Eugenie Bouchard occupe désormais le 169e rang au classement mondial de la WTA, sa pire position depuis 2012.

Eugenie Bouchard au Challenger de Gatineau?

Est-ce que l’ancienne cinquième joueuse mondiale Eugenie Bouchard pourrait devenir la tête d’affiche de la prochaine édition du Challenger de Gatineau ?

«Ce n’est pas impossible», avoue Mathieu Toupin, un des organisateurs du tournoi sanctionné par la Fédération internationale de tennis (ITF) et l’Association de tennis professionnel (ATP). La raquette québécoise a chuté de 51 places dans le dernier classement de la WTA publié lundi.

Âgée de 24 ans, Bouchard se retrouve maintenant 169e au monde. Elle n’a jamais été aussi basse dans la hiérarchie du tennis féminin depuis octobre 2012.

Tôt ou tard, la finaliste de Wimbledon devra trouver une façon de refaire le plein de points. Plusieurs joueuses par le passé ont emprunté la voie des tournois Challenger pour reprendre leur place au sein de l’élite tennistique après des blessures ou une série d’insuccès.

Bouchard n’est plus la joueuse canadienne la mieux cotée. Elle s’avère maintenant devancée par Françoise Abanda (128e), qui a déjà participé au tournoi gatinois.

«C’est drôle à dire mais nous pourrions avoir de meilleures chances d’avoir Eugenie que Françoise», a soutenu Toupin. Son équipe compte approcher Bouchard sous peu au sujet d’une éventuelle participation au Parc de l’Île, du 14 au 22 juillet.

«C’est embryonnaire, mais oui, les Internationaux de Gatineau vont faire parvenir toute l’information nécessaire à Eugenie sur notre tournoi, sur notre souhait de la voir à Gatineau», a affirmé le coprésident du Challenger dont le volet féminin est doté d’une bourse de 25 000 $. Plus de 75 000 $ sont versés au volet masculin.

L’an dernier, Denis Shapovalov et Aleksandra Wozniak avaient remporté les grands honneurs.

Mathieu Toupin a rappelé que certains tournois internationaux remettent parfois des cachets pour assurer la présence de gros noms. Gatineau n’a pas l’intention d’opter pour cette méthode aussi utilisée en athlétisme.

«Nous n’avons pas les moyens pour faire ça. Dans notre approche, nous allons laisser savoir que nous serions très heureux de l’accueillir, que nous pourrions faire certaines choses afin de nous assurer que son expérience à Gatineau soit positive.»

Ce sera la première fois que le comité organisateur contactera directement une joueuse. Par le passé, il s’en remettait de parler à Tennis Canada afin de connaître les intentions et horaires de certains athlètes nationaux.

«Jamais nous n’avons fait ça par le passé», a confirmé Mathieu Toupin.

Ce dernier venait de terminer une réunion reliée aux Internationaux de Gatineau quand il a rappelé Le Droit. La séance touchait la sécurité qui sera renforcée durant l’événement. «Et s’il fallait qu’Eugenie débarque demain... nous serons prêts à l’accueillir», a immédiatement pris le soin de lancer Toupin.

Des travaux de remise à neuf du système d’éclairage du site de compétition du Challenger sont sur le point d’être terminés. Le feu vert serait donné bientôt à un projet de réfection des huit surfaces de jeu prévu à la fin de l’été 2019.