Marc-André Barriault était curieux de voir comment se déroulerait la reprise des activités de l'UFC.
Marc-André Barriault était curieux de voir comment se déroulerait la reprise des activités de l'UFC.

Barriault encouragé par la reprise de l’UFC

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Flanqué de sa copine, Marc-André Barriault a suivi «attentivement» le retour de l’UFC, samedi soir, au petit écran.

Le combattant originaire de Gatineau était curieux de voir comment se déroulerait la reprise des activités de son employeur. La puissante organisation d’arts martiaux mixtes a tenu à huis clos un important gala à Jacksonville.

«J’attendais ça avec impatience. J’étais excité de voir comment ça irait. Ça n’a pas été parfait, mais c’était quand même une carte exceptionnelle. Je suis convaincu que des ajustements seront apportés.»

Un seul combat a dû être annulé suite à l’infection à la Covid-19 d’un des pugilistes, le Brésilien Jacare Souza.

Un total de 11 affrontements a été présenté. Il s’agissait d’un premier événement sportif majeur à se dérouler en Amérique du Nord depuis deux mois en raison de la pandémie.

De quoi faire rêver Barriault, dont le prochain combat dans l’UFC était prévu initialement le 20 juin à Saskatoon.

«Ce gala (de samedi), c’est l’étincelle dont j’attendais, avoue l’ancien champion de TKO, dont la carrière sur trouve sur pause depuis le mois de mars.

«J’ai hâte de reprendre l’entraînement et de retrouver la camaraderie», ajoute-t-il.

«J’ai hâte de reprendre l’entraînement et de retrouver la camaraderie», avoue Marc-André Barriault (gauche).

Barriault sait très bien que son retour dans l’octogone n’aura pas lieu le mois prochain dans les Prairies. «Ni contre le Polonais que je devais affronter», dit-il en parlant d’Oskar Piechota (11-3-1).

L’UFC a tenu un appel-conférence avec ses combattants, il y a deux semaines. Son président Dana White a tenu à rassurer les athlètes pour la suite des choses.

L’organisation aimerait présenter des galas sur une base régulière. Deux autres cartes se trouvent à son horaire cette semaine en Floride.

«L’UFC va analyser ensuite comment tout ça s’est passé. Elle espère retomber sur un horaire normal.»

Barriault se doute bien que son nom ne sera pas appelé dans le prochain mois. «Avec la frontière qui est fermée, ce sont juste les gars qui sont aux États-Unis qui se sont battus samedi, souligne-t-il.

«Moi, ça ira probablement plus vers la fin de l’été. Je serais partant d’aller me battre à Jacksonville ou Vegas, si la frontière est ouverte.»

L’athlète âgé de 30 ans dit avoir besoin d’un minimum de quatre semaines pour se préparer à un éventuel combat.

«Mon poids est bon. Je ne traîne pas de bobos.»

Ce dernier a gardé la forme en tentant diverses expériences loin des dojos qui sont fermés. Il y a eu des bains froids dans un lac pour stimuler sa combativité.

À cela se sont ajoutées des séances de yoga chez lui «parce que je n’en faisais pas auparavant... Je n’avais pas le temps pour ça!»

«Depuis deux mois, j’ai beaucoup travaillé sur ma personne... dans ma tête à me reconnecter avec le vrai PowerBar... à retrouver mon identité comme être humain, à être la meilleure version de moi.»

Son dernier combat remonte à quatre jours avant Noël en Corée du Sud. Le poids moyen s’était incliné contre Jun Yong «The Iron Turle» Park.

C’était la troisième défaite de Barriault en autant de sorties dans l’UFC.

En attendant de recevoir l’appel de ses patrons et se taper un éventuel camp d’entraînement en Outaouais, l’athlète âgé de 30 ans a renoué depuis six semaines avec son autre emploi. Celui de cuisinier à l’hôpital Chauveau de Québec.

«Ça m’aide à m’accrocher. Je voulais me sentir utile. Je suis content de pouvoir aider à faire une différence.»