Alex Cora échange avec Christian Vazquez alors que Sandy Leon se prépare à frapper. «J’ai appris que ce n’est pas une mauvaise chose de parler aux joueurs et d’avoir une relation avec eux», déclare le gérant des Red Sox.

Alex Cora, un gérant qui prône le dialogue

BOSTON — Quand Alex Cora a été embauché pour gérer les Red Sox il y a un an, il a découvert un jeune club talentueux à la recherche d’une nouvelle voix aux commandes, après des sorties hâtives lors des séries de 2016 et 2017. Dès la première rencontre, il a fait une promesse à l’équipe. «Je leur ai dit que peu importe les circonstances, j’allais m’efforcer d’être authentique et accessible.»

Mettre les relations avec ses joueurs au premier plan avait bien servi Cora par le passé, que ce soit comme directeur général de l’équipe portoricaine à la Classique mondiale de baseball, en 2017; comme dg et gérant en Ligue hivernale, à Porto Rico; et aussi comme instructeur sur le banc des Astros de Houston, les champions en titre de la Série mondiale.

Six mois après son arrivée à Boston, Cora, surnommé «A.C.» par ses joueurs, a remodelé l’attitude dans le vestiaire. Centrée sur les joueurs, son approche a aidé la formation à établir un record d’équipe avec 108 victoires en saison régulière.

«J’ai appris que ce n’est pas une mauvaise chose de parler aux joueurs et d’avoir une relation avec eux», a dit le gérant de 43 ans. «En faisant cela, vous allez avoir le meilleur d’eux-mêmes. Les gens peuvent penser que franchir cette ligne n’est pas utile, mais je le vois dans l’autre sens. Je l’ai vécu.»

Défi relevé

Boston a écarté les Yankees et les Astros, atteignant ainsi la Série mondiale pour la première fois depuis 2013. L’adversaire à compter de mardi (20h) : les Dodgers de Los Angeles.

Cora peut devenir le cinquième gérant à remporter le championnat à sa première saison. Un exploit réussi par Bob Brenly (Arizona, 2001), Ralph Houk (Yankees, 1961), Eddie Dyer (Cardinals, 1946) et Bucky Harris (Senators de Washington, 1924).

Les Red Sox ont profité de changements tels que l’ajout du cogneur J.D. Martinez, mais le succès de Cora n’est pas une surprise pour ceux qui ont vu l’ancien joueur relever le défi de gérer à la fois des personnalités et des décisions, au jour le jour.

David Price, par exemple, a peiné à s’acclimater au dur climat sportif de Boston lors des deux premières saisons de son pacte de 217 millions $ pour sept ans, signé en 2015. Il a trouvé un équilibre ce mois-ci, obtenant sa première victoire en séries en carrière comme partant. Il louange Cora et sa présence apaisante.

«Je dirais la façon dont il se comporte, tout simplement», répond le lanceur pour expliquer le secret du succès de Cora. «Ça ne change pas. C’est plus facile quand votre équipe gagne 108 matchs, mais quand même. Il n’a pas changé du tout.»

Le gérant et le lanceur ont également connecté à un niveau personnel. Cora a eu deux filles jumelles la saison dernière et Price a un fils de 17 mois.

Cora n’attend pas que les joueurs l’approchent. Avant le début de la saison régulière, il avait rencontré Mookie Betts, Xander Bogaerts et Jackie Bradley fils. Le sujet? Leur dire que c’est tout à fait correct de partager leurs émotions sur le terrain.

Bilingue

Ajoutons que le fait d’être bilingue (anglais et espagnol) a permis à Cora, né à Porto Rico, de nouer des contacts plus personnels avec les joueurs hispanophones. Un luxe à ne pas négliger, dans un sport comptant peu de gérants latins.

Les joueurs se sentent libres d’aller le voir pour lui faire part de leurs préoccupations, mentionne le joueur de champ intérieur Brock Holt. «Je pense qu’il nous rend ça facile d’être nous-mêmes. Ce qui compte pour lui, c’est d’être prêt à jouer.»

Cora a probablement utilisé des façons de faire qui ont fonctionné avec les Astros, mais le gérant de ceux-ci, AJ Hinch, dit qu’il agit beaucoup à sa manière. «Il a toujours en tête de trouver des petits avantages dans le jeu. Il possède l’un des plus brillants esprits de baseball que je connaisse.»

Cora reste humble devant le rendement des siens. «Non, nous ne sommes pas parfaits. C’est ce qui est bien : nous pensons que nous pouvons continuer de nous améliorer. Et nous avons encore une série à disputer.»

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LES FRÈRES MESA CHOISISSENT MIAMI

Derek Jeter, Victor Victor Mesa et son jeune frère Victor fils

Le meilleur joueur autonome international Victor Victor Mesa et son jeune frère Victor fils, deux voltigeurs cubains, ont signé des contrats avec les Marlins de la Floride, lundi. Les Marlins ont versé une prime à la signature de 5,25 millions $ à Victor Victor et 1 million à Victor fils. «Ce n’est pas un secret, il y a beaucoup de Latinos et de Cubains ici. Je me sens comme à la maison», a dit Victor Victor, qui avait récemment publié sur son compte Instagram une photo le montrant avec son frère assis dans l’abri des Marlins et tenant un drapeau cubain. Derrière eux, on pouvait voir des chandails des Marlins à leurs noms. Âgé de 22 ans, Victor Victor Mesa a commencé à jouer dans la meilleure ligue cubaine à 16 ans. Son frère, âgé de 17 ans, est un frappeur ambidextre qui a joué avec l’équipe nationale U18. Les Marlins ont conclu plusieurs échanges pour accroître le montant d’allocation pour les joueurs internationaux, y compris le million $ qu’ils ont reçu lorsqu’ils ont cédé le releveur droitier Kyle Barraclough aux Nationals de Washington, ce mois-ci. 

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DU TEMPS FROID À BOSTON

Les joueurs des Red Sox de Boston auront besoin de s'habiller chaudement mardi soir, puisque la première rencontre de la Série mondiale face aux Dodgers de Los Angeles sera disputée par temps froid.

La première rencontre de la Série mondiale entre les Dodgers de Los Angeles et les Red Sox de Boston sera disputée par temps froid, mais il semble que les deux clubs pourront éviter la pluie. Les prévisions météo pour mardi soir laissent entrevoir un mercure oscillant près de 10°C vers 20h09, heure prévue du premier lancer. La température devrait baisser au fur et à mesure que le match progressera et les probabilités d’averses sont de 50 % en après-midi, mais toute pluie devrait avoir cessé pour le début de la rencontre. Il devrait faire encore un peu plus froid lors du deuxième match mercredi. La série se déplacera ensuite vers Los Angeles, où les deux équipes peuvent s’attendre à du temps chaud et ensoleillé.