son plan», affirme l’étudiant-athlète âgé de 21 ans.

Le porteur de ballon Jean-Paul Cimankinda montre le nouveau troisième chandail de l'équipe de football universitaire des Gee Gees d'Ottawa.

Cimankinda voit déjà un changement de cap depuis l’arrivée de Bellefeuille en mars dernier. L’ajout d’un troisième chandail s’avère un des nombreux exemples à ses yeux.

«Les Gee Gees, c’était juste une équipe bien classique. Elle faisait la même chose depuis plusieurs années. Là, on dirait que ça ajoute du piquant. Ça change l’image de l’équipe», affirme-t-il.

«C’est une équipe qui va être prête à surprendre l’an prochain», ajoute-t-il.

Une formation au sein de laquelle il retrouvera un bon ami. Le receveur franco-ontarien Willy-Pierre Dimbongi, qui jouait avec lui à Guelph, l’a suivi chez les Gee Gees. Il a participé aussi à cette fameuse session de photos.

«Willy-Pierre et moi, on se connaît depuis l’âge de six ans, depuis que nous avons commencé à pratiquer le football. Au début, on jouait un contre l’autre. Puis vers l’âge de 15 ou 16 ans, nous sommes devenus des coéquipiers. Nous avons joué ensemble au sein de Team Canada et les Sooners.»

Parlant de piquant, la rivalité entre les Gee Gees et les Ravens de Carleton risque d’augmenter d’un cran en 2021. Elle pourrait offrir un choc entre deux membres de la famille Cimankinda lors du traditionnel match Panda.

Pendant que Jean-Paul quittait Guelph en faveur du gris et grenat, son frère Alain, un ailier défensif, optait pour les Ravens. Ce dernier s’avère un espoir en vue du prochain repêchage de la LCF en avril.

Mais s’il ne perce pas l’alignement d’un club pro, on le reverra pour une dernière saison universitaire à Carleton.

«Je n’ai jamais joué contre lui auparavant. Ce sera une bonne partie à voir, surtout voir où de quel bord ma famille va s’asseoir dans les estrades», lance en riant Jean-Paul Cimankinda.