Les vedettes du hockey féminin jurent d’utiliser leur voix forte pour façonner l’avenir de leur ligue en Amérique du Nord, dès que le Championnat mondial, présenté en Finlande, sera chose du passé.

Hockey féminin: prêtes à se battre pour la ligue qu’elles veulent

ESPOO, Finlande — Les vedettes du hockey féminin jurent d’utiliser leur voix forte pour façonner l’avenir de leur ligue en Amérique du Nord, dès que le Championnat mondial, présenté en Finlande, sera chose du passé.

La Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), qui comptait six clubs, a abruptement annoncé dimanche — à cinq jours des Mondiaux — qu’elle fermerait boutique après 12 ans. La Ligue nationale de hockey féminin (LNHF, son équivalent américain) a par la suite annoncé une expansion au Canada afin d’ajouter deux équipes aux cinq existantes.

Ces développements n’ont pas seulement un impact sur les 40 joueuses de la LCHF et de la LNHF présentes à Espoo, mais aussi sur leurs compatriotes qui se chercheront une place une fois leur carrière universitaire terminée.

Huit des 23 joueuses du Canada, six des États-Unis, ainsi que deux de la Finlande et du Japon ont joué dans la LCHF cette saison.

La capitaine du Canada, la Québécoise Marie-Philip Poulin, a déclaré que les grandes vedettes de tous les pays doivent faire front commun quand le tournoi prendra fin, le 13 avril.

«Quand le temps viendra, nous allons nous serrer les coudes, a dit celle qui a gagné trois titres de joueuses par excellence de la LCHF avec les Canadiennes de Montréal. C’est certain que pendant les deux prochaines semaines, nous aurons la tête au Mondial. Ce sera important pour nous — les Canadiennes, les Américaines, les Finlandaises, les Suédoises, tout le monde — d’être solidaires au cours des prochains mois.»

Une seule ligue professionnelle

Plusieurs ont suggéré qu’une seule ligue professionnelle féminine ne soit en activité en Amérique du Nord. Avec la dissolution de l’une d’elles, la porte s’ouvre. Mais est-ce que le hockey féminin est prêt?

«J’espère, a indiqué l’attaquante américaine Hilary Knight, qui joue sur le trio de Poulin à Montréal. Ce n’est pas un secret que les ressources étaient éparpillées dans les deux ligues.»

Si le calendrier du Mondial laisse peu de temps aux rencontres pour discuter de l’avenir des ligues professionnelles, le dialogue est tout de même amorcé.

«Il y aura plusieurs conversations dans un avenir rapproché, a affirmé Brianne Jenner, qui s’est alignée avec l’Inferno de Calgary, championne des dernières séries de la LCHF. Je crois que la raison qui explique que nous sommes si affectées par la fin de notre ligue est que nous l’aimions vraiment.»

«Je pense que ce que nous voulons, c’est une ligue, a ajouté l’Américaine Brianna Decker, coéquipière de Jenner avec l’Inferno la saison dernière. C’est décevant pour la LCHF, car elles ont mis tant d’effort et de travail pour faire croître notre sport. J’espère que quelque chose de plus gros et de meilleur s’en vient. Il y a plusieurs variables inconnues pour l’instant.»

Comme de savoir quelle portion de la LCHF sera absorbée par la LNHF. Celle-ci a déclaré son intérêt pour les marchés de Toronto et Montréal, mais les directeurs généraux de la Ligue canadienne ont indiqué qu’aucune négociation n’avait eu lieu pour l’instant.

Un porte-parole de la LNHF a indiqué que la commissaire Dani Rylan n’accorderait pas d’entrevue pendant le Mondial.