Le skieur de fond franco-ontarien Pierre Grall-Johnson, d’Ottawa, participera à une première course en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, ce week-end, en Allemagne. Deux autres produits locaux prendront aussi le départ, Antoine Cyr, de Gatineau, et Katherine Stewart-Jones, de Chelsea.
Le skieur de fond franco-ontarien Pierre Grall-Johnson, d’Ottawa, participera à une première course en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, ce week-end, en Allemagne. Deux autres produits locaux prendront aussi le départ, Antoine Cyr, de Gatineau, et Katherine Stewart-Jones, de Chelsea.

Harvey parti, place à Cyr et Grall-Johnson

Appelez-les « The Kids on The Block » du ski de fond canadien sur le circuit de la Coupe du monde.

L’équipe masculine canadienne a pris un virage jeunesse à la suite de la retraite d’Alex Harvey et son coéquipier Len Valjas la saison dernière. C’est sans compter Devon Kershaw qui avait remisé son équipement l’année précédente.

« On est très jeune... On est la plus jeune équipe ici », a souligné fièrement la recrue Antoine Cyr, jeudi, à l’autre bout du fil.

Le fondeur de Hull participera à sa deuxième étape de la Coupe du monde en carrière ce week-end à Dresden, en Allemagne. Il n’a que 21 ans.

Et Cyr n’est pas le bébé du groupe de quatre skieurs canadiens qui se trouve en ce moment en Europe.

« Je suis le plus jeune de l’équipe », a souligné Pierre Grall-Johnson, un autre athlète local au sein de la formation nationale. Le skieur franco-ontarien d’Ottawa, qui a fait ses classes au club Nakkertok, a fêté ses 20 ans en juillet.

Ce sera son baptême en Coupe du monde dans les prochaines heures.

« Ce sera ma première compétition internationale. Je n’ai même jamais participé aux Mondiaux juniors », a-t-il noté.

Grall-Johnson a gagné deux fois l’or le printemps dernier aux championnats canadiens. À cela s’est ajoutée une médaille d’argent aux Jeux du Canada. On le dit très prometteur.

Graham Ritchie et Bob Thompson complètent le quatuor canadien à Dresden. Le premier a 21 ans, le second est le plus âgé à 28 ans.

Cyr et Grall-Johnson, qui sont cochambreurs, apprendront sur le tas.

Le premier avait affronté l’élite de la Coupe du monde une première fois l’an dernier à Québec. Il avait terminé 63e au 15 km classique.

« Ça ressemble vraiment à Québec ici ! C’est comme du déjà-vu », a lancé Cyr en riant. La différence ? La météo.

« C’est assez doux. Il faisait 10 degrés Celsius tantôt quand nous sommes arrivés, a relaté Grall-Johnson. Il pleuvait aujourd’hui. Nous devons aller tester nos skis demain sur le parcours. C’est super excitant. »

L’étudiant-athlète en génie mécanique a hâte de se retrouver en piste samedi en vue des sprints individuels. Le lendemain, ce sera place aux sprints par équipe.

« Mon entraîneur m’a dit que c’est mieux de ne pas me fixer d’attentes, de me servir de ces courses comme expériences », a indiqué Grall-Johnson.

Trois autres compétitions l’attendent dans le prochain mois sur le Vieux-Continent. D’abord une Coupe d’Europe les 18 et 19 janvier en Italie, puis deux étapes de la Coupe du monde à Obersdorf, en Allemagne, puis Falun, en Suède.

Une autre fondeuse de l’Outaouais, Katherine Stewart-Jones, de Chelsea, fait partie du voyage au sein de l’équipe féminine canadienne.

Quant à Cyr, il reviendra au pays après l’arrêt prévu en sol italien.

« Je reviens au Québec plus tôt car mon gros objectif cette saison s’avère les championnats du monde des moins de 23 ans. Je veux bien me préparer en vue des sélections qui auront lieu à la fin du mois au Mont Sainte-Anne », a expliqué le produit du club Skinouk.