« Il faut penser grand pour jouer comme un grand », a déclaré l’Ottavienne Gabriela Dabrowski.

Dabrowski veut un autre titre du Grand Chelem

Une dernière compétition attend Gabriela Dabrowski avant d’attaquer les Internationaux d’Australie où elle s’avère la championne en titre en double mixte.

La joueuse de tennis d’Ottawa participe au tournoi WTA de Sydney où elle est la première favorite en double féminin avec sa partenaire chinoise Xu Yifan. La paire disputait un premier match tard lundi.

«J’ai été malade depuis une semaine maintenant... Mais à part ça, tout va bien, assurait Dabrowski via avant cette première partie.

«J’ai connu un excellent camp d’entraînement à Saddlebrook Sports Performance durant la saison morte en Floride», ajoute la droitière âgée de 26 ans.

Même affaiblie, elle a atteint la demi-finale du tournoi de Brisbane la semaine dernière aux côtés d’Yifan, s’inclinant au bris d’égalité de la troisième manche.

«C’était tout un match. Nous avons joué du tennis agressif. Malheureusement, tu vas perdre parfois même si tu joues très bien. Mais cette défaite va peut-être nous permettre de voir quelles ont été nos petites erreurs.»

Surtout que Dabrowski voit encore plus grand en 2019 après la dernière année marquée de succès. Elle a atteint la finale d’une étape du Grand Chelem à deux reprises en double mixte avec le Croate Mate Pavic, gagnant à Melbourne puis s’inclinant à Roland-Garros.

«J’aimerais bâtir sur ses succès. Puis ma partenaire Xu Yifan et moi, nous aimerions bien gagner un titre du Grand Chelem en double féminin. C’est un objectif ambitieux, mais il faut penser grand pour jouer comme un grand.»

Yifan et elle ont gagné trois tournois de la WTA depuis deux ans. Elles ont aussi atteint la demi-finale à Wimbledon.

Top-10 mondial

À un certain moment en 2018, Dabrowski s’est retrouvée au huitième rang du classement mondial en double. Elle était devenue seulement la quatrième Canadienne à percer le top-10 après Eugenie Bouchard, Carling Bassett-Seguso et Jill Hetherington.

Bouchard (5e) et Bassett-Seguso (8e) ont réussi l’exploit en simple tandis que Hetherington figurait parmi les meilleures en double.

«Je retiens plusieurs bons souvenirs de la dernière saison. Je me rappelle de Wimbledon en tant que la meilleure leçon puisque c’est le plus près que nous avons passé d’un titre du Grand Chelem.

«Un de mes moments favoris a été définitivement de gagner le double mixte aux Internationaux d’Australie. Mate et moi, nous avions disputé du très bon tennis pour atteindre la finale.»

Parlons justement de ces Internationaux d’Australie où Pavic et elle tenteront de défendre leur titre du 14 au 26 janvier.

«Je ne pense pas qu’il soit nécessairement utile de penser à ‘défendre un titre’. C’est un terme utilisé par les médias pour attirer l’attention sur un certain joueur ou un match, mais ce n’est pas un état d’esprit utile à avoir, a fait valoir Gabriela Dabrowski.

«Je ne suis pas trop préoccupée par ce qui s’est passé l’année dernière en matière de résultats. Je préfère me concentrer sur l’amélioration de mon jeu un peu dans chaque match et chaque entraînement. Et si j’ai fait un bon travail, les résultats suivront.»

Une fois le tournoi du Grand Chelem terminé à Melbourne, Dabrowski ne sait pas trop ce qui l’attendra pour les deux semaines suivantes. Ses prochains tournois à son horaire sont au Qatar, et aux Émirats arabes unis, en février.