Fatima Diakhaté est de retour dans la région. L’athlète de 15 ans s’entraîne à l’Académie Capital Courts, à Orléans.
Fatima Diakhaté est de retour dans la région. L’athlète de 15 ans s’entraîne à l’Académie Capital Courts, à Orléans.

Fatima Diakhaté sur les traces de son oncle Mamadou N’Diaye

Son oncle Mamadou N’Diaye a été un choix de première ronde dans la NBA. Il a évolué notamment chez les Raptors de Toronto au début des années 2000.

Sa mère Fatou a été membre des équipes nationales du Sénégal durant son adolescence avant d’immigrer au Canada. Voilà au tour de Fatima Diakhaté de se faire un nom sur les planchers de bois franc.

La centre âgée de 15 ans, qui est née à Gatineau avant de déménager en Floride, fait déjà 6’5’’. « Ma mère est plus grande que moi. Elle mesure 6’6’’ », note-t-elle au bout du fil.

Diakhaté a retenu l’attention de Basketball Canada dans la dernière année. Elle a été recrutée au sein de l’équipe nationale des moins de 16 ans qui a gagné la médaille d’argent aux championnats des Amériques de la FIBA, au Chili. En six parties, elle a conservé une moyenne de 11,1 minutes de jeu par match et 3,8 rebonds.

En finale contre les États-Unis, l’ado a marqué six points.

Voilà que la fédération canadienne l’invite à un camp d’évaluation des moins de 17 ans qui commence jeudi à Humber College, à Toronto.

Les entraîneurs commenceront à épier les joueuses susceptibles de représenter la feuille d’érable à la Coupe du monde prévue à Cluj-Napoca, en Roumanie, en août 2020.

« Ça signifie beaucoup pour moi. J’aimerais bien avoir l’occasion de vivre une nouvelle expérience et d’affronter des bonnes équipes. »

Ce bel espoir du basket féminin excelle avec un ballon, mais elle se révèle un brin timide en entrevue. Ce qu’on sait à son sujet ?

Sa mère lui a donné naissance à Gatineau en janvier 2004 après avoir quitté le Sénégal.

« J’ai déménagé aux États-Unis quand j’avais trois mois », raconte Fatima Diakhaté.

La Floride a été son terrain de jeu jusqu’au printemps dernier. Depuis, elle a renoué avec ses racines dans la région, habitant chez sa tante et son oncle en plus d’étudier et s’entraîner à l’Académie Capital Courts, à Orléans.

Là-bas, Diakhaté a été prise sous l’aile de l’entraîneuse en chef et ancienne joueuse vedette des Gee Gees d’Ottawa, Fabienne Blizzard.

« Sa mère l’a envoyée ici car elle trouve que le système d’éducation est mieux », souligne Blizzard.

Cette dernière a découvert une joueuse talentueuse.


« On m’enseigne plusieurs choses ici. La façon de jouer est différente. »
Fatima Diakhaté

« Elle est vraiment plus vite qu’elle le pensait. Elle court très bien pour une personne de sa grandeur. »

Aux États-Unis, la principale intéressée avait été confinée dans un rôle unidimensionnel. On lui demandait de simplement se concentrer à récupérer les rebonds.

« On m’enseigne plusieurs choses ici. La façon de jouer est différente », lance Diakhaté.

« On la développe. Elle s’aperçoit qu’elle peut très bien lancer le ballon, fait valoir Blizzard. Ce n’est pas juste une personne pour s’occuper des rebonds. »

Diakhaté est un diamant à polir. Ça ne fait que trois ans qu’elle joue au basket après avoir tenté sa chance en tant que gardienne au soccer.

« J’aimerais jouer un jour dans la NCAA », affirme la jeune athlète qui a trois jeunes frères et une sœur aînée.

C’est la seule de la fratrie qui pratique le sport favori de sa mère et de son oncle. Une chose qu’elle n’aime pas ?

« Les mathématiques, ce n’est pas ma matière favorite », lance-t-elle.

Diakhaté profitait d’une pause entre deux devoirs de math pour jaser au journaliste. « Elle manquera trois jours d’école durant le camp », fait remarquer Fabienne Blizzard, qui sera une des instructrices sur place à Toronto chez les U17.

Deux autres produits de l’Académie Capital Courts, Sira Ba et Hannah Riddick, participeront au camp aux côtés de Diakhaté. Quant à Isabella Gaudet et Merissah Russell, elles prendront part au camp de l’équipe nationale junior qui se déroulera en même temps et au même endroit.