Dustin Cook

Dustin Cook cherche à rebâtir une confiance ébranlée

Quelques mois après s’être marié, Dustin Cook s’apprête à vivre une autre étape importante. Il entamera déjà sa dixième saison sur le circuit de la Coupe du monde.

Le skieur alpin de Lac-Sainte-Marie disputera sa première course dans deux semaines à Lake Louise. On le verra en action lors du super-G, l’épreuve dans laquelle il a été couronné vice-champion du monde en 2015.

Cook avait terminé 16e l’an dernier à Lake Louise. Par la suite, son hiver a viré au cauchemar. « Je tente de tout reconstruire en ce moment après une saison horrible. Ça commence par retrouver la confiance », dit-il au bout du fil.

L’athlète se trouvait en train entre Toronto et Montréal au moment de l’entrevue, la semaine dernière. Ces jours-ci, il se trouve sur la neige à Calgary. « Je ne dirais pas que je skie très vite, mais ça s’en vient », lance-t-il.

Cook n’avait pu percer à nouveau le top-20 après Lake Louise en décembre 2018. Il n’a pu rallier le fil d’arrivée de ses quatre dernières courses de la dernière saison. « C’est dur de batailler contre les meilleurs quand tu n’as plus confiance. Rien de bon ne se produisait. »

Cook s’est retrouvé sans coéquipier au milieu de l’hiver au sein de l’équipe canadienne de vitesse. Erik Guay a pris sa retraite. Manuel Osborne-Paradis et Broderick Thompson ont tous subi des blessures à un genou.

« Me retrouver seul sans équipe ne fut pas facile. Ça fait du bien de retrouver du monde autour de moi. Puis il y a eu tout ce qui s’est passé avec le coaching... »

L’entraîneur Burkhard Schaffer a été chassé de l’équipe tôt en janvier. Un ancien coéquipier de Cook prend la relève cet hiver.

Champion du monde en descente en 2009, John Kucera marque déjà des points auprès des skieurs. « Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’il s’intéresse vraiment à nous. Il nous a préparé un plan d’entraînement personnalisé selon nos forces et faiblesses », souligne Cook, qui fêtera ses 31 ans en février.

Le mot retraite ne se retrouve pas dans son vocabulaire pour l’instant. « J’aborde maintenant ma carrière une saison à la fois. Oui, c’était difficile l’an dernier. Mais l’équipe a changé en mieux. Ça me motive énormément. » Martin Comtois, Le Droit