L’Ottavienne Gabriela Dabrowski et sa partenaire chinoise Xu Yifan sont les quatrièmes favorites du double féminin à Roland-Garros.

Finales et gâteries au menu de Dabrowski

Gabriela Dabrowski adore se retrouver chaque printemps aux Internationaux de France.

Ça se comprend. La joueuse de tennis d’Ottawa a participé à une finale lors des deux dernières années. Chaque fois en double mixte, gagnant en 2017 aux côtés de l’Indien Rohan Bopanna pour ensuite s’incliner l’an dernier au bris d’égalité avec son partenaire croate Mate Pavic.

Mais il y a un autre attrait pour la femme de 27 ans.

« J’aime Paris, car on y retrouve une abondance de pâtisseries. Je peux satisfaire facilement ma dent sucrée ici, souligne-t-elle avec humour.

«J’ai bien joué par le passé à Roland-Garros parce que j’ai été choyée de faire équipe avec des partenaires formidables», a-t-elle ajouté d’un ton plus sérieux.

Dabrowski participera aussi au double féminin avec son amie chinoise Xu Yifan. Elles sont les quatrièmes favorites du tournoi.

Leur premier match aura lieu jeudi contre le duo formé par la Slovène Dalila Jakupovic et la Roumaine Irina Maria Bara.

«J’aime aussi la dynamique du double féminin. C’est un défi différent que celui de retourner un service d’un homme. Mais en même temps, c’est peut-être pour ça que je connais plus de succès en double mixte où tu as moins de temps à penser avant tes coups.»

Dabrowski se présente sur une belle lancée en sol français. Yifan et elle ont atteint la finale de leurs deux derniers tournois. Après avoir perdu à Madrid au début du mois, elles ont gagné samedi à la Coupe de Nuremberg, en Allemagne, défaisant la paire de Sharon Fichman et Nicole Melichar en trois manches de 4-6, 7-6 et 10-5.

C’était un cinquième titre pour Dabrowski et Yifan depuis le début de leur association en mars 2017, à Miami.

«C’est toujours plaisant de gagner, peu importe le moment de la saison. Sauf que c’est vraiment encourageant de connaître de tels succès sur la terre battue.»

Car qui dit terre battue, dit Roland-Garros. «Xu et moi, nous avons progressé de tournoi en tournoi. Nous nous entraînons souvent, peaufinant notre jeu.»

Gabriela Dabrowski se pointe aux Internationaux de France en santé. Aucune trace de blessure.

En revanche, il y a de la fatigue.

«Je voyage beaucoup depuis que je suis dans les rangs juniors. Même avant ça, car, toute jeune, je devais aller plusieurs week-ends à Montréal ou Toronto pour des tournois. Tous ces déplacements au fil des ans rattrapent tout le monde, a-t-elle noté.

«Ce n’est pas facile de passer 10 mois sur 12 à te promener avec tes valises, d’une année à l’autre. Tous les joueurs bénéficieraient d’un calendrier plus court. Malheureusement, nous sommes à la merci de la WTA et l’ATP pour de pareilles décisions.»