Les joueurs des Rays de Tampa Bay participent à un entraînement pendant la saison morte.

Garde partagée: d’autres propos étonnants de Bronfman 

MONTRÉAL — Le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, a déclaré samedi soir que les propos attribués à l’homme d’affaires québécois Stephen Bronfman dans un article publié plus tôt dans la journée par le Journal de Montréal, sont erronés.

Sternberg a mentionné que le groupe d’hommes d’affaires mené par Bronfman est dans l’erreur lorsqu’il dit que les pourparlers sont en cours pour qu’il devienne actionnaire minoritaire des Rays « d’ici trois ou quatre mois ».

« C’est faux, a déclaré Sternberg au quotidien Tampa Bay Times samedi dans le cadre du camp de l’équipe. Éventuellement, à un certain moment, je m’attends et je crois qu’ils deviendront actionnaires minoritaires... J’ai besoin d’un partenaire d’affaires là-bas. Mais rien ne se produira d’ici les prochains mois. Il n’y a aucune chance. »

Samedi, dans un entretien accordé au Journal de Montréal, Bronfman a mentionné que « d’ici quelques mois, trois ou quatre sans doute, notre groupe de Montréal va devenir copropriétaire de l’équipe de Tampa avec Stuart Sternberg, le propriétaire actuel des Rays. »

L’homme d’affaires québécois Stephen Bronfman

« Les négociations sont très avancées, a poursuivi Bronfman. Nous allons devenir des actionnaires minoritaires, mais ça ne nous dérange absolument pas. Stuart Sternberg est un homme droit qui n’a rien d’un Jeffrey Loria [ancien propriétaire des Expos]. »

Les deux groupes avaient déclaré la semaine dernière qu’ils travaillaient très fort pour conclure un partenariat d’ici la fin de 2020 pour la construction de nouveaux stades à Montréal et Tampa Bay ou St. Petersburg, de manière à ce qu’ils obtiennent la permission des Ligues majeures de lancer leurs opérations conjointes à compter de 2028.

Sternberg, toujours selon le Tampa Bay Times, a indiqué qu’il ne conclurait aucune entente de partenariat avec le groupe de Montréal tant et aussi longtemps que la première pelletée de terre pour un nouveau stade n’aura pas lieu dans la métropole québécoise. « Ça ne se produira pas avant ça. Il n’y a aucune chance que ça se produise avant ça », a-t-il martelé.

Ainsi, pour la deuxième fois en 10 jours, a souligné le quotidien floridien, Bronfman a émis des commentaires qui en ont fait sourciller plusieurs. Lors d’un entretien radiophonique le 6 février, le Québécois a déclaré qu’il y a une bonne raison pour que les joueurs acceptent de déménager en pleine saison de la Floride à Montréal.

« Les femmes sont heureuses. C’est une ville bien plus agréable que St. Petersburg, quand même. Bien plus cosmopolite. Bien plus amusante », a évoqué Bronfman, à propos de Montréal.

Le lendemain, Bronfman a envoyé un courriel pour s’excuser, en précisant qu’il s’était laissé prendre par son enthousiasme pour le projet à Montréal et qu’il ne voulait absolument pas malmener St. Petersburg.