L’arrivée de Ronaldo avec l’équipe nationale est accompagnée de rumeurs au sujet de son club.

Cristiano Ronaldo traîne des doutes

Alors que subsistent des doutes quant à son avenir avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo traîne des distractions non désirées jusque dans l’équipe nationale du Portugal, à moins de deux semaines du lancement de la Coupe du monde de soccer en Russie.

Ronaldo a rejoint la formation portugaise lundi, alors qu’un peu tout le monde se demandait ce qu’il va dire au sujet de son statut avec la prestigieuse formation espagnole.

Pour une deuxième année d’affilée, l’arrivée de Ronaldo avec l’équipe nationale est accompagnée de rumeurs au sujet de son club. La même chose est survenue l’année dernière à la Coupe des confédérations, lorsqu’un quotidien portugais a publié un article qui affirmait que Ronaldo voulait quitter le Real Madrid, après la révélation d’allégations de fraude fiscale en Espagne à son endroit.

Cette fois, c’est Ronaldo lui-même qui a soulevé de tels doutes, après avoir affirmé que « ç’avait été très beau » de jouer avec le Real Madrid, quelques instants après la finale de la Ligue des Champions.

Ronaldo a déclaré qu’il allait dévoiler ses projets une fois qu’il aurait rejoint l’équipe nationale. Ce moment est arrivé et les projecteurs seront tournés davantage vers l’attaquant vedette que vers la préparation du Portugal en vue de la Coupe du monde.

Ronaldo, qui a rejoint l’équipe nationale plus tard que les autres joueurs en raison de sa participation à la finale de la Ligue des Champions, s’est entraîné lundi. Il n’a pas rencontré les journalistes.

« Il est très fort mentalement, a déclaré le milieu de terrain portugais Joao Moutinho. Ça va ne déranger aucun de nous. Nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire ici avec l’équipe nationale. C’est la seule chose qui importe. »

Les champions en titre de l’Euro de 2016 ont déjà disputé deux matchs préparatoires - des verdicts nuls de 2-2 contre la Tunisie et de 0-0 face à la Belgique. Le Portugal affrontera l’Algérie jeudi dans sa dernière sortie avant la Coupe du monde, et il est plausible de penser que Ronaldo sera de ce match pour apporter du tonus à l’attaque portugaise.

Cinq fois élu joueur de l’année, Ronaldo détient un contrat qui le lie avec le Real Madrid jusqu’en 2021. Toutefois, lui et ses agents pourraient être à la recherche d’une hausse de salaire, dans un marché qui a explosé depuis le transfert record de Neymar du FC Barcelone au Paris Saint-Germain.

Le président du Real Madrid, Florentino Perez, a toujours traité Ronaldo comme un cas prioritaire. Et cette fois-ci, l’importance de ce dossier pour l’équipe pourrait être plus grande encore à la suite de la décision de l’entraîneur-chef Zinédine Zidane de remettre sa démission, et avec la possibilité que Gareth Bale quitte les rangs lui aussi.

Depuis que Ronaldo a émis ses commentaires à la suite de la finale de la Ligue des Champions, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il se joindrait au Paris Saint-Germain ou retournerait jouer avec le Manchester United.

L’an dernier, des reportages émanant de médias portugais indiquaient que la décision de Ronaldo de quitter le Real Madrid était « irrévocable ». Toutefois, il est demeuré au sein de la formation espagnole qu’il a aidée à gagner un quatrième titre de la Ligue des Champions en cinq saisons.

Par ailleurs, Ronaldo n’a pas caché son mécontentement en lien avec les accusations de fraude fiscale qui pèsent contre lui en Espagne. La semaine dernière, peu de temps après avoir laissé planer la possibilité que son séjour avec le Real Madrid tire peut-être à sa fin, des reportages dans des médias espagnols ont rapporté que sa proposition pour conclure une entente avec les autorités fiscales du pays avait été rejetée.

Ronaldo est accusé d’avoir fraudé les autorités fiscales à la hauteur de 14,7 millions d’euros (17,1 millions $ US) entre 2011 et 2014. Des procureurs l’ont accusé d’avoir utilisé une société prête-nom dans les îles Vierges britanniques dans le but de payer moins d’impôt.

Ronaldo et ses agents ont nié toute malversation.

POGBA VEUT « ÊTRE LE PATRON »

PARIS — Le milieu Paul Pogba, dont le rendement en équipe de France fait débat, assure qu’il veut « être le patron » des Bleus mais qu’il n’en a « pas les clés » car n’est « pas toujours dans les meilleures conditions ».

« Faut me dire : qui est le patron de l’équipe de France ? », s’interroge-t-il avant d’assener qu’«il y a un manque », dans un entretien à France Football réalisé il y a deux semaines et à paraître mardi, où il parle parfois de lui à la troisième personne.

Il développe ensuite : « Je peux jouer à droite, à gauche, en sentinelle. Je me sens à l’aise mais ce n’est pas comme si j’étais toujours dans les meilleures conditions. C’est comme si on me disait : +Je veux que tu sois patron+ mais qu’on ne me donne pas les clés », ou +Je te donne cette maison mais tu n’as pas les clés+ ».

« Paul doit être patron, oui, les gens en dehors le pensent, moi aussi. Je suis un des plus anciens avec Deschamps. Je veux être le patron de l’équipe de France. Mais ce n’est pas que moi. Je veux prendre les rênes de l’équipe mais il faut que je sois aussi dans les meilleures conditions. Je ne dis pas que je veux qu’on change tout pour moi, ce n’est pas ça. Si je dois jouer arrière droit, je le ferai à fond », ajoute-t-il.

« Paul il peut tout faire. Mais si aujourd’hui le coach me dit +Tu restes milieu défensif+, je vais faire quoi ? J’écoute les médias ou le coach ? Je ne contrôle pas tout. Paul, il doit être plus décisif... Je fais des choses que des milieux ne font pas mais eux ne sont pas jugés comme ça, juste récupérer des ballons et faire le milieu. Déjà, on me compare avec des 10, des attaquants... », relève aussi le joueur.

Lors de cet entretien, le joueur demande à l’interviewer : « Toi, t’es le coach de Paul, tu me mets où et tu me dis quoi ? Tu veux quoi de moi ?». Le journaliste répond : « À  gauche dans un milieu à trois et je te dis de faire ce qu’il faut dans le replacement mais de te projeter car, derrière toi, ça tient la baraque ».

Pogba approuve : « D’accord. Pourquoi ? Parce que tu penses que c’est là où je suis le meilleur et que je peux tout casser. Donc, tu veux me mettre dans les meilleures conditions. Je suis plus influent comme ça et je me sens le mieux comme ça, c’est ce que je t’aurais dit. Mais si ce n’est pas le cas, on fait comment ? »

LÖW ÉCARTE SANE MAIS LUI DONNE RENDEZ-VOUS POUR L'AVENIR

BERLIN — Le sélectionneur allemand Joachim Löw a écarté le feu follet de Manchester City Leroy Sane de sa liste des 23 pour le Mondial, mais lui a donné lundi rendez-vous « dès septembre » pour préparer l’avenir avec lui.

« Leroy a un talent énorme, absolu », a assuré Löw, « il sera bientôt de nouveau avec nous, à partir de septembre nous allons renforcer notre travail avec lui, mais il n’a peut-être pas complètement tout donné dans ses matches avec l’équipe nationale ».

L’éviction de Sane, qui était dans la liste provisoire des 27 retenus par Löw pour le stage pré-Mondial, est apparue comme une énorme surprise en Allemagne, où ce dynamiteur de défenses de 22 ans passe pour un des plus grands talents de la nouvelle génération.

Malgré une saison de haut niveau avec son club, Sane a pourtant toujours peiné à trouver sa place dans la Mannschaft. Il n’a marqué aucun but et fait une seule passe décisive en 12 apparitions sous le maillot aux quatre étoiles.

Le magazine Kicker, avant de savoir qu’il serait écarté du Mondial, le décrivait lundi matin comme « un corps étranger dans l’équipe, qui ne cherche pas ses partenaires et que ses partenaires ne cherchent pas ».

Ce reproche était particulièrement justifié samedi soir lors de l’amical contre l’Autriche (1-2), où Sane a certes beaucoup couru et beaucoup tenté de dribbles, tout en apparaissant souvent isolé ou à contre-temps. 

Avec Agence France-Presse