«Ça me fait de la peine de devoir rester ici et continuer à m’entraîner», a affirmé le skieur Antoine Cyr.
«Ça me fait de la peine de devoir rester ici et continuer à m’entraîner», a affirmé le skieur Antoine Cyr.

Cyr doit oublier la Coupe du monde d’ici Noël

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Antoine Cyr et ses coéquipiers devront patienter avant de rivaliser à nouveau avec les meilleurs skieurs de fond au monde.

Nordiq Canada a annoncé qu’elle garderait son équipe nationale au pays jusqu’au Nouvel An en raison de la seconde vague de la pandémie qui sévit en Europe. Ses dirigeants feront l’impasse sur les premières courses prévues sur le circuit de la Coupe du monde en décembre à Lillehammer, Davos et Dresden.

«J’étais censé partir bientôt. Je suis comme n’importe qui. J’aurais aimé courir en Europe. Ça me fait de la peine de devoir rester ici et continuer à m’entraîner», a commenté Cyr lorsque joint à Canmore.

L’espoir olympique de Hull peaufinait sa préparation en vue de la Coupe du monde depuis deux semaines en Alberta. Même chose pour Katherine Stewart-Jones, de Chelsea.

«Je comprends la décision de la fédération. C’est une bonne décision. Elle veut minimiser les risques qu’un membre de l’équipe contracte la COVID-19, surtout que la situation évolue beaucoup un peu partout. Elle revoit en ce moment sa façon de faire afin d’ajouter d’autres mesures préventives pour nous protéger quand nous irons finalement en Europe.»

Cyr se croise les doigts qu’il pourra prendre des départs en Coupe du monde cet hiver. Surtout que les Jeux olympiques auront lieu dans 15 mois à Pékin.

L’équipe canadienne jongle avec l’idée de participer au Tour de ski 2021, du 1er au 10 janvier. Le départ de l’épreuve par étapes sera donné à Val Müstair, en Suisse, et se terminera par la montée finale à Val di Fiemme, en Italie.

Le tout sera suivi par des courses de la Coupe du monde plus tard en janvier.

Antoine Cyr se croise les doigts.

Antoin Cyr est perçu comme le successeur d’Alex Harvey.

«Peut-être que ce ne sont pas tous les lecteurs qui le savent, mais la réalité pour notre sport ici en Amérique du Nord, c’est que nous partons toujours avec une longueur de retard sur les Européens. Il faut voyager plus de 6000 km pour se rendre dans le berceau du ski de fond pour des compétitions. En plus, il faut s’adapter au décalage horaire. Là, si tu ajoutes les courses qui se font plus rares pour nous, c’est frustrant. Ce l’est encore plus quand tu vois les Européens qui peuvent participer aux courses. Je suis compétiteur dans l’âme...»

Le fondeur âgé de 22 ans est perçu comme le successeur d’Alex Harvey, à la retraite depuis maintenant un an et demi. Il avait terminé 12e au 10 km classique des championnats du monde juniors en 2018, en Suisse.

Puis l’année suivante aux Mondiaux des moins de 23 ans en Finlande, le produit du club Skinouk a pris le 20e rang aux sprints.

Ajoutez à ces résultats une 18e position au départ de masse de 30 km libre à l’édition 2020 présentée en mars, en Allemagne.

Ce fut son avant-dernière course avant le confinement relié à la COVID-19.

«Je peux te dire que même si nous n’avons pas de compétitions dans le prochain mois, personne ne va passer son temps à se tourner les pouces. Nous allons retourner au centre national d’entraînement à Québec. Nous allons retourner à la table à dessin pour réajuster les entraînements et nous assurer que notre corps sera prêt à rouler à 100 % quand nous allons reprendre les courses. Je préfère voir tout ça comme un cadeau qui tombe du ciel... que c’est moins de courses, mais beaucoup plus de préparation.»