Le combattant originaire de Buckingham a vaincu Adam Hunter dès le premier round de la finale des 205 livres du gala TKO44.

Barriault prêt pour l’UFC

Marc-André Barriault s’attend à recevoir un appel de la puissante organisation UFC après avoir gagné une deuxième ceinture, vendredi soir, à Québec.

Le combattant originaire de Buckingham a vaincu Adam Hunter (7-2, 6 KO) dès le premier round de la finale des 205 livres du gala TKO44 présenté au centre Vidéotron. Il possède déjà le titre chez les poids moyens (185 livres).

«Je suis convaincu que j’en ai fait suffisant... J’ai fait assez de bruit vendredi pour qu’ils se déniaisent», laisse tomber Barriault au bout du fil, lundi, lorsque joint à Québec où il habite depuis sept ans.

Ils, ce sont les dirigeants de l’UFC. Ces derniers ont déjà tâté le terrain auprès de l’ancien joueur de football de l’école secondaire Hormisdas-Gamelin.

Au point où Barriault, âgé de 28 ans, croyait au printemps qu’il pourrait aboutir dans un octogone de l’UFC le 28 juillet à Calgary.

Mais il y avait congestion chez les poids moyens. Ce qui a mis fin à ses espoirs à l’époque.

«J’ai un bon feeling de recevoir enfin ce fameux appel dans les prochaines semaines. Ça devrait finir par se concrétiser.»

Barriault (11-1, 8 KO) se verrait bien effectuer ses débuts lors du gala du 8 décembre prévu à Toronto.

«J’ai montré que je suis polyvalent. Je me suis battu contre une bonne pièce d’homme chez les 205 livres et j’ai gagné. Les 185 livres, c’est ma division. Je vais être dominant à ce poids. Mais je ne ferme aucune porte.»

Barriault disputait vendredi le sixième et dernier combat de l’entente qui le liait à TKO. Il était heureux de conclure son séjour au sein de cette organisation devant les amateurs de Québec, sa ville adoptive.

«Je suis arrivé là-bas en 2011. Le temps passe vite», avoue-t-il.

Marc-André Barriault y était déménagé notamment pour les études. Il travaille maintenant dans les hôpitaux de la vieille capitale «deux à trois jours par semaine» en tant que cuisinier, lui qui possède deux diplômes dans ce domaine.

Là-bas, il a pu aussi poursuivre son apprentissage des arts martiaux qui avaient commencé en Outaouais chez Patenaude. L’amour s’est pointé aussi dans son quotidien.

Sa copine Jade Masson-Wong combattait notamment avant lui vendredi au centre Vidétron. En fait, le couple s’est fiancé dans l’octogone en mai dernier.

La paire se tapera une semaine de repos bien mérité dans les prochains jours.

«On va se gâter. Ça fait deux bons mois que j’étais en camp d’entraînement intensif», souligne Barriault, nullement déçu que son combat ait été de courte durée contre Hunter.

«L’important, c’est de finir le travail rapidement et d’éviter les bobos inutiles. Puis j’ai eu quand même l’occasion de montrer d’autres choses. J’ai effectué beaucoup de projections au sol dans ce combat», note le gros cogneur de 6’1’’ et 185 livres.

Surnommé «Power Bar», Marc-André Barriault n’était pas le seul athlète originaire de l’Outaouais à participer au gala TKO44. Julien Leblanc a subi sa première défaite en carrière chez les pros, s’inclinant par décision unanime des juges contre le mi-moyen français Damien Lapilus. Guillaume Poulin a perdu par KO technique contre Danny Malette.