Lysanne Richard a terminé en deuxième position lors de la Coupe du monde de plongeon haut vol, tenue le week-end dernier, à Abu Dhabi.

Courte pause pour la plongeuse Lysanne Richard

Même si elle fait partie de l’élite mondiale du plongeon haut vol, Lysanne Richard ne roule pas sur l’or. À peine revenue du Championnat du monde à Abu Dhabi, où elle a terminé deuxième, la Saguenéenne maintenant installée à Montréal a repris ses activités normales.

« Je sens que j’ai clairement besoin de vacances, mais j’ai beaucoup de travail, mais aussi la famille et l’entraînement », raconte la plongeuse qui est rentrée tard dimanche soir après sa participation à la compétition internationale. « Je suis un peu éparpillée dans plusieurs projets. Ce sont toutes des affaires qui m’intéressent, mais ça me donne un horaire tout de même assez chargé », indique-t-elle.

« Avec trois enfants, t’es vraiment occupée et avec toute la saison et l’intensité de l’entraînement, je n’avais pas le choix de remettre des choses à plus tard. Je suis comme en retard sur ma vie », met en contexte Lysanne Richard qui a pris le troisième rang au cumulatif du calendrier de cinq épreuves du circuit Red Bull. La réalité te rattrape tellement vite. Je n’ai pas eu le temps de célébrer depuis que je suis arrivée. »

Contrairement à d’autres compétitrices, dans des pays où le sport du plongeon haut vol est plus populaire, la Saguenéenne doit travailler pendant la saison morte afin de boucler son budget. En plus de son entraînement, elle donnera également des conférences en plus de chercher activement des commanditaires en vue de la prochaine saison qui débutera en avril. Elle continuera également de mener quelques projets en lien avec son sport, comme l’agrandissement de la plateforme installée l’été dernier au parc Jean-Drapeau.

« C’est pour une cause qui est plus grande que moi. Les conférences, c’est sur le dépassement de soi et croire en soi. Je pense que j’ai une influence positive sur les gens que je rencontre. Pour le développement du sport, quand je vais arrêter, je vais avoir laissé ma trace pour le haut vol au Canada. Ça vaut la peine de s’investir, même si c’est sûr que ça demande des compromis sur le plan familial », insiste Lysanne Richard qui devrait faire un passage au Saguenay au début de l’année 2019.

« C’est sûr que si un jour, des entreprises m’aiment financièrement, je vais être moins occupée. Je cours un peu partout pour essayer de trouver du support financier », convient-elle.

D’ici le temps des Fêtes, avant de s’accorder une pause bien méritée, Lysanne Richard poursuivra son entraînement afin de ne pas perdre la main. Elle reprendra un rythme plus intensif en janvier. « Si on veut apprendre de nouveaux plongeons, on a du pain sur la planche », rappelle Lysanne Richard.