Karol-Ann Canuel, qui habite maintenant à Barcelone, entame sa 10e saison chez les pros en Europe.

Canuel entame la saison en force

Pendant un instant, Karol-Ann Canuel croyait bien commencer sa nouvelle saison sur une note victorieuse.

Ça se passait la semaine dernière en Espagne. Plus précisément à la Setmana Ciclista Valenciana.

Une course par étape à laquelle la cycliste gatinoise et ses coéquipières de l’équipe professionnelle néerlandaise Boels-Dolmans participaient.

Canuel a pris le troisième rang lors de la première des quatre étapes, jeudi, derrière l’Américaine Ruth Winder et l’Italienne Soraya Paladin. « Je revois encore la fin dans ma tête », a-t-elle avoué, quatre jours plus tard, au bout du fil.

« J’aurais pu mieux jouer mes cartes. »

L’athlète qui fêtera bientôt ses 31 ans bataillait pour le premier rang avec l’éventuelle gagnante. Puis un rond-point attendait la paire, non loin du fil d’arrivée.

« J’ai mal étudié le parcours. Il fallait faire le tour complet, ou plutôt au trois quarts, de ce rond-point. Je ne m’attendais pas à ça. »

Résultat, Winder a pu s’éloigner de Canuel et franchir le fil d’arrivée en premier.

Reste que la vétérante cycliste se dit quand même « ben contente » de ce début de saison. Elle a pris le neuvième rang au classement général.

« Tu passes tout l’hiver à te préparer pour une nouvelle saison. C’est le fun de voir où je me situe. »

Il s’agit de sa 10e saison déjà chez les pros en Europe. L’aventure a commencé en 2010 chez Vienne Futuroscope, une formation française.

« Je suis toujours tout aussi excitée de commencer une nouvelle saison. Sinon, j’arrêterais. »

Canuel avait terminé l’année 2018 en force aux championnats du monde à Innsbruck. Il y avait eu cette médaille d’argent au contre-la-montre par équipe.

Deux jours plus tard, elle avait terminé huitième au contre-la-montre individuel. Puis cette sixième place obtenue lors de la course sur route de 156 km.

« Je n’ai pas touché à mon vélo pendant cinq semaines quand je suis revenue. Dans le passé, je pouvais rouler une journée de temps en temps quand il faisait beau », a relaté Canuel.

« Je voulais vraiment décrocher cette fois-ci et faire autre chose. »

Les deux prochains mois et demi seront passés en Europe. La prochaine course a lieu dans deux semaines. Quatre dates importantes se trouvent à son horaire de la saison. Il y a le Giro d’Italie en juillet.

Le mois auparavant, ce sera place aux championnats canadiens.

Des courses en Belgique en avril se trouvent dans sa mire. « Et comme chaque année, il y aura les championnats du monde à la fin de l’été », a énuméré Canuel, qui prévoit revenir en Outaouais en mai.

« Quand il va recommencer à faire beau », a-t-elle lancé en riant.

Le mercure flirtait avec la barre des 20 degrés Celsius lundi en Espagne où la cycliste a élu domicile, non loin de Barcelone, pour la première moitié de saison.

« Je vise au moins une victoire quelque part cette saison », a soutenu Karol-Ann Canuel dont la dernière présence sur la première marche du podium dans une épreuve individuelle remonte en juin 2017.