Dustin Cook a annoncé vendredi qu’il prend une pause de la compétition. «J’espère que je n’ai pas disputé ma dernière course. Je veux que ma carrière finisse en croisant un fil d’arrivée», a-t-il confié.

Dustin Cook veut encore skier

À 30 ans, Dustin Cook est-il sur le point de mettre un terme à sa carrière ?

La question se pose depuis que le skieur alpin du lac Sainte-Marie, épuisé et le moral à plat, a annoncé vendredi qu’il prend une pause de la compétition. Quelques jours plus tard, le principal intéressé ignore toujours ce que l’avenir lui réserve.

« J’en parlais justement avec mon coach. Je ne veux pas dire que je prends ma retraite. Je n’ai pas l’impression que c’est fini », dit-il.

« Le plan, c’est de retourner à la maison, retrouver le bonheur et de revenir en piste pour les dernières épreuves de la Coupe du monde. Mais on verra. [...] J’espère que je n’ai pas disputé ma dernière course. Je veux que ma carrière finisse en croisant un fil d’arrivée. »

Le vice-champion du monde de 2015 à Beaver Creek a accordé une longue entrevue au Droit dans les derniers jours. Il a expliqué sa décision de ranger les skis.

« Je ne suis pas dans un état mental pour concourir. C’est mieux pour moi de prendre un pas de recul, faire le vide et remettre le compteur à zéro. J’en ai besoin. »

« Ça fait un bout de temps que je ne me sens pas bien et que l’intensité n’est tout simplement pas au rendez-vous. Je craignais aussi toujours de subir une blessure. Ce n’est pas un bon mélange pour être compétitif. »

Cook a connu une saison difficile l’an dernier. Et depuis le début du présent hiver, ce n’est guère mieux.

Il y a eu une 50e place à Lake Louise suivie d’une 31e position au Colorado puis du 40e rang à Val Gardena. Bien loin de sa victoire en Coupe du monde à Méribel, il y a déjà cinq ans.

L’athlète de l’Outaouais croyait que la pause du temps des Fêtes lui serait bénéfique. C’est pourquoi il a fait le voyage en Autriche en vue du mythique rendez-vous de Kitzbühel.

Mais la réalité l’a rattrapé en se retrouvant au haut de la montagne lors d’une descente à l’entraînement mardi dernier.

« J’ai réalisé que je n’étais toujours pas prêt en prenant place sur le fil de départ. Il n’était pas question de continuer, surtout sur un parcours extrêmement difficile comme celui-là. Il y avait trop de risques à mes yeux. »

Son retrait lui a fait un pincement au cœur. Plusieurs amis en Europe s’étaient déplacés pour le voir en action.

« Je suis allé skier hors sentier à la place avec eux. Puis j’ai assisté au super-G. Ça faisait bizarre de ne pas être en piste. Mais en même temps, je sais que je ne suis pas en mesure de prendre part en ce moment à une course. »

Dustin Cook fait partie de l’équipe canadienne depuis 2007. Il participe à des compétitions depuis le début de son adolescence en Outaouais.

« À me mettre toujours de la pression sur les épaules... et la pression provenant aussi de l’extérieur. Peut-être que j’aurais dû prendre une pause bien en avant aujourd’hui », avoue le nouveau marié.

Le seul temps où il raté des courses, c’était en 2015-2016 quand il s’est déboîté un genou à la veille du début de la saison. « Je suis chanceux d’avoir été blessé une seule fois durant ma carrière », note-t-il.

Plusieurs amis, coéquipiers et adversaires lui ont envoyé des mots d’encouragement. Dans le lot, il y a l’ancien double champion du monde, Erik Guay, qui a pris sa retraite l’hiver dernier à la veille de l’étape de la Coupe du monde de Lake Louise. Le cœur n’y était plus.

« C’est le premier gars à qui j’ai pensé quand j’ai réalisé que je devais arrêter. Il a vécu la même chose que moi », souligne Cook.

« J’ai beaucoup de respect pour Erik. Nous allons justement nous parler. »

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STEWART-JONES TERMINE 31E EN ALLEMAGNE

Katherine Stewart-Jones a poursuivi sur sa lancée en égalant, samedi, son meilleur résultat en carrière sur le circuit de la Coupe du monde.

La skieuse de fond de Chelsea a terminé 31e au skiathlon d’Oberstdorf, en Allemagne. La Norvégienne Therese Johaug a remporté l’épreuve de 15 km, dont la moitié est disputée en style classique, l’autre en style libre.

« Passer aussi près d’une place dans le top-30, c’est un peu décevant. Quasiment toutes les meilleures étaient là et c’était vraiment compétitif, a soutenu Stewart-Jones à l’agence Sportcom.

Katherine Stewart-Jones

«J’étais un peu en arrière au départ et je devais être patiente et prendre ma place.»

L’athlète âgée de 24 ans avait pris le 31e rang lorsque la Coupe du monde s’était arrêtée à Québec, la saison dernière. Un résultat qui avait été obtenu à la poursuite. «J’étais en bonne position après les deux boucles de classique, a expliqué Stewart-Jones, samedi, à Sportcom. C’est un peu difficile quand tu es proche, mais pas assez proche pour pouvoir les rattraper. Je ressentais un peu de fatigue, mais j’ai bien skié malgré tout.»

Cette dernière a eu un peu moins de chance dimanche au sprint de style classique, terminant 50e. Pierre Grall-Johnson, d’Ottawa, s’est pointé en 58e place chez les hommes.