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Sports

Marc-André Barriault de retour aux cuisines en attendant la fin de l’épidémie

Ayant de la difficulté à s’entraîner durant la période de confinement, le combattant d’arts martiaux mixtes Marc-André Barriault a renoué jeudi avec son emploi de cuisinier à l’Hôpital Chauveau de Québec.

Barriault avait obtenu en septembre un congé sans solde d’un an afin de se concentrer sur sa carrière dans le Ultimate Fighting Championship (UFC).

Baseball

Baseball: la journée d’ouverture cède sa place à des stades étrangement vides

ARLINGTON, Texas — Il n’y aura pas de hot dogs sur le gril, aucune bière froide prête à servir, aucun vendeur sillonnant les gradins et offrant des arachides et des boîtes de Cracker Jack.

Le nouveau et rutilant stade au coeur du Texas devra patienter avant d’accueillir son premier match des Rangers. Au lieu de s’échauffer pour son premier départ avec les Yankees de New York, après avoir apposé son nom au bas d’un contrat de neuf ans pour une somme record de 324 millions $US, Gerrit Cole et son épouse se lancent une balle à la maison.

Parce que le Baseball majeur est en pause pour une période indéterminée en raison de la pandémie de coronavirus, les stades seront vides jeudi, journée prévue de l’ouverture de la saison.

«Vous êtes habitués de voir des gens courir dans toutes les directions. Nous avons 200 personnes [qui travaillent] au stade», a raconté Roger Bossard, un responsable de l’entretien du terrain, qui en est à sa 54e année avec les White Sox de Chicago.

«C’est certainement bizarre quand personne n’est aux alentours. Vous marchez dans les corridors ou sous les estrades, et il n’y a personne — mais c’est compréhensible.»

De Baltimore à Miami dans l’Est, de San Diego à Seattle dans l’Ouest — et 11 autres villes qui allaient accueillir des parties inaugurales jeudi — il n’y aura aucun match, ou dans les 15 autres stades du Baseball majeur, pendant au moins deux autres mois.

D’ici là, la température sera plus chaude, les Rangers pourront s’abriter de la chaleur en fermant le toit rétractable de leur enceinte de plus d’un milliard $US, le seul nouveau stade à ouvrir ses portes cette saison.

Après le report d’un spectacle de Chirs Stapleton qui devait être le tout premier événement au Globe Life Park, le 14 mars, seulement trois jours après une journée portes ouvertes qui a eu lieu comme prévu, les Rangers devaient y jouer un match préparatoire cette semaine. Mardi prochain, ils devaient inaugurer leur saison locale après avoir amorcé leur campagne à Seattle.

«Le stade était prêt à fonctionner à 100 %», affirme Casey Rapp, le directeur général du nouveau stade des Rangers chez Delaware North Sportservice, qui supervise aussi les concessions dans 10 autres stades du Baseball majeur.

«C'est difficile»

Rapp et son groupe d’employés n’ont pas encore été en mesure de servir les spectateurs pendant un événement à grande échelle au stade.

Les responsables des concessions amorcent leur planification plusieurs mois avant les matchs d’ouverture. Ça signifie que beaucoup de produits, comme les hot dogs, les boissons embouteillées et les aliments congelés, avaient déjà été livrés dans de nombreux stades avant que la saison ne soit suspendue.

«Il n’y a pas de doute que c’est différent. [...] C’est inédit de voir que tous les sports majeurs aux États-Unis soient interrompus exactement en même temps», a déclaré Ken Gaber, vice-président, excellence des opérations chez Delaware North Sportservice.

«Personnellement, c’est difficile. Je pense que tout le monde vit ça exactement de la même façon.»

Delaware North a donné plus de 41 000 livres (18 500 kg) de nourriture, incluant des denrées périssables déjà acheminées dans les stades de baseball où elle gère les concessions, et les concessions d’autres sites, incluant des arénas de la LNH et de la NBA qui ont soudainement dû suspendre leurs activités alors que leur saison respective tire à sa fin.

Les Nationals de Washington, champions en titre de la Série mondiale, ont procédé à une réduction de leur personnel au Nationals Park, où un groupe d’employés continuent d’apporter les dernières retouches au stade.

«Avant chaque saison de baseball, on travaille toujours de façon très énergique pour être prêt pour la journée d’ouverture. Il s’agit d’une date fixe et il vous faut être prêt, souligne Frank Gambino, vice-président sénior des opérations du stade.

«Nous avons travaillé de façon diligente, et nous continuons de travailler de façon diligente, pour être aussi prêts que possible une fois que la saison va commencer.»

Jeux olympiques

COVID-19 : qui paiera pour le report des Jeux olympiques?

TOKYO — Après l’annonce du report des Jeux olympiques de Tokyo à 2021 vient la fameuse question à plusieurs milliards de dollars : Qui paiera la facture pour les délais, et à quel point sera-t-elle majorée?

En gros, la réponse c’est : les contribuables japonais.

«Il y aura de toute évidence des coûts ratachés à ça, a commenté le président et directeur des opérations du comité organisateur Toshiro Muto lors de l’annonce du report des Jeux mardi. Quant à savoir le montant exact, nous l’ignorons pour le moment. Et qui paiera la facture? C’est difficile à dire, parce qu’il y aura de nombreuses discussions, qui seront très corsées, et que nous ignorons la durée de celles-ci.»

Le quotidien financier japonais Nikkei a estimé les coûts supplémentaires à 2,7 milliards $US, citant une évaluation provisoire des organisateurs locaux.

Le comité organisateur des JO de Tokyo devra renégocier ses ententes de location des installations sportives, payer pour l’entretien de celles-ci, et peut-être même trouver de nouveaux sites pour les compétitions. Il devra aussi négocier avec les entrepreneurs immobiliers qui vendent déjà des milliers d’appartements situés dans ce qui sera le Village des athlètes. Le Comité organisateur emploie aussi 3500 personnes, et certains d’entre eux pourraient perdre leur emploi afin de réduire les coûts.

Les JO de Tokyo, qui sont épaulés par le géant du marketing Dentsu Inc., a vendu pour environ 3,3 milliards $ en commandites aux entreprises locales, soit deux fois plus que lors des Jeux olympiques précédents. Ces entreprises aimeraient maintenant connaître ce qu’elles obtiendront pour leur investissement. Un remboursement? Des ententes assouplies? De nouvelles ententes?

Et rien ne pourra être ratifié avant que de nouvelles dates soient annoncées pour remplacer celles des Jeux olympiques de cette année : du 24 juillet au 9 août 2020.

«L’objectif principal, c’est l’été prochain, a dit Yoshiro Mori, le président du comité organisateur et ex-premier ministre japonais. Nous devons revoir la planification, les événements internationaux. Certaines choses devront être modifiées avant que nous puissions offrir de nouveaux échéanciers.»

Évidemment, tous ces problèmes de planification sont exacerbés par la pandémie de la COVID-19 et le ralentissement économique mondial.

Muto a admis que les négociations seront très difficiles avec le Comité international olympique, qui contrôle les Jeux mais qui laisse l’essentiel de la facture au pays-hôte.

Car il ne faut pas oublier les coûts de présentation des Jeux de Tokyo.

Le comité organisateur et le gouvernement japonais ont indiqué qu’ils avaient défrayé 12,6 milliards $ jusqu’ici. Cependant, un rapport d’audit interne dévoilé en décembre chiffre à environ 28 milliards $ ces coûts. Il existe toujours un débat sur la nature des dépenses associées à la présentation des Jeux olympiques, et ce ne serait pas la première fois que des stratagèmes sont utilisés pour faire gonfler la facture.

Lorsque Tokyo a remporté la course à l’obtention des JO en 2013, les Japonais avaient estimé les coûts totaux de présentation à... 7,3 milliards $.

Jeux olympiques

Les directives des gouvernements ont ralenti la décision du CIO, dit Bach

GENÈVE - Le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré que les directives des gouvernements pour limiter la vie quotidienne des gens jusqu’au mois prochain et la cible établie «à la mi-avril» par le président américain Donald Trump pour les lever figurent parmi les raisons pour lesquelles son organisation a mis autant de temps à reporter les Jeux olympiques de Tokyo.

Bach a mentionné que «nous étions alignés sur ces développements» jusqu’à ce que les dirigeants de l’Organisation mondiale de la Santé annoncent lundi que la pandémie de la COVID-19 s’accélérait.

«Ces dernières semaines, les mesures des gouvernements étaient limitées à la mi-avril, ou au début du mois de mai, a expliqué le président du Comité international olympique (CIO). Vous avez peut-être entendu les dernières déclarations du président des États-Unis à propos de la possibilité que les mesures en vigueur soient levées à la mi-avril.»

L’ex-champion d’escrime allemand et le CIO ont été critiqués par les athlètes à compter de la semaine dernière pour avoir appuyé publiquement le maintien des Jeux olympiques de Tokyo en juillet et août.

Le Comité olympique canadien avait déjà signifié sa décision de ne pas envoyer d’athlètes à Tokyo en 2020.

Même Trump a dit le 12 mars lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche que les Jeux olympiques devraient être reportés d’un an.

Bach a donc été questionné en conférence téléphonique sur les motifs qui l’ont mené à annoncer le report des JO longtemps après que de nombreux pays sur la planète eurent fermé leurs frontières. Il a répondu: «Nous ne pouvions concevoir que les mesures (gouvernementales) puissent durer jusqu’au mois de juillet».

Un journaliste de son pays natal lui a même demandé s’il avait songé à démissionner à cause des critiques des athlètes.

«Non», a-t-il répondu sèchement.

Pour l’instant, les Jeux de Tokyo ne pourront être repoussés au-delà de l’été 2021, et Bach a dû répondre aux questions relatives à la possibilité que la pandémie se poursuive jusqu’à l’an prochain.

«Nous voulons, et nous organiserons des Jeux seulement dans un environnement sécuritaire», a-t-il martelé.

Même si un report d’un an exactement - soit du 23 juillet au 8 août - est envisageable, le coup d’envoi des Jeux de Tokyo n’est pas obligé d’avoir lieu en juillet.

«Tous les scénarios sont sur la table», a dit Bach, en ajoutant que le CIO et les dirigeants japonais ont créé un comité spécial qui s’appelle ‘Here We Go’ pour identifier de nouvelles dates.

«Ce comité devra avoir un portrait d’ensemble de la situation. Il ne doit pas se limiter aux mois d’été», a évoqué Bach.

Le président du CIO a demandé des compromis à toutes les parties impliquées, tandis que la plupart des événements sportifs majeurs qui devaient se dérouler en 2020 ont déjà été remis à 2021. Les Championnats du monde d’athlétisme et ceux aquatiques doivent se dérouler en juillet et août 2021.

«La décision de reporter les Jeux olympiques entraînera des sacrifices», a conclu Bach.

D’autre part, le CIO et le comité organisateur japonais devront aussi négocier avec les entrepreneurs immobiliers qui vendent déjà des milliers d’appartements situés dans ce qui sera le Village des athlètes, qui doit accueillir 11 000 athlètes. D’ailleurs, environ 25 pour cent du parc serait déjà vendu, et certaines unités coûteraient plus de 1 million $.

«C’est l’une des mille questions auxquelles devra répondre le comité spécial», a laissé tomber Bach.

De plus, les JO de Tokyo, qui sont épaulés par le géant du marketing Dentsu Inc., ont vendu pour environ 3,3 milliards $ en commandites aux entreprises locales, soit deux fois plus que lors des Jeux olympiques précédents. Ces entreprises aimeraient maintenant connaître ce qu’elles obtiendront pour leur investissement. Des multinationales telles que Dow, General Electric et P&G attendent aussi des informations.

La solution facile serait de maintenir le nom de JO de Tokyo 2020, même s’ils sont présentés en 2021, et de respecter l’accord conclu à l’époque.

«Elles (les entreprises) sont très compréhensives, a dit Bach. Il est logique selon moi que les commanditaires... préservent leurs droits même si les JO sont présentés en 2021.»

Jeux olympiques

Des athlètes différents au retour à la compétition en raison de l’incertitude

MONTRÉAL - La nouvelle du report des Jeux de Tokyo à l’an prochain a été accueillie de manière positive par les athlètes puisqu’une partie du mystère entourant les prochains mois a été résolu. Cependant, le travail de préparation en prévision des Olympiques de 2021 sera différent de ce que la majorité des acteurs du milieu sportif ont vécu au cours de leur carrière.

«La chose qu’un athlète déteste le plus, c’est l’inconnu, parce qu’il travaille toujours en fonction d’un objectif précis, d’une date précise, pour être à son meilleur à un moment précis de l’année», a affirmé le docteur en psychologie du sport Sylvain Guimond, lors d’un entretien téléphonique récent avec La Presse canadienne.

«L’incertitude de savoir si les Jeux olympiques auront lieu ou non cet été inquiétait les athlètes, mais pour ce qui est des autres conflits, des horaires, il y a encore une grande part d’inconnu», a-t-il ajouté.

Pour gérer cet inconnu, le Dr Guimond rappelle aux athlètes qu’ils doivent se concentrer sur ce qu’ils contrôlent. Il admet néanmoins que le contexte actuel est unique.

«C’est vrai pour les athlètes, mais aussi pour le reste de la population, a-t-il noté. C’est la plus grosse chose que chacun d’entre nous a vécu, à moins d’avoir été vivant pendant la Deuxième Guerre mondiale.

«J’ai travaillé par le passé avec des athlètes qui, de manière individuelle, ne pouvaient pas participer à une compétition en raison d’une blessure ou du fait qu’ils avaient été retranchés par l’équipe. Il y en a aussi qui ont été touchés par des tragédies familiales. J’ai eu aussi à travailler avec des athlètes qui étaient prêts pour la compétition, mais qui n’ont pas pu y aller en raison d’un boycott de leur pays. Mais d’avoir à gérer quelque chose d’aussi global, c’est la première fois.»

De son côté, la neuropsychologue et experte du cerveau Dre Johanne Lévesque travaille avec les athlètes pour, notamment, optimiser leur capacité à gérer les émotions, diminuer l’anxiété et pouvoir alterner entre un état de grande concentration et un relâchement global pour ne pas gaspiller d’énergie.

Elle s’attend à rencontrer des athlètes bien différents quand la vie reprendra son cours.

«À travers cette situation, je crois que les athlètes vont découvrir des limites qu’ils ne connaissaient pas, a-t-elle mentionné. Ils auront été soumis à beaucoup d’incertitude et la plupart des athlètes, comme la population générale, sont plus ou moins anxieux, résilients ou fonceurs.

«Je crois qu’il va falloir beaucoup travailler la rumination, c’est-à-dire le discours négatif qu’un athlète peut entretenir, le fait de dire des choses négatives. Quand quelqu’un a des pensées négatives, ça modifie sa biomécanique et ça peut nuire à ses performances», a ajouté Dre Lévesque.

Une occasion d’inspirer le monde

Malgré toute l’incertitude et le négativisme qui peuvent tourner autour de la situation actuelle avec la pandémie et le report des Jeux de Tokyo, le Dr Guimond croit que les athlètes qui participeront aux Olympiques l’an prochain pourront marquer une génération.

«Chaque danger crée une opportunité, a-t-il noté. Lors des Jeux olympiques l’an prochain quand, je l’espère, tout sera revenu au calme, ce sera l’occasion pour le monde entier de se réunir, célébrer et voir que nous faisons tous partie d’une seule et même petite planète. Nos athlètes pourront être des modèles de résilience.

«En ce moment, nous avons besoin de résilience parce que nous ne contrôlons pas ce qui se passe. Une fois que ce sera derrière nous, nous pourrons redevenir qui nous sommes vraiment avec une force intérieure beaucoup plus grande qu’avant la crise. Ce sera une opportunité intéressante pour les athlètes de devenir des modèles.»

Il reste cependant encore plusieurs étapes à franchir avant d’en arriver là. Les entraîneurs, ainsi que les préparateurs physiques et mentaux devront vite retravailler leur plan en prévision des Jeux en 2021.

Jeux du Québec

Les yeux maintenant tournés vers les Jeux du Québec

Les Jeux olympiques ont été reportés à 2021. Est-ce que les Jeux du Québec pourraient maintenant subir le même sort face à la progression de la COVID-19?

Pas pour l’instant selon le directeur général de Sports Québec, Alain Deschamps. La 55e finale provinciale doit avoir lieu du 31 juillet au 8 août à Laval.

COVID-19

Fédérations et athlètes recevront leur financement jusqu’en 2021

MONTRÉAL — Le report des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, officialisé mardi, entraîne son lot de questions, notamment en ce qui a trait au financement des fédérations et des athlètes.

Le Comité international olympique (CIO) a confirmé mardi que les Jeux de Tokyo sont reportés «au plus tard jusqu’à l’été 2021», exauçant ainsi le souhait de plusieurs comités nationaux, dont le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien (CPC). Ces derniers avaient déclaré dimanche qu’ils n’enverraient pas de délégation au Japon si les Jeux avaient lieu à compter du 24 juillet prochain, comme prévu.

Gymnastique

Gatineau doit oublier les essais olympiques de gymnastique

Le report des Jeux olympiques se fait sentir jusqu’en Outaouais, qui devait accueillir une importante compétition de sélection ce printemps.

Gymnastique Canada a annulé les championnats canadiens de gymnastique qui étaient prévus du 19 au 24 mai à la palestre du centre sportif de Gatineau, de même qu’au complexe Branchaud-Brière. Plus de 1400 athlètes, entraîneurs, officiels et personnel de soutien devaient participer à l’événement.

Golf

Coronavirus: le golf sera prêt au moment venu

Lorsque seront levées les restrictions sur les rassemblements publics pour lutter contre le coronavirus, Laurence Applebaum, PDG de Golf Canada, sait que son sport sera prêt.

D’ici là, il espère que les golfeurs amateurs suivent l’exemple des professionnels et restent à la maison.

Jeux olympiques

Tokyo 2020: l’olympien Dominick Gauthier veut faire réfléchir le CIO

MONTRÉAL — Si le Comité international olympique (CIO) ne met pas les athlètes en priorité, c’est aux athlètes de le forcer à prendre la bonne décision dans le cas des Jeux de Tokyo. C’est ce que Dominick Gauthier entend faire.

L’ex-bosseur et olympien souhaite que le CIO remette les athlètes au coeur de ses préoccupations et qu’il cesse de les maintenir dans l’ignorance et l’incertitude au sujet des Jeux qui doivent s’ouvrir dans quatre mois, presque jour pour jour. C’est pour forcer le CIO à modifier ses plans qu’il désire mettre de la pression sur lui.

«On veut trouver une voix commune d’athlètes connus et influents afin de trouver une façon claire de porter notre message, a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. La prochaine étape sera de le porter au CIO, possiblement par une lettre ouverte avec tous nos signataires.

«Tout ferme partout. Regardons ce qui se passe en Italie et en Californie. Comment peut-on penser que dans quatre mois, les quelque 200 pays qui se présenteront aux JO auront passé le pic de la crise? C’est impossible. On veut faire comme ce que Hayley Wickenheiser a fait la semaine dernière, mais en tir groupé de plusieurs personnes.»

Plus tôt cette semaine, Wickenheiser, sextuple olympienne et membre de la Commission des athlètes du CIO, avait lancé la première salve en accusant sur Twitter le CIO d’agir de façon irresponsable en voulant tenir à tout prix les JO à la date prévue.

Déjà, le mouvement prend de l’ampleur. Gauthier a obtenu l’appui des olympiens Alexandre Bilodeau (bosses), Jean-Luc Brassard (bosses), Sylvie Fréchette (nage synchronisée), Philippe Gagnon (natation), Jennifer Heil (bosses) et Clara Hughes (patinage de vitesse), Lyne Bessette (cyclisme), Alex Harvey (ski de fond) et Joannie Rochette (patinage artistique).

Il admet qu’il est difficile de demander à des athlètes dont la carrière sportive n’est pas terminée de se joindre au mouvement.

«Eux, ils sont dans le feu de l’action. Ils doivent gérer l’entraînement, les qualifications, tout le reste, a-t-il expliqué. Je ne veux pas les embêter avec ça.»

Brassard, son ex-cochambreur, est d’accord avec lui.

«C’est difficile pour les athlètes actifs de prendre position sur ce type d’enjeu. Ils ne veulent pas se mettre des bâtons dans les roues, se retrouver avec trois prises contre eux en arrivant aux JO, ou s’éviter les regards disgracieux. Pour les athlètes retraités comme moi, c’est plus facile. Ma position par rapport au Mouvement olympique est aussi bien connue maintenant. C’est juste le gros bon sens.»

Irresponsable

Le médaillé d’or en bosses des Jeux de Lillehammer trouve irresponsable la façon d’agir du CIO actuellement.

«Toutes les ligues professionnelles sont en pause, ce qui est la bonne chose à faire. Et là, on a un organisme qui, longtemps, a été la référence à travers le monde, qui refuse de statuer, de prendre des décisions précises. (...) Si le gouvernement agissait de la sorte, ça créerait un chaos monumental.

«Le monde entier est en repos forcé présentement, ça ne changerait rien que les Jeux le soient aussi. Le monde entier fait attention. L’Organisation mondiale de la santé émet des directives claires que le CIO ne veut pas écouter. Je n’en reviens pas! Ça s’ajoute aux décisions douteuses prises au cours des dernières années par cet organisme.»

Le coureur Charles Philibert-Thiboutot est d’accord.

«Je dois être transparent: je ne suis pas encore qualifié et en raison des blessures que j’ai subies ces dernières années, reporter les Jeux serait probablement une bonne chose pour moi, a-t-il lancé d’entrée de jeu. Malgré tout, je pense que le CIO se voit présentement plus gros que le coronavirus, ce qui est un non sens. Ce n’est pas la pandémie qui va se plier aux demandes du CIO, c’est plutôt le contraire.

«La seule chose à laquelle il faut penser, c’est que cette crise touche tout le monde. (...) C’est un manque de respect envers les athlètes, et envers la population mondiale tout court. Il nous demande de continuer de nous entraîner comme d’habitude et dit qu’il n’y aura pas de problème. Mais la réalité, c’est que nous sommes des citoyens du monde et que le monde présentement doit suivre des recommandations de santé publique.»

Aucun sens

Pour Alexandre Bilodeau, médaillé d’or en bosses à Vancouver et Sotchi et qui travaille maintenant dans le monde de la finance, ça ne fait aucun sens d’un point de vue économique de tenir ces Jeux.

«Le CIO, son premier critère, ce sont probablement les droits de télé et les commanditaires. Ils devraient davantage penser aux athlètes et à ce qu’ils vivent présentement, a-t-il noté. Les enjeux économiques viennent après. C’est une crise internationale sans précédent et les JO ne sont plus une priorité pour bien des gens.

«On dit que la situation ne reprendra pas son cours normal avant juin ou juillet. Croyez-vous que les milliers de gens qui auront perdu leur emploi d’ici là auront la tête aux JO même si la vie reprend tranquillement son cours? C’est insensé.»

Questionné vendredi sur la pertinence de tenir les Jeux olympiques en vertu du climat mondial actuel, le premier ministre Justin Trudeau s’en est remis aux équipes nationales.

«Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a annoncé qu’il a toujours l’intention de tenir ces Jeux et je l’en félicite. Mais les équipes et les athlètes canadiens vont prendre leur décision dans les semaines ou le mois à venir quant à leur participation selon les circonstances au Japon et dans le monde.»

Le mouvement lancé par Gauthier pourrait aussi trouver écho aux États-Unis, chez les dirigeants des Comités olympiques et paralympiques américains. Bien qu’ils adhèrent à la position du CIO, qui dit qu’il est trop tôt pour prendre une décision, aucun comité national n’a plus de poids que celui des États-Unis, qui envoie 550 athlètes aux Jeux et son diffuseur, NBC, qui paie des milliards pour présenter les Jeux aux deux ans.

Natation

COVID-19: Camille Bérubé s’occupe avec des casse-tête et de la popotte

Camille Bérubé était dans la meilleure condition physique de sa fructueuse carrière dans l’eau. Elle s’apprêtait à se qualifier en vue des Jeux paralympiques pour une troisième fois — déjà — à l’âge de 24 ans.

Les essais nationaux de paranatation étaient prévus la semaine prochaine à Toronto. C’était avant que la COVID-19 vienne plaquer l’humanité.

Ski alpin

Slalom géant debout: Alexis Guimond deuxième au monde

En isolement depuis son retour de la Norvège, Alexis Guimond a obtenu une rare bonne nouvelle dans les dernières heures.

Le skieur para-alpin de Hull termine au deuxième rang du classement général de la Coupe du monde en slalom géant debout. Un des dirigeants de Canada Alpin lui a communiqué l’info.

Ski acrobatique

Kingsbury aura Kissling dans la mire, alors qu’il visera un 10e globe en 2021

Le bosseur Mikaël Kingsbury a déjà réécrit pratiquement l’ensemble du livre des records en ski acrobatique. Mais qu’à cela ne tienne, il en a un autre dans sa mire la saison prochaine.

Kingsbury, qui a récemment acquis un neuvième globe de cristal consécutif en Coupe du monde de ski acrobatique, tentera de rejoindre la détentrice du record la saison prochaine. La Suissesse Conny Kissling avait dominé son sport et acquis 10 globes de suite entre les saisons 1983 et 1992. Un exploit qui motive Kingsbury.

«Je suis un gars qui carbure aux objectifs qui sont difficiles. Et ça me garde motivé, surtout quand ça me tente un peu moins de m’entraîner. Je suis à neuf en ligne, et c’est toujours mieux un chiffre rond. C’est toujours motivant quand tu as quelqu’un devant toi, que tu dois dépasser», a-t-il déclaré en entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

«Quand tu es au sommet, et que tu as du monde qui pousse à l’arrière, et bien tu dois trouver des manières de te surpasser. Et c’est le genre de chose qui va m’aider à me dépasser durant l’été, en préparation des Coupes du monde. (...) C’est certain que je vais avoir une photo (de Kissling), avec laquelle je vais jouer aux dards» a-t-il ajouté, à la blague.

Jeux olympiques

JO 2020: la flamme olympique est remise à la délégation japonaise

La flamme olympique a été transmise au comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo, jeudi à Athènes.

La pandémie de la COVID-19 a contraint la cérémonie de transmission du flambeau, habituellement très élaborée, à se dérouler de manière très sobre dans le stade où ont été présentés les premiers Jeux olympiques modernes en 1896.

Le stade de marbre, doté d’une capacité de 80 000 places, était vide, à l’exception de quelques dirigeants et participants à la cérémonie. La délégation japonaise était absente en raison des restrictions de voyage, et en conséquence le directeur du comité organisateur des JO de Tokyo, Yoshiro Mori, a livré un discours en vidéo-conférence du Japon. Mais son message était convaincant.

Hockey mineur

COVID-19: Hockey Québec rappelle des «entrepreneurs privés» à l'ordre

Hockey Québec ramène à l’ordre des «entrepreneurs privés» à l’échelle provinciale qui ont décidé de poursuivre leurs activités malgré la crise sanitaire.

Son directeur général Paul Ménard a publié une lettre ouverte jeudi après-midi sur les médias sociaux à ce sujet. «Hockey Québec a constaté que des personnes et/ou entrepreneurs privés ne semblent pas réaliser l’ampleur de la situation», a-t-il déploré.

Jeux Olympiques

JO: les dirigeants se rangent derrière le CIO, musellent Wickenheiser

GENÈVE, Suisse - Les dirigeants régionaux du mouvement olympique se sont rangés derrière le CIO afin de maintenir la date de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Tokyo, au lendemain d’une sortie publique de certains athlètes en pleine pandémie de la COVID-19.

Les dirigeants de diverses organisations olympiques continentales ont appuyé le CIO à la suite d’une conférence téléphonique au cours de laquelle une mise à jour de la situation a été faite, à quatre mois de l’ouverture des Jeux de Tokyo, le 24 juillet 2020.

«Nous devons composer avec une crise imprévisible et en conséquence il est important de parler d’une seule voix, exprimée par le CIO, et de suivre ses directives à l’unisson», ont déclaré les comités olympiques européens, dont les bureaux sont situés en Italie.

Mardi, l’un des 100 membres du Comité international olympique a enfreint cette règle en critiquant publiquement la stratégie de l’organisation.

«D’affirmer qu’ils iront de l’avant tel que prévu représente une injustice pour les athlètes à l’entraînement et le public en général, a écrit la Canadienne Hayley Wickenheiser, sextuple olympienne membre de la Commission des athlètes du CIO. Nous devons reconnaître l’inconnu.»

Wickenheiser, qui étudie pour devenir médecin et qui a été élue au CIO par ses collègues des Jeux olympiques de Sotchi en 2014, a écrit sur son compte Twitter officiel qu’elle avait été choisie «pour représenter et protéger les athlètes».

Ses inquiétudes quant aux problèmes d’entraînement des athlètes pour Tokyo - «au moment où des installations ferment et des épreuves de qualifications sont annulées aux quatre coins du monde» - ont trouvé écho dans les commentaires de la championne olympique de saut à la perche en 2016, Katerina Stefanidi.

«Le CIO persiste à vouloir risquer notre santé, la santé de nos familles, et la santé du public pour que nous puissions nous entraîner chaque jour?, a écrit Stefanidi sur Twitter. En ce moment, pas dans quatre mois, vous nous mettez en danger.»

En réponse aux critiques des athlètes et de leurs représentants, le CIO a déclaré qu’il comptait «sur la responsabilité et la solidarité des athlètes».

Mardi, le CIO a déclaré qu’il «n’est pas nécessaire de prendre de décision draconienne à ce stade-ci» à propos des Jeux olympiques de Tokyo.

Ce message a été répété mercredi lors d’une conférence téléphonique dirigée par le membre du comité exécutif du CIO Robin Mitchell, le directeur par intérim de l’Association des comités nationaux olympiques (ANOC).

«Nous partageons l’idée que nous devons être réalistes, et que nous ne pouvons céder à la panique», a déclaré Mitchell par voie de communiqué émis par le CIO au nom du groupe olympique d’Océanie.

Tennis

L’ATP et la WTA suspendent la portion du calendrier sur la terre battue

Les circuits de l’ATP et de la WTA ont annoncé qu’ils avaient conjointement choisi de suspendre la portion du calendrier sur la terre battue, mercredi.

Cette décision signifie que les Masters de Madrid et de Rome, les tournois de l’ATP de Munich, d’Estoril, de Genève et de Lyon ainsi que ceux de la WTA de Strasbourg et Rabat ont été suspendus.

À la suite de ces annonces et d’un communiqué semblable de l’ITF, et conformément aux recommandations des instances gouvernementales canadiennes, Tennis Canada a annoncé la suspension de tous ses tournois prévus jusqu’au 8 juin.

«Il est de notre devoir d’être une organisation responsable et de prendre des décisions qui permettront à la situation de s’améliorer dans le but de reprendre nos activités le plus rapidement possible», a déclaré par communiqué Michael Downey, président et chef de la direction de Tennis Canada.

Pour l’instant, la saison de tennis professionnel est affectée jusqu’au 7 juin 2020. Cependant, les tournois qui sont présentés à compter du lendemain sont - pour le moment - maintenus.

Par ailleurs, les classements mondiaux masculin et féminin seront «gelés», et ce jusqu’à nouvel ordre.

Mardi, la planète tennis avait été surprise par la décision des dirigeants de Roland-Garros - qui couronne la portion du calendrier sur la terre battue - de reporter le tournoi d’environ quatre mois en raison de la pandémie de coronavirus, passant de mai à septembre.

La Fédération française de tennis (FFT) avait annoncé qu’elle organiserait son tournoi de 15 jours sur terre battue à Paris du 20 septembre au 4 octobre, au lieu du 24 mai au 7 juin, «pour assurer la santé et la sécurité de toutes les personnes impliquées dans l’organisation du tournoi».

Le président de la fédération, Bernard Giudicelli, l’a décrit comme «une décision difficile, mais courageuse face à cette situation sans précédent».

Il s’agit du premier tournoi du Grand Chelem affecté par la pandémie qui s’est propagée dans le monde entier. Le prochain championnat de tennis majeur du calendrier est Wimbledon, qui doit débuter à la fin juin en Angleterre.

Les nouvelles dates de Roland-Garros placent le tournoi juste après les Internationaux des États-Unis, disputés sur surface dure et actuellement prévus du 31 août au 13 septembre, à New York. Un intervalle d’une semaine entre deux tournois majeurs, joués sur différentes surfaces, serait anormalement court.

Les nouvelles dates du tournoi de Roland-Garros seraient entrées en conflit avec plusieurs tournois WTA et ATP sur surface dure déjà au calendrier pour ces deux semaines, ainsi que la Coupe Laver, présentée du 25 au 27 septembre, à Boston.

Les organisateurs de la Coupe Laver ont réagi en fin de soirée, disant qu’ils ont été pris par surprise par l’annonce parisienne, tout en ajoutant que tous les billets pour leur tournoi étaient vendus.

Ski cross

Championnats du monde juniors: le rendez-vous raté de Zachary Reynolds

Zachary Reynolds devait se trouver en France, jeudi. Il devait prendre son premier départ en carrière aux championnats du monde juniors de ski cross, au sein de l’équipe canadienne, à Saint-Lary.

La progression fulgurante de la COVID-19 a tout changé. L’athlète natif de l’Outaouais passe plutôt sa semaine à Calgary, en Alberta, où il habite depuis deux hivers.

Tennis

Le tournoi de Roland-Garros sera joué en septembre

Le tournoi de Roland-Garros est reporté d’environ quatre mois en raison de la pandémie de coronavirus, passant de mai à septembre.

La Fédération française de tennis (FFT) a annoncé qu’elle organiserait son tournoi de 15 jours sur terre battue à Paris du 20 septembre au 4 octobre, au lieu du 24 mai au 7 juin, «pour assurer la santé et la sécurité de toutes les personnes impliquées dans l’organisation du tournoi.»

Jeux olympiques

Le CIO ne prend pas de décision «draconienne» pour l’instant

Le Comité international olympique a déclaré qu’il « n’est pas nécessaire de prendre de décision draconienne à ce stade-ci » à propos des Jeux olympiques de Tokyo, à un peu plus de quatre mois de la cérémonie d’ouverture.

Après avoir consulté les différentes fédérations sportives internationales sur l’impact de la pandémie de la COVID-19, le CIO a indiqué « que toute spéculation à ce moment-ci serait contre-productive ».

Jeux olympiques

Relais de la flamme: Tokyo veut limiter les foules

TOKYO — Le comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo a décidé d’aller de l’avant avec la portion japonaise du relais de la flamme, en dépit de la menace de la pandémie de la COVID-19.

La flamme olympique, qui doit faire son arrivée de la Grèce vendredi, circulera à travers le pays pendant quatre mois du 26 mars à la cérémonie d’ouverture prévue le 24 juillet, dans le Stade olympique de Tokyo.

Jeux olympiques

Shinzo Abe pourrait être le plus grand perdant si les JO de Tokyo sont reportés

TOKYO - Le premier ministre japonais Shinzo Abe pourrait être le plus grand perdant si les Jeux olympiques de Tokyo ne se déroulent pas aux dates prévues, dans un peu plus de quatre mois.

Abe est lié aux succès des JO depuis qu’il a milité en faveur du choix de Tokyo lors d’une rencontre du CIO en 2013 à Buenos Aires, en Argentine. La ville de Tokyo avait éventuellement été retenue aux dépens d’Istanbul, en Turquie, puisqu’elle était parvenue à convaincre le CIO qu’il était «entre bonnes mains».

Abe a également charmé la planète entière lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Rio de Janeiro en 2016, alors qu’il s’était déguisé en Super Mario, en l’honneur du légendaire personnage de Nintendo, devant une salle comble de 70 000 spectateurs.

Abe, le politicien dont la carrière à titre de premier ministre est la plus longue de l’histoire du Japon, espère que les Jeux de Tokyo seront son principal héritage. Mais la tenue des JO est incertaine, même si le comité organisateur japonais et le CIO ont répété à maintes reprises qu’ils présenteront les JO à compter du 24 juillet - comme prévu.

Cependant, la possibilité que les JO soient annulés pour la première fois de l’histoire alors qu’il n’y a pas de guerre - ou un report - est de plus en plus envisageable à cause de la pandémie de la COVID-19. Le coronavirus a déjà affaibli l’économie mondiale, une autre mauvaise nouvelle pour Abe.

«Il (Abe) doit être préoccupé par la possibilité qu’il ne soit plus à la tête du gouvernement si les Jeux olympiques sont repoussés d’un an», a déclaré David Leheny, un politologue de l’Université Waseda de Tokyo, dans un entretien accordé à l’Associated Press.

«Il a véritablement investi beaucoup dans l’idée de présenter le Japon sous son meilleur jour possible, et il ne lâchera pas le morceau facilement», a ajouté Leheny.

Ce dernier a mentionné que l’avenir politique d’Abe s’envolerait vraisemblablement en cas d’annulation ou de report des Jeux olympiques. Il a été éclaboussé par de nombreux scandales de corruption et fut blâmé pour sa lenteur à réagir à l’éclosion du coronavirus au Japon. Néanmoins, sa popularité a grimpé de huit pour cent, pour s’établir à 49,7 pour cent, dans un sondage téléphonique réalisé cette semaine par l’Agence de presse japonaise Kyodo.

Dans le même sondage, 69,9 pour cent des répondants ont répondu ‘non’ lorsqu’on leur a demandé si Tokyo «pouvait accueillir les Jeux olympiques, comme prévu». Près du quart des répondants croyaient néanmoins que la perspective d’organiser les JO aux dates prévues était encore envisageable.

«Je crois qu’il s’accroche encore à l’espoir que la pandémie disparaisse aussi rapidement qu’elle est apparue», a résumé Leheny.

Mais la réalité est bien différente, et de nombreuses questions persistent quant à la possibilité que des centaines de milliers d’athlètes et de spectateurs se réunissent à Tokyo.

«Qui voudrait être le premier ministre pendant des Jeux olympiques qui se déroulent à huis clos à cause d’une pandémie?», s’est questionné Leheny.

Le CIO a indiqué cette semaine qu’il a demandé au personnel de son quartier général à Lausanne, en Suisse, de travailler de la maison jusqu’à nouvel ordre. De plus, le personnel de l’organisme de diffusion des Jeux olympiques (OBS) situé à Madrid a reçu la même directive. Le CIO a précisé qu’aucun de ses membres n’avait pour l’instant été testé positif au coronavirus.

Une petite cérémonie est prévue vendredi pour l’arrivée de la flamme olympique sur une base militaire du nord du Japon. Le relais de la flamme commencera officiellement dans la préfecture de Fukushima, tel que prévu, le 26 mars, en dépit des règles strictes qui limitent la taille des rassemblements populaires.

Triathlon

Coupe du monde sprint: Alexis Lepage contraint à l’abandon

Finalement, les meilleurs triathloniens de la planète devront faire comme tous les autres athlètes de pointe. Ils devront mettre la pédale douce et attendre que passe la crise du coronavirus.

Les dirigeants de l’International Triathlon Union (ITU) ont décidé d’aller de l’avant avec la compétition qui était prévue, ce week-end, en Australie. Toutes les autres épreuves inscrites au calendrier international seront suspendues jusqu’au 30 avril.

Lutte

Le tournoi de qualification olympique de lutte se déroulera à huis clos

Un tournoi de qualification olympique de lutte à Ottawa est maintenu, mais il se déroulera désormais à huis clos.

La Fédération internationale de lutte et Lutte Canada ont annoncé dans un communiqué conjoint que le tournoi de qualification olympique panaméricain au Centre Shaw d’Ottawa se déroulera comme prévu de vendredi à dimanche. Mais ce sera en présence uniquement du personnel essentiel et des membres de la famille en raison de la propagation de la pandémie de la COVID-19.

Baseball

Un virus qui «aide» la cause de Phillippe Aumont

Victime d’une infection de la peau qui s’est propagée partout sur son bras droit, Phillippe Aumont s’était résigné à commencer sa saison en retard dans l’organisation des Blue Jays de Toronto.

Le Gatinois n’a pas lancé dans un match depuis le 25 février, mais l’annulation du calendrier hors-concours des Ligues majeures et le report de la saison régulière de deux semaines viennent lui donner une lueur d’espoir.

Cyclisme

Michael Woods chute et fracture son fémur droit à Paris-Nice

L’image a fait le tour des réseaux sociaux dans les dernières heures. Michael Woods venait de chuter. Il était étendu sur le côté, criant de douleur.

Le cycliste de Chelsea a subi une fracture au fémur droit, jeudi après-midi, lors de la cinquième étape de Paris-Nice. Il a été opéré en soirée dans un hôpital de Lyon Sud.

Soccer

Impact: beaucoup de passes mais peu de buts face au CD Olimpia

L’Impact de Montréal s’est placé dans une position inconfortable dans son duel de quarts de finales de la Ligue des Champions de la Concacaf en subissant une défaite de 2-1 face au CD Olimpia mardi soir devant 20 243 spectateurs au Stade olympique.

Jerry Bengtson, le capitaine de la formation du Honduras, a été l’artisan de cette victoire en marquant le premier but des siens pendant le premier quart d’heure du match. Il a ajouté une aide sur le filet de Jorge Benguiche vers la fin de la première mi-temps.

Le seul but de l’Impact a été l’oeuvre de Saphir Taïder à la 47e minute de jeu sur un spectaculaire tir venu d’une distance de quelque 35 mètres. Son boulet de canon a complètement surpris le gardien Alex Güity.

Ce but a redonné vie au Stade et à la troupe de Thierry Henry, qui a multiplié les actions menaçantes profondément en zone rivale, notamment de la part d’Anthony Jackson-Hamel, venu remplacer Maximiliano Urruti à la 57e minute. L’Impact a notamment dirigé 16 tirs vers le filet adverse en deuxième demie, dont deux autres qui ont touché la cible, mais même six minutes de temps ajouté n’ont pas suffi.

Moment de controverse

La rencontre ne s’est pas déroulée sans un moment de controverse. Vers la 80e minute de jeu une tête de Jackson-Hamel, de la surface de réparation, a semblé toucher la main de Maylor Nunez. Malgré les protestations des joueurs et de Thierry Henry, les arbitres ont jugé que ce n’était pas le cas.

Après le match, aucun des deux entraîneurs n’a tenu à parler de ce jeu, pour des raisons différentes.

«J’étais trop loin pour bien voir ce qui s’est passé. Je vais devoir regarder le jeu à la télévision», a noté l’entraîneur-chef du CD Olimpia, Pedro Troglio.

«Je ne parle pas de l’arbitre», a déclaré Henry, sur un ton qui ne laissait aucune place à une seconde tentative.

Le match retour sera présenté mardi prochain au Honduras et Troglio sait que son équipe est en bonne posture. Mais pas au point de prendre l’Impact à la légère.

«C’est certain que ces deux buts à l’étranger nous placent dans une position confortable, mais nous savons que rien n’est encore joué. Ce sera un match difficile.»

Des passes... que des passes

Si le fabuliste Jean de la Fontaine avait été assis dans les gradins du Stade olympique, il aurait probablement rédigé la morale suivante après la première demie: «C’est bien de se passer le ballon, mais encore faudrait-il tirer au but».

Il aurait aussi pu reprendre l’une de ses plus célèbres: «Rien ne sert de courir, il faut partir à point».

Et dans les deux cas, ces maximes se seraient appliquées à la perfection à l’Impact.

«Encore une fois, un match se joue sur 90 minutes, pas sur 45, a lancé l’entraîneur-chef de l’Impact en conférence de presse.

«On a fait 45 bonnes minutes en deuxième mi-temps, mais on ne peut pas prendre les buts qu’on a pris, tout simplement, a ajouté Henry. C’est difficile de gagner un match de football quand on prend ce genre de buts. Des erreurs d’école. Sur le premier but, c’est une erreur d’école. Le deuxième but, c’est une erreur d’école.»

Pendant les 45 premières minutes du match, plus quatre autres pour compenser pour les arrêts de jeu, la formation montréalaise a gardé le ballon dans une proportion frôlant les 80 %, effectué 372 passes comparativement à 102 pour ses rivaux et les a complétées à une cadence de presque 90 %.

Le hic, c’est que toutes ces passes n’ont mené qu’à quatre tirs, dont aucun cadré et un seul un peu dangereux, de la part de Romell Quioto pendant les arrêts de jeu.

«Plein de fois en première mi-temps, on s’est retrouvé en position de frappe mais on n’a jamais frappé, a déploré Henry. C’est pour ça qu’en deuxième mi-temps, j’ai dit à Saphir de frapper, et c’est pour ça que vous l’avez vu se retourner et me regarder quand il a marqué. Parce que je ne comprenais pas pourquoi les mecs ne frappaient pas. Leur équipe reculait. À un moment donné, si tu veux les faire sortir un peu, il faut frapper.»

De l’autre côté, le CD Olimpia s’est montré opportuniste pendant cette première demie en marquant deux fois à l’aide de trois tirs, tous cadrés.

Les visiteurs ont ouvert la marque à la 15e minute quand Bengtson s’est faufilé entre les défenseurs Joel Waterman et Luis Binks avant de déjouer Diop d’un tir décoché de l’entrée de la surface de réparation que le gardien de l’Impact a touché de la main droite sans toutefois réussir à stopper.

Le CD Olimpia a doublé son avance à la 41e minute quand Benguiche a habilement déjoué Zachary Brault-Guillard avant de se présenter seul devant Diop, qu’il a battu d’un tir bas à sa gauche.

Avec des termes différents, le milieu de terrain Samuel Piette a brossé une analyse semblable à celle de Henry.

«Ç’a été des erreurs très très bêtes de notre part. Ce sont des trucs que tu apprends quand tu es jeune. Ce sont des buts qui sont facilement évitables. Les deux buts, on leur a donné. C’est totalement de notre faute à nous.»

Patinage artistique

L’ISU émet des directives strictes en vue des Mondiaux de patinage artistique

L’Union internationale de patinage (ISU) a fait parvenir des directives strictes à l’intention de ceux qui participeront aux Championnats du monde de patinage artistique de Montréal, la semaine prochaine, en raison de l’épidémie de COVID-19.

Membres des médias, officiels, patineurs et entraîneurs ont reçu plusieurs documents d’information sur le coronavirus, mardi, de la part de la fédération internationale.

Parmi les exigences d’admission, les participants devront subir un test de température et ceux affichant une température supérieure à 38 degrés Celsius se verront l’accès refusé.

«S’il est évident que vous souffrez d’une infection respiratoire (symptômes de la grippe, nez qui coule, gorge irritée, toux, douleurs à la poitrine ou difficultés à respirer), un masque vous sera remis, le personnel médical sera averti et une isolation pourrait être requise, peut-on lire dans le questionnaire remis par l’ISU. L’Association canadienne de santé publique sera mise au courant et ses protocoles seront suivis. Une accréditation ne vous sera pas remise tant que vous n’aurez pas obtenu le feu vert de l’ACSP.»

Le questionnaire vérifie également auprès des participants s’ils ont visité récemment des pays dans des zones à risques pour le COVID-19, ou s’ils ont été en contact avec des gens ayant voyagé dans ces régions.

Ces exigences ont été mises en place 24 heures après que la ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann, eut déclaré que le gouvernement allait demandé ou non l’annulation de l’événement.

La Fédération internationale de hockey sur glace a annulé ses Championnats du monde de hockey féminin, samedi. Ils devaient avoir lieu du 31 mars au 10 avril, en Nouvelle-Écosse.

La ministre McCann a indiqué que les autorités de santé publique québécoises sont impliquées dans l’analyse des Mondiaux de patinage artistique, prévus du 16 au 22 mars au Centre Bell, de concert avec l’Agence de santé publique du Canada. L’annulation de la compétition n’est pas écartée et une décision à ce sujet sera prise dans les plus brefs délais.

«Nous devons analyser chaque événement au cas par cas, mais nous savons que nous devrons statuer rapidement (dans le cas des Mondiaux de patinage artistique)», a précisé la ministre.

Baseball

D'autres consultations pour un éventuel nouveau stade de baseball à Montréal

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a lancé un message clair au Groupe de Montréal à la suite de la parution du rapport de l’Office de consultation publique de Montréal sur le développement du secteur Bridge-Bonaventure: à lui de présenter un projet concret.

«Ce que je souhaite présentement, c’est que le Groupe de Montréal regarde attentivement le rapport, car tout est écrit là-dedans au sujet de ce qui ferait un projet gagnant. C’est clair, a-t-elle indiqué. Ce que l’OCPM dit haut et fort, c’est que la population s’est mobilisée pour dire ce qui est souhaitable pour le développement de ce grand territoire-là. C’est certain que nous devrons consulter la population s’il y a un projet comme le stade. (...) D’abord et avant tout, il faut qu’il y ait un projet concret et j’invite les promoteurs à regarder (le rapport). Les événements qui sont là-dedans sont très importants.»

L’OCPM a indiqué dans son rapport qu’il n’est pas en mesure de statuer sur la proposition du Groupe de Montréal, mené par Stephen Bronfman, d’implanter un stade de baseball au bassin Peel.

«L’installation d’un stade de baseball dans le secteur Bridge-Bonaventure devra faire l’objet d’une consultation autonome et être analysée sur la base d’un projet plus développé», lit-on dans son rapport.

Il rappelle également que les projets d’un complexe municipal de soccer (en 2012), ainsi que les agrandissements du centre de tennis du parc Jarry (2003) et du stade Percival-Molson (2006) ont fait l’objet de consultations spécifiques.

L’OCPM juge qu’en vertu des informations dont il dispose, il serait irresponsable de statuer sur ce projet «dont la taille et l’ampleur requièrent qu’on en mesure les impacts sous divers aspects».

Il souligne qu’aucun plan et aucune étude mesurant les impacts économiques, sociaux et environnementaux n’a été porté à sa connaissance. C’est aussi ce que reproche présentement la mairesse Plante au Groupe de Montréal, qui ne lui a pas présenté de plan plus détaillé.

«Je n’ai rien vu de différent que l’idée qui a été présentée devant l’OCPM, a-t-elle affirmé. Pour pouvoir commencer à jaser, il faut qu’il y ait un projet, une demande officielle. Oui, on s’attend à voir des études d’impact financier. Un stade, c’est majeur. Je m’attends à ce qu’on me présente bientôt quelque chose de plus concret, surtout si c’est leur plan d’aller de l’avant, ce que j’aurais tendance à croire. Il faut qu’ils nous montrent quelque chose de concret, sinon, on jase, mais on jase de quoi?»

Le Groupe de Montréal n’a offert qu’un laconique communiqué en réponse au rapport rendu public lundi.

«Le Groupe baseball Montréal salue le travail réalisé par l’OCPM au cours des derniers mois ainsi que celui des organisations et des personnes qui ont participé à ce processus, a réagi le groupe par communiqué. La Groupe baseball Montréal étudiera soigneusement ce rapport et ne fera aucun commentaire pour le moment.»

Le 3 octobre, Bronfman et son bras droit Pierre Boivin sont venus présenter leur projet de quartier «innovateur, communautaire et écoresponsable pensé pour les 100 prochaines années».

Son plan mise abondamment sur les transports en commun, le R.E.M., le vélo et les déplacements à pied, tout en promettant un stade ouvert à la communauté, qui pourrait servir à d’autres événements sportifs d’envergure, notamment les Alouettes, des matchs de la Coupe du monde de soccer de 2026, une Classique hivernale de la LNH, ou encore des événements de surf des neiges et ski acrobatique.

En compagnie du développeur immobilier Devimco, Bronfman, par le biais de sa compagnie d’investissements Claridge, souhaite acquérir et développer les quelque 950 000 pieds carrés au bassin Peel, des terrains qui appartiennent pour l’instant à la Société immobilière du Canada. En novembre, La Presse a révélé que des terrains attenants, d’une superficie de 350 000 pieds carrés appartenant à Loto-Québec, intéressent également Claridge et Devimco.

Même si les terrains ne lui appartiennent pas, la ville de Montréal dispose d’un droit de préemption sur l’acquisition de ces terrains.

Par ailleurs, le rapport de l’OCPM note que le projet du Groupe de Montréal est l’un des plus controversés parmi tous ceux étudiés lors de ces consultations.

La construction d’un nouveau stade de baseball est essentielle au projet de Bronfman de ramener un club à Montréal. Son groupe étudie pour l’instant la possibilité de s’associer à Stuart Sternberg, propriétaire des Rays de Tampa Bay, afin que l’équipe dispute la moitié de ses matchs locaux à Montréal.

Ce projet, qui a reçu l’aval du commissaire du Baseball majeur, Rob Manfred, est actuellement bloqué à la mairie de St. Petersburg, où les Rays évoluent. L’équipe a signé un bail valide jusqu’à la conclusion de la saison 2027 pour l’utilisation du Tropicana Field et la ville refuse que les Rays ne disputent ne serait-ce qu’une seule rencontre locale ailleurs que dans ce stade.

Bronfman et Sternberg ont tous deux évoqué 2024 comme début possible de leur projet de villes-soeurs.