Le Canada a terminé la première ronde de qualification de la Coupe du monde de basket-ball avec une victoire facile de 99-69 contre les Îles Vierges américaines, lundi, à Ottawa. Plus de 3600 spectateurs ont assisté à cette partie présentée à l’aréna de la Place TD.

Avenir prometteur pour le basket canadien

Cinq joueurs de la NBA et même un ancien premier choix au repêchage se trouvaient dans l’alignement, lundi, à l’aréna de la Place TD. Mais c’est une verte recrue de 18 ans de même qu’une ancienne gloire locale qui a retenu l’attention durant ce rare passage de l’équipe nationale masculine de basket-ball à Ottawa.

R.J. Barrett et Phil Scrubb ont marqué respectivement 13 et 14 points dans le gain de 99-69 du Canada contre les Îles Vierges américaines. Il s’agissait du dernier match du premier tour de qualification en vue de la Coupe du monde qui aura lieu en 2019.

Barrett, Scrubb et leurs coéquipiers ont terminé cette ronde initiale en tête du groupe D avec une fiche de 5-1.

« J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec ces gars-là », a soutenu Barrett, cette sensation ontarienne qui évoluera à l’université Duke dès le mois d’août. Il était la recrue la plus sollicitée par les gros programmes de basket dans la NCAA.

Son nom revient souvent dans les discussions quand vient le temps de cibler le plus bel espoir en vue du repêchage de la NBA qui aura lieu l’an prochain.

Lundi, il a encore ajouté quelques faits saillants spectaculaires à sa feuille de route. On l’a vu réaliser une passe à l’aveuglette derrière son dos au vétéran Kelly Olynyk, qui entamera sa sixième saison dans la NBA cet automne.

L’entraîneur-chef Jay Triano a répété ces dernières semaines que l’avenir du Canada sur la scène internationale s’avère prometteur. Que l’équipe mise non seulement sur un bassin talentueux et jeune.

« Mais vous avez vu que nous possédons de la profondeur », a-t-il fait valoir. Ses douze joueurs en uniforme ont disputé un minimum de six minutes contre les Îles Vierges.

Puis c’est une formation qui a dû retrancher quelques joueurs fidèles à l’équipe canadienne dans les dernières semaines. Il y a le garde d’Aylmer, Olivier Hanlan, qui n’a pas été retenu pour ces parties. Il vient de connaître sa meilleure saison chez les pros, aidant le club-école des Spurs de San Antonio à gagner le championnat de la G-League.

Ce ne serait que partie remise pour lui. Le Canada disputera le second tour des qualifications de la Coupe du monde en septembre, novembre et février. « Il faudra voir qui sera disponible pour nous ou pas », a souligné Triano.

Kelly Olynyk (Miami Heat), Cory Joseph (Indiana Pacers), Dillon Brooks (Memphis Grizzlies), Dwight Powell (Dallas Mavericks) et Khem Birch (Orlando Magic) seront retenus par leurs obligations dans la NBA. Barrett ne pourra pas jouer non plus.

Un qui risque d’être disponible ? Scrubb. L’ancienne vedette des Ravens de Carleton évolue en Europe, tout comme son frère Thomas. Il a savouré ce retour à Ottawa où son nom a été crié plus d’une fois lundi dans la foule estimée à 3600 spectateurs.

À l’image des vétérans de la NBA, il s’est dit impressionné par le jeune Barrett, dont le père a déjà porté les couleurs du Canada. Rowan Barrett a fait partie de la dernière édition de l’équipe nationale à participer aux Jeux olympiques en 2000, à Sydney.

Un de ses coéquipiers à l’époque ? Steve Nash, qui est devenu le parrain du jeune R.J.

Le jeune R.J., qui a étudié dans une école secondaire francophone de Brampton, pourrait maintenant faire partie du groupe qui ramènera le Canada aux Jeux, 20 ans plus tard, à Tokyo en 2020.