En devenant champion de la Coupe Nor-Am en slalom, Simon Fournier assure sa place à plein temps dès l’automne dans cette épreuve en Coupe du monde.

Fournier skiera à plein temps en Coupe du monde

Sa semaine de relâche dans les rangs universitaires américains ne sera pas passée à apprécier le sable et le paysage de Daytona Beach. Simon Fournier se retrouvera plutôt sur les pentes du... Mont-Édouard, à L’Anse-Saint-Jean.

Ce sera place aux championnats canadiens de ski alpin du 23 au 28 mars. L’athlète de Gatineau, qui porte les couleurs de l’Université de Denver, tentera de mettre un point d’exclamation à une saison mémorable.

Un hiver durant lequel il a effectué ses débuts en Coupe du monde en plus de participer aux championnats du monde, terminant 24e en slalom et 30e en slalom géant. À cela s’est ajouté un titre de vice-champion de la NCAA en slalom géant, il y a presque deux semaines, au Vermont.

Puis la semaine dernière en Nouvelle-Angleterre, Fournier a été couronné champion de la Coupe Nor-Am en slalom, ce qui lui assure sa place à plein temps dès l’automne dans cette épreuve en Coupe du monde.

« C’est excessivement gros de sécuriser ça », a avoué le skieur âgé de 21 ans.

« C’était l’objectif cette saison. J’avais décidé de me spécialiser en slalom. Mes efforts ont porté fruit. »

Fournier croit qu’il est prêt à attaquer l’élite mondiale sur une base régulière. Il a rappelé deux présences dans le top-30 aux Mondiaux. Et il y a eu cette étape de la Coupe du monde en décembre à Madonna di Campiglio, en Italie.

Le principal intéressé avait signé le deuxième temps le plus rapide après le premier intervalle de la première manche.

« Cette saison, j’ai eu l’opportunité de mettre mon pied à l’eau et voir comment ça se passait sur le circuit de la Coupe du monde. Physiquement et mentalement, je suis rendu à cette prochaine étape. Puis, il y a de plus en plus de jeunes de mon âge qui réussissent de bonnes performances. »

Fournier a lancé un nom. Celui de Clément Noël. Le Français de 21 ans a été couronné vice-champion de la Coupe du monde en slalom, le week-end dernier, derrière Marcel Hirscher.

« Nous sommes nés la même année. Ça m’inspire. Je l’ai vu se développer. Ça veut dire que c’est possible pour tous les autres », a-t-il dit.

« J’ai été constant à l’entraînement. J’ai montré que je pouvais être rapide. J’ai eu des intervalles rapides en Coupe du monde. Ça motive. »

Fournier risque de skier jusqu’en juin. Il y a de la neige sur certaines montagnes du Colorado, non loin de Denver, jusqu’au début de l’été.

« Ensuite, on recommence un nouveau cycle d’entraînement avec des camps en Europe. »

Sa feuille de route en 2018-2019 compte 35 courses sanctionnées FIS. Un chiffre qui ne comprend pas ses sorties sur le circuit de la NCAA depuis janvier.

« J’ai eu moins de départs que les autres années. Mais ce fut autant de voyagement. Je pense que j’ai touché à un peu de tout. De la Coupe du monde à la Coupe Nor-Am, les championnats du monde et les courses universitaires. Ce fut une saison très variée. »

Bref, tout sauf de la routine pour Fournier.