Vincent De Haître a pris la direction du Mexique lundi en vue des championnats panaméricains.

De Haître passe au cyclisme sur piste

Vincent De Haître a officiellement troqué ses deux lames pour deux roues en vue des deux prochaines années.

Le patineur de vitesse et ancien vice-champion du monde a confirmé la semaine dernière qu’il passe au vélo sur piste dans l’espoir de se qualifier en vue des Jeux olympiques en 2020, à Tokyo. Cyclisme Canada a tellement aimé ce qu’il a vu de lui ces derniers mois à l’entraînement que l’athlète originaire de Cumberland a obtenu sa première affectation internationale dans cette discipline depuis... quatre ans.

De Haître, 24 ans, a pris la direction du Mexique lundi en vue des championnats panaméricains qui auront lieu du 29 août au 2 septembre. « Ma dernière course internationale en vélo sur piste était justement là-bas à Aguascalientes en 2014 », a-t-il rappelé avant son départ.

« J’avais battu le record canadien au 1000 m, a-t-il précisé. J’aimerais bien le ravoir. En fait, j’aimerais bien pouvoir dire que je possède les deux records au 1000 m, tant en vélo qu’en patinage de vitesse. »

De Haître s’était donné l’été afin de voir s’il pouvait retrouver ses réflexes sur un vélo. Durant son adolescence, il était un des meilleurs au pays en cyclisme sur piste.

Ce dernier avait toutefois choisi de mettre ce sport en veilleuse afin de se concentrer sur le patinage de vitesse. Il a participé aux Jeux olympiques d’hiver pour une deuxième fois en carrière en février dernier à PyeongChang.

Mais une blessure subie à son arrivée en Corée du Sud l’a hypothéqué, le laissant loin d’une visite tant souhaitée sur le podium.

« Ce n’était pas la façon dont j’aurais souhaité que les Jeux se déroulent pour moi », a-t-il avoué.

Il s’agira du premier hiver en 17 ans que Vincent De Haître ne chaussera pas de patins.

Il vise un retour sur la glace à l’automne 2020.

« Je serai alors dans la fenêtre pour connaître mes meilleures années en patinage de vitesse entre 26 et 30 ans. D’ici là, je peux m’améliorer en tant qu’athlète en vélo sur piste où je m’entraîne exclusivement en endurance », a-t-il expliqué.

L’athlète franco-ontarien s’amuse déjà beaucoup dans ce retour sur deux roues. Il a notamment redécouvert cette joie de s’entraîner.

« En patinage, il me manquait de partenaires. Je m’entraînais tout seul depuis deux ans », a-t-il souligné.

Au Mexique, De Haître sera en action lors de la poursuite en équipe de même qu’au 1000 m. Par la suite, il prendra part aux championnats canadiens à son retour au pays.

La saison de la Coupe du monde de cyclisme sur piste se déroulera durant l’hiver.

Le nom de Vincent De Haître fait déjà partie de la liste de candidats pour ces épreuves au sein de l’équipe nationale.

Chez Patinage de vitesse Canada, on se dit à l’aise avec la décision de sa vedette masculine de mettre sur glace sa carrière de patineur.

« Vincent est un athlète multisports très talentueux. Mais en plus de son talent, il travaille fort et met beaucoup d’efforts à l’entraînement pour devenir le meilleur athlète possible », a indiqué son entraîneur Bart Schouten.

« Je suis certain que les courses et l’entraînement en cyclisme sur piste feront de Vincent un athlète plus complet au moment de renouer avec le patinage de vitesse. Nous avons hâte de voir Vincent reprendre sa place parmi les meilleurs patineurs de vitesse au monde. »

+

Canuel songe à la retraite dans... deux ans

La cycliste élite avec le casque orange qui s’entraînera dans le parc de la Gatineau durant les deux prochaines semaines, c’est elle.

Karol-Ann Canuel se préparera en vue des championnats du monde qui auront lieu du 23 au 30 septembre à Innsbruck-Tirol, en Autriche. Elle tentera d’ajouter un quatrième titre en cinq ans au contre-la-montre par équipe après les médailles d’or récoltées en 2014, 2015 et 2016.

Qui sait, peut-être des automobilistes de l’Outaouais vont saluer la triple championne durant ses prochaines sorties. Tant qu’ils n’utilisent pas le klaxon de leur véhicule afin de l’encourager.

« Je n’aime pas ça », avoue Canuel au bout du fil.

L’athlète âgée de 30 ans venait de rentrer à la maison après avoir vu une de ses coéquipières au sein de l’équipe professionnelle Boels-Dolmans, Amy Pieters, gagner le Grand Prix de Plouay, samedi, en France. Canuel n’a pas terminé cette dernière course avant les championnats du monde, ayant été victime d’une chute. Rien de sérieux comme bobo.

On l’appelait lundi afin de lui jaser plutôt de son avenir.

La semaine dernière, Boels-Dolmans a annoncé le retour de Canuel en 2019. En fait, les deux parties se sont entendues sur un nouveau pacte de deux saisons.

« Ça fait déjà trois ans que je roule pour eux. C’est une bonne équipe avec de très bons athlètes et un personnel avec lequel j’ai beaucoup de plaisir. C’était une décision facile à prendre. »

Une formation qui compte dans ses rangs la championne olympique Anna van der Breggen de même que la championne du monde Chantal Blaak. Ces deux cyclistes ont aussi vu aussi leur contrat respectif être prolongé plus tôt durant l’année.

Si l’avenir à court terme de Canuel est maintenant réglé, celui à long terme devient aussi un peu plus clair.

Ça sent la retraite après la saison 2020 qui devrait être marquée par une deuxième participation aux Jeux olympiques.

« Je me vois passer à autre chose après ces deux années, laisse-t-elle tomber. C’est ce qui devrait logiquement arriver. Mais on ne sait jamais. »

De sa présente saison internationale, Karol-Ann Canuel dit avoir connu « des hauts et des bas ».

« Au Giro, j’aurais aimé être meilleure. Je suis tombée lors de la troisième étape. J’ai l’impression que ça m’a suivi. Puis j’ai failli gagner une course en Norvège. C’était le haut. Mais j’ai été rattrapé à 50 mètres du fil d’arrivée. C’était le bas. Il y a eu aussi plusieurs victoires de notre équipe. »

Canuel aura l’occasion de clore 2018 sur un point d’exclamation aux Mondiaux. « L’objectif final, c’est de gagner le contre-la-montre par équipe », concède-t-elle.

Boels-Dolmans avait dû se contenter du deuxième rang en 2017.