Borys Minger (gauche), des Gee Gees de l'Université d'Ottawa
Borys Minger (gauche), des Gee Gees de l'Université d'Ottawa

Annulation de la saison des Gee Gees: «Il faut essayer d’encadrer et de soutenir nos athlètes-étudiants»

À l’Université d’Ottawa, on va tout faire pour amoindrir le choc. Même si les championnats automnaux sont annulés, dans le sport interuniversitaire canadien, on va tout faire pour que les athlètes-étudiants se sentent chez eux, sur le campus.

«Nous avons sondé notre clientèle. Je peux vous dire qu’une vas majorité d’entre-eux veulent revenir cet automne», a déclaré la directrice du service des sports de l’établissement, Sue Hylland, durant une conférence téléphonique avec quelques journalistes, lundi.

La nouvelle annoncée en milieu de journée a eu l’effet d’une bombe.

Certains ont peut-être perdu leur chance de conclure leur carrière d’athlète en beauté.


« En ce moment, la santé publique nous dit qu’on peut organiser certaines activités sportives sur des terrains extérieurs. On va se croiser les doigts pour qu’on puisse éventuellement retourner dans les centres sportifs intérieurs. »
Sue Hylland

«Il y a beaucoup de questions et nous n’avons pas encore toutes les réponses», commente Mme Hylland.

«On peut tous voir à quel point le monde change, en ce moment. Nous devons donc nous tourner vers l’avant et essayer de saisir les opportunités qui s’offrent à nous. Il faut essayer d’encadrer et de soutenir nos athlètes-étudiants.»

L’encadrement, à la rentrée, pourrait passer par l’ouverture des différents plateaux sportifs de l’université.

Même si les étudiants suivront plusieurs cours en ligne, dans le confort de leurs foyers, ils pourraient se rendre au centre-ville pour s’entraîner.

Les dirigeants du secteur sportif cherchent présentement des façons d’ouvrir les plateaux, sans pour autant enfreindre les directives de santé publique.

«Nous avons été capables d’effectuer des travaux d’entretien dans différents immeubles. C’est peut-être le bon côté, dans cette situation pourrie. Nous avons été capables de compléter ces travaux sans pour autant déranger les gens. En ce moment, la santé publique nous dit qu’on peut organiser certaines activités sportives sur des terrains extérieurs. On va se croiser les doigts pour qu’on puisse éventuellement retourner dans les centres sportifs intérieurs.»

«Dans cette situation, on célébrera le retour de chaque athlète à l’entraînement ou à la compétition. Nous préparons différents scénarios. Sera-t-il possible d’organiser des saisons écourtées, dans les sports qui peuvent s’étirer durant l’hiver? Pouvons nous organiser des championnats printaniers? Nous avons discuté, de façon informelle, de la possibilité d’organiser des compétitions amicales, pour les équipes qui n’auront pas la chance de prendre part à des compétitions officielles. Nous ne fermons pas de portes», affirme Mme Hylland.

Il n’est pas impossible que des mises à pied surviennent, au sein des programmes qui seront en pause ou à l’arrêt. Mais Sue Hylland prétend qu’il s’agirait d’un dernier recours.

«L’Université d’Ottawa a géré toute cette situation de façon phénoménale. Les employés, les étudiants, et les étudiants-athlètes sont au coeur de toutes les préoccupations.»

«Il y a quand même beaucoup à faire, enchaîne-t-elle. Nos entraîneurs, par exemple, pourront se concentrer sur les campagnes de recrutement. Ils pourront entretenir de bonnes relations avec les anciens. Ils pourront faire de l’enseignement ou du coaching par vidéo. Les gens pourront aussi trouver de nouvelles pratiques pour améliorer nos façons de faire. Cette pause involontaire pourrait nous offrir cette opportunité.»