Plus de 120 participants se disputeront la victoire samedi et dimanche au complexe sportif de Gatineau.

Gatineau reçoit les meilleurs karatékas au pays

Ce sera sa treizième participation en carrière aux championnats nationaux. Kamille Desjardins a gagné des titres un peu partout sur les tatamis au pays, de l’Ouest canadien aux Maritimes.

Combien au juste ? « Oh boy, je ne les compte pas », lance en riant la karatéka de Gatineau.

Sa dernière conquête est survenue il y a trois ans. Pas facile pour Desjardins de s’entraîner aussi régulièrement depuis le début de sa carrière de policière à Châteauguay.

La femme âgée de 26 ans aimerait bien retrouver la première marche du podium dans les prochains jours chez les moins de 61 kg. Surtout que les championnats canadiens auront lieu en Outaouais pour la première fois de leur histoire.

Plus précisément samedi et dimanche au complexe sportif de Gatineau. Plus de 120 participants se disputeront la victoire.

Dans le lot, on retrouvera une dizaine de karatékas de la région.

Desjardins est l’une des six athlètes du club CAMA de Masson-Angers en lice. En fait, le dojo compte un autre policier en Philippe Soucy et un étudiant en technique policière en Nicolas Bisson.

Quant à Laurence Morin, la jeune femme de 21 ans passe une partie de ses journées sur les bancs d’école en Droit. « Je veux devenir avocate », précise-t-elle.

Dans les prochains jours, la combattante rousse chez les moins de 55 kg aimerait devenir championne canadienne pour la première fois de sa carrière.

Même chose pour son coéquipier Mathieu Lessard, un peintre en bâtiment en Outaouais.

« Tout le monde veut gagner, surtout que ça se passe chez nous. C’est normal », reconnaît l’athlète âgé de 20 ans.

« Toute ma gang de chums va venir me voir. C’est le fun », ajoute Bisson, lui qui occupe le 50e rang mondial.

Son frère Jean-Sébastien, un fonctionnaire au gouvernement fédéral, sera aussi du rendez-vous.

Les Bisson ne seront pas les seuls frangins gatinois à ces championnats canadiens. Les Rivest risquent de faire aussi pas mal de bruit.

Nicholas Patrick est vice-champion national en titre et se pointe au 53e rang mondial tandis qu’Alexandre Benjamin, qui a gagné l’or l’an dernier, a terminé cinquième aux Mondiaux juniors.

Quant à Maxym-Olivier, le troisième des Rivest, il a été exempté de la compétition par Karaté Canada. Le champion panaméricain junior et senior en titre doit concourir la semaine suivante en Europe.

La fédération nationale suggère aux amateurs de surveiller aussi Simon Langlois-Gauthier, un parakaratéka qui a gagné l’or aux championnats panaméricains.

Initialement, les championnats canadiens devaient avoir lieu en mars. Mais des changements au calendrier international ont obligé Karaté Canada à devancer l’événement.

« Nous avons envisagé de le tenir à Montréal, mais cela s’est avéré plus compliqué que nous le voulions », a expliqué le directeur général Olivier Pineau.

« Heureusement, nous avons pu trouver un site et un comité organisateur à Gatineau. »

Ça tombait bien aussi. Car Karaté Canada tenait à se déplacer enfin en Outaouais.

« Ça fait des années que j’espérais qu’on puisse tenir le championnat national dans cette région, a affirmé Pineau. Il y a un très gros pourcentage de l’équipe nationale qui provient de l’Outaouais. C’est une pépinière de karatékas. Et on sait qu’il ne manquera pas de bénévoles et de spectateurs. »

L’événement s’avère une des étapes de qualifications en vue des Jeux panaméricains, qui auront lieu du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.