Même s’il préfère garder espoir, le directeur général de Baseball Québec, Maxime Lamarche, avoue que plusieurs craignent que la saison de baseball n’ait pas lieu.
Même s’il préfère garder espoir, le directeur général de Baseball Québec, Maxime Lamarche, avoue que plusieurs craignent que la saison de baseball n’ait pas lieu.

Baseball Québec doit planifier l’implanifiable

À l’aube de ce qui serait normalement le lancement de la saison, Baseball Québec doit se résoudre à tenter de «planifier l’implanifiable» alors que toutes les activités sportives sont présentement arrêtées en raison de la pandémie de COVID-19.

«Nous sommes à planifier les grandes lignes que les différentes associations prendront quand le «go» leur sera donné. Par exemple, peuvent-elles démarrer le 1er juillet, mais sans avoir le droit de se déplacer entre les régions? Ou en août en ayant le droit de se déplacer entre les régions?» explique le directeur général de Baseball Québec, Maxime Lamarche.

Il fait d’ailleurs remarquer que si les déplacements ne sont pas un enjeu au niveau local, il y a une grande différence par exemple au niveau AA où seules les régions de Québec et de Montérégie peuvent fonctionner sans quitter leur région.

Championnats

«Sera-t-il possible de tenir des championnats provinciaux avec les régions limitrophes? C’est le genre de question que nous nous posons actuellement», poursuit-il, ajoutant que la présence des équipes québécoises aux championnats canadiens risque d’être annulée si la situation ne change pas d’ici le 1er mai.

«Il ne faut pas oublier que le Québec est la seule province où la fédération soutient la participation des joueurs au championnat national», fait remarquer Maxime Lamarche.

Les championnats provinciaux pourraient quant à eux être repoussés plus loin ou être carrément annulés afin de permettre aux équipes de disputer plus de matchs et de tenir davantage d’entraînements.

Même s’il préfère garder espoir, Maxime Lamarche avoue que plusieurs craignent que la saison de baseball n’ait pas lieu. «C’est pour ça que dès que ce sera possible et dès qu’une ville sera prête à commencer, il faudra que leurs joueurs sautent sur le terrain.»

Il ajoute que les inscriptions au baseball s’alignaient encore pour être en hausse cette année avant la première conférence de presse du premier ministre François Legault à propos de la COVID-19.

«Mais après, tout s’est arrêté, tout est tombé dans le néant. C’est normal aussi, les gens qui ont perdu leur emploi ne sont pas nécessairement en mesure de payer des inscriptions. De notre côté, nous avons suspendu la formation pour les arbitres», poursuit-il.

Sauver la saison

Maxime Lamarche ajoute que si aucun match n’est joué à la mi-août, il sera difficile de sauver la saison. «Mais sachant que septembre est rendu un mois plus beau que mai, durant lequel on est habitués à jouer, si une équipe décide de commencer le 8 août, nous allons l’appuyer.»

Quant aux 1000 jeunes inscrits aux différents programmes sports-études dédiés au baseball, ils doivent fonctionner différemment avec la fermeture des écoles. «Tous nos responsables ont la directive d’envoyer à leurs élèves jusqu’au 1er mai des entraînements qu’ils peuvent faire à la maison», termine-t-il.