Marc-André Barriault s’est pointé en Outaouais, lundi en fin de journée, avec sa roulotte et un de ses chiens.
Marc-André Barriault s’est pointé en Outaouais, lundi en fin de journée, avec sa roulotte et un de ses chiens.

À la veille de son plus gros combat, Barriault rentre à Gatineau

Le retour de Marc-André Barriault dans l’octogone de l’UFC passera par son patelin de Gatineau.

Le combattant des arts martiaux mixtes s’est pointé en Outaouais, lundi en fin de journée, avec sa roulotte et un de ses chiens. Il passera les trois prochaines semaines dans la région où il a grandi afin de se préparer en vue de son prochain combat, le plus important de sa carrière.

Barriault (11-4) a appris la semaine dernière qu’il sera en action le 20 juin, à Vegas. Il affrontera le poids moyen polonais Oskar Piechota (11-3-1). Au départ, il devait se frotter au même adversaire, à la même date, mais à Saskatoon.

«Je reviens toujours dans mon coin, même si je suis parti pour Québec il y a 10 ans. Mon mentor, Patrick Marcil, se trouve à Gatineau», souligne l’athlète âgé de 30 ans.

«Avec ce qui se passe à Québec, ça ne bougeait pas assez. J’avais besoin de lever les pattes pour me reconnecter avec moi-même, avec mes racines. Les trois prochaines semaines, je ne vais que manger, dormir et m’entraîner.»

Ça lui permettra aussi de renouer avec ses amis et anciens partenaires d’entraînement, Dave Leduc et Julien Leblanc. Le premier est devenu champion du monde de lethwei, le second poursuit une carrière en arts martiaux mixtes,

«Le trio de feu», déclare Barriault.

Reste à voir ce qu’il pourra faire et ne pas faire dans les prochains jours, mesures sanitaires obligent en raison de la COVID-19.


« La seule chose que je dois retrouver, c’est mon cardio. Ça fait plus de dix ans que je fais des combats d’arts martiaux mixtes. Mes instincts vont revenir assez vite en remettant la machine en marche. »
Marc-André Barriault

Barriault prend soin d’apporter une précision. Il ne met pas de côté son équipe en place à Québec. Il va effectuer quelques voyages dans la vieille capitale d’ici son combat.

«Je veux garder le contact», dit-il.

Son dernier combat remonte à quelques jours avant Noël, en Corée du Sud. Une défaite qui a porté sa fiche à 0-3 dans l’UFC.

Piechota a aussi encaissé trois revers de suite.

Il y a de fortes chances que le contrat du perdant ne soit pas renouvelé par l’UFC.

«Nous sommes au pied du mur dans notre carrière», concède Barriault.

«J’aurai la mentalité de l’achever et non de me faire achever. Il n’y aura pas de lendemain. Je serai en mode sauvage. Ce n’est pas le temps d’essayer de danser. Je vais arriver là-bas pour m’imposer rapidement, faire comprendre à mon adversaire que je suis all in. Je vais penser à tout ce que je peux faire et non ce que lui peut me faire. J’ai fait le contraire dans le passé et cela m’a nui.»

Barriault veut «se nourrir» du fait qu’il est «acculé au pied du mur». Il est confiant que trois semaines seront suffisantes pour être prêt.

«La seule chose que je dois retrouver, c’est mon cardio. Ça fait plus de dix ans que je fais des combats d’arts martiaux mixtes. Mes instincts vont revenir assez vite en remettant la machine en marche.»

Le principal intéressé est convaincu de pouvoir sortir gagnant à Vegas contre Piechota. «Je n’ai pas besoin de grand-chose. Juste le toucher une fois ou deux. Lui faire bobo et le doute va s’installer chez lui», assure-t-il.

L’UFC doit lui faire parvenir les documents administratifs nécessaires lui permettant de traverser la frontière canado-américaine, quatre jours avant le combat. Il reste à savoir s’il pourra compter sur la présence de deux ou trois hommes de coin.

Un test de dépistage à la COVID-19 l’attendra aussi à son arrivée à Vegas. Même chose pour son adversaire.

«Si tout est beau après avoir reçu les résultats 24 heures plus tard, on continue à se préparer pour le combat avec la coupe de poids. Il n’y aura pas de niaisage. Dès le lendemain du combat, on me renvoie à la maison.»

L’UFC a déjà tenu trois galas dans les dernières semaines.

«On peut voir les mesures (sanitaires) que l’organisation a déjà mises en place.»

«J’ai hâte de voir comment ça fonctionne de se battre dans un amphithéâtre vide. Ça ne me dérangera pas. En fait, je vais pouvoir entendre tout ce que mon coach me dit. Puis je n’aurai personne à épater. Je vais me battre pour moi.»