«J’ai éprouvé plusieurs difficultés cette saison. J’en assume une bonne partie du blâme, même s’il y a plusieurs choses qui s’avéraient hors de mon contrôle», a confié Dustin Cook.

Cook veut oublier la dernière saison

Dustin Cook passera les prochains jours dans son patelin.

Le vice-champion du monde en super-G en 2015 participera à une activité de financement dans une micro-brasserie locale. Un exercice qu’il répète depuis déjà quelques années.

Parce que l’athlète de Lac-Sainte-Marie a l’âme charitable.

Mais aussi parce qu’il aime la bière !

« Ensuite, c’est le retour sur la neige pour notre camp de printemps à Panorama en Colombie-Britannique », a souligné Cook.

Ça fait déjà un mois qu’il n’a pas skié. Ce dernier a mis un terme à une saison difficile tôt en mars quand il n’a pu rallier le fil d’arrivée de la Coupe du monde de Kvitfjell, en Norvège.

C’était la quatrième course de suite qu’il était incapable de terminer.

Ça comprenait le super-G des Mondiaux à Are, en Suède.

« J’ai éprouvé plusieurs difficultés cette saison. J’en assume une bonne partie du blâme, même s’il y a plusieurs choses qui s’avéraient hors de mon contrôle », a-t-il souligné.

Une tempête parfaite s’est abattue sur le programme de vitesse de l’équipe canadienne masculine.

Deux skieurs, Manuel Osborne-Paradis et Broderick Thompson, ont vu leur saison prendre fin prématurément en raison de blessures à un genou. Puis le vétéran Erik Guay a pris sa retraite avant la Coupe du monde à Lake Louise.

« Nous étions décimés. Les blessures font partie de la réalité. Puis je comprends pleinement la décision d’Erik. Je me suis toutefois retrouvé seul pendant une partie du reste de la saison. Ce n’était pas facile pour voyager, s’entraîner et concourir sans des gens pour t’appuyer ou même avec lesquelles tu peux simplement jaser. »

Ajoutez à cela que les skieurs ont uni leurs efforts pour chasser l’entraîneur autrichien Burkhard Schaffer, tôt en janvier.

« Ce n’est pas l’idéal au milieu d’une saison, surtout au sein d’une équipe de la Coupe du monde qui aspire à la victoire. Mais ce changement était nécessaire. »

Ce sera un des anciens coéquipiers de Cook qui prendra la relève dès la saison prochaine. John Kucera a gagné l’or en descente aux Mondiaux en 2009 à Val-d’Isère. Il s’occupait de l’équipe canadienne sur le circuit de la Coupe d’Europe.

« C’est un super bon coach. Très solide techniquement. Il y a un respect mutuel entre nous. »

Dustin Cook dit avoir beaucoup appris de la dernière saison, sa neuvième en carrière en Coupe du monde. Il va préférer sûrement se souvenir du début de l’hiver qui avait été marqué par une 16e place au super-G de Lake Louise et une 21e position à Beaver Creek.

L’autre truc positif à retenir de cette année de misère ?

« Je me sens super bien. Je touche du bois. C’est sûr que je n’ai plus le corps d’un jeune skieur, mais je n’ai pas de bobo », a fait valoir Cook, qui a fêté ses 30 ans en février.

Un été fort occupé l’attend loin des pentes.

L’athlète de l’Outaouais va se marier en juillet. Il épousera une ancienne skieuse de l’équipe américaine, Abby Ghent. Les deux amoureux se connaissent depuis huit ans.