L’escrimeur gatinois Atilla Pacyna a remporté tous ses combats au fleuret mercredi aux Jeux du Québec, accédant à la finale prévue samedi. Il a aussi reçu en fin de journée une bourse de 500$.

Journée parfaite et payante pour Atilla Pacyna

Le Masque de fer continue de produire des champions sur les pistes d’escrime.

Le petit dernier qui émerge de ce club gatinois ? Un ado de 14 ans qui s’appelle Atilla Pacyna. Ce fils d’un papa français et d’une mère turque a fait du bruit dans les dernières heures aux Jeux du Québec.

Plus précisément au fleuret.

L’étudiant-athlète de l’école secondaire Mont-Bleu a gagné tous ses combats individuels, jeudi, à Québec. « Une douzaine », a-t-il souligné.

Puis il a uni ses efforts à ceux de son coéquipier Paul Fournier pour en remporter quelques-uns additionnels en combat par équipe.

Résultat, Pacyna est assuré de deux médailles, samedi, lors des finales au fleuret. Autant au concours individuel que par équipe avec son ami Fournier.

« Reste maintenant à savoir si je vais avoir l’or », lance-t-il au bout du fil.

Sa première journée aux Jeux du Québec venait de se terminer avec une remise de bourses lors d’un « 5 à 7 » du comité organisateur. Il aura un chèque de 500 $ à encaisser à son retour en Outaouais.

« Ce fut une journée chargée. J’ai eu droit à des pauses très courtes entre chaque combat. Peut-être 10 à 15 minutes. Le temps de boire et manger un peu. »

La bonne nouvelle ? Jeudi s’avère un congé pour les escrimeurs.

« Ça va faire du bien. Je vais pouvoir décompresser et peut-être dormir un peu plus tard. »

Reprendre ses forces sera nécessaire car Pacyna va concourir aux épreuves à l’épée vendredi. Il est un de ces rares escrimeurs qui s’avère redoutable dans deux armes.

À preuve, il est l’un des favoris pour atteindre la finale individuelle à l’épée.

« On ne le cachera pas. L’objectif, c’est de le voir dans quatre finales samedi. Actuellement, il domine le circuit provincial, a rappelé son entraîneur au Masque de fer, Olivier Tyteca.

«Atilla va être occupé», a-t-il ajouté.

Ce dernier a vanté la détermination de son élève. Même chose pour sa passion.

«Il se bat toujours sur la piste. Il aime ce sport. En fait, il aime se surpasser, de repousser ses limites, a dit Tyteca.

«Il veut toujours travailler. Il participe à plusieurs entraînements par semaine.»

Son rêve ? Concourir sur la scène internationale. Un peu comme l’a fait un ancien du Masque de fer, Maxime Brinck-Croteau, qui a participé aux Jeux olympiques à Rio.

Le club a aussi vu Pascal Heidecker, Christophe Lavoie, Mikael Lambert et Vanessa Lacas-Warrick participer à des championnats du monde au fil de la dernière décennie.

«Me retrouver en compétition à l’extérieur du pays où il y aurait un niveau de stress différent dans une culture différente, ça serait une expérience folle. Me retrouver dans un groupe de 200 tireurs. Je veux clairement me rendre jusque-là.»

À court terme, Atilla Pacyna veut percer l’alignement de l’équipe canadienne cadet. Ce serait un premier pas vers les championnats du monde.

Médaille en ski de fond

Quoi d’autre faut-il retenir de cette cinquième journée de compétitions aux Jeux du Québec ? Le skieur de fond Mathieu Lacasse a donné la 42e médaille de l’Outaouais à cette 54e finale provinciale, terminant troisième au 2,5 km de style libre chez les garçons de 12 ans.

Dans les autres sports, notons la quatrième position du judoka Zachary Raymond, qui s’est incliné dans le combat pour la médaille de bronze chez les moins de 16 ans de 42 kg. En hockey féminin, l’Outaouais a gagné 4-2 contre Chaudière-Appalaches. Noémie Fontaine a inscrit deux des buts de son équipe.

Les Jeux se poursuivent jeudi avec notamment les épreuves de slalom géant au centre de ski alpin de Stoneham.