Plongeon

Meaghan Benfeito et Caeli McKay se qualifient pour les JO de 2020

GWANGJU, Corée du Sud - Meaghan Benfeito et Caeli McKay ont obtenu leurs laissez-passer pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020 en terminant parmi les 12 premières en demi-finales de l’épreuve individuelle à la tour de 10 mètres, mardi, aux Championnats du monde de natation de Gwangju, en Corée du Sud.

McKay, de Calgary, et Benfeito, de Montréal, ont respectivement terminé aux troisième et quatrième rangs parmi les 18 plongeuses inscrites à cette épreuve. Seules les Chinoises Yuxi Chen et Wei Lu les ont devancées. La finale de l’épreuve individuelle à la tour de 10 m aura lieu mercredi.

«Ç’a été difficile, mais l’objectif était d’obtenir la qualification olympique, a mentionné Benfeito. Maintenant que c’est fait, je vais me préparer pour la finale et donner tout ce que j’ai.»

Déception

Ces résultats sont un baume pour les représentantes de l’unifolié, après qu’elles aient abouti au pied du podium lors de l’épreuve à la tour de 10 m synchronisée dimanche. Un podium aurait assuré leur qualification pour les Jeux olympiques dans cette épreuve, mais les billets ont plutôt été octroyés à la Chine, à la Malaisie et aux États-Unis, dans l’ordre.

Benfeito et McKay pourront cependant se reprendre en 2020, lors des étapes de la Coupe du monde de plongeon qui précéderont les JO.

«Je voulais montrer de quel bois je me chauffe en tant que plongeuse individuelle. Après l’épreuve synchro, je voulais rebondir et assurer la qualification du pays pour les Jeux olympiques. Je suis fière d’avoir réussi à le faire», a dit McKay.

D’autre part, l’équipe canadienne féminine de water-polo a encaissé une deuxième défaite d’affilée en pliant l’échine 15-14 devant la Hongrie.

Les représentantes de l’unifolié affronteront maintenant la Corée du Sud, dans le dernier match de la phase préliminaire dans le groupe B. Elles tenteront alors d’obtenir une première victoire dans cette compétition.

Golf

Tiger veut retrouver son rythme à l’Omnium britannique

PORTRUSH, Royaume-Uni — Tiger Woods était dans le champ de pratique lorsque les portes se sont ouvertes à l’Omnium britannique mardi, et peu de temps après, il était prêt à s’élancer sur un tertre de départ. Il a simplement choisi d’écourter sa journée de travail.

Woods a disputé une ronde complète au Royal Portrush lors de son arrivée dimanche matin, puis une autre lundi. À sa troisième journée de reconnaissance sur un parcours qui n’a pas accueilli l’Omnium britannique depuis 68 ans, Woods a complété le premier trou, avant de se diriger directement vers le 13e tertre de départ. Il a ensuite complété le deuxième neuf.

Ce serait facile d’attribuer cette décision à la fatigue. Après tout, Woods n’a pas pris part à une ronde officielle depuis le 16 juin à l’Omnium des États-Unis, et il n’a négocié que 10 rondes depuis sa victoire au Tournoi des Maîtres — son 15e titre majeur en carrière.

Dans ce cas-ci, personne ne veut s’épuiser à l’aube d’un tournoi majeur, donc il n’y a rien de surprenant à ce chapitre.

Cependant, il faut admettre que nous ne sommes plus à une surprise près de la part d’un des plus grands golfeurs de l’histoire.

Lorsqu’on lui a demandé si quelque chose l’ennuyait plus qu’à l’habitude, Woods a souri et dit : «Rien de plus qu’à l’habitude.» Les gens qui se sont esclaffés dans la salle ont pratiquement noyé sa réponse suivante : «Non».

Ses chances de l’emporter à l’Omnium britannique sont pratiquement aussi mystérieuses que le Royal Portrush lui-même.

Même à 43 ans, avec quatre opérations à un genou et, plus récemment, de nombreuses interventions chirurgicales au dos, il a démontré au Augusta National qu’il avait encore l’étoffe pour rivaliser avec les meilleurs golfeurs de la nouvelle génération. La clé pour Woods consiste maintenant à déterminer le nombre de rondes qu’il doit disputer afin d’être prêt à participer à un tournoi majeur, et le nombre de jours de repos qu’il doit prendre afin d’éviter les blessures.  

Rugby

Buisa aura des choses à prouver

La Hulloise Pamphinette Buisa était aux anges, il y a quelques semaines, quand on lui a dit qu’elle ferait partie de la délégation canadienne qui prendra part aux Jeux panaméricains.

On lui a trouvé une place au sein de l’équipe féminine qui visera l’or lors de la compétition de rugby à sept.

Cyclisme

Romain Bardet n’a «plus aucune pression» au Tour de France

ALBI — Quinzième pour le moment du Tour de France, un rang loin de ses espérances de départ, Romain Bardet (AG2R) affirme courir sans pression et miser sur les Alpes pour s’exprimer, bien plus que sur les prochaines Pyrénées.

«Je ne peux pas être content de ce début de Tour, mais c’est à la fin des trois semaines qu’on tirera les conclusions», estime l’Auvergnat de l’équipe AG2R La Mondiale, qui pointe à plus de deux minutes du premier favori, Geraint Thomas (Ineos).

Lors de la journée de repos, le Français, deux fois présent sur le podium du Tour (2e en 2016, 3e en 2017), dit être passé par-delà les déceptions, que ce soit la 19e place du contre-la-montre par équipes le 7 juillet ou le retard dans la première arrivée au sommet, à La Planche des Belles Filles, jeudi. Il est positif : «Je n’ai plus aucune pression, je ne suis plus à 15 secondes près. Hier [lundi], j’étais relax; tous les autres jours, je suis relax.»

A-t-il été atteint psychologiquement? «Le sport de haut niveau est fait de hauts et de bas, répond-il. On aimerait être au summum. Mais c’est mon septième Tour, il y a des moments plus durs que d’autres, il faut savoir les accepter. Ça prend un peu de temps à digérer.»

Ému par l’accueil qui lui a été réservé lors de l’arrivée dimanche dans sa ville de Brioude (Haute-Loire), Romain Bardet veut rester distancié : «Je ne me laisse plus griser par les conclusions quotidiennes que chacun tire. C’est le même cinéma depuis que je fais le Tour. Il faut rester calme, c’est à Paris qu’on verra ce qu’il en est.»

Révision à la baisse

«Je suis arrivé au départ du Tour avec un peu de retard. On l’a gardé pour nous, mais j’ai été obligé de m’arrêter après le Dauphiné, explique-t-il. Maintenant, plus les jours passent et mieux je me sens.»

La phrase résonne comme une promesse. Dans les Alpes surtout, puisqu’il prévoit «une course plus traditionnelle dans les Pyrénées» : «À part une défaillance, il n’y aura pas de grands écarts au Tourmalet. On va dire que je me répète, mais je pense que cette édition est propice à de vrais rebondissements dans les Alpes, en troisième semaine.»

Seule certitude, Bardet joue toujours le classement général. A-t-il été tenté de changer son fusil d’épaule après La Planche des Belles Filles? La réponse fuse : «C’était beaucoup trop tôt pour prendre des décisions qui pourraient être rédhibitoires.» L’argument se tient : «Qui eût cru à des écarts pareils, lundi, entre les favoris?»

Son patron, Vincent Lavenu, confirme : «On ne va pas laisser tomber le classement général, ce n’est pas ce que j’attends de mon leader.»

Malgré tout, les ambitions ont été revues à la baisse : «Si on fait une place dans les 6-7 premiers du classement général... Au départ du Tour, évidemment, on espérait mieux. Mais aujourd’hui, compte tenu des pépins en début de Tour, si Romain fait 5e, 6e ou 7e, on est dans le coup. Le but est de faire la meilleure place. Mathématiquement, le podium n’est pas inaccessible.»

Tennis

Januskova à la croisée des chemins

L’Ottavienne Petra Januskova a probablement bénéficié de son dernier laissez-passer de Tennis Canada au Challenger de Gatineau, un tournoi disputé dans sa cour.

Âgée de 28 ans, elle occupe le 847e rang mondial après avoir atteint un sommet en 2016 avec une 628e place. Un jour ou l’autre, elle devra passer à son plan B. Mardi après-midi, sur un court secondaire du parc de l’île, elle a encaissé sa septième défaite en 10 matches cette saison. Après avoir mené 5-4, elle a vu l’Américaine Jessica Ho revenir de l’arrière pour l’emporter 7-5 et 6-1. Elle a pu se racheter en double avec une victoire en compagnie de la Canadienne Layne Sleeth, mais Januskova sait que la fin de sa carrière au tennis professionnel approche.

Tennis

Pospisil tempère les attentes

Le Challenger Banque Nationale de Gatineau n’a jamais eu de tête d’affiche avec une feuille de route aussi éloquente.

En plus d’être un joueur canadien, Vasek Pospisil a déjà occupé le 25e rang mondial en 2014. Dans cette même année, avec son partenaire Jack Sock, il a remporté le championnat de Wimbledon en double. L’année suivante, toujours à Wimbledon, il a atteint les quarts de finale en simple. Ce n’est pas tout. En 2017, le Britanno-Colombien a réussi l’exploit de vaincre le meilleur joueur de la planète tennis pendant le Masters d’Indian Wells. À l’époque, c’est Andy Murray qui était le numéro un mondial.

En piste avec Alex Tagliani

Une grosse semaine !

CHRONIQUE / Amateurs de course, mes salutations ! Je vous parle depuis Toronto, où est présentée en fin de semaine la quatrième épreuve de la saison de la série canadienne de NASCAR.

L’événement de Toronto, c’est une grosse affaire pour nous. Qu’on le veuille ou non, la Ville Reine, c’est un gros marché, le plus gros au Canada. En plus, nous y sommes avec les gens de la série IndyCar, ce qui nous apporte une importante visibilité supplémentaire.

Même si le week-end de course débute seulement vendredi, je suis arrivé en ville lundi soir. C’est une grosse semaine et ça vaut la peine de se pointer de bonne heure.

Pendant une semaine comme celle-là, je suis loin de piloter ma voiture seulement. Je vous explique.

Pendant une couple de jours, j’ai travaillé à monter la grande tente aux couleurs de Rona que l’on retrouve sur le site du Grand Prix. Quand je dis que « j’ai travaillé à monter », c’est vrai. Rona, c’est un de mes principaux commanditaires, mon nom et mon visage sont associés à cette entreprise et je n’hésite jamais à m’impliquer directement afin que les gens qui me supportent dans ma carrière soient satisfaits de la visibilité que je leur offre. Alors oui, je n’ai pas peur de me salir les mains dans ces situations-là !

Jeudi comme vendredi, jusqu’à ce que je monte dans ma voiture pour les pratiques, ce sont de grosses journées d’entrevues. Il y avait une grosse conférence de presse jeudi, et vendredi matin, je vais enchaîner plusieurs entrevues pour la télé et d’autres médias. Parler de soi, parler de son sport et de sa série, ça fait partie de notre travail. Et honnêtement, c’est quelque chose que j’aime faire.

Ma femme Bronte et ma fille Eva-Rose sont arrivées mercredi. Ma fille a son vélo et sa trottinette et elle a tout ce qu’il faut pour se sentir chez elle dans notre motorisé. Notre sport nous permet de vivre des moments comme ceux-là en famille et c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup.

Ici pour gagner

Mais voilà, je suis aussi ici pour courir en fin de semaine. Pour courir et pour… gagner.

Vous le savez, l’épreuve de Toronto est disputée dans les rues du centre-ville et c’est un endroit où j’ai eu du succès par le passé, notamment en signant une belle victoire en 2016. J’aime les circuits routiers et même si je sais que des gars comme Kevin Lacroix et Andrew Ranger ne me feront pas de cadeaux, je suis déterminé à repartir d’ici après être monté sur la plus haute marche du podium.

Je suis troisième au classement, à 21 points de Lacroix. Je suis en bonne position malgré les problèmes que nous avons connus sur ovale (et un résultat décevant à Bowmanville), mais je ne veux surtout pas trop m’éloigner de la tête. La saison est longue et courte à la fois, et nous n’avons pas de temps à perdre.

Propos recueillis par Michel Tassé

Formule 1

Tennis, cricket, F1... une fin de semaine trop chargée selon Hamilton

SILVERSTONE — Au cours de cette saison plutôt monotone, Lewis Hamilton a déclaré qu’il aimerait particulièrement attirer l’attention de ses partisans locaux ce week-end lors du Grand Prix de Grande-Bretagne. Mais ce sera assez difficile.

À Londres, les joueurs de cricket de l’Angleterre lutteront pour la conquête d’une première Coupe du monde en 27 ans. Et au même moment, ailleurs dans la capitale britannique, sera présentée la finale des hommes à Wimbledon.

Cyclisme

Tour de France: Ciccone détrône Alaphilippe

LA PLANCHE DES BELLES FILLES — La Planche des Belles Filles a rendu jeudi son verdict : l’Italien Giulio Ciccone a détrôné de peu Julian Alaphilippe dans la 6e étape du Tour de France, qui a marqué la montée en puissance du tenant du titre Geraint Thomas.

Deuxième de l’étape derrière le Belge Dylan Teuns (Bahrain), le plus fort dans le dernier kilomètre très pentu, Ciccone (Trek) s’est emparé du maillot jaune, le premier de sa carrière. Pour 6 secondes, l’écart qui prive Alaphilippe d’une quatrième journée en tête du Tour.

Entre les favoris, le match a culminé sur le dernier kilomètre au revêtement compacté, non goudronné. Avec avantage à Thomas, auteur de sa plus probante performance depuis le début de la saison. Le Gallois a débordé pour finir Alaphilippe, qui avait attaqué crânement quelques instants plus tôt, dans une tentative désespérée pour sauver son maillot.

Quatrième de l’étape à 1 min 44 sec de Teuns, le vainqueur du Tour 2018 a pris du temps à tous ses adversaires pour le classement général. Si la plupart ont terminé à faible distance, le Français Romain Bardet, principal perdant du jour, a cédé 1 min 09 sec au Gallois, une défaite qu’il a prise comme un nouveau coup de massue après l’échec du contre-la-montre par équipes.

«Je n’étais pas au niveau aujourd’hui et j’en ai fait le dur et l’amer constat. Je vais essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, pourquoi j’ai coincé comme ça», a lâché l’Auvergnat, deux fois sur le podium du Tour, qui a perdu pied dans les 800 derniers mètres.

Pinot exact au rendez-vous

L’Italien Vincenzo Nibali (51 sec sur Thomas) et, à un degré moindre, le Néerlandais Steven Kruijswijk (35 sec) ont également concédé plus de temps qu’espéré par eux. En revanche, le Colombien Nairo Quintana (7 sec), dont l’équipe a beaucoup travaillé en tête du peloton, et surtout Thibaut Pinot ont été exacts au rendez-vous, pour la première des cinq arrivées au sommet de ce Tour.

Devant son public, Pinot a rivalisé avec Thomas, qui a pris le dessus seulement dans les 300 derniers mètres pour le précéder de 2 secondes sur la ligne. Pour le Franc-Comtois, qui réalise un parcours sans fausse note depuis le départ, tout va bien d’autant que son lieutenant David Gaudu s’est montré percutant lui aussi dans l’ascension finale.

«Je suis satisfait. J’avais un peu peur, comme tout le monde m’attendait, de ne pas répondre présent», a déclaré le local de l’étape. «Je suis content de ma journée, même s’il n’y a pas la victoire.»

Au classement général provisoire, Ciccone précède Alaphilippe de 6 secondes et Teuns de 32 secondes. Thomas, 5e désormais, est repassé devant son jeune équipier Egan Bernal (22 ans), qui lui a concédé 9 secondes tout comme le Danois Jakob Fuglsang, l’Espagnol Mikel Landa et l’Australien Richie Porte.

Tout s’est joué dans l’ascension finale, la septième de cette étape vosgienne arrivant dans un site au nom poétique. La légende raconte que durant la guerre de Trente Ans (1618-1648), les jeunes filles du village voisin se seraient jetées du sommet dans l’étang en contrebas pour échapper aux troupes suédoises.

Débuts triomphants

Un premier peloton s’est présenté au pied de la montée avec moins de 4 minutes de retard sur les rescapés de l’échappée lancée de loin (Ciccone, Wellens, Teuns, Meurisse). Dans l’ascension finale, l’Espagnol Mikel Landa a tenté de contre-attaquer, mais a été repris avant le passage sur la partie non goudronnée, alors que Ciccone et Teuns se disputaient la victoire.

«Je gagne dès mon premier Tour!» s’est félicité le Belge, âgé de 27 ans et vainqueur d’étape au dernier Dauphiné. «L’an dernier, à la Vuelta, j’avais fait quelques erreurs dans une arrivée de ce genre, à deux. J’avais été trop nerveux contre Michael Woods. Je suis resté beaucoup plus calme cette fois».

Ciccone, le nouveau maillot jaune qui a vite surmonté sa déception d’être passé à côté du gain de l’étape, revient de loin.

«Le Giro était le grand objectif de ma saison, le Tour ne faisait pas partie de mon programme», a souri l’Italien, finalement retenu au vu de sa forme éclatante du Tour d’Italie. Il avait gagné l’étape-reine, franchissant le Mortirolo, et le classement de la montagne.

Fin 2016, il avait eu peur de devoir arrêter le cyclisme. Deux interventions chirurgicales au cœur, «non invasives», pour régler un problème de tachycardie lui ont permis de poursuivre son activité.

Vendredi, retour dans la plaine. La 7e étape, la plus longue du Tour avec 230 kilomètres entre Belfort et Chalon-sur-Saône, est favorable aux sprinteurs.

Tennis

Wimbledon: il y a onze ans, le chef d'oeuvre Nadal contre Federer

LONDRES — Il y a onze ans, Roger Federer et Rafael Nadal s’affrontaient pour la troisième fois en finale de Wimbledon. Un match hors-norme, considéré comme l’un des plus grands matchs de l’histoire. Depuis, les deux ne se sont plus croisés sur gazon, ce qui donne une saveur particulière à leurs retrouvailles vendredi en demi-finales.

Depuis longtemps, ces deux monstres sacrés écrivent une bonne partie de l’histoire du tennis. Mais ce 6 juillet 2008, ils en ont écrit l’une des plus belles pages, voire LA plus belle selon certains. De la dramaturgie, des rebondissements, des coups somptueux... Il y a tout eu dans ce match.

À l’époque, Federer et Nadal se partagent déjà le monde : le gazon pour le premier, la terre battue pour le second.

Sauf que Nadal, deux fois finaliste face à Federer à Wimbledon en 2006 et 2007, commence à contester sérieusement cet équilibre. En 2007 il avait poussé Federer au cinquième set (7-6, 4-6, 7-6, 2-6, 6-2). Une désillusion terrible pour l’Espagnol, qui avait confessé avoir pleuré près d’une demi-heure dans les vestiaires.

Coup d’État

Un an plus tard, l’histoire ne serait pas la même. Un mois avant leur troisième rendez-vous londonien, les deux se croisent d’abord en finale de Roland-Garros. Un cavalier seul. Federer se fait torpiller par Nadal 6-1, 6-3, 6-0 en moins de deux heures.

Cette défaite va d’ailleurs poursuivre le Suisse pendant des années, symbole de son impuissance face à son meilleur rival sur terre battue.

Elle trotte a priori encore dans sa tête à Londres un mois plus tard. Car Federer, invaincu depuis cinq ans à l’époque sur le gazon anglais, perd d’entrée les deux premiers sets 6-4, 6-4. Le public du central, incrédule, assiste à un coup d’État.

Federer, piqué au vif, se rebelle et empoche les deux sets suivants au bris d’égalité, en sauvant deux balles de match dans le quatrième. Le scénario est idéal, et le cinquième immense. Mais la nuit commence à tomber sur le Central, car le match, interrompu trois fois par la pluie, dure déjà depuis près de quatre heures.

«On se demandait si le match allait aller au bout tellement il faisait sombre. À la fin du cinquième set, on était au plus bas des réglages de luminosité de nos appareils, on ne voyait presque plus», raconte à l’AFP Antoine Couvercelle, un photographe qui suit le circuit depuis plus de 20 ans, présent sur le court ce jour-là.

Et les deux joueurs continuent de s’écharper jusqu’à ce que Federer cède à 9-7 au crépuscule. Le roi a finalement abdiqué, au bout de la plus longue finale de l’histoire du tournoi, 4 heures et 48 minutes.

«Comme des étoiles»

«Au moment de la balle de match, vu qu’il faisait très sombre, quand Nadal s’écroule, les flashs ont alors crépité de partout dans le stade, comme des étoiles. C’était un moment incroyable», se rappelle ce photographe.

Un match d’anthologie qui va laisser John McEnroe abasourdi : «Il ne reste plus rien à dire... Simplement le meilleur match que j’ai eu la chance de voir».

«Rafa mérite ce titre, il a joué de manière fantastique», déclare beau joueur Federer, qui assure avoir «tout essayé».

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Les deux joueurs ont disputé d’autres finales, d’autres matchs, comme il y a un mois en demi-finales de Roland-Garros. Déjà des retrouvailles, huit ans après leur dernière confrontation sur l’ocre parisienne. Mais celles-ci, à Londres, sur ce même théâtre, pour leur 40e duel, possèdent quelque chose en plus.

«Le retrouver 11 ans après, c’est très spécial. Ça représente beaucoup pour moi et probablement aussi pour lui», a résumé Nadal. «On a joué beaucoup de grands matchs, notamment deux ici en 2007 et 2008. Personnellement, celui de 2008 a été plus marquant pour moi». À l’époque, il avait réalisé son premier doublé Roland-Garros/Wimbledon. Et onze après, il peut en ajouter un autre...

Tennis

Wimbledon: les trois finales Federer-Nadal qui ont marqué la dernière décennie

Le Suisse Roger Federer et l’Espagnol Rafael Nadal, N.3 et 2 mondiaux, se retrouvent vendredi pour la quatrième fois à Wimbledon, en demi-finale... onze ans après la dernière des trois finales entre les deux champions (2006, 2007 et 2008), qui ont marqué l’histoire du tournoi du Grand Chelem londonien.

2006

Finale : Federer bat Nadal 6-0, 7-6 (7/5), 6-7 (2/7), 6-3

Federer, déjà installé à 24 ans au sommet de la hiérarchie mondiale, remporte face à Nadal, alors âgé de 20 ans, son quatrième titre consécutif à Wimbledon.

Avant cette finale, Federer n’a perdu que quatre fois en 2006. A chaque fois contre le Majorquin, qui a brisé l’hégémonie du Suisse lors de quatre finales: sur dur à Dubaï, puis à trois reprises sur terre battue, sa surface fétiche, à Monte-Carlo, Rome et Roland-Garros.

Fort de ces succès, Nadal, qui atteint pour la première fois la finale à Wimbledon, croit en ses chances. Mais Federer restera maître en son royaume: il douche d’entrée le Majorquin en lui infligeant un cinglant 6-0 au premier set.

Nadal devra encore patienter pour devenir le premier Espagnol à remporter Wimbledon depuis Manolo Santana en 1966.

«Roger est incroyable», lâche Nadal. Il aura la maigre consolation, en prenant au Roi la troisième manche, d’avoir empêché Federer de devenir le premier homme depuis Bjorn Borg en 1976 à remporter le titre sans perdre le moindre set.

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2007

Finale : Federer bat Nadal 7-6 (9/7), 4-6, 7-6 (7/3), 2-6, 6-2

Federer remporte son cinquième titre d’affilée à Wimbledon, à l’issue de la troisième finale la plus longue de l’histoire du All England Country Club.

Il égale ainsi la série de Björn Borg, cinq fois titré consécutivement sur le gazon de Londres.

«Je ne sais pas combien de temps je pourrai continuer, mais je me sens vraiment capable de continuer mentalement et physiquement pendant encore de nombreuses années», avait alors affirmé le Suisse, sans doute loin d’imaginer qu’il disputerait encore une demi-finale 12 ans plus tard, à près de 38 ans.

Mais l’étau s’est resserré sur le Suisse, poussé au cinquième set par un Nadal de plus en plus confiant sur l’herbe.

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2008

Finale : Nadal bat Federer 6-4, 6-4, 6-7 (5/7), 6-7 (8/10), 9-7

La troisième tentative sera la bonne pour «Rafa», qui déboulonne la statue Federer au bout d’un combat épique et d’une finale, la plus longue de l’histoire du tournoi (4h48 min), toujours considérée aujourd’hui comme l’une des plus sublimes de l’histoire du tennis.

Le Majorquin, malgré la perte du quatrième set où il a obtenu deux balles de match, trouve la ressource pour repartir au combat dans un cinquième set qui s’achèvera à la nuit tombée.

Il met fin à une série ahurissante de 34 victoires consécutives de Federer à Wimbledon, et de 64 succès consécutifs sur gazon.

Malgré l’exploit, Nadal persiste à prétendre que «Roger est toujours le numéro 1, toujours le meilleur».

Federer, fair-play, reconnaît sa défaite: «J’ai tout essayé. Mais Rafa a joué de manière fantastique».

Nadal met non seulement fin au long règne de Federer à Londres, mais devient à 22 ans le troisième homme seulement à réussir le doublé Roland-Garros/Wimbledon, le premier depuis Borg en 1980.

Quelques semaines après son premier triomphe à Wimbledon, le Majorquin détrônera d’ailleurs Federer de la place de N.1 mondial.

La légende John McEnroe n’avait pas hésité à qualifier cette finale de Wimbledon 2008 de «plus grand match jamais joué». En attendant les retrouvailles de vendredi. En demi-finales «seulement». Car depuis la dernière décennie, un certain Novak Djokovic, l’actuel N.1 mondial, est venu se mêler à la lutte...

Tennis

Serena Williams et Simona Halep passent en finale à Wimbledon

LONDRES — Il n’y a désormais plus qu’une marche. Il ne manque plus qu’une victoire en finale de Wimbledon samedi face à Simona Halep pour que Serena Williams marque à jamais l’histoire de son sport avec un 24e Grand Chelem.

L’Américaine, qui va jouer la 11e finale de sa carrière sur le gazon anglais, peut égaler en cas de victoire le record détenu par l’Australienne Margaret Court, qui elle avait remporté 24 Grand Chelem dans les années 60-70.

L’Américaine est décidément à part. Qui aurait pu prédire que la septuple vainqueur de Wimbledon atteindrait cette année la finale d’un tournoi du Grand Chelem? La joueuse entraînée par Patrick Mouratoglou galère depuis janvier avec un genou en vrac, qui l’a plombée pendant plusieurs mois. Elle a dû abandonner à Indian Wells en mars, déclarer forfait à Miami, à Rome. Elle n’a quasiment pas joué de la saison, avec seulement 12 matchs dans les jambes avant de se présenter à Londres. Elle n’a pas eu assez de temps pour se préparer et n’a joué aucun tournoi sur gazon entre son fiasco à Roland-Garros (élimination au troisième tour) et Wimbledon... Mais la voilà en finale.

Et à l’image de Djokovic chez les hommes, elle marche littéralement sur ses adversaires depuis peu. Déjà très impressionnante face à sa compatriote Alison Riske en quart, elle a torpillé la Tchèque Barbora Strycova en demi-finale, jeudi. Un match plié en à peine moins d’une heure avec un score sans appel 6-1, 6-2. «Je me sens mieux qu’au début du tournoi, je m’améliore match après match», a confirmé Williams.

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Cyclisme

Tour de France: Sagan au sprint

COLMAR — Douzième victoire pour Peter Sagan dans le Tour de France : le Slovaque, rock star du peloton, s’est adjugé la 5e étape, mercredi en terre alsacienne, à Colmar, à la veille de la première arrivée au sommet, à La Planche des Belles Filles.

Julian Alaphilippe, le porteur du maillot jaune, a passé « une belle journée ». « Mais ce n’était pas si facile », a ajouté aussitôt le Français à propos de cette étape de moyenne montagne de 175,5 kilomètres, la première dans le massif des Vosges.

Tennis

Trois légendes et un intrus dans le carré d'as à Wimbledon

LONDRES — Le «Big 3» est bien au rendez-vous. Roger Federer et Rafael Nadal se retrouvent encore une fois en demi-finale à Wimbledon, un mois après Roland-Garros, un cap que Novak Djokovic a atteint en se promenant, et où il retrouvera un novice, l’Espagnol Roberto Bautista Agut.

Cela faisait 12 ans néanmoins que le trio ne s’était pas retrouvé ensemble en demi-finales à Wimbledon, un tournoi qui n’avait jusqu’ici jamais vu deux Espagnols atteindre le dernier carré.

Basketball

Les Raptors tiendront une partie de leur camp d'entraînement à Québec

Après avoir séduit tout le pays à la suite de leur conquête du championnat de la NBA, les Raptors de Toronto viendront faire la cour aux amateurs de Québec, du 29 septembre au 3 octobre, en tenant une partie de leur camp d’entraînement au PEPS de l’Université Laval.

Il s’agira de la première fois qu’une ville québécoise sera l’hôte du camp de l’équipe ayant soulevé un vent de folie d’un océan à l’autre au cours des dernières semaines.

«Pour le basketball québécois, c’est énorme et fabuleux que les Raptors viennent s’entraîner à Québec. Et ça ne pouvait pas mieux tomber, l’engouement envers les Raptors et le basketball n’a jamais été aussi élevé», admettait Charles Fortier, président du club de basketball du Rouge et Or, mais aussi ancien joueur universitaire et professionnel avec les défunts Kebs de Québec.

À LIRE AUSSI : Le président des Raptors insiste qu’il faut tourner la page sur Kawhi Leonard

Baseball

Manfred privilégie la garde partagée avec Montréal pour préserver le baseball à Tampa

CLEVELAND — Selon le commissaire des Ligues majeures de baseball Rob Manfred, la possibilité d'offrir aux Rays une garde partagée pour les matchs à domicile avec Montréal est considérée par les propriétaires comme étant «une façon de préserver le baseball à Tampa».

Le comité exécutif des Ligues majeures a indiqué au propriétaire des Rays Stuart Sternberg le mois dernier qu'il avait la permission d'étudier un projet de garde partagée, sans spécifier d'échéanciers pour le faire. Les Rays ont été incapables d'obtenir l'approbation des autorités locales et le financement pour bâtir un nouveau stade dans le secteur de Tampa.

Football

Luc Brodeur-Jourdain devient entraîneur chez les Alouettes

Le nouveau retraité Luc Brodeur-Jourdain ne sera pas resté bien longtemps sans travail. Les Alouettes de Montréal ont en effet annoncé qu’il se joint au personnel d’entraîneurs de l’équipe à titre d’entraîneur adjoint de la ligne offensive.

Il secondera Paul Dunn, qui en est à sa deuxième année comme entraîneur de la ligne offensive.

L’ancien joueur de ligne offensive, qui a disputé son dernier match jeudi dernier lors d’une victoire face aux Tiger-Cats de Hamilton, en sera à une première expérience comme entraîneur. Brodeur-Jourdain a disputé 11 saisons avec la formation montréalaise et a remporté deux Coupes Grey, en 2009 et en 2010.

Contagieux désir de gagner

L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, s’est réjoui de la nomination de l’ancien du Rouge et Or.

«Nous sommes extrêmement heureux de savoir que Luc demeure au sein de l’organisation comme entraîneur adjoint, a affirmé Jones. Il est respecté de tous et son leadership fera de lui un excellent atout pour notre personnel.»

L’ancien joueur de 36 ans, originaire de Saint-Hyacinthe, entend bien communiquer son désir de gagner en enseignant sa propre éthique de travail au sein de la jeune ligue offensive de l’équipe.

«J’ai toujours eu le désir d’enseigner et d’instruire les autres. L’envie de partager mes connaissances m’habitait même lorsque j’étais étudiant.

«À travers mon parcours, j’ai appris que la meilleure façon de m’assurer de bien comprendre une notion, c’est de l’expliquer», a déclaré le tout nouvel entraîneur.

Tennis

Serena à l’arraché vers la demi-finale

LONDRES — Serena Williams, diminuée par une cheville récalcitrante et tirant de l’arrière par un bris à la troisième manche de son quart de finale à Wimbledon, semblait dans l’embarras face à une adversaire disputant le tournoi de sa vie.

Williams était certes en difficulté. Mais vaincue? Certainement pas! Et maintenant, elle n’est plus qu’à deux victoires de ce 24e titre du grand chelem qui lui a quasiment échappé.

L’Américaine a élevé son niveau d’un cran en fin de match pour remporter les trois derniers jeux, ce qui lui a permis de confirmer sa place dans le carré d’as à l’aide de son 19e as — à 195 km/h — pour signer une victoire en trois manches de 6-4, 4-6, 6-3 aux dépens d’Alison Riske.

«J’ai dû m’accrocher et donner mon 100 %, a reconnu Williams, septuple championne sur le gazon anglais. Elle a tout donné.»

Riske, une athlète de 29 ans originaire de Pittsburgh, disputait son premier quart de finale d’un tournoi majeur. Williams en était à son 51e.

Cela a sans doute fait toute la différence. Car Williams, qui possède un riche historique dans ces situations, sait ce qu’il faut pour réussir lors des confrontations les plus serrées sur les plus grandes scènes.

«J’ai certainement pensé que j’avais peut-être ma chance, mais Serena a vraiment haussé son niveau, comme seule une championne sait le faire, a analysé Riske. C’était vraiment très intéressant pour moi d’être de l’autre côté du filet, parce que je la voyais hausser le niveau de son jeu et son intensité, a-t-elle poursuivi avec le sourire. Oui, j’espère qu’elle remporte le titre maintenant.»

Le prochain match de Williams, âgée de 37 ans, sera contre la Tchèque Barbora Strycova, classée 54e, qui a atteint sa première demi-finale du grand chelem à 33 ans avec un gain de 7-6 (5), 6-1 face à la Britannique Johanna Konta, no 19. L’autre demi-finale jeudi opposera la Roumaine Simona Halep, 7e tête de série, à l’Ukrainienne Elina Svitolina, no 8.

Halep, une ancienne no 1 mondiale qui a remporté Roland-Garros en 2018, a poursuivi son parcours après avoir éliminé la veille la jeune sensation Cori Gauff, 15 ans seulement, en battant la Chinoise Zhang Shuai 7-6 (4), 6-1. Svitolina en sera à une première demi-finale d’un tournoi majeur après avoir battu la Tchèque Karolina Muchova 7-5, 6-4.

Succès inégalés

Ce type d’enjeux et ce genre de contexte sont si inhabituels pour Riske qu’elle s’est dirigée par erreur vers sa chaise en pensant que le cinquième jeu du match était terminé alors que le score n’était que de 40-15.

Les spectateurs ont ri en poussant de petits cris; elle a souri et a repris sa place sur la ligne de fond.

Et même si Williams a été loin d’être parfaite, elle s’en est bien sortie, aidée par son meilleur jeu au service et les erreurs de Riske. Plus surprenant, Riske a commis cinq doubles fautes à la dernière manche, en partie en tentant de trop en faire contre les superbes retours de Williams.

«Ce n’est un secret pour personne que Serena a un service extraordinaire. Mais elle est également incroyable en retour, a confié Riske. Je n’ai jamais joué contre quelqu’un qui effectue des retours comme elle. Cela a mis beaucoup de pression sur mon service.»

Riske a très bien joué pendant la majeure partie de l’après-midi, tout comme elle l’avait fait en compilant un dossier de 14-1 sur gazon en 2019 jusqu’à mardi.

Elle a gagné deux des quatre premiers jeux sur le service de Williams et a terminé avec cinq bris en autant d’occasions. Ses coups droits profonds et à plat des deux côtés ont contrarié Williams à plusieurs reprises. Jusqu’à ce que Riske faiblisse en fin de match — ce qui était compréhensible puisqu’elle est devenue la première femme de l’histoire à Wimbledon à jouer cinq matchs d’affilée nécessitant trois manches en début de tournoi.

Cheville endolorie

Williams avait un bandage sur sa cheville droite et ses mouvements étaient loin d’être optimaux. À la fin de la deuxième manche, elle a reçu la visite d’un soigneur, qui a appliqué du ruban adhésif supplémentaire à sa cheville. C’était lors d’une séquence où Riske, qui se parlait entre les points, a gagné quatre jeux de suite pour enlever la deuxième manche et mener la troisième par un bris à 1-0.

«J’ai pensé que j’étais très proche», a convenu Riske.

Pas suffisamment. Car Williams n’allait pas jeter la serviette. Elle a gagné un jeu à zéro pour prendre les devants 4-3, puis est arrivé le jeu clé. Riske a sauvé trois balles de bris et elle était à un point de créer l’égalité 4-4 lorsque Williams a glissé le long de la ligne de fond.

Williams est d’abord revenue à égalité en recourant à un amorti pour préparer une volée gagnante. Puis, elle s’est offert une autre balle de bris à l’issue d’un échange passionnant de 10 coups, y allant d’un amorti pour faire avancer Riske avant de frapper une volée gagnante. Williams a levé les bras. Dans les gradins, son mari a bondi de son siège, a pointé son index vers elle et a poussé un cri.

Sur le point suivant, Riske a commis une double faute, offrant le dernier bris dont Williams avait besoin.

Williams a dû composer avec les blessures et la maladie cette année, ne disputant que 12 matchs jusqu’à la semaine dernière. Et la revoilà de retour en demi-finales à Wimbledon pour la 12e fois. «C’est quelque chose, a noté Riske. Notre sport n’a jamais vu ça auparavant.»

Golf

Julien Sale défend son titre avec un record

Julien Sale n’avait jamais réussi à défendre un titre qu’il a déjà remporté par le passé, souvent parce qu’il n’avait pu retourner au tournoi pour y prendre part.

Ça, c’était avant vendredi au club Rideau View, où le représentant du club Rivermead de Gatineau a laissé un peu d’espoir à ses plus proches poursuivants sur le neuf d’aller avant de finir en force avec un oiselet et un aigle sur les deux derniers trous pour confirmer sa deuxième victoire de suite au tournoi Alexandre de Tunis, premier joyau de la Triple couronne du golf amateur québécois.

Cyclisme

Hugo Houle: au comble de la fierté

TROIS-RIVIÈRES — Rares sont les Québécois qui accèdent au Tour de France. Quand cela arrive, surtout pour un athlète d’une petite municipalité comme Saint-Perpétue, cet exploit représente une belle fierté pour l’entourage du cycliste. Hugo Houle entamera la première étape de la plus grande compétition de cyclisme au monde, samedi, en Belgique.

Le Perpétuen a réussi à se tailler une place parmi les huit disponibles dans l’une des 22 équipes à prendre part à la Grande Boucle. Il fait partie de l’Astana Pro Team, du Kazakhstan. L’équipe a vu deux de ses cyclistes remporter le Tour, en 2009 et 2014.

Tennis

Wimbledon: Auger-Aliassime subit l'élimination au 3e tour, Raonic l'emporte

LONDRES — Le Québécois Félix Auger-Aliassime a subi l’élimination en troisième ronde des Internationaux de tennis de Wimbledon, s’inclinant aux mains du Français Ugo Humbert, 66e joueur mondial, en trois manches de 6-4, 7-5, 6-3 lors du dernier match de la journée vendredi.

C’est donc dire que les amateurs de tennis seront privés d’un duel potentiellement intrigant en quatrième ronde entre Novak Djokovic, qui règne sur le tennis masculin, et Auger-Aliassime, l’un de ses plus beaux espoirs et 19e tête de série.

Victime d’un bris au septième jeu de la manche initiale qu’il n’a pas su récupérer, Auger-Aliassime semblait en plein contrôle au deuxième set alors qu’il s’est donné une avance de 5-2. Humbert a toutefois gagné les sept jeux suivants, dont trois au service du jeune québécois, pour boucler la deuxième manche et se donner une avance de 2-0 au troisième set.

Le Français de 21 ans a mis fin au duel en réalisant un autre bris, son cinquième en dix opportunités, lorsque Auger-Aliassime a expédié un coup droit en décroisé dans le corridor à la gauche de son adversaire.

«J’ai mal réagi à la pression. ... À un certain point, c’était un peu gênant», a reconnu Auger-Aliassime.

«C’était tout simplement difficile. Je n’arrivais pas à trouver des solutions. Je pense qu’il a fait ce qu’il avait à faire. Il a été solide. De mon côté, ç’a été pas mal embarrassant.»

Auger-Aliassime a inscrit 11 as mais a aussi commis neuf doubles fautes et 32 fautes directes, comparativement à 24 coups gagnants. Il n’a créé que quatre chances de bris et en a converti une seule, lors du deuxième jeu de la deuxième manche.

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Plus tôt en journée, Milos Raonic avait accédé aux huitièmes de finale pour la cinquième fois de sa carrière grâce à une victoire de 7-6 (1), 6-2, 6-1 contre l’Américain Reilly Opelka.

Deux tennismen canadiens n’ont encore jamais atteint les huitièmes de finale à Wimbledon au cours d’une même édition.

«Ç’a bien été. J’ai fait ce que je voulais faire, a mentionné Raonic. Vous savez, dans les moments cruciaux, j’ai joué à la hauteur de mon potentiel», a déclaré Raonic, 15e tête de série.

Raonic, qui fut finaliste en 2016, n’a toujours pas perdu de manche dans ce tournoi. Il affrontera au quatrième tour la 26e tête de série Guido Pella, après que l’Argentin eut surpris le Sud-Africain Kevin Anderson 6-4, 6-3, 7-6 (4).

Pella, qui est âgé de 29 ans, et Raonic, qui est âgé de 28 ans, ne se sont jamais affrontés.

«Ce sera difficile, a admis Raonic. Il a bien joué ici l’an dernier, il a battu Marin (Cilic), et il a obtenu une autre belle victoire aujourd’hui. Même lors de son dernier match contre (Andreas) Seppi, il a toujours bien joué sur le gazon. Ça fait longtemps qu’il est sur le circuit, et j’ignore s’il a déjà atteint ce stade d’un tournoi du Grand Chelem auparavant... battre Kevin (Anderson) ici, c’est un travail colossal.»

Dans un duel de cogneurs vendredi, les deux joueurs ont réussi 13 as pendant le match. Raonic a cependant présenté un rendement de 93 pour cent de points gagnés avec sa première balle de service, comparativement à 59 pour cent pour son adversaire.

L’Américain de six pieds 11 pouces, qui est au 63e rang du classement mondial de l’ATP, a aussi commis cinq doubles fautes. Opelka participait à Wimbledon pour la première fois de sa carrière, et il a surpris le détenteur de trois titres majeurs en carrière, le Suisse Stanislas Wawrinka, au deuxième tour.

En double, Vasek Pospisil, de Vancouver, et l’Australien Matthew Ebden ont plié l’échine 7-5, 6-4, 7-6 (3) au deuxième tour devant le Britannique Joe Salisbury et l’Américain Rajeev Ram.

Du côté des dames, Gabriela Dabrowski, d’Ottawa, et sa partenaire chinoise Yifan Xu ont aisément défait l’Ukrainienne Kateryna Kozlova et l’Australienne Arina Rodionova 6-2, 6-1 au deuxième tour.

Tennis

Kevin Anderson s'incline au troisième tour à Wimbledon

LONDRES — Le finaliste de l’an dernier, Kevin Anderson, a été éliminé en trois sets consécutifs par l’Argentin Guido Pella au troisième tour des Internationaux de Wimbledon.

Anderson n’a converti qu’une seule de ses neuf balles de bris, et il a baissé pavillon 6-4, 6-3, 7-6 (4) devant Pella, qui a accédé aux huitièmes de finale d’un tournoi majeur pour la première fois de sa carrière. Pella a ainsi évincé le finaliste de l’année précédente pour une deuxième année d’affilée. Il avait effacé un déficit de deux sets pour battre Marin Cilic en 2018.

Anderson avait perdu en trois manches contre Novak Djokovic en finale l’an dernier, après avoir effacé un retard de deux sets pour surprendre Roger Federer en quarts de finale et avoir pris la mesure de John Isner en six heures et demie en demi-finale.

Au troisième set, le Sud-Africain a obtenu une balle de bris à 2-1, deux autres à 3-2, et une dernière à 4-3. Il n’a cependant pas pu en convertir la moindre. Au bris d’égalité, Pella a mis la table pour une balle de match à la suite d’un bel échange au filet, couronné par une autre volée imparable.

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La 10e tête de série Karen Khachanov a aussi perdu, en trois manches de 6-3, 7-6 (3), 6-1 contre Roberto Bautista Agut. Ces résultats pourraient paver la voie à Djokovic, le champion en titre qui n’a plus aucun tennisman du top-10 mondial à affronter dans sa portion du tableau.

D’ailleurs, le Serbe a concédé un premier set à son adversaire, le Polonais Hubert Hurkacz, mais il a rapidement retrouvé son aplomb et signé une victoire de 7-5, 6-7 (5), 6-1, 6-4 au troisième tour.

Hurkacz n’avait jamais jusqu’ici atteint le troisième tour dans un tournoi du Grand Chelem, mais il a riposté à chacun des coups de Djokovic au cours d’un deuxième set très corsé.

Le Polonais n’a cependant pu garder le rythme, et Djokovic a éventuellement gagné le troisième set en seulement 25 minutes. Il a ensuite réussi un bris pour prendre les commandes 2-1 au quatrième, avant de sceller l’issue de la rencontre avec un service gagnant sur sa première balle de match.

Djokovic convoite un cinquième titre en carrière à Wimbledon.

Fernando Verdasco a aussi poursuivi sa route, en défaisant Thomas Fabbiano 6-4, 7-6 (1), 6-4.

Chez les dames, la Chinoise Zhang Shuai est devenue la première joueuse à se qualifier pour la deuxième semaine d’activités en prenant la mesure de l’ex-numéro 1 mondiale Caroline Wozniacki au troisième tour.

Zhang a mis la table pour sa deuxième balle de match en réalisant un revers gagnant, et elle l’a convertie avec une volée gagnante au filet. Elle a ainsi atteint les huitièmes de finale à Wimbledon pour la première fois de sa carrière.

Plus tard vendredi, Coco Gauff, une Américaine de 15 ans, a sauvé deux balles de match au deuxième set pour éliminer la Slovène Polona Hercog.

À sa première participation à un tournoi du Grand Chelem, Gauff l’a emporté 3-6, 7-6 (7), 7-5 sur la pelouse du Court central.

Elle a sauvé une balle de match alors qu’elle accusait un recul de 5-2 en deuxième manche et une autre au jeu suivant.

Gauff a éliminé Venus Williams, quintuple championne à Wimbledon, en première ronde, et Magdalena Rybarikova, demi-finaliste en 2017, au tour suivant.

Karolina Pliskova, Simona Halep et Elena Svitolina ont également accédé à la quatrième ronde.

Cyclisme

Tour de France: loin de Froome, Thomas et Bernal sereins

BRUXELLES — Ineos se détend. Geraint Thomas et Egan Bernal, le duo de l’ex-équipe Sky censé régner sur le Tour de France 2019, ont affiché vendredi leur sérénité à la veille du grand départ, laissant transparaître confiance et tranquillité malgré l’absence de Chris Froome.

Entre sourires, blagues et une cohésion affichée au moment de dévoiler son ambition pour cette édition 2019, Ineos sera presque parvenue à faire oublier le forfait de son quadruple vainqueur de l’épreuve, gravement blessé début juin, et l’absence de repères en course de son autre leader Thomas, tombé sur le récent Tour de Suisse.

Dans son confortable hôtel de l’est de Bruxelles, la formation de Dave Brailsford s’est présentée à la presse détendue, à l’opposé du climat glacial, même orageux, qui avait entouré l’année passée sa préparation de la Grande Boucle, sur fond de procédure antidopage visant Chris Froome après un contrôle anormal au salbutamol sur la Vuelta -2017.

«Nous arrivons avec une équipe fantastique, avec de l’expérience d’un côté, mais aussi un bon équilibre. C’est très enthousiasmant d’aborder ce Tour avec une telle équipe et particulièrement ces deux-là», a lancé Brailsford, en désignant de ses pouces ses deux coleaders annoncés, Thomas et Bernal, placés de part et d’autre de leur manager et apparus presque complices.

«Je n’ai pas fait beaucoup de courses avec Egan, mais bon, le Tour de l’an dernier s’est plutôt bien passé», a souri Thomas, d’humeur cocasse à la veille de remettre son maillot jaune en jeu. «C’est un garçon très sympa, il a un certain sens moral. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais comme beaucoup de Colombiens, il est orienté vers la famille, le respect», a-t-il poursuivi. «Et cela peut sembler stupide, mais il parle très bien anglais!»

«Question de confiance»

De l’autre côté de la table, peu impressionné du haut de ses 22 ans par la grosse centaine de journalistes et photographes présents, le prodige colombien, dont les qualités semblent idéales pour le parcours montagneux de cette édition 2019 du Tour, a lui aussi fait sourire par ses réponses parfois courtes et cinglantes... même s’il ne dispose pas (encore) du sens de l’humour so british de son aîné.

Interrogé sur sa relative inexpérience à ce niveau, Bernal a évacué toute pression : «Vu l’expérience de mes coéquipiers, je pense que je vais simplement avoir à les suivre. Ils me mettront en bonne position», a lancé le récent vainqueur du Tour de Suisse.

«Geraint a l’assurance, la connaissance et l’expérience», «Egan a l’assurance, et une saison exceptionnelle derrière lui. Il est prêt», a résumé Brailsford, comme pour justifier avec force son choix annoncé de propulser les deux chefs de file de son équipe comme coleaders, à échelon égal. «S’ils parviennent à réaliser qu’une victoire de l’un des deux est bonne pour tous les deux, cela augmentera leurs chances à tous les deux. C’est une question de confiance.» Quant à l’absence de Froome, sorti d’un centre de rééducation jeudi selon l’annonce de son patron après sa grave blessure du 12 juin, elle semble digérée. «Au lieu d’avoir quatre coureurs encore présents dans le final en montagne, on en aura trois!» a plaisanté Thomas. Chez Ineos, on a en effet l’embarras du choix...

Soccer

Après l’or en judo, Jackie Groenen vise le sommet en soccer

LYON, France — Le parcours de la milieu de terrain néerlandaise Jackie Groenen jusqu’à la finale de la Coupe du monde de soccer féminin est pour le moins inhabituel. Un parcours qui l’a d’abord vu devenir une étoile du judo avant de tenter de jouer au soccer sous les couleurs d’une autre nation.

Née aux Pays-Bas, l’athlète de 24 ans a grandi dans un petit village belge, dans la province d’Anvers. Elle a remporté deux titres aux Championnats de judo des Pays-Bas au niveau junior et un autre chez les moins de 20 ans. Elle a aussi mérité une médaille de bronze aux Championnats d’Europe cadets en 2010. Mais après avoir subi une fracture à une hanche, elle a concentré ses efforts sur le soccer.

Pour la Belgique

Étonnamment, peut-être, elle n’envisageait pas jouer pour les Pays-Bas au niveau senior. Il y a cinq ans, la FIFA a rejeté sa demande de représenter la Belgique.

Elle est probablement soulagée que l’organisation qui gouverne le soccer mondial ait refusé sa requête. Parce que son but marqué en prolongation dans une victoire de 1-0 contre la Suède, mercredi, a propulsé l’équipe féminine des Pays-Bas vers sa première finale en Coupe du monde, et la quatrième dans l’histoire du pays si l’on ajoute les trois revers de la formation masculine. Lors du match ultime dimanche, les Pays-Bas affronteront les États-Unis.

La première de ces finales remonte à 1974, lorsque Johan Cruyff, un joueur au talent inimaginable, était la personnalité de l’heure au soccer mondial. Les Néerlandais avaient pris l’avance 1-0 à la deuxième minute de jeu sur un penalty, après que Cruyff eut été accroché à la suite d’une course spectaculaire. Les Pays-Bas ont cependant perdu 2-1 contre l’Allemagne de l’Ouest.

C’est aussi lors de ce tournoi que Cruyff a réalisé une feinte magique maintenant imprégnée dans le folklore du soccer : le «Cruyff Turn». Après avoir reçu le ballon près de la ligne de fond, avec un défenseur suédois sur son dos, il a changé le ballon de pied tout en tournant sur lui-même à pleine vitesse.

Ce jour-là, Cruyff a complète décontenancé la Suède, et comme il se doit, il y avait un peu de saveur néerlandaise lors du but victorieux de Groenen contre la Suède mercredi soir.

Trois joueuses ont uni leurs efforts pour compléter des passes rapides, permettant à Groenen de décocher de l’extérieur de la surface de réparation un tir bas et d’une précision chirurgicale. «J’ai seulement vu un angle favorable», a déclaré Groenen, modeste, après la rencontre.

Une modestie qui s’explique par le fait qu’il s’agissait seulement de son troisième but en 53 sorties internationales.

«Depuis deux semaines, on en parlait; je dois tirer davantage. Le ballon est arrivé vers moi de belle façon et je me suis dit : “Allons-y”», a-t-elle raconté avec un sourire qui est devenu sa marque de commerce.

«J’ai l’impression que [la milieu de terrain] Danielle Van de Donk est très fière de moi, parce qu’elle m’a dit d’effectuer ces tirs.»

Après ce premier but en carrière en Coupe du monde, Groenen a un autre objectif : donner aux Pays-Bas un premier triomphe en Coupe du monde. La tâche sera imposante.

Dimanche, les Néerlandaises devront battre les États-Unis, les championnes en titre et favorites pour mettre la main sur un quatrième titre.

«J’espère que nous serons capables d’appliquer notre style de jeu, a déclaré Groenen. C’est agréable de jouer dans une équipe où vous avez cette confiance en vos moyens. À cet égard, nous sommes très bonnes.»

Triathlon

Retour de Kathy Tremblay... l’instant d’un triathlon

La dernière fois qu’elle a pris le départ d’un triathlon, c’était aux Jeux olympiques à Londres. Sept ans plus tard, Kathy Tremblay effectue un retour, l’instant d’un... tiers de course.

La mère de famille de deux jeunes garçons sort de sa retraite afin de participer au Triathlon de Gatineau, qui se déroulera samedi dans son patelin au lac Leamy. Elle a été recrutée par les dirigeants de la station 104,7 FM en vue de l’épreuve par équipe de la Coupe des entreprises.

Golf

Alexandre de Tunis: le champion passe un «Sale» message

Pour détrôner le champion en titre du tournoi Alexandre de Tunis, il faudra être plus précis qu’une montre suisse. Julien Sale a passé le message à ceux qui aspirent à son titre jeudi au club de golf Rideau View de Manotick. Le représentant du club Rivermead de Gatineau a retranché six coups à la normale pour se hisser en tête du classement provisoire du premier tournoi de la triple couronne du championnat de golf amateur du Québec. Sa carte de 66 a été la meilleure parmi les 139 participants.

Le golfeur de 21 ans est passé en deuxième vitesse en fin de parcours alors qu’il a réussi des oiselets dans quatre de ses cinq derniers trous. Décidément, la chaleur suffocante ne l’a pas dérangé outre mesure.

Tennis

Federer accède facilement au troisième tour du tournoi de Wimbledon

LONDRES — Cette fois-ci, Roger Federer n’a pas manqué son coup sur le court no 1 à Wimbledon. L’octuple champion du tournoi a facilement vaincu le favori local Jay Clarke 6-1, 7-6 (3), 6-2 pour atteindre le troisième tour, jeudi.

Clarke, qui est classé 169e au monde, est brièvement parvenu à ralentir le Suisse au bris d’égalité du deuxième set, mais ce dernier a retrouvé son aplomb et gagné quatre points de suite pour se forger une avance de 5-2. Il a ensuite pris les commandes du troisième set 3-0, avant de briser de nouveau le Britannique lors du dernier jeu.

L’an dernier, Federer avait perdu son seul match sur le court no 1 en quarts de finale contre Kevin Anderson, après avoir laissé filer une avance de deux sets. Il a cependant déclaré jeudi que le nouveau toit qui surplombe le terrain lui avait permis de se sentir plus à l’aise.

Il a été rejoint quelques heures plus tard par Rafael Nadal, en dépit de tous les efforts déployés par son adversaire Nick Kyrgios.

L’Australien a frappé des services à la cuillère, dont un pour un as. Il a tenté quelques coups entre les jambes. Et il a même foncé trop rapidement vers un service de Nadal, avant d’enguirlander l’arbitre.

Ses frasques ont été amusantes, mais pas suffisantes pour lui permettre d’éliminer l’Espagnol. ‘Rafa’ a gagné 6-3, 3-6, 7-6 (5), 7-6 (3) au deuxième tour sur le court central.

Un peu plus tôt, John Isner, qui a pris part aux demi-finales à Wimbledon l’an dernier, s’est incliné devant le Kazakh Mikhail Kukushkin.

L’Américain est passé à un set de signer la victoire, avant d’éventuellement plier l’échine 6-4, 6-7 (3), 4-6, 6-1, 6-4 sur le court no 3. Kukushkin l’a brisé dès le premier jeu du cinquième set et n’a jamais plus été inquiété par la suite. Il a converti sa première balle de match, après que la neuvième tête de série eut expédié son revers à l’extérieur des limites du terrain.

Son compatriote Steve Johnson a eu plus de chance. Il a signé sa première victoire à sa cinquième tentative contre des joueurs du top-30 à Wimbledon, éliminant l’Australien Alex de Minaur 3-6, 7-6 (4), 6-3, 3-6, 6-3 au deuxième tour.

Johnson, qui est classé 71e au monde, avait perdu ses neuf derniers matchs - toutes surfaces confondues - contre des membres du top-30 de l’ATP.

Le Britannique Andy Murray a réussi son entrée en scène avec son partenaire de double Pierre-Hugues Herbert, défaisant le tandem formé de Marius Copil et d’Ugo Humbert 4-6, 6-1, 6-4, 6-0.

Surprise, Kerber est évincée!

Du côté des dames, l’Américaine Lauren Davis a surpris tout le monde en montrant la sortie à la championne en titre Angelique Kerber.

Davis, qui a obtenu son laissez-passer pour le tableau principal à la suite d’un désistement, a réalisé la plus grande surprise de la semaine en disposant de Kerber 2-6, 6-2, 6-1 au deuxième tour.

«C’est invraisemblable», a admis Davis, qui a commencé la saison à l’extérieur du top-250 mondial.

Serena Williams a failli subir le même sort en fin de journée, après avoir effacé un déficit d’un set pour l’emporter et préserver ses chances d’obtenir un huitième titre à Wimbledon.

Williams a été victime de deux bris au premier set, mais elle est venue de l’arrière pour défaire l’adolescente slovène Kaja Juvan 2-6, 6-2, 6-4.

L’issue de la rencontre de la favorite Ashleigh Barty a été beaucoup plus prévisible. Elle a de nouveau triomphé jeudi, cette fois-ci au compte de 6-1, 6-3 contre Alison Van Uytvanck dans un duel de deuxième tour.

Il s’agissait d’une 14e victoire consécutive pour Barty. Elle vient de décrocher les titres aux Internationaux de France et au tournoi sur gazon de Birmingham.

L’Australienne aurait pu sceller l’issue de la rencontre encore plus rapidement, mais elle a été brisée à 5-2 au deuxième set. Barty dispute son premier tournoi à titre de no 1 mondiale, mais elle n’a jamais franchi le troisième tour à Wimbledon.

Van Uytvanck a surpris la championne en titre Garbine Muguruza l’an dernier, en route vers les huitièmes de finale.

D’autre part, Petra Kvitova, détentrice de deux titres à Wimbledon, a surmonté un mauvais début de rencontre et pris la mesure de la Française Kristina Mladenovic 7-5, 6-2 au deuxième tour.

L’Américaine Sloane Stephens et la Chinoise Wang Qiang ont aussi poursuivi leur route. Stephens a évincé la Chinoise Wang Yafan 6-0, 6-2, et Wang a battu la Slovène Tamara Zidansek 6-1, 6-2.

Soccer

Les Néerlandaises en finale de la Coupe du monde

LYON — Les Néerlandaises ont battu la Suède 1-0 en temps supplémentaire, mercredi, atteignant ainsi la finale de la Coupe du monde de soccer féminin.

Dans un match où il y a peu de chances de marquer, le but vainqueur est venu du pied de Jackie Groenen, à la 99e minute.

La milieu de terrain a fait mouche dans le coin inférieur droit du filet, complétant une séquence de deux passes rapides.

«J’avais un bon angle de tir, a dit Groenen. Ça fait quelque temps qu’on me disait de tirer plus souvent. Une belle occasion s’est présentée, et voilà. Je ne suis pas la plus grande marqueuse, mais je suis très heureuse de ce but.»

Décoché d’un peu plus loin que la zone de réparation, le tir a valu à Groenen son premier but du tournoi. L’athlète de 24 ans va jouer pour Manchester United en Super League.

La Suède a raté la cible de peu à la 55e minute, quand le tir de Nilla Fischer a touché le poteau droit, après un arrêt partiel de Sari van Veenendaal.

Les Pays-Bas vont affronter les Américaines dans le match ultime du Mondial, dimanche.

Une première

Pour la première fois depuis 2003, une femme sera à la barre de chacune des forces en présence : Jill Ellis du côté américain, Sarina Wiegman dans le clan néerlandais. Lors des trois dernières finales, il y avait un entraîneur-chef masculin.

Les Pays-Bas ont remporté l’Euro à la maison en 2017, deux ans après leur première participation au Mondial (où elles ont atteint la ronde des 16).

Dimanche, les Néerlandaises devront être plus productives en attaque pour s’imposer contre les Américaines, les championnes en titre de la Coupe du monde.

La Suède luttera contre les Anglaises pour le bronze samedi, à Nice.

Mercredi, les Suédoises devaient faire plus que de se fier à la gardienne Hedvig Lindahl. L’attaque a manqué de mordant et c’est une membre de la défense, Fischer, qui a obtenu la meilleure frappe (celle qui a échoué sur le poteau).

Le groupe de Peter Gerhardsson a aussi manqué de créativité. La centre Stina Blackstenius a causé certains maux de tête avec ses déplacements, mais elle n’a pas été assez présente en zone de penalty, où ses coéquipières auraient pu la repérer. Elle a par ailleurs été remplacée à la 111e minute.

«Je suis triste et déçue mais fâchée aussi, a dit Lindahl. Je trouve que nous avions une chance en or d’aller en finale, et nous l’avons laissée filer. C’est vraiment décevant.»

Une séquence révélatrice a été un centre alléchant de la milieu de terrain Kosovare Asllani. Le ballon se dirigeait vers un poteau éloigné à découvert, mais il n’y avait personne pour en profiter.

«Ce n’est pas toujours évident d’orchestrer de l’attaque, a dit Gerhardsson. Je ne sais pas si c’était une question de fatigue, mais il y a aussi que nous avons raté des passes. Peut-être que la fatigue a eu un impact sur notre synchronisme.»

Après le dernier sifflet, les joueuses ont formé un cercle pour se consoler. La Suède était en quête d’une deuxième présence en finale du Mondial après celle de 2003, perdue contre l’Allemagne.

«C’est avant tout une sensation de vide, a dit Gerhardsson. C’est mon impression en ce moment.»

Golf

Julien Sale prêt à défendre son titre au tournoi Alexandre de Tunis

Julien Sale s’est rapidement fait un nom au Québec en 2018 en remportant les deux premiers tournois de la triple couronne du championnat provincial de golf amateur.

Le golfeur du club Rivermead était venu bien près de gagner le dernier tournoi aussi, mais son parcours de rêve s’était arrêté à un coup de la première position. La barre est donc très haute pour le Gatinois en 2019. Dès jeudi, il amorcera la défense de son titre au tournoi Alexandre de Tunis disputé sur les allées du pittoresque club Rideau View à Manotick. « J’ai joué au Rideau View lundi. C’est un beau parcours. Je suis en forme. Je suis prêt à défendre mon titre même si je sais que j’aurai de la compétition. »