Fernando Alonso est le premier pilote de F1 actif à remporter les 24 Heures du Mans depuis Nico Hülkenberg, en 2015.

Alonso et Toyota gagnent au Mans

LE MANS — L’Espagnol Fernando Alonso et son équipe Toyota ont remporté pour la première fois dimanche les 24 Heures du Mans, la vedette de la Formule 1 pour sa première participation, la marque japonaise – qui aurait pu se croire maudite – à sa vingtième tentative.

Le double vainqueur du Grand Prix de Monaco (2006 et 2007), attraction de cette 86e édition, devient le sixième pilote de l’histoire à réaliser le doublé en Principauté et dans la Sarthe, après Tazio Nuvolari, Maurice Trintignant, Bruce McLaren, Jochen Rindt et Graham Hill. Seul ce dernier est parvenu à se coiffer de la Triple couronne du sport automobile en y ajoutant les 500 Miles d’Indianapolis, objectif ultime d’Alonso, privé de succès en F1 depuis 2013 et qui entend prouver ainsi qu’il est « un des meilleurs pilotes au monde ».

Au volant de la Toyota no 8, avec le Suisse Sébastien Buemi et le Japonais Kazuki Nakajima, il a indubitablement démontré sa polyvalence et sa capacité d’adaptation ce week-end.

Dès son premier relais samedi, il a signé deux dépassements époustouflants pour chiper la première place à son coéquipier et adversaire José Maria Lopez, au volant de la no 7. « Je n’étais pas un peu moins vite, j’étais clairement moins vite », a commenté l’Argentin après la course. « C’était difficile de se retrouver toujours en piste face à lui. »

De nuit, Alonso a « fait un travail incroyable » pour ramener sa Toyota TS050 Hybrid au contact de la voiture sœur, selon Buemi, après que le Suisse eut été pénalisé plus tôt d’un « stop and go ». Buemi, comme Nakajima, courait après une victoire dans la Sarthe depuis 2012.

« Je pensais qu’il allait juste se pointer pour faire la course mais en fait il s’est investi d’une manière assez incroyable et c’est sympa de réussir à couronner ce nouveau trio qu’on forme avec lui avec cette victoire », a poursuivi le Suisse.

bonnes Circonstances
Toyota a bénéficié d’un concours de circonstances favorable, se trouvant pour la saison 2018-2019 l’unique constructeur en LMP1, après les retraits d’Audi et Porsche dans ces deux dernières années.

Son travail sur la fiabilité effectué pendant l’hiver a payé, aucune de ses voitures ne rencontrant de problèmes mécaniques, contrairement aux années précédentes.