Laurie Blouin

Coupe du monde de Big Air: une lutte amicale entre Blouin et Marino

L’une est Canadienne, l’autre Américaine, mais les deux ont Maxime Hénault comme entraîneur et les deux ont pris les deux premières places des qualifications de planche à neige à l’épreuve de la Coupe du monde de Big Air. Samedi, ce sera donc une lutte à finir entre Laurie Blouin, médaillée d’or au Big Air lors des derniers XGames et médaillée d’argent en slopestyle aux Jeux olympiques de PyeongChang, et Julia Marino, qui est devenue en 2017 la première athlète féminine en 17 ans à remporter deux médailles lors des mêmes XGames.

«J’étais contente que Julia fasse la finale. On s’entraîne ensemble, alors on se connaît bien et on se parle souvent», a déclaré Laurie Blouin en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «On fait pas mal les mêmes manoeuvres, alors ce sera celle qui les fait le mieux, qui grab le plus longtemps», analyse-t-elle, jurant qu’elle n’a pas parié un souper avec son adversaire sur les résultats de la finale. En qualifications, Laurie a pris la deuxième place avec 92,50 points, deux de moins que les 94.50 de Marino.

Un peu de pression

La planchiste de Stoneham avoue également ressentir un peu de pression du fait qu’elle soit la seule athlète de la région de Québec en grande finale. «Je sais que je suis à Québec et que c’est rare que les gens d’ici ont la chance de me voir en compétition, mais j’essaie quand même de ne pas trop m’en faire», ajoute-t-elle. 

En finale, Blouin aura aussi l’œil sur la Slovaque Klaudia Medlova, dernière qualifiée et qui, comme elle, fait un «double cork» 1080° à l’entraînement. La Britannique Katie Ormerod, en 2014 alors qu’elle n’avait que 16 ans, est la première femme à avoir réussi cette figure qui est l’une des plus difficiles sur planche avec ses trois rotations complètes et deux flips inversés. «Klaudia ne l’a jamais atterri en compétition. Si elle y arrive, ça peut changer la «game» », poursuit celle qui ne détesterait pas elle non plus avoir l’occasion de tenter cette manoeuvre samedi. «Si j’atterris bien à mes deux premiers sauts, peut-être que j’essaierai d’atterrir le «double cork» 1080° à mon troisième essai. Je le fais à l’entraînement depuis janvier, mais moi non plus, je ne l’ai jamais essayé en compétition», indique-t-elle.

Elle discutera bien sûr stratégie avec son entraîneur, elle qui garde généralement la même approche lors des qualifications. «Je me qualifie toujours avec le «double cork», peu importe le niveau de compétition. Je ne regarde pas vraiment ce que les autres filles font, car je sais que si je réussis cette manoeuvre, je vais me qualifier.»