Le CIO a annoncé sa décision de «geler la planification du tournoi de boxe aux Jeux de Tokyo 2020», il y a quelques jours. Le boxeur Harley-David O’Reilly vise toujours une participation aux Olympiques et tente de ne pas trop s’en faire.

Des nuages planent sur le rêve de Harley-David

Harley-David O’Reilly rêve de monter dans le ring en 2020 à Tokyo. Reste à voir toutefois s’il y aura bel et bien un tournoi de boxe aux prochains Jeux olympiques.

« Je ne peux pas me laisser déranger par des choses sur lesquelles je n’ai aucun contrôle. Nos entraîneurs nous disent d’être prêts, que rien ne changera, lance le pugiliste gatinois au bout du fil.

«Je continue à m’entraîner deux fois par jour, six jours par semaine» ajoute-t-il.

Il était tard mardi soir au moment de l’entrevue téléphonique. O’Reilly participait à un symposium réunissant plusieurs espoirs olympiques canadiens dans un hôtel de Montréal.

Des médaillés défilaient à titre de conférenciers dont le quadruple champion olympique en patinage de vitesse, le Norvégien Johann Olav Koss. Ils partageaient leurs histoires de persévérance.

Tout ça quelques jours après que le Comité international olympique (CIO) eut annoncé sa décision de «geler la planification du tournoi de boxe aux Jeux de Tokyo 2020». La vente de billets a notamment été suspendue tout comme la mise en place d’un système de qualification pour les athlètes.

Les dirigeants du CIO veulent mener une enquête sur l’Association internationale de boxe amateur (AIBA) qui est plongée dans la controverse depuis les Jeux de 2016 à Rio. Une trentaine de responsables et arbitres ont été suspendus il y a deux ans à la suite de rumeurs de combats truqués. C’est sans compter les nombreux points d’interrogation qui planent sur la gestion des finances de cette fédération responsable d’organiser le tournoi de boxe olympique.

Le CIO a toutefois mis un bémol important vendredi dans un communiqué de presse. Il dit vouloir «protéger les athlètes» et affirme déployer tous les efforts nécessaires pour présenter une compétition de boxe aux Jeux de 2020, peu importe le sort qui sera réservé à l’AIBA.

Reste que l’incertitude plane au-dessus de ce sport qui raté un seul rendez-vous olympique en 2012 à Stockholm.

«Si ce n’est pas résolu, c’est sûr que ce serait un coup qui ferait mal, reconnaît O’Reilly, médaillé de bronze chez les 81 kg aux derniers Jeux du Commonwealth.

«Nous investissons tellement d’efforts pour nous rendre aux Jeux olympiques. Nous manquons du temps avec nos familles et nos amis. Nous sacrifions plusieurs activités.»

Le droitier qui fêtera sous peu ses 30 ans sait trop bien que les Jeux, c’est maintenant ou jamais pour lui. Surtout qu’il est sur une lancée intéressante depuis son arrivée au sein de l’équipe nationale il y a presque deux ans. En plus de monter sur le podium aux Jeux du Commonwealth, il a gagné le bronze à La Romana Cup au mois de septembre.

L’année 2019 doit marquer, en principe, le début des qualifications olympiques. «Nous avons trois gros tournois, dont les championnats du monde à Sotchi», a-t-il rappelé.