Jennifer Abel

Abel a besoin d’un podium

Jennifer Abel pourrait marquer l’histoire du plongeon canadien, déjà très prestigieuse, lors des Championnats du monde aquatiques de Gwangju, l’été prochain.

La Lavalloise de 27 ans est présentement à égalité avec le plongeur Alexandre Despatie et le nageur Ryan Cochrane, avec huit médailles chacun en carrière aux Mondiaux aquatiques.

La spécialiste du tremplin de 3 m, tant individuel que synchro avec sa coéquipière Mélissa Citrini-Beaulieu, n’a donc besoin que d’un podium supplémentaire pour devenir l’athlète canadien le plus décoré de l’histoire de cette compétition. Bien qu’elle admette penser à cette prestigieuse marque, Abel ne se met pas trop de pression avec ça.

«Ça représente beaucoup. C’est un super défi, et je sais que c’est très possible aussi (d’établir une nouvelle marque). De plus, ça me permettrait d’ajouter une petite coche de plus à mon parcours, ce qui serait très agréable», a-t-elle évoqué jeudi à l’Institut national du sport du Québec.

«Mais en même temps, je ne me mets pas de pression sur les épaules, parce que je peux déjà dire que je suis la plongeuse canadienne la plus décorée de l’histoire, a-t-elle ajouté. Personne ne peut m’enlever ça. En fait, je ne travaille pas pour être la meilleure, je travaille pour moi-même, pour m’améliorer constamment. Bref, pour être la meilleure version de moi-même.»

De toute façon, si elle n’y parvient pas cet été, ce ne sera que partie remise. Abel aura en effet une dernière chance d’y parvenir aux Mondiaux de 2021 à Fukuoka, au Japon.

«Je ne crois pas qu’un athlète rendu à mon âge n’y pense pas (à la retraite), parce que quatre ans, c’est long, a-t-elle confié. Surtout pour une fille, car j’aimerais ça un jour fonder une famille. Tokyo, ce seraient donc mes derniers jeux, mais pas ma dernière compétition. J’irai aux Mondiaux (de 2021), ensuite on verra.»

Sa compatriote Meaghan Benfeito, la doyenne de l’équipe canadienne de plongeon à 29 ans, a elle aussi admis qu’elle souhaitait mettre un terme à sa carrière quelque part après les JO de 2020 - mais bien avant les JO de Paris en 2024.

«Je ne me vois pas faire un autre cycle olympique après Tokyo, a reconnu Benfeito. Et je ne veux pas arriver là-bas et me dire qu’il ne me reste que cinq plongeons à ma carrière. J’aimerais ça faire une autre année, pour dire au revoir à tout le monde, mais ce seront mes derniers jeux, c’est sûr à 100 pour cent. Je suis prête à passer à autre chose; à me lever le matin et ne pas avoir à venir à la piscine.»

D’ici là, cependant, les Québécoises tenteront, en cette année préolympique, d’assurer le plus rapidement possible leurs places aux Jeux de Tokyo. Pour y parvenir, elles devront s’illustrer notamment aux Mondiaux de Gwangju au mois de juillet, ainsi qu’aux Jeux panaméricains de Lima, en août.

Entre-temps, Abel, Benfeito, Pamela Ware, Philippe Gagné, François Imbeau-Dulac, Vincent Riendeau, de même que Citrini-Beaulieu et tous leurs coéquipiers de l’équipe canadienne s’échaufferont lors des deux premières étapes des Séries mondiales de plongeon.

Celles-ci se dérouleront du 1er au 3 mars à Sagamihara, au Japon, et du 7 au 9 mars, à Pékin, en Chine. Abel et compagnie rentreront ensuite à Montréal pour le troisième arrêt des Séries mondiales, du 26 au 28 avril.

D’autre part, Plongeon Canada a profité de l’occasion jeudi pour donner le coup d’envoi à la nouvelle saison et dévoiler sa nouvelle image de marque.