«Je devrai porter un masque dans l’avion, j’aurai un test obligatoire pour la COVID-19 à mon arrivée à Monaco et, si le test est négatif, je n’aurai pas à me soumettre à la quarantaine», a déclaré l’athlète de 19 ans en vidéoconférence mercredi midi.
«Je devrai porter un masque dans l’avion, j’aurai un test obligatoire pour la COVID-19 à mon arrivée à Monaco et, si le test est négatif, je n’aurai pas à me soumettre à la quarantaine», a déclaré l’athlète de 19 ans en vidéoconférence mercredi midi.

Auger-Aliassime: destination Monaco pour retourner sur les courts

À Montréal chez son père depuis l’annulation des tournois de tennis d’Indian Wells et de Miami, Félix Auger-Aliassime, vingtième raquette au monde, se prépare à s’envoler de nouveau pour Monaco le 10 mai. Juste à temps pour retourner sur les courts alors que la France voisine commencera son déconfinement le 11.

«Je devrai porter un masque dans l’avion, j’aurai un test obligatoire pour la COVID-19 à mon arrivée à Monaco et, si le test est négatif, je n’aurai pas à me soumettre à la quarantaine», a déclaré l’athlète de 19 ans en vidéoconférence mercredi midi.

«Je savais que j’allais retourner à Monaco, mais au départ, je ne savais pas quand. Mai? Juin? Comme j’ai vu que j’aurais probablement des opportunités de m’entraîner et de compétitionner, j’ai pris cette décision la semaine dernière.»

Félix a beau s’entraîner physiquement, il avoue avoir hâte de sauter de nouveau sur un court. «C’est un défi, ça prend beaucoup de patience quand quelque chose te manque comme ça. Je m’entraîne le haut du corps, je travaille plein de choses, mais le tennis doit attendre», avoue-t-il.

«J’essaie quand même de rester connecté au tennis, je regarde des matchs et je fais l’analyse de matchs avec mon entraîneur. Mais il faut quand même être réaliste, accepter la situation et attendre le retour au jeu.»

Ce retour au jeu pourrait avoir lieu aussi tôt que dans quelques semaines pour Félix, qui se dit prêt à participer à n’importe quelle compétition qui offrirait un cadre sanitaire et sécuritaire.


« Je savais que j’allais retourner à Monaco, mais au départ, je ne savais pas quand. Mai? Juin? Comme j’ai vu que j’aurais probablement des opportunités de m’entraîner et de compétitionner, j’ai pris cette décision la semaine dernière. »
Félix Auger-Aliassime

Ultimate Tennis Showdown

Ceci inclut le Ultimate Tennis Showdown, un projet de l’entraîneur de Serena Williams Patrick Mouratoglou qui serait une ligue où s’affronteraient, à huis clos et sur invitation, les meilleurs joueurs au monde dans le sud de la France.

«Le Ultimate Tennis Showdown fait partie des événements auxquels j’envisage de participer au cours des semaines et des mois à venir», a avoué Auger-Aliassime.

À Monaco, il pourrait être rejoint assez rapidement par l’un de ses entraîneurs, Frédéric Fontang, originaire du sud-ouest de la France, ainsi que par son entraîneur physique Nicolas Perrotte. 

Pour Félix, l’idée de pouvoir reprendre l’entraînement de tennis en mai est attirante, surtout que certains de ses futurs adversaires comme l’Autrichien Dominic Thiem, troisième au monde, sont déjà de retour sur les courts après que leur pays ait permis la reprise du tennis en respectant les règles de distanciation sociale.

Du positif

«Chaque pays a ses règles. La France commence à déconfiner le 11 mai et je pense que je pourrai m’entraîner à Monaco au mois de mai. J’espère que je pourrai jouer des matchs cette saison, mais je n’ai aucune idée de l’avenir.»

Son séjour à Montréal lui aura au moins permis de reprendre contact avec sa famille. 

«Oui, le confinement, c’est difficile, mais j’essaie de tirer du positif de ça et le positif, c’est que normalement je ne vois pas beaucoup ma famille et que maintenant, j’ai la chance d’être avec eux, de vivre des repas en famille, de jouer à des jeux de société en famille. Je revis plein de trucs que je vivais quand j’étais enfant», poursuit-il, avouant qu’il ne trouve pas ça évident de ne pas avoir de contact avec ses amis et sa copine.

«J’essaie de maintenir ma routine, de me créer une routine d’entraînement. La partie difficile, c’est l’incertitude concernant la compétition alors que l’été arrive. Souvent, on se plaint qu’on n’a pas assez de temps pour s’entraîner, mais là je me suis fait le meilleur set-up possible dans ma cour arrière et je m’assure de rester en forme. Il ne faudra pas reprendre trop vite, il faut recommencer graduellement sans se brûler.»

Lancée

Alors qu’il était sur une bonne lancée après avoir participé à deux finales à Rotterdam et Marseille en février, Auger-Aliassime ne craint pas que la suspension des activités de l’ATP nuise à sa progression.

«On peut voir ça de plein de façons. Ma carrière commence, j’aurai le temps de me reprendre. Et j’aime mieux avoir connu un bon début de saison comme ça, avoir pu bien jouer. Je suis sûr que je pourrai continuer sur ma lancée, jouer plus de finales et essayer d’en remporter une», termine-t-il.

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Avec le programme #FAAPointsForChange, chaque point gagné par Félix Auger-Aliassime en match officiel contribuait à l’éducation et à la protection des droits des enfants au Togo grâce à une entente avec la banque française BNP Paribas.

TOUJOURS LE GOÛT D'AIDER

La suspension des activités de l’ATP n’a pas enlevé à Félix Auger-Aliassime le goût d’aider et de donner. Il a déclaré mercredi qu’il maintiendrait son partenariat avec l’organisme humanitaire CARE cette année et qu’il trouverait un moyen de lui verser des sommes d’argent.

Avec le programme #FAAPointsForChange, chaque point gagné par Félix en match officiel contribuait à l’éducation et à la protection des droits des enfants au Togo grâce à une entente avec la banque française BNP Paribas.

C’est un voyage au Togo, le pays d’où est originaire son père Sam Aliassime, à l’âge de 13 ans qui a convaincu le joueur de tennis de s’engager socialement.

«On quittait Lomé, la capitale, pour aller dans le village de mon père à 300 km de là. En chemin, on a arrêté pour acheter un pain et dans la famille qui essayait de nous en vendre, une petite fille demandait de l’argent. Mon père lui a donné un montant qui équivaut à 5 sous canadiens et j’ai vu la joie dans ses yeux», raconte-t-il.

«J’ai trouvé ça un peu triste ou anormal qu’ici, on ne se pencherait même pas pour ramasser cette somme d’argent alors que là-bas, ça semblait avoir fait leur journée. C’est là que j’ai su que je voulais aider les autres.»

Joueurs moins fortunés

Auger-Aliassime pense aussi aux joueurs de tennis moins bien nantis qui traversent plus difficilement la crise de la COVID-19. 

«Toutes les grandes organisations devraient mettre en oeuvre un plan pour les athlètes moins fortunés du circuit, pour les aider à survivre. En tout cas, moi, si on organisait un événement pour ça, je serais intéressé à y participer», conclut celui qui a remporté plus de 2,5 millions $ en bourses de tournois.