Le spécialiste des arts martiaux mixtes originaire de Gatineau, Marc-André Barriault (gauche), est toujours à la recherche d’une première victoire dans l’UFC après trois combats. L’ancienne vedette Patrick Côté (droite) avait vécu aussi pareille situation avant de prendre son élan, encaissant quatre revers de suite au milieu des années 2000.

Barriault peut s’inspirer du «Prédateur»

Ça fera bientôt trois ans que Patrick Côté a livré son dernier combat dans un octogone.

Le « Prédateur » a pris sa retraite en avril 2017 après sa défaite aux mains de Thiago Alves lors du gala UFC 210. Il a mis fin à une brillante carrière de 15 ans dans les arts martiaux mixtes, dont 12 dans l’UFC.

Ça ne l’empêche pas de suivre encore attentivement ce qui se passe chez son ancien employeur. Dans son rôle de commentateur à RDS, il garde un œil sur les combattants québécois, dont Marc-André Barriault qui était considéré un bel espoir à sa sortie de l’organisation TKO.

Sauf que l’athlète originaire de Gatineau a encaissé la défaite à ses trois premiers affrontements dans l’UFC en 2019.

Sa plus récente est survenue la semaine dernière en Corée du Sud. Un revers subi aux mains du favori local, Jun Yong « The Iron Turtle » Park, à la suite d’une décision unanime des juges.

Une performance que Côté a vue, tout comme les deux autres combats impliquant Barriault contre Andrew Sanchez et Krzysztof Jotko chez les poids moyens.

« Ça n’a pas été des combats spectaculaires, avoue Côté, au bout du fil. Ce n’est pas ce à quoi Marc-André nous a habitués. Il a toujours été un gars dans l’action. Un bagarreur. Là, on sent qu’il met les freins, qu’il ne se laisse pas aller.»

Et Côté pense avoir mis le doigt sur le bobo.

«Il pense trop. Je pense qu’il y a un blocage mental. Il ne se fie pas à ses instincts.»

Ce ne sont pas tous les combattants qui survivent à une fiche de 0-3 dans l’UFC. Certains se voient montrer rapidement la porte.

Barriault, lui, a déjà confirmé sur les médias sociaux qu’il obtiendra un quatrième combat. Reste à voir quand et contre qui en 2020.

Et il y a de l’espoir pour le pugiliste de 29 ans.

Patrick Côté avait aussi dû attendre un bout de temps avant de gagner. Il a subi la défaite à ses quatre premières sorties dans la puissante organisation d’arts martiaux mixtes.

«Si ça peut servir d’inspiration à Marc-André, même si ma situation était un peu différente, précise tout de même Côté.

«Mon premier combat contre Tito Ortiz, je l’ai accepté quatre jours auparavant. Cela a permis de sauver la finale du gala UFC 50. Je pense que l’UFC se sentait par la suite un peu redevable envers moi.

«En plus, j’avais fait une bonne performance pour un gars qui n’était pas censé durer 30 secondes.»

Une «erreur d’apprentissage» au troisième round lui a coûté son deuxième combat perdu par soumission contre Joe Doerksen. Il a changé de catégorie de poids. Ensuite, son troisième affrontement face à Chris Leben s’est soldé par une décision partagée.

Côté croit que Marc-André Barriault a juste besoin d’une victoire pour retrouver son élan.

«C’est aller chercher cette maudite première victoire ! Il va se sentir libre par la suite. Quand j’ai gagné, je suis parti sur une séquence durant laquelle j’ai été invaincu pendant un bout.»

Se battre dans un octogone ne lui manque pas du tout ces jours-ci. Il savoure sa nouvelle vie.

«Quand j’ai pris ma retraite de mon propre chef, j’étais prêt. J’avais placé mes pions. J’avais commencé à préparer mon après-carrière, à fonder ma famille.»

«L’important, c’était que j’étais en santé. Je me suis fait opérer 11 fois durant ma carrière. J’ai eu huit chirurgies aux deux genoux. Mais ma tête est correcte.»