Orji Okwonkwo et ses coéquipiers de l’Impact de Montréal ont encaissé une nouvelle défaite, samedi contre le FC Cincinnati. Leur propriétaire Joey Saputo est venu les voir dans le vestiaire. «Il voulait mettre les pendules à l’heure», selon Samuel Piette.

Impact: Saputo est encore allé dans le vestiaire

MONTRÉAL — Plus ça change, plus c’est pareil chez l’Impact de Montréal. Le propriétaire Joey Saputo est bel et bien descendu dans le vestiaire après la défaite de 1-0 contre le FC Cincinnati, a confirmé l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera, lundi après-midi.

Cabrera, qui peine à connaître du succès depuis son embauche à la fin du mois d’août, a d’abord semblé mal à l’aise de discuter de la plus récente sortie de Saputo, lundi, au Centre Nutrilait. Puis il a utilisé une image pour expliquer sa pensée.

« Quand tu es le propriétaire d’une maison et que tu veux parler aux membres de ta famille, et bien tu le fais – même si ta femme dit non. Mais vous savez, ce club est habitué à cette manière de faire ; ce n’est pas la première fois que ça se produit. Il n’y a donc rien eu d’étrange. »

Quant à savoir s’il avait déjà été témoin d’une telle scène au cours de sa carrière, Cabrera a rappelé son passé sportif en Amérique du Sud, où les choses sont souvent beaucoup plus crues.

« Je sais que vous avez tous vu Narcos, a-t-il d’abord mentionné, en référence à la populaire série sur Netflix qui porte sur les cartels de la drogue sud-américains. J’ai déjà fait partie d’un club en Colombie, à Cali, donc je sais ce que ce genre d’intervention signifie. Je connais ce genre d’environnement. À l’époque, c’était difficile, c’était TRÈS difficile. Et ça faisait peur. Ça (l’intervention de Saputo), ce n’était rien. Ça me va. »

Cabrera était accompagné en conférence de presse par Samuel Piette. Évidemment, le milieu de terrain québécois a été invité à commenter lui aussi la sortie de Saputo, qu’il a vue d’un œil plutôt positif.

« C’est sûr que (son intervention) n’était pas pour nous féliciter – nous venions de perdre, a reconnu Piette. Il voulait remettre les pendules à l’heure, car nous traversons tous une période difficile, autant lui que (le président) Kevin Gilmore. Il a dit qu’il est toujours derrière nous, et qu’il n’a pas lancé la serviette. Dans 48 heures, nous aurons la chance, en 180 minutes, de renverser toutes les mauvaises émotions que nous avons vécues au cours des dernières semaines et d’aller chercher quelque chose de positif. »

L’Impact, dont les chances de participer aux séries éliminatoires de la MLS sont pratiquement anéanties à la suite de cette défaite crève-cœur contre un club d’expansion, pourrait certes racheter sa saison, mercredi soir. Il disputera alors le match aller de la série finale du Championnat canadien contre son ennemi juré, le Toronto FC.

Le onze montréalais a cependant une impressionnante pente à remonter s’il veut connaître du succès contre les Torontois. En plein marasme, il n’a remporté que deux de ses 12 derniers matchs en MLS, en plus d’avoir été blanchi pour la septième fois sur sa pelouse cette saison.

En comparaison, les Torontois connaissent une belle séquence dernièrement, puisqu’ils n’ont pas subi la défaite depuis le 3 août, toutes compétitions confondues. De plus, ils ont remporté les trois derniers titres canadiens, et cinq des huit plus récents.

Piette a donc voulu envoyer un message clair aux partisans : ses coéquipiers et lui ne lanceront pas la serviette, et ce même s’ils seront les négligés au cours de cette finale du championnat canadien.

« Ce n’est pas un secret pour personne, en ce moment nous traversons une période très difficile, a admis Piette. Mais comme l’entraîneur l’a dit, c’est une finale, à laquelle nous n’avons pas pris part l’an dernier. C’est une finale qui peut apporter de bonnes choses, comme un trophée pour le club. Si nous sommes capables d’obtenir un bon résultat ici, et ensuite à Toronto, alors ce sera un point positif à la saison. »

« Personnellement, je peux vous assurer que personne dans ce vestiaire n’a jeté la serviette, que ce soit pour le championnat canadien ou la saison en MLS. Je sais que nous nous sommes compliqué la tâche avec le match de samedi, mais ce n’est pas terminé. Après tout, ce n’est pas comme si nous devions gagner nos trois derniers matchs en MLS avec un écart de cinq buts. Je demande donc aux partisans de nous supporter jusqu’à la fin, et ensuite on fera les constats », a-t-il conclu.

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Liverpool fait figure de favori

Neuf ans après avoir remporté le scrutin visant à accueillir la Coupe du monde 2022, le Qatar montrera qu’il peut organiser un tournoi de soccer de la FIFA lors de la présentation de la Coupe du monde des clubs à Doha. Le vainqueur de la Ligue des champions, Liverpool, sera le favori pour prolonger la série de 11 titres en 12 saisons de l’Europe à la Coupe du monde des clubs lors du tournoi qui sera présenté du 11 au 21 décembre. Liverpool a été désigné, lundi, pour affronter l’un des quatre adversaires possibles, dont le club mexicain de Monterrey, en demi-finale le 18 décembre – jour de la fête nationale du Qatar. Le Qatar organisera les deux prochaines éditions du tournoi de clubs souvent mal aimé et que la FIFA a remodelé radicalement. Une compétition à 24 équipes avec au moins huit clubs européens doit commencer en juin 2021, probablement en Chine. Bien que l’événement ne permettra pas d’évaluer entièrement l’état de préparation du Qatar en vue de la Coupe du monde de quatre semaines, cette compétition à sept équipes cette année servira de vitrine pour certains des projets du riche émirat en vue d’accueillir les équipes et les amateurs.

Deux joueurs de l’AC Milan victimes de racisme

Le milieu de terrain Franck Kessie de l’AC Milan aurait été l’objet de chants racistes ce week-end, et l’attaquant Romelu Lukaku de l’Inter Milan aurait été insulté par un commentateur de la télévision italienne. Les partisans de Hellas Vérone ont adressé des chants offensants à l’endroit de Kessie pendant la première demie d’une défaite de 1-0 face à Milan, dimanche, a rapporté la Gazzetta dello Sport. Le club de Vérone a expliqué dans un gazouillis, lundi, que les chants ont peut-être été mal interprétés au milieu des acclamations de ses partisans. Kessie, un international ivoirien noir, a également été l’objet de chants racistes par les partisans de l’Inter Milan et de la Lazio la saison dernière. Un commentateur de la télévision italienne, Luciano Passirani, a également été immédiatement suspendu pour un commentaire raciste à l’endroit de Lukaku. S’exprimant dans le cadre d’une émission, Passirani a commencé par dire : « Je ne vois aucun autre joueur en Italie comme Lukaku... je l’aime vraiment beaucoup », avant d’ajouter, « le seul moyen de l’arrêter, c’est de dire : “Voici 10 bananes que vous pouvez manger.” » Associated Press