La Hulloise Pamphinette Buisa s’est taillé une place au sein de l’équipe féminine canadienne de Rugby en vue des Jeux panaméricains.

Buisa aura des choses à prouver

La Hulloise Pamphinette Buisa était aux anges, il y a quelques semaines, quand on lui a dit qu’elle ferait partie de la délégation canadienne qui prendra part aux Jeux panaméricains.

On lui a trouvé une place au sein de l’équipe féminine qui visera l’or lors de la compétition de rugby à sept.

Rugby Canada et le comité olympique canadien ont officiellement dévoilé la formation, mardi midi.

« Les opportunités de participer à des compétitions multisports ne passent pas tous les jours », a souligné Buisa lorsque contactée par LeDroit.

« On se fixe différents buts, dans une carrière. Moi, je veux participer au plus grand nombre d’événements internationaux. Je voulais prendre part à la Coupe du monde. Je l’ai fait. Je visais une participation aux Jeux du Commonwealth. J’y suis allée à titre de réserviste. J’aurai maintenant la chance d’ajouter les Jeux panaméricains à ma liste. Le prochain objectif sera les Jeux olympiques », résume-t-elle.

On y reviendra.

Buisa était d’abord heureuse d’avoir sa place à Lima parce que la dernière saison n’a pas été la plus facile. Une blessure subie durant un camp d’évaluation de l’équipe nationale de rugby à 15, à Guelph en Ontario, lui a causé de sérieux problèmes.

Elle a été obligée de s’absenter pendant un petit bout de temps.

« J’ai juste encaissé un petit coup. Tout est réglé, maintenant », assure l’ancienne de l’école secondaire Philemon-Wright.

« J’estime même que tout ça fut positif, comme expérience. Une expérience enrichissante qui m’a permis d’apprendre différentes choses. J’ai pris davantage conscience de certains concepts de base comme le sommeil et la récupération. On a parfois tendance à les négliger », dit-elle.

« J’ai aussi profité de cette période pour repenser à mon rôle au sein de l’équipe nationale. Je dois être robuste. Je dois être agressive. Cette façon de jouer doit m’habiter quand nous avons le ballon et quand nous sommes en défensive. Je dois frapper », explique-t-elle.

Le mois dernier, durant la convalescence de Buisa, l’équipe canadienne de rugby à sept s’est officiellement qualifiée pour les JO de l’été 2020, à Tokyo. Ses coéquipières ont obtenu leur ticket en terminant au troisième rang du classement général de la Série de R7 féminin de World Rugby, pour la saison 2018-19.

À Lima, les Canadiennes feront partie du Groupe B. Elles auront pour rivales les Brésiliennes, les Péruviennes et les représentantes de Trinité-et-Tobago.

Buisa et ses coéquipières viseront d’abord la victoire. Le Canada a remporté l’or, tant chez les femmes que chez les hommes, lors de la dernière édition des PanAms.

Buisa voudra également faire bonne impression, à titre personnel. Son poste pour Tokyo n’est pas assuré.

« On développe de plus en plus de joueuses, ce qui fait en sorte que le bassin est assez profond. Les sélectionneurs ont beaucoup de choix », dit-elle.

Une autre joueuse du coin, l’Ottavienne Olivia De Couverer, a été sélectionnée pour Lima.