Gino Brousseau se joindra à la formation de volley-ball dirigée par son ami Glenn Hoag au centre national d’entraînement à Gatineau.

Gino Brousseau renoue avec Équipe Canada

Gino Brousseau adore se retrouver dans une chaloupe et taquiner le poisson. Il passera toutefois le prochain été loin de son camp de pêche situé au nord de Québec.

Tout ça afin de renouer avec l’équipe canadienne senior de volley-ball masculin dont il a été une vedette durant les années 1990, participant notamment aux Jeux olympiques à Barcelone. L’ancien attaquant-réceptionneur, qui a fait carrière chez les pros pendant 13 ans en Europe et en Asie, a accepté de se joindre à la formation dirigée par son ami Glenn Hoag au centre national d’entraînement en Outaouais. Il sera un des deux entraîneurs adjoints en vue de la saison 2019 en compagnie de Dan Lewis, de Chelsea.

« Je devrais arriver à Gatineau d’ici le 1er mai. Je vais passer mon été là-bas... Mais dès que j’aurai une journée ou deux de congé, je vais essayer d’en profiter pour remonter et venir pêcher », a soutenu Brousseau, qui travaille à Québec.

Plus précisément à l’université Laval où il est entraîneur adjoint de l’équipe masculine de volley du Rouge et Or depuis 2010. Il s’occupe aussi de l’encadrement académique au sein de la formation de football.

Se joindre à Équipe Canada était une offre qu’il ne pouvait pas refuser une deuxième fois en moins de trois ans.

Brousseau avait dit non à Stéphane Antiga lorsque ce dernier était à la barre de la formation nationale en 2017 et 2018. « Le timing n’était pas bon à l’époque pour moi », a soutenu le quinquagénaire.

Un été très chargé attend Hoag, Lewis et lui de même que les joueurs, à un an et quelques mois des Jeux olympiques de 2020, à Tokyo.

Le Canada évoluera dans la Ligue des nations en juin. Certaines des parties auront lieu à l’aréna de la Place TD.

Il y a le championnat NORCECA qui aura lieu en septembre à Winnipeg.

Entre les deux ? Des matches au Japon en août suivi d’un tournoi de qualification olympique en Chine.

Ça laisse peu de temps pour pêcher ça, non ?

« Ça va être un peu difficile, a avoué en riant Brousseau. Mais ça ne me dérange pas ! J’ai 53 ans. J’ai des choses à vivre. »

Dont celle de renouer avec Hoag, qui a été brièvement son coéquipier au sein de la formation nationale au milieu des années 1980.

« Je l’ai côtoyé à sa dernière année au camp d’entraînement. Moi, j’arrivais. Je n’avais que 18 ans. Ensuite, il a été mon entraîneur à ma dernière année dans les rangs professionnels. »

C’était en 2001 en France chez le Paris Volley.

Gino Brousseau est excité de travailler aux côtés de Hoag. « Il a toujours été mon mentor. Il est considéré comme un des meilleurs de sa profession, a-t-il rappelé.

«J’ai envie de me nourrir de ce qu’il fait. De voir comment il prépare l’équipe. J’ai hâte d’apprendre, surtout que le niveau de jeu a beaucoup changé depuis que j’ai joué.»

Sauf que Brousseau sait déjà un peu ce qui l’attend. Il a été à la barre de l’équipe nationale junior pendant deux étés, la menant aux championnats du monde en 2017 en République tchèque.

Le Canada ne s’attend pas uniquement à participer aux Jeux l’an prochain. Il veut améliorer sa performance de 2016 à Rio où il avait terminé cinquième, à égalité avec l’Argentine, l’Iran et la Pologne.

«C’est sensiblement le même noyau que lors des derniers Jeux qui est en place en ce moment», a rappelé Brousseau, qui a été intronisé au Temple de la renommée de Volleyball Canada