La 10e édition du Grand Prix cycliste de Gatineau se déroulera du 6 au 9 juin prochain.

Grand Prix cycliste de Gatineau: de l’ambition à revendre

À l’aube de sa 10e édition, le Grand Prix cycliste de Gatineau rêve plus que jamais d’attirer chez lui le circuit de la Coupe du monde féminine. Mais est-ce qu’il en a les moyens ?

Ses organisateurs ont décidé cette année d’offrir une webdiffusion pour la première fois depuis les débuts de l’événement en 2010. Un écran géant sera aménagé aussi au fil d’arrivée afin que les spectateurs puissent suivre le parcours des cyclistes du début jusqu’à la fin.

Les deux principales courses féminines sanctionnées « 1,1 » par l’Union cycliste internationale (UCI) auront lieu les 6 et 7 juin. L’épreuve sur route de 104,4 km est prévue la première journée tandis que le contre-la-montre sera présenté le lendemain.

Des compétitions provinciales et régionales de même que des cyclosportives se dérouleront les 8 et 9 juin.

« La webdiffusion, c’est un pas de plus vers notre but de présenter un jour une course de Coupe du monde, soutient la directrice technique, Louise Lalonde.

«C’est un des prérequis de l’UCI. Les gens au fil d’arrivée vont pouvoir voir ce qui passe quand les cyclistes seront dans le parc de la Gatineau.»

Des discussions auraient lieu afin de convaincre des restaurateurs de la région de retransmettre une des courses majeures dans leurs établissements. L’ancienne cycliste Audrey Lemieux a été recrutée en tant qu’analyste tandis que le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, Louis Barbeau, s’occupera de la description.

Souvenirs de 2009

La dernière épreuve de la Coupe du monde féminine en sol québécois remonte à 2009, à Montréal. C’était l’époque des Lyne Bessette et Geneviève Jeanson.

Louise Lalonde s’en souvient. Elle était directrice technique à l’époque. À ses yeux, Gatineau a tout, ou presque, pour succéder à Montréal.

«Nous serions prêts dès l’année prochaine, mais il faut avoir des commanditaires. Chaque année, c’est une bataille.

«Nous avons toujours obtenu de bons rapports d’évaluation de l’UCI. Tout est en place pour que ce soit une Coupe du monde. Les athlètes qui viennent sont très impressionnés par le parcours. Ils trouvent ça incroyable qu’il n’y ait aucune circulation.»

Gatineau offre un circuit fermé lors de ses épreuves internationales qui empruntent notamment le boulevard des Allumettières et la promenade du parc de la Gatineau. Par le passé, des championnes du monde et médaillées olympiques ont pris le départ, dont l’Italienne Giorgia Bronzini et la Française Jeannie Longo.

«On est un événement de haut niveau. On répond à toutes les exigences pour une Coupe du monde. Mais on a besoin d’argent pour payer le transport des athlètes européennes», a rappelé Lalonde.

Cette dernière travaille ces jours-ci à finaliser le recrutement des équipes qui participeront à la 10e édition du GP cycliste. Un défi qui s’avère toujours de taille.

Ce qui complique la tâche en 2019 ?

Une course prévue la deuxième semaine de juin au Minnesota, la North Star Grand Prix, a été annulée dans les derniers jours. Certaines équipes américaines devaient se taper cette compétition après leur arrêt à Gatineau. Est-ce qu’elles pourraient modifier leurs plans et maintenant laisser tomber ce passage en Outaouais ? Les organisateurs le sauront bientôt.