Ivanie Blondin a passé l’été à monter et démonter sa tente dans les Rocheuses avec son copain en plus de pêcher ici et là.
Ivanie Blondin a passé l’été à monter et démonter sa tente dans les Rocheuses avec son copain en plus de pêcher ici et là.

Ivanie Blondin devra encore patienter

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Ivanie Blondin a passé l’été à monter et démonter sa tente dans les Rocheuses avec son copain en plus de pêcher ici et là.

«Beaucoup de plein air en montagne», précise la championne du monde de patinage de vitesse au bout du fil.

L’athlète franco-ontarienne d’Ottawa a repris l’entraînement sur glace depuis six semaines à l’ovale de Calgary. Mais elle pourrait bien remiser ses lames bientôt, visiter ses parents et peut-être recommencer à taquiner le poisson si la prochaine saison ne commence pas avant janvier.

L’Union internationale de patinage (ISU) a annoncé lundi que les quatre premières étapes de la Coupe du monde étaient retirées de son calendrier en raison de la COVID-19. Blondin et ses adversaires devaient se rendre à Tomaszow-Mazowiecki en Pologne, du 13 au 15 novembre, à Stavanger en Norvège, du 20 au 22 novembre, à Salt Lake City, du 4 au 6 décembre puis à Calgary du 11 au 13 décembre.

«Nous avions entendu que c’était une possibilité. Mais j’aurais aimé une décision finale, savoir si c’est carrément annulé ou ça aura lieu ailleurs. Il va falloir attendre encore», note Blondin.

C’est que l’ISU étudie la possibilité de tenir les quatre événements prévus dans une ville-bulle aux Pays-Bas. Un peu comme le concept retenu par des circuits professionnels de sport en Amérique du Nord.

Mais jusqu’ici, les détails s’avèrent peu nombreux à filtrer.

«On passerait six semaines dans une bulle. Je ne sais pas si nous aurions le droit de sortir ou pas. Est-ce que nous aurions juste accès à notre chambre d’hôtel, l’autobus et l’ovale? Comme je disais, j’aurais aimé une décision finale aujourd’hui. Là, on n’a aucun échéancier, affirme Blondin.

«Si tout avait été annulé, j’aurais fait mes valises et j’aurais pris le chemin d’Ottawa demain ou mercredi en camion pour aller voir mes parents. Nous aurions amené notre oiseau et le chien. Je ne me rappelle même plus de la dernière fois que je leur ai rendu visite. Je suis vraiment dû!»

Blondin devra patienter encore, tout comme ses coéquipières de l’équipe canadienne. Ça doit être sa 11e saison sur le circuit de la Coupe du monde, elle qui a gagné son lot de médailles sur la scène internationale.

La double Olympienne a notamment remporté l’or au départ groupé lors des Mondiaux plus tôt en 2020.

«C’est sûr que j’aimerais mieux avoir des compétitions que de ne pas en avoir. C’est la raison pourquoi je m’entraîne depuis six semaines, dit-elle.

«S’il n’y a pas de compétitions internationales et nationales, je n’ai aucune raison de m’entraîner. Je ne perdrais pas grand-chose en arrêtant un peu. J’ai tellement d’expérience. Mais pour les plus jeunes, ça serait plus difficile. Ils pourraient gagner de l’expérience en vue des Jeux olympiques de 2022 en participant à des courses en Coupe du monde en novembre et décembre.»

Peu importe ce qui arrivera, Ivanie Blondin était heureuse du déroulement de son entraînement jusqu’ici sur l’ovale olympique de Calgary. «Tout allait bien. J’ai obtenu les meilleurs résultats de ma carrière lors des tests, note-t-elle.

«Je sais que je suis en très bonne forme physique.»