Le joueur de volleyball gatinois Rémi Cadoret participera aux championnats canadiens le mois prochain à Winnipeg.

Jamais deux sans trois pour Rémi Cadoret

Rémi Cadoret joue de prudence ces jours-ci quand il met les pieds à l’extérieur. Pas question de subir la même malchance que l’an dernier.

Le libero étoile natif de l’Outaouais avait subi une entorse à une cheville en glissant sur une plaque de glace à quelques jours des championnats canadiens de volleyball. Résultat, il avait dû regarder les matches de ses coéquipiers du Rouge et Or de l’université Laval à partir des lignes de côté.

« Ce n’est pas le souvenir que je voulais conserver, avoue Cadoret.

«Je peux te dire que je fais plus attention dans tout ce que je fais en ce moment. Je ne prends aucun risque. J’essaie de contrôler tout ce que je peux.»

La bonne nouvelle ? Cadoret est en santé et son équipe est déjà assurée de participer à nouveau aux championnats canadiens qui se dérouleront à la mi-mars à Winnipeg.

Le Rouge et Or a obtenu son laissez-passer en accédant à la finale de la conférence du Québec, qui aura lieu dans une dizaine de jours contre les Carabins de l’Université de Montréal. Ce match sera le théâtre de retrouvailles entre plusieurs anciens joueurs des Griffons du Cégep de l’Outaouais.

Comme Cadoret, l’attaquant Alexandre Obomsawin évolue aussi à l’université Laval tandis que les attaquants Olivier Riopel et Alexis Tournier portent les couleurs des Carabins.

Tous ces joueurs connaissent encore du succès depuis leur départ de la région.

Cadoret, qui est âgé de 23 ans, vient d’être nommé le meilleur libero au Québec pour une troisième année de suite dans les rangs universitaires. L’étudiant-athlète en kinésiologie a été le meneur pour la moyenne de récupérations défensives par manche avec 2,92.

«J’ai eu une belle saison avec l’équipe, vu les circonstances. Nous avons eu beaucoup de blessés, explique-t-il. J’ai été obligé d’accepter un plus grand rôle en ce qui a trait au leadership, sur le terrain.»

L’été qui approche pourrait être déterminant.

Cadoret espère obtenir une invitation en vue du camp d’entraînement de l’équipe nationale de développement, en mai. Sa blessure l’avait empêché d’y participer, l’an dernier.

Il lui restera une autre saison par la suite à Laval en 2020-2021, lui qui pratique le volleyball depuis maintenant 12 ans.

Durant la moitié de ces années, un entraîneur l’a dirigé. Paul Tamburrini a été son coach chez les Griffons de l’Outaouais. D’abord dans les rangs civils, puis dans les rangs collégiaux.

«Paul fait du bon travail avec les athlètes qui passent chez les Griffons. Ces athlètes sortent du programme en ayant une très bonne technique, de bonnes habitudes de travail et surtout une bonne attitude. Ce ne sont pas des joueurs difficiles à diriger.»

Rémi Cadoret avait une pensée aussi pour ses parents, qui ont toujours inscrit leurs trois enfants dans diverses activités. Il a joué notamment au baseball, tennis, football, soccer, crosse et frisbee.

«J’ai même suivi des cours de tennis de table pendant une année, souligne Cadoret.

«Nous sommes une famille assez active. Ma sœur [Édith] a joué au volleyball et fait maintenant de l’équitation. Mon frère [Robin] a joué au baseball et au tennis.»

Maman Julie a touché au ski, tennis et volley. Papa Simon a notamment gagné des médailles aux Jeux du Québec en tennis.

«Mes parents ont toujours préféré que nous fassions du sport au lieu de nous payer un voyage de famille, ajoute-t-il. Je te dirais que la liste des sports que j’ai essayés est plus longue que celle des sports que je n’ai pas encore pratiqués !»