Alex Lepage s’est entraîné en Arizona cet hiver, où il y a plusieurs sentiers de cyclocross intéressants.

Début de saison hâtif pour Lepage

Alexis Lepage a mal choisi son moment pour rentrer au pays après avoir passé une bonne partie de l’hiver à s’entraîner en Arizona.

« Je suis revenu lundi pour décompresser, revoir ma copine et mes amis. J’ai été chanceux... un mercure de moins 40 degrés puis une tempête et aujourd’hui du verglas », lance en riant le triathlète originaire de Gatineau au bout du fil.

Ce dernier se trouvait à Québec où il a étudié ces dernières années à l’université Laval. Il était de bonne humeur à l’aube d’une nouvelle saison.

Une saison « cruciale » qui débute dans deux semaines à la Coupe du monde de Cap, en Afrique du Sud.

« Jamais une saison n’a commencé aussi tôt de ma carrière », souligne Lepage, qui avait l’habitude de disputer ses premières courses majeures en avril par les années précédentes en Océanie.

« La raison est simple. Je veux accumuler le plus de points rapidement afin de me qualifier en vue des Jeux olympiques. Les quatre prochains mois sont très importants pour moi. »

Le processus de qualification en triathlon vue des JO de 2020 à Tokyo est complexe. Il a été étalé sur deux ans.

Triathlon Canada retiendra les 12 meilleurs résultats de ses athlètes durant cette période.

« Tu peux prendre entre cinq à sept de tes résultats de la première année, puis entre cinq à sept résultats de la seconde année. C’est pourquoi j’ai besoin de bonnes performances dans les prochains mois. »

La première fenêtre fermera en mai.

Lepage se pointe en ce moment au 83e rang mondial. Il est devancé par trois Canadiens.

« À l’exception de deux compétitions, j’ai connu une mauvaise saison l’an dernier », rappelle-t-il.

L’espoir olympique âgé de 24 ans avait terminé 13e à la Coupe du monde de Sarasota à la mi-octobre. Une semaine plus tard, il se pointait au fil d’arrivée en 15e position à la Coupe du monde de Salinas, en Équateur.

« Je dirais que j’ai eu beaucoup de malchances... une crevaison, une chute. J’ai aussi été malade. Puis je pense que je me suis mis beaucoup de pression sur moi lors des Jeux du Commonwealth. »

Lepage n’a pu faire mieux qu’une 13e place.

« Ça m’a mis à terre de ne pas obtenir la performance que je voulais en raison d’une autre malchance. Je m’étais retrouvé dans une barrière. »

La bonne nouvelle ?

« Je suis en bonne forme. Et mentalement, je suis prêt à attaquer cette saison. J’ai connu un bon entraînement à Scottsdale. Je vais essayer aussi d’être plus joviale avant mes courses et avoir le sourire. »

Il reste que Lepage ne se met pas la tête dans le sable. Il sait que la pente est abrupte dans les prochaines semaines.

Après le rendez-vous en Afrique du Sud, des courses aux Émirats arabes unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande l’attendent en mars. Trois épreuves présentées en l’espace de 22 jours.

« J’ai besoin de quatre bons résultats pour m’aider à accomplir mon objectif de jeunesse », analyse-t-il.

Avant de se diriger vers le continent africain pour lancer sa saison, Alexis Lepage se rendra à nouveau vers l’Arizona dans les prochains jours pour finaliser sa préparation. Il retrouvera ses coéquipiers de l’équipe nationale avec lesquels il s’est entraîné depuis le début du mois de décembre.

« Il y a plusieurs sentiers intéressants de cyclocross à Scottsdale. Ça nous permet de bien travailler nos techniques de vélo et devenir plus efficaces. »