Devant 6329 spectateurs en pure extase, les Growlers ont été les premiers à gagner un championnat pour la ville de St. John’s.

Gudbranson amène la coupe Kelly à Orléans

Le cigare du triomphe avait meilleur goût pour Alex Gudbranson mardi soir quand son équipe des Growlers de Terre-Neuve a remporté le championnat des séries éliminatoires de la East Coast Hockey League (ECHL).

Le défenseur d’Orléans était encore plus fier mercredi matin quand on lui a appris l’exploit que venait d’accomplir son équipe. Devant 6329 spectateurs en pure extase, les Growlers ont été les premiers à gagner un championnat pour la ville de St. John’s.

« J’ai vraiment de la misère à mettre des mots sur mes émotions. St. John’s est une ville extraordinaire, mais ses équipes sportives n’avaient jamais remporté un championnat. On pouvait sentir l’importance de cette victoire dans le sixième match de la finale. C’était la plus grosse foule de la saison au Mile One Center. En troisième période, Toledo a marqué deux buts pour ramener le score à 4-3. Nous commencions à être nerveux, mais la foule était bruyante et n’a jamais cessé ses chants d’encouragement. »

À leur première année dans la ECHL, les Growlers ont résisté au Walleye pour soulever la coupe Kelly. C’était le 96e match de la saison du club, qui avait pris le troisième rang du classement des 27 équipes en saison régulière.

Les Growlers font partie du réseau des filiales des Maple Leafs de Toronto avec les Marlies dans la Ligue américaine. Gudbranson, qui n’a rien perdu de son français depuis ses débuts professionnels il y a cinq ans, a partagé son temps entre les Marlies et les Growlers, mais il est lui tombé sous le charme de Terre-Neuve.

« Honnêtement, je me suis promené beaucoup dans la Ligue américaine et la ECHL depuis cinq ans et St. John’s est la meilleure place pour jouer au hockey dans la East Coast. Les Marlies ont aussi la meilleure organisation de la Ligue américaine. Les Maple Leafs développent bien leurs joueurs. Je suis bien ici et je voudrais y rester. Les partisans me font penser à ceux de Sault Ste. Marie pour leur attachement à leur équipe. J’ai un contrat à renégocier, mais je reviendrais sans gêne. Ma blonde est tombée en amour avec la place. On pourrait même nous y établir ! »

Âgé de 24 ans, Gudbranson donne l’impression d’en avoir 35 avec sa barbe bien fournie et grisonnante. Parce qu’il commençait à perdre ses cheveux, il s’est rasé le crâne. Il est aussi un assistant au capitaine chez les Growlers où son style robuste fait la joie des partisans. Après tout, il est un colosse de 6’2’’ et 230 livres.

Ses statistiques n’ont rien d’impressionnant. Il a amassé deux passes en 23 matches des séries, mais celui qui est surnommé « The officer » par ses coéquipiers joue un rôle essentiel chez les Growlers. C’est lui à qui revient la tâche de neutraliser le meilleur trio adverse soir après soir.

« Ce n’est pas un rôle glorieux, mais c’est un rôle que j’affectionne. Je suis un gars constant, qui offre toujours un effort de 100 %. »

Même s’il n’évolue pas dans la LNH comme son frère Erik, Alex pourra tout de même lui rappeler qu’il va ramener une coupe à Orléans cet été.

« Erik est mon fan numéro un. Il est venu voir deux matches quand nous étions à Toledo. Nous allons célébrer encore quelques jours ici. Après je dois rentrer à la maison pour préparer son enterrement de vie de garçon. J’ai du travail à faire pour son mariage cet été ! »