Originaire de Gatineau, Marc-André Barriault effectuera ses débuts dans un octogone de l’UFC, ce samedi, à Ottawa. Le poids moyen participait jeudi matin à la traditionnelle journée des médias qui précède un gala.

Barriault prédit une victoire par KO au gala Fight Night d'Ottawa

Marc-André Barriault veut se faire un nom rapidement, samedi soir, à ses débuts dans l’octogone de l’UFC. Confiant, il s’attend à arrêter son adversaire tôt dans le combat.

L’athlète originaire de Gatineau a joué au devin à deux jours du gala Fight Night qui se déroulera dans son patelin au centre Canadian Tire. « Je prédis un knock-out de PowerBar au deuxième round », a-t-il lancé en français, jeudi, lors de la journée média tenue par l’organisation d’arts martiaux mixtes.

« PowerBar », c’est son surnom.

Et le combattant âgé de 29 ans s’est assuré de bien passer son message à tout le monde, répétant immédiatement le tout dans la langue de Shakespeare. « Second round knock-out », a-t-il dit aux journalistes anglophones, dont un représentant du quotidien USA Today.

Barriault montre une fiche de 11-1 chez les pros. Il est double champion chez TKO, une organisation québécoise.

L’UFC l’a mis sous contrat l’automne dernier. Elle lui opposera samedi un ancien gagnant de la série télé « Ultimate Fighter », l’Américain Andrew Sanchez (11-4).

Il s’agira du premier des six combats inscrits sur la carte principale de la soirée.

« Ils (dirigeants de l’UFC) m’ont mis dans une position enviable. Je crois qu’ils veulent voir tout de suite ce dont je suis capable. Je ne vais pas les décevoir. »

Premier constat ? La confiance ne fait pas défaut chez lui.

« Je veux gagner. Je veux passer un message tout de suite, m’établir dans la division des poids moyens et montrer pourquoi je suis double champion chez TKO. »

Marc-André Barriault et Andrew Sanchez se connaissent bien. Les deux hommes se sont déjà affrontés à l’entraînement au Tristar, à Montréal. La dernière séance a eu lieu la veille de l’annonce de leur combat du 4 mai.

Sanchez s’est targué en entrevue ces dernières semaines d’avoir eu le meilleur durant ce face-à-face.

L’espoir québécois en a eu vent. Ça semble le chicoter.

« Ce n’était qu’une séance d’entraînement qui se déroulait dans le respect, rien de plus, a fait valoir Barriault. Ça sera différent en combat. Il va voir samedi soir le meilleur de Marc-André. »

Les réponses à la troisième personne étaient nombreuses.

L’autre truc qu’on retient de cette séance questions et réponses de la vedette locale du gala ? Barriault veut se hisser rapidement dans la hiérarchie de l’UFC.

« Je ne suis pas le genre gars qui aime attendre pour quelque chose, a-t-il dit en anglais. Je vais faire le travail quand ça compte. Et c’est ce que je vais faire de mon mieux lors du gala Fight Night avec mes poings. »

« Je vais savoir où je me situe assez rapidement après samedi soir », a-t-il ajouté en français.

Son plus gros défi qui l’attend dans la cage ? Ne pas se laisser emporter par l’accueil qu’il risque de recevoir.

« Ne pas essayer de trop en faire, de garder ça à l’essentiel et vraiment faire ce que je suis capable et donner un bon spectacle devant tout mon monde. »

Une partie des sections 102 et 103 sera composée d’amis et parents, dont son papa Doris. La soirée possédera une signification particulière pour lui.

« Il a participé à la construction (du centre Canadian Tire) durant les années 1990. Maintenant, il va assister au combat de son garçon dans le même amphithéâtre », a souligné Marc-André Barriault, visiblement ému.

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Deux ans sans victoire pour un vétéran de l’UFC

Deux vétérans américains de l’UFC espèrent mettre fin à une disette à Ottawa. Cub Swanson et Derek Brunson, tous deux âgés de 35 ans, feront partie de la carte principale du « Fight Night ».

Classé 10e chez les poids plumes, Swanson (25-10) a perdu ses trois derniers combats, dont deux par soumission. Sa dernière victoire remonte à avril... 2017.

Deux ans sans gagner, c’est long. Mais le principal intéressé a retrouvé le sourire ces derniers mois. Depuis qu’il est devenu papa de... jumeaux. « J’ai toujours voulu gagner des sous pour construire une maison puis fonder une famille. Quand je regarde mes enfants, je suis un gars heureux », a soutenu Swanson, un Américain de la Californie.

Ce dernier affrontera Shane Burgos (11-1), samedi soir, au centre Canadian Tire.

Quant à Brunson (18-7), le numéro neuf des poids moyens a perdu ses deux derniers combats. Il sera confronté à Elias Theodorou.

Qui dit Brunson, dit présence assez courte dans l’octogone. Neuf de ses 10 derniers combats ont pris fin au premier round. Dans le lot, il y a quatre revers, dont un contre Anderson Silva en février 2017.

Le lutteur de la Caroline du Nord a aussi parlé de sa carrière précédente à l’école secondaire. Il était cheerleader.

« Cela m’a aidé à devenir un meilleur combattant d’arts martiaux mixtes. J’avais un bon équilibre. Aujourd’hui, je ne crois pas toutefois que je serais en mesure de lancer une fille dans les airs comme auparavant ! »

Si Swanson et lui veulent renouer avec la  victoire, un autre combattant, Brad « Superman » Katona, tentera pour sa part de rester invaincu face au poids coq Merab Dvalishvili. Le natif de Winnipeg qui s’entraîne maintenant à Dublin, en Irlande, est parfait en neuf combats jusqu’ici en carrière chez les pros.

Avant de se joindre à l’UFC, Katona était un ingénieur mécanique au Manitoba. Il a aussi été membre de l’équipe canadienne  de boxe amateur. L’homme de 5’6’’ et 135 livres a notamment été champion des Gants dorés au pays en 2013.

Un seul combat féminin est prévu. Il impliquera Macy Chiasson, de La Nouvelle-Orléans, classée 14e chez les poids coqs.