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NFL

Duvernay-Tardif a déjà la tête au Super Bowl

Le nom de l’entraîneur Andy Reid, ou plutôt coach Reid comme l’appellent ses joueurs, est revenu très souvent lors de la conférence téléphonique d’une demi-heure que Laurent Duvernay-Tardif a accordé aux médias québécois mardi en fin d’après-midi. Le garde natif de Montréal et ses coéquipiers des Chiefs de Kansas City aimeraient bien donner un premier championnat du Super Bowl comme entraîneur-chef à celui qui dirige l’équipe depuis 2016.

«On en parle souvent dans le vestiaire et [le quart-arrière] Patrick Mahomes l’a dit après le championnat de l’American Football Conference [AFC] : On l’a fait pour coach Reid! Il est tellement dédié à son sport et les Chiefs ne gagnaient pas vraiment avant lui. On lui doit d’aller jusqu’au bout cette année», a commenté l’athlète de 28 ans, qui reconnaît aussi l’importance de Reid dans son cheminement personnel.

«Pour moi, c’est plus qu’un coach, c’est aussi un mentor. Il a cru en moi et il a cru en mon projet de combiner le football avec mes études en médecine. Je n’aurais jamais pu le faire sans lui», poursuit bien humblement celui qui est actuellement le seul joueur actif de la NFL à avoir complété ses études en médecine.

Une première

Si les Chiefs réussissent à l’emporter sur les 49ers de San Francisco lors du Super Bowl LIV le 2 février à Miami, ce ne sera pas seulement un premier championnat de la NFL comme entraîneur-chef pour Reid, mais un premier championnat tout court pour Duvernay-Tardif.

«Si on gagne, ce sera mon tout premier championnat à vie», a répondu celui que plusieurs surnomment LDT à un journaliste anglophone qui se demandait s’il n’avait pas déjà remporté le Bol d’Or avec le Phénix du Collège André-Grasset.

Il n’avait pas non plus remporté les grands honneurs au secondaire avec les Pirates du Richelieu ni à l’Université avec les Redmen de McGill. «Depuis le début de ma carrière, c’est la première fois que j’ai l’occasion de terminer ma saison en remportant le dernier match.»

Un peu de chance

Celui qui deviendra le premier Québécois à participer au Super Bowl depuis Jean-Philippe Darche en 2006 avoue cependant qu’il y a une part de chance dans le fait qu’il fasse partie du match de football le plus important et le plus prestigieux au monde près de six ans seulement après le début de sa carrière professionnelle.

«C’est un privilège. Tu as beau tout faire, te tenir dans la meilleure forme possible, il y a toujours une partie de chance là-dedans. J’ai été repêché par les Chiefs en 2014. Andy Reid avait été nommé entraîneur la saison précédente et Patrick Mahomes a été repêché en 2017 et a vite pris le poste de quart-arrière partant», résume-t-il.

«Moi, ma vision a toujours été de foncer. C’est pour ça que j’ai retardé mes études en médecine et que j’ai fait tous ces sacrifices, que j’ai dormi dans des lits de dortoir. Parce que j’avais la vision de me rendre jusqu’au bout. J’en discutais d’ailleurs avec mon psychologue sportif : autant c’est intimidant, le Super Bowl, autant ça a toujours été ça mon but», poursuit-il en ajoutant que les rencontres hebdomadaires avec son psychologue sportif l’aident à mieux approcher les deux prochaines semaines.

Parler aux vétérans

Duvernay-Tardif aura également l’occasion de discuter Super Bowl avec Jean-Philippe Darche, qui est maintenant le médecin des Chiefs de Kansas City, où il a terminé sa carrière dans la NFL en 2008. «Je n’en ai pas encore parlé avec J.P., mais c’est quelque chose qui s’en vient. Ce sera une priorité au cours des prochains jours.»

«On n’arrête pas de se faire dire à quel point c’est gros, tout l’engouement médiatique autour du Super Bowl. Ça va être bien de pouvoir en parler avec quelqu’un qui l’a vécu, qui sait quelles sont les sources de distraction et comment les éviter», enchaîne le numéro 76 des Chiefs.

Duvernay-Tardif ajoute qu’il échangera aussi quelques mots sur le sujet avec son coéquipier Stefen Wisniewski, qui a remporté le Super Bowl en 2018 avec les Eagles de Philadelphie. «Pour moi, tout est nouveau dans cette aventure-là. Je me fie à coach Reid qui a mis en place un excellent plan de match», termine-t-il.

Arts martiaux

Nicholas Patrick Rivest s’accroche au tatami olympique

Participer aux Jeux olympiques, c’est maintenant ou jamais pour Nicholas Patrick Rivest.

Ça explique pourquoi le karatéka de Gatineau met le paquet ces jours-ci afin d’obtenir une des 10 places disponibles en combat chez les poids moyens (moins de 75 kg) à Tokyo. « À 23 ans, c’est clair que j’ai une seule occasion et c’est maintenant », avouait-il, mardi, avant de prendre la direction de Paris.

Tennis

La jeune Coco bat Venus de nouveau

MELBOURNE — Tout le monde se posait la même question lorsque le tableau du simple féminin des Internationaux de tennis d’Australie a été dévoilé : quelles étaient les probabilités que Coco Gauff et Venus Williams croisent de nouveau le fer en première ronde d’un tournoi du grand chelem?

«J’ai été un peu stupéfaite, a admis Gauff. Je suis sûre que tout le monde a été un peu stupéfait.»

Athlétisme

Audrey Leduc se rapproche déjà des Jeux olympiques

Son mois de janvier, Audrey Leduc devait le passer à Québec à étudier la psychologie sur les bancs de l’université Laval. La sprinteuse se retrouve plutôt depuis une semaine dans les Caraïbes, loin du pelletage et des études.

L’équipe canadienne d’athlétisme l’a invitée à s’entraîner à la Grenade avec cinq autres femmes au sein de son relais 4 x 100 m.

Ski alpin

Guimond termine deuxième en Slovénie

Alexis Guimond continue de collectionner les médailles sur le circuit de la Coupe du monde. Le skieur para-alpin de Gatineau a terminé deuxième lundi lors des épreuves de slalom géant de Kranjska Gora, en Slovénie.

Guimond, 20 ans, était quatrième après la première des deux manches. «Le podium était pas mal compétitif aujourd’hui et c’était vraiment serré en première manche. J’avais un bon plan pour la deuxième manche et je l’ai exécuté», a-t-il soutenu à l’agence Sportcom.

«J’ai mis tout le paquet en analysant bien le parcours et en étant dynamique sur mes skis. J’ai généré beaucoup de vitesse dans le parcours et cela a fait toute la différence.»

Guimond a monté sur le podium trois fois la semaine dernière lors de courses de la Coupe du monde à Veysonnaz, en Suisse.

Baseball

Temple de la renommée du baseball: «Stressant à suivre!» pour Larry Walker

Larry Walker saura mardi s’il est élu au Temple de la renommée du baseball. Même s’il en est à sa 10e et dernière année d’éligibilité, il ne s’en fait pas outre mesure avec le résultat du scrutin tenu auprès des Chroniqueurs de baseball d’Amérique.

«Je ne voudrais pas que ce soit perçu comme si ça ne me faisait rien, car c’est important pour moi, c’est le Temple de la renommée après tout, a déclaré Walker au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. Mais je doute obtenir suffisamment de votes.»

Pourtant, l’allure du scrutin laisse croire le contraire : lundi à midi, Walker avait obtenu 170 votes sur 201 bulletins rendus publics par Ryan Thibodaux, qui compile les votes depuis quelques années déjà. Walker est en progression nette de 32 votes par rapport au même «dépouillement» en 2019 et se trouve actuellement à 84,6 %. Le baseballeur de Maple Ridge, en Colombie-Britannique, est arrivé à court de 87 voix l’an dernier, obtenant la faveur de 232 des 425 électeurs, pour un taux de 54,6 %.

Le nom de Walker doit se retrouver sur 75 % des bulletins de vote pour faire son entrée à Cooperstown.

«C’est stressant à suivre! J’ai suivi cela sur Twitter au cours des dernières années et j’ai quelques votes de plus que l’an dernier, ce qui est bon pour moi, a-t-il noté. (...) Il y a un peu plus d’engouement cette année, probablement parce que c’est ma dernière.

«La façon la plus facile pour moi de ne pas être déçu, c’est d’adopter la même attitude que lorsque je jouais. Quand je connaissais un bon match, je ne me présentais pas au prochain en pensant que ça allait encore bien se passer : je savais trop bien que je pouvais connaître une journée de 0 en 4 avec trois retraits au bâton!

«Avec le Temple de la renommée, c’est la même chose : je prends ça avec un grain de sel et je tente de ne pas trop m’enflammer, car je ne veux pas être abattu si les nouvelles ne sont pas celles que j’espère. Ça peut arriver comme ça peut ne pas arriver. Je suis à l’aise avec les deux scénarios.»

Walker a pourtant tout ce qu’il faut pour être admis à Cooperstown : des moyennes offensives de ,313; 2160 coups sûrs, dont 417 doubles et 383 circuits, 1311 points produits, 1355 points comptés et 230 buts volés.

Au cours de sa carrière de 17 saisons avec les Expos de Montréal (1989 à 1994), les Rockies du Colorado (1995 à 2004) et les Cardinals de St. Louis (2004-2005), le Britanno-Colombien a remporté le titre de joueur par excellence de la Ligue nationale, trois championnats des frappeurs, sept Gants d’or, trois Bâtons d’argent et participé cinq fois au match des étoiles.

Le Coors Field trop avantageux?

Mais selon plusieurs électeurs de la BBWAA, il a une grande tache à son dossier : avoir joué aussi longtemps au Coors Field.

«Les Rockies du Colorado font partie du Baseball majeur et j’ai joué pour cette équipe. Je suis fier d’avoir joué pour elle et je suis fier des statistiques que j’ai amassées au Coors Field, a-t-il expliqué. Si je n’avais pas été très bon au Coors Field, j’imagine que je ne mériterais pas de me retrouver au Temple de la renommée! Tout le monde a son opinion là-dessus. (...) Je ne me soucie pas des avantages ou inconvénients qu’ont pu m’apporter les stades où j’ai joué. Chaque stade a ses particularités. Certains avantagent les frappeurs, d’autres, les lanceurs. C’est comme ça.»

«C’est certain que (le Coors Field) est un bon endroit pour les frappeurs, a noté le compatriote de Walker, Justin Morneau, qui a terminé sa carrière au Colorado. Il y a eu plusieurs champions frappeurs qui y ont évolué, mais tous n’ont pas affiché les mêmes statistiques que Larry dans ce stade.»

Extrêmement réservé

Walker a toujours été reconnu pour son flegme, mais peu de gens savent qu’il est extrêmement réservé. C’est en grande partie pourquoi il n’a pas répondu à l’appel de certains journalistes de faire la promotion de son élection.

«Je ne peux rien changer à mes statistiques présentement. Les gens voudraient que je fasse davantage ma promotion sur les réseaux sociaux et je sais que beaucoup de joueurs l’ont fait dans le passé. Mais ce n’est pas dans ma nature. Il y a une partie de moi qui aime ne pas être reconnu.

«Je n’ai jamais été bon pour parler de moi ou faire ma promotion et là, il faudrait que je le fasse sur la plus grande scène qui soit, pour le plus grand enjeu qui soit. Même pour le Temple de la renommée, je suis incapable de le faire. Si les journalistes estiment que je le mérite - et j’espère que ce soit le cas -, alors j’espère qu’ils voteront pour moi. S’ils ne le font, je suis aussi à l’aise avec ce résultat.»

S’il est élu, Walker ne sera que le deuxième Canadien à faire son entrée à Cooperstown, après Ferguson Jenkins, élu en 1991. Morneau croit que l’intronisation de Walker pourrait avoir un grand impact sur le baseball canadien.

«Je ne sais pas si validation est le terme exact, mais s’il est élu, c’est comme si nous étions tous élus, a imagé Morneau. Il a ouvert les portes aux baseballeurs canadiens. Son arrivée a fait en sorte que les équipes aient tenté leur chance plus souvent avec des joueurs canadiens.»

Tennis

Shapovalov s’incline dès le premier tour à Melbourne

MELBOURNE — Après avoir disputé quatre manches, le Canadien Denis Shapovalov s’est finalement incliné 3-6, 7-6, 1-6 et 6-7 face au Hongrois Marton Fucsovics, lundi, en lever de rideau des Internationaux d’Australie.

Shapovalov, de Richmondhill, en Ontario, a amorcé le tournoi comme étant le 13e favori, soit son meilleur rang dans un tournoi du grand chelem.

L’athlète de 20 ans a eu de la difficulté à gérer ses émotions au cours des trois heures et 14 minutes du match.

C’était la première fois que Shapovalov et Fucsovics, 67raquette mondiale, s’affrontaient.

L’Ontarien ébranlé

Fucsovics a été expéditif au premier set après s’être donné une avance de 2-0. Même si Shapovalov a remporté le jeu suivant, le Hongrois a continué d’appliquer de la pression pour s’emparer de la première manche 6-3.

Après avoir semblé ébranlé lors de la première manche et du premier jeu de la deuxième manche, Shapovalov a trouvé son rythme. Le Canadien a toutefois perdu les pédales, fracassant sa raquette au sol, lorsque Fucsovics a nivelé le pointage 2-2, après qu’il eut commis sa 24e faute directe de la rencontre.

Émotif, Shapovalov s’est crié à lui-même : «Allez!» après avoir réalisé un bon coup pour remonter la marque 3-3. Le duo s’est échangé les jeux par la suite pour niveler le tout 5-5.

Mouvements de rage

Shapovalov a une fois de plus frappé sa raquette avec force sur le sol lorsqu’il a donné un avantage à Fucsovics. Au service suivant, Fucsovics a remporté le jeu, mais le Canadien a forcé la tenue du bris d’égalité.

Shapovalov a rapidement croulé sous la pression au troisième set, tirant de l’arrière 5-1. Il a continué de perdre son sang-froid et a mis fin à la manche en commettant une double faute.

Le jeune Ontarien a semblé reprendre le dessus en quatrième manche, se donnant une avance de 2-0 et de 3-1. Fucsovics a toutefois forcé la tenue d’un bris d’égalité et l’a frustré en l’emportant finalement.

Milos Raonic devra patienter

Patinage artistique

Paul Poirier champion

La neuvième fois aura été la bonne pour Paul Poirier et sa partenaire Piper Gilles, qui sont enfin devenus champions canadiens de patinage artistique en danse.

Le duo a remporté l’or samedi à Mississauga, obtenant 225,62 points, un nouveau record dans les annales des championnats nationaux. Il a devancé les champions du monde juniors Marjorie Lajoie et Zachary Lagha, respectivement de Boucherville et Saint-Hubert.

Ski de fond

Stewart-Jones gagne une première course internationale

Katherine Stewart-Jones s’est bien amusée ces deux derniers jours sur le parcours ayant servi aux Jeux olympiques de 2006 en Italie.

La skieuse de fond de Chelsea a signé sa première victoire en carrière sur la scène internationale, récoltant l’or dimanche lors de la Coupe d’Europe de Pragelatto, non loin de Turin. Elle a terminé première de l’épreuve de 5 km libre, devançant la favorite locale Eelisa Brocard, 35 ans, par cinq secondes.

NFL

Duvernay-Tardif et les Chiefs au Super Bowl

KANSAS CITY — Patrick Mahomes a réalisé une course exceptionnelle pour inscrire un important touché avant la mi-temps et les Chiefs de Kansas City ont obtenu leur billet pour le Super Bowl en battant les Titans du Tennessee 35-24, dimanche, lors de la finale de l’Association américaine.

Pour la première fois depuis 1970 et pour la troisième fois de leur histoire, les Chiefs auront la chance de soulever le trophée Vince Lombardi.

Dans deux semaines à Miami, les Chiefs affronteront les 49ers de San Francisco.

«C’est fantastique. Ce l’est vraiment, s’est exclamé Mahomes. D’être ici, d’avoir la chance de faire partie de cette édition des Chiefs et de le faire ici au Arrowhead stadium, les gens le méritent. Et nous n’avons pas dit notre dernier mot.»

Andy Reid et le propriétaire des Chiefs Clark Hunt ont soulevé le trophée Lamar Hunt - nommé en honneur de son père - qui récompense l’équipe championne de l’Association américaine.

«Partisans des Chiefs, nous allons jouer au Super Bowl», criait Hunt.

«C’est incroyable», a déclaré Reid, s’adressant à la foule.

Mahomes a une fois de plus été spectaculaire, ajoutant trois passes de touché. C’est toutefois sa course de 27 verges le long des lignes de côtés qui a retenu l’attention dimanche, permettant aux Chiefs de prendre les devants pour la première fois de la rencontre. À partir de ce moment, les Chiefs ont réussi à dominer leurs adversaires au sol et à limiter les déplacements de Derrick Henry sur le terrain.

Mahomes a complété 23 de ses 35 passes pour des gains aériens de 294 verges en plus d’amasser des gains de 53 verges par la course.

Ryan Tannehill a pour sa part réussi 21 de ses 31 passes pour des gains de 209 verges par la voie des airs et a lancé deux passes de touché.

Contrairement à leur défaite la saison dernière face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les Chiefs ont pu compter sur Tyreek Hill, Sammy Watkins et Damien Williams en attaque et une défensive revampée.

«Ils ont réussi à doubler tous ces gars-là, a déclaré Mahomes en expliquant la course qui a mené à son majeur. J’ai simplement couru et les gars ont bien bloqué à la fin et j’ai réussi à me faufiler dans la zone des buts.»

Une semaine après avoir comblé un important déficit de 24-0 face aux Texans de Houston, les hommes de Reid ont une fois de plus complété une remontée.

Jeux exceptionnels 

Tirant de l’arrière 10-0 et 17-7, les Chiefs n’ont pas flanché et ont renversé la vapeur en deuxième demie, prenant une avance de 35-17. Reid et son équipe ont par la suite contrôlé le cadran. Mahomes a réussi quelques jeux exceptionnels en variant la longueur de ses passes. Il a notamment repéré Watkins sur une distance de 60 verges pour lui permettre d’enfoncer le clou dans le cercueil des Titans.

Henry a été limité à 69 verges de gains au sol en 19 portées après qu’il eut récolté 588 verges de gains lors de ses trois dernières rencontres.

«(La course), c’est ce qui nous a permis de nous rendre ici», a déclaré l’entraîneur-chef des Titans, Mike Vrabel.

«Nous n’avons pas été en mesure (de le faire face à Kansas City). Nous sentons que nous avons fait ce que nous avions à faire jusqu’à la toute fin. Nous avons tenté de les empêcher de déplacer le ballon sur le terrain, et l’attaque s’est battue. Ce n’est pas le genre de discours que tu prépares pour les gars à la fin de la saison.»

Tennis

Internationaux d’Australie: Fernandez accède au tableau principal

MELBOURNE, Australie — Leylah Annie Fernandes sera du tableau principal des Internationaux d’Australie. Elle a mérité cet honneur en revenant de l’arrière dans le deuxième set pour vaincre l’Américaine Danielle Lao en deux manches de 7-5.

Ce sera pour Fernandez une première présence au tableau principal en Grand Chelem. Chez les juniors, elle a pris part à deux finales de tournois majeurs l’an dernier : elle a perdu en Australie, avant de triompher à Roland-Garros.

De son côté, Eugenie Bouchard s’est vue écartée au tableau principal des Internationaux d’Australie par Martina Trevisan, de l’Italie, qui l’a vaincue en deux manches de 6-4, 6-3. «Très difficile à avaler, a admis Bouchard à propos de la défaite. C’est le dernier tour des qualifications. J’étais si près.»

La Québécoise qui a commis 29 fautes directes, plus du double de sa rivale (13). Trevisan a également obtenu trois des quatre bris du match. Elle a perdu sept jeux de suite à 4-4 au premier set, avant de venir de l’arrière pour prendre les commandes 5-3 au deuxième. Elle a alors reçu l’appui de la — petite, mais bruyante — foule présente dans les gradins. Trevisan a gardé son sang-froid, et conclu la rencontre avec un as.

La Québécoise a indiqué que le vent avait changé de direction pendant la rencontre et que le fait que Trevisan était une gauchère lui avait donné du fil à retordre à cause des effets qu’elle donnait à la balle. Mais une seule chose l’a vraiment ennuyée.

Chaque coup, chaque bruit provenant des joueuses, était décalé d’environ une demi-seconde. Après le troisième jeu, Bouchard s’est approchée de l’arbitre Carlos Bernardes pour discuter du bruit.

«J’ai dit : “J’ignore si ce sont les haut-parleurs, la télé ou quelque chose du genre, mais je peux entendre notre match en différé d’environ une demi-seconde”. Au cours de ce point, je nous entendais pousser des cris en différé, a-t-elle ajouté. C’était vraiment étrange.»

L’écho — provenant d’un écran géant situé derrière l’aréna — s’est poursuivi jusqu’au dernier point du match.«Ça ne m’était jamais arrivé auparavant», a confié Bouchard.

Elle est toutefois consciente qu’elle sera confrontée à de nombreux défis, alors qu’elle tente de revenir parmi l’élite mondiale. Et elle est prête à y faire face.

«La vie n’est pas un long fleuve tranquille, a-t-elle dit. Il faut tirer du positif de chaque expérience. Il suffit parfois de foncer, tête baissée, et de garder confiance. C’est ce que j’essaie de faire.»

En meilleure forme

La joueuse de Westmount a ajouté que sa santé et sa condition physique s’étaient améliorées.

«Je me sens habituellement assez bien... Mais aujourd’hui j’avais l’impression d’être lente et je n’avais pas les mêmes sensations qu’à l’habitude. C’est une de ces journées où les choses ne fonctionnaient tout simplement pas. Je n’étais pas aussi confortable sur le terrain. Mais de manière générale, je me suis sentie bien.»

Elle se concentrera maintenant sur sa saison sur le circuit Challenger. Avec AP

Tennis

Internationaux d'Australie: Fernandez et Bouchard s’appochent du tableau principal

MELBOURNE, Australie — La Québécoise Eugenie Bouchard n’est plus qu’à une victoire du tableau principal des Internationaux de tennis d’Australie.

Bouchard, de Westmount, a vaincu l’Australienne Maddison Inglis lors de son match de deuxième tour des qualifications jeudi.

Bouchard, qui est classée 211e au monde, a défait la 130e raquette mondiale 6-3, 6-1 — elle n’a mis que 62 minutes pour venir à bout de son adversaire et mettre la table pour un match de qualifications ultime.

La joueuse âgée de 25 ans a atteint le carré d’as des Internationaux d’Australie en 2014, alors qu’elle était au sommet de son art.

Plus tôt jeudi, Leylah Annie Fernandez, de Laval, a remporté son premier match des qualifications. Classée 206e au monde, elle a gagné 6-2 et 6-3 devant la Roumaine Patricia Maria Tig, 113e.

Le match avait été interrompu la veille à cause du mauvais temps, avec la Canadienne en avance 6-2 et 4-1.

Polansky s’incline

Le Canadien Peter Polansky a subi l’élimination en seulement 54 minutes en première ronde des qualifications, s’inclinant 6-1, 6-2 aux mains du Français Alexandre Müller.

Âgé de seulement 22 ans et détenteur du 231e rang au classement mondial, Müller a inscrit 18 coups gagnants, exactement le triple de son rival de 31 ans. Polansky, qui a amorcé le match au 180e échelon du classement de l’ATP, a commis 16 erreurs directes contre dix pour Müller.

Polansky a réussi un seul as, a commis quatre doubles fautes, n’a réussi que 54 % de ses premiers services et marqué seulement 52 % des points lorsqu’il logeait sa première en jeu. Polansky a aussi fait face à six balles de bris et n’en a sauvé qu’une seule.

Polansky espérait imiter ses compatriotes ontariens Steven Diez et Brayden Schnur, qui ont remporté leur match de premier tour aux qualifications des Internationaux d’Australie, mercredi, avant que le jeu soit interrompu par la pluie en début d’après-midi mercredi.

Diez avait pris la mesure de Darian King, de la Barbade, 6-2, 6-2.

Schnur, la troisième tête de série du tableau des qualifications, a dû surmonter un déficit d’un set pour prendre la mesure de l’Autrichien Sebastian Ofner 2-6, 6-3, 6-4.

Les joueurs doivent gagner trois matchs de qualifications afin d’obtenir leur place dans le tableau principal du premier tournoi du Grand Chelem de la saison.

Les Canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov, Milos Raonic et Vasek Pospisil sont déjà qualifiés pour le tableau principal.

Il n’y a cependant aucune joueuse canadienne dans cette position, puisque la championne en titre des Internationaux des États-Unis, Bianca Andreescu, s’est retirée en raison d’une blessure à un genou qui tarde à guérir.

Soccer

L’Impact fait rêver six membres de l’Académie en les invitant au camp

MONTRÉAL — Jonathan Sirois n’a que 18 ans, mais pour son âge, il est un jeune homme déjà assez lucide. Au point où il a pris les moyens au cours des dernières semaines pour ne pas revivre ce qu’il a vécu il y a un an, alors qu’il participait à un premier camp d’entraînement de l’Impact de Montréal à titre de porte-couleurs de l’Académie.

Sirois, un gardien de but, était de retour parmi les «grands» cette semaine au Complexe Marie-Victorin, muni d’un bagage de connaissances beaucoup plus vaste qu’en 2019 et avec des objectifs bien définis en vue de 2020.

«C’est sûr que je suis un peu moins stressé, évidemment, mais ça m’a aussi permis de venir ici avec une mentalité un peu différente», a déclaré Sirois, au sujet de ce qu’il a retenu de son expérience de 2019.

«L’année passée, je ne savais pas trop comment tout allait être. C’était beaucoup d’apprentissage, analyser comment ça fonctionne, comment réagir. Cette année, je suis arrivé davantage avec une mentalité ‘Je veux prouver que j’ai ma place’, tout faire pour décrocher un contrat. C’est un peu entre mes mains, et je contrôle ce que je peux contrôler», a-t-il évoqué.

À écouter Sirois parler de son expérience au camp de l’Impact il y a un an, on peut facilement conclure que rien n’a été facile. En fait, on pourrait résumer son expérience à l’aide d’un seul mot: souffrance. Il l’avoue : il a peiné au niveau cardio-vasculaire.

«J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup souffert. Je n’étais pas vraiment à niveau, je n’étais pas assez prêt. C’est ce point-là qui m’a vraiment fait mal, physiquement. J’avais de la misère à suivre le groupe, à suivre le rythme», a-t-il admis.

«Cette année, on a un nouveau préparateur physique et on ne sait pas comment ça va être, ce qu’il va faire. Mais j’ai pris des mesures pour me préparer, peu importe ce qui arrive. Je me suis pris un préparateur physique personnel. À l’Académie, on a aussi une sorte de calendrier à suivre pendant la période des Fêtes pour garder la forme. Normalement, c’est pour se maintenir, mais moi, je me poussais vraiment dans ces séances-là pour essayer d’aller chercher le plus de gains que je pouvais dans le peu de temps que j’avais», a aussi raconté le jeune homme.

Sirois veut profiter du camp qui s’amorce, et qui déménageait ses pénates vers Orlando, en Floride à compter de jeudi, pour gravir une marche de plus dans son cheminement de carrière et mériter un contrat avec la première équipe.

«Ce que je contrôle, c’est sur le terrain. Ce sont mes performances, comment je me prépare, comment je performe et comment je récupère, après. Si je démontre ce que j’ai à démontrer, je démontre mes talents, mes qualités, après c’est au staff de prendre les décisions», a-t-il dit.

«Je donne tout en ce moment pour que ça se fasse le plus vite possible, a ajouté Sirois, en parlant d’une signature potentielle avec le club de la MLS. Mais je ne me précipite pas. Si ça vient plus tard, ça vient plus tard. Je ne m’impose pas plus de pression.»

Fierté

Sirois est l’un des six membres de l’Académie invités au camp d’entraînement de l’Impact, bien que seulement quatre étaient sur place, mardi. Les deux autres prendront part à la seconde portion du camp, à partir du 3 février.

Parmi les quatre «Académiciens» présents mardi se trouvait Keesean Ferdinand, un défenseur de 16 ans qui peut autant jouer au centre que sur les flancs. Ce dernier ne pouvait cacher sa fierté.

«C’est la somme de beaucoup d’efforts qui, maintenant, portent fruit. J’ai travaillé pour ça, et voilà que je suis récompensé. Je suis vraiment honoré», a affirmé Ferdinand, qui a appris la bonne nouvelle vendredi.

Par ailleurs, Ferdinand sait très bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

«Je suis loin d’être arrivé au point final, je dois encore beaucoup travailler et faire mes preuves. C’est comme le début pour aller vers ce chemin-là», a poursuivi celui qui a fait partie de l’équipe canadienne U17 qui a pris part à la Coupe du monde U17 au Brésil en 2019 et qui évolue aussi avec l’Impact U19.

Ce mélange d’humilité et d’ambition est un des éléments-clés du quotidien de l’Académie, a d’ailleurs laissé entendre son directeur, Philippe Eullaffroy.

«Pour eux, je ne veux pas dire que c’est un aboutissement parce qu’ils savent que c’est loin d’être un aboutissement, c’est simplement une étape. Mais ça représente une validation montrant qu’ils sont sur la bonne voie et que jusqu’à présent, ils ont plutôt bien fait les choses», a-t-il noté, en parlant des joueurs invités au camp.

«Les conseils qu’on peut leur donner, c’est d’être eux-mêmes, mais surtout, de continuer à faire les choses qui leur ont permis de vivre ces moments-là et de continuer à mettre en avant les valeurs qu’on leur a enseignées, c’est-à-dire être toujours respectueux, bien élevé, être proactif au niveau du coup de main qu’ils doivent donner au staff en permanence. Donc, d’avoir cette humilité, car c’est super important, mais également être ambitieux dans le jeu et ne pas être timide», a-t-il résumé.

Hockey universitaire

Mélodie Bouchard vise le cap des 100 points chez les Gee Gees

Mélodie Bouchard donne ses derniers coups de patin à l’Université d’Ottawa. L’attaquante de cinquième année pourrait quitter en réussissant un exploit ayant échappé à toutes les joueuses qui ont porté l’uniforme gris et grenat depuis 20 saisons.

Aucune hockeyeuse n’a franchi le cap des 100 points en carrière chez les Gee Gees. Il ne manque que six points à l’athlète originaire de la Côte-Nord pour atteindre cette marque.

Le compteur indique en ce moment 35 buts et 59 mentions d’aide en 86 parties depuis ses débuts dans les rangs universitaires à Ottawa en 2015.

«Je n’étais pas au courant jusqu’au moment où notre préposé à l’équipement me l’a mentionné l’autre jour, avoue Bouchard, sourire en coin.

«Je l’ai dit à mes meilleures amies dans l’équipe. Elles étaient contentes pour moi. Elles parlent de fêter ça. Je leur ai rappelé que ce n’est pas fait encore! Mais j’y pense. Si ça arrive, ça arrive. Sinon, c’est correct.»

Il lui reste huit parties pour y arriver avant la conclusion du calendrier régulier, le 16 février.

Bouchard, qui a récolté 10 points, dont trois buts en 12 matches, cette saison, a été blanchie de la feuille de pointage à ses deux dernières sorties, le week-end dernier.

«Ce n’est pas parce que je pense à ça. Il y a des séquences comme ça. Ça va finir par débloquer et on verra ce qui arrivera.» 

L’entrevue se passait avant une séance d’entraînement des Gee Gees en milieu de semaine.

On voulait jaser à la jeune femme de 25 ans non seulement de l’exploit à sa portée, mais aussi d’un honneur reçu durant la période des Fêtes dans son patelin.

La Ville de Sept-Îles lui a organisé une cérémonie à l’aréna Guy Carbonneau où elle a grandi.

«C’est un bel hommage de voir ta photo sur un mur à côté de celles de Guy Carbonneau, Karl Dykhuis, Steve Duchesne et Ann-Sophie Bettez. De voir plus de modèles féminins, ça va encourager les petites filles qui jouent au hockey.»

Sa famille était sur place pour l’événement, tout comme certains de ses anciens entraîneurs durant ses années au hockey mineur.

La discussion a dévié sur la présente saison des Gee Gees sur la glace. Il y a déjà eu des années plus fructueuses.

L’équipe, qui compte une dizaine de recrues, montre une fiche de 4-8-1. Elle avait mal commencé le calendrier, encaissant trois revers de suite.

Puis l’entraîneur-chef Yanick Evola a quitté ses fonctions après seulement quatre parties, lui qui était à la barre depuis 2010.

«Ce fut dur de le perdre», reconnaît Bouchard, qui avait été recruté par Evola.

Chelsea Grills a pris la relève pour le reste de l’hiver.

Les Gee Gees espèrent accéder aux éliminatoires. Ils occupent en ce moment le quatrième et dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans la conférence du Québec.

Ça rallongerait de quelques parties la carrière de Mélodie Bouchard, qui s’attend à accrocher ses patins en l’absence d’un circuit de hockey féminin professionnel.

Délaisser le sport qu’elle pratique depuis l’âge de 10 ans lui fera un pincement au cœur. «Je vais devoir faire un deuil. Ce ne sera pas facile, dit-elle.

«Peut-être que je continuerais s’il y a une ligue qui en vaudrait la peine. Mais je suis prête à me concentrer sur ma vie professionnelle.»

À ce sujet, l’étudiante-athlète n’est pas le pétrin. Elle possède déjà un baccalauréat en sciences sociales et quatre mineures en anthropologie, gestion du sport, loisir et service social.

Ajoutez à cela cet emploi qu’elle occupe déjà à la Ville de Gatineau au service des arts, de la culture et des lettres.

«Des portes s’ouvrent de plus en plus pour moi. J’aime ça», note-t-elle, peu de temps avant de retraiter dans le vestiaire fraîchement rénové des Gee Gees.

Des travaux effectués afin d’aider notamment dans le recrutement de nouvelles joueuses.

Qui sait, peut-être que les Gee Gees pourront attirer un autre produit de la Côte-Nord d’ici quelques années dans leur écurie.

Plongeon

Plongeon: un coach cubain à Gatineau

Le club de plongeon Gatineau possédera dorénavant une saveur internationale.

Un entraîneur cubain a été ajouté à son personnel. Rolando Prieto Fonseca se trouve déjà sur le bord de la piscine du centre sportif de Gatineau depuis lundi. Un endroit que l’homme âgé de 37 ans connaît déjà bien.

Tennis

Pospisil affrontera Shapovalov à l'Omnium d'Auckland

AUCKLAND, Nouvelle-Zélande - Le Canadien Vasek Pospisil a vaincu le Portugais Joao Sousa, mardi, en première ronde de l'Omnium de tennis d'Auckland, et il aura rendez-vous avec un compatriote lors de son prochain match.

Mercredi, Pospisil retrouvera l'Ontarien Denis Shapovalov, 13e au classement de l'ATP et automatiquement qualifié pour le deuxième tour en vertu d'un laissez-passer.

Détenteur du 146e rang à l'ATP, Pospisil a réussi cinq as contre deux pour son adversaire, classé 58e, et a gagné 83 pour cent des points après avoir logé sa première balle de service en jeu.

D'autre part, Kyle Edmund est venu à bout de l'invité Alejandro Davidovich Fokina 6-4, 2-6, 6-3 lors d'un match qui s'est poursuivi pendant près de sept heures et demie à cause des nombreuses interruptions provoquées par la pluie.

Edmund a été dominant au premier set tandis que Davidovich Fokina, qui occupe le 85e échelon mondial mais qui est considéré comme l'un des plus beaux espoirs de l'ATP, éprouvait de la difficulté à trouver son rythme.

Davidovich Fokina a retrouvé ses repères au deuxième set, qui a été ponctué par deux interruptions causées par la pluie, effectuant de nombreux retours de la ligne de fond tandis qu'Edmund faisait l'étalage de sa puissance.

Après une autre longue pause, le match était toujours très serré entre eux au début du troisième set, mais Edmund est finalement parvenu à obtenir le bris déterminant. Il s'est ensuite accroché, en dépit de la pression soutenue imposée par Davidovich Fokina, et il a scellé l'issue de la rencontre avec sa deuxième balle de match.

Avec Associated Press

Soccer

Piatti dit avoir la tête à Montréal, mais...

Ignacio Piatti était présent pour la toute première journée du camp d’entraînement de l’Impact de Montréal, mardi, au Complexe sportif Marie-Victorin. Combien de temps passera-t-il dans l’uniforme bleu et noir en 2020? Voilà l’une des grandes questions en vue de la prochaine saison, qui s’amorcera dans un mois avec le match aller de la Ligue des Champions de la Concacaf, au Costa Rica.

Un peu plus de trois mois s’étaient écoulés depuis que l’Argentin avait rencontré les journalistes montréalais, après une campagne 2019 de misère marquée par de nombreuses blessures. Piatti devait le faire lors de la journée réservée au bilan de fin de saison, le 8 octobre, mais selon ce qu’il a déclaré mardi, il avait des choses à faire après sa rencontre avec le directeur sportif Olivier Renard et a «oublié» que les médias l’attendaient au Centre Nutrilait.

Pendant un peu moins de six minutes - le temps qu’a duré sa mêlée de presse -, Piatti n’a pas dit grand-chose qui aurait pu rassurer les plus fidèles partisans de l’équipe quant à son avenir, même à court terme, avec l’Impact.

«Je suis ici parce que j’ai un contrat avec l’Impact, tout va bien. Aujourd’hui, c’est le premier entraînement, donc on va continuer», a-t-il déclaré aux journalistes qui l’entouraient, avant même que ceux-ci ne lui posent une première question.

Dans les quelques réponses qu’il a fournies, Piatti a rappelé que le monde du soccer en était un d’incertitude.

«Je ne peux pas parler pour le futur. Aujourd’hui, je suis ici, je suis content de retrouver tous les joueurs. (...) Tous les ans, on ne sait pas ce qui peut se passer. C’est vrai. Un autre joueur, Saphir (Taïder) par exemple, est ici aujourd’hui et demain un autre club peut arriver et payer pour un transfert. Maintenant, je suis ici et j’ai la tête ici. Je ne peux pas savoir ce qui va se passer demain ou après-demain.»

Situation familiale

Piatti s’est aussi attardé brièvement sur sa situation familiale en Argentine.

«J’ai une famille derrière moi. En juin et juillet, je devais prendre la décision pour placer ma fille à l’école ici, pour ma femme qui était enceinte. Je suis arrivé à octobre et je ne savais pas. Ma famille est là-bas. C’est une année difficile. J’ai un contrat ici et je suis ici.»

Des rumeurs ont d’ailleurs circulé dernièrement selon lesquelles Piatti voulait retourner dans son pays natal.

«En Argentine, tout le monde parle là-bas. En Argentine, c’est comme ça. Quand je suis arrivé ici en 2014, il fallait que je retourne à San Lorenzo en 2015. Tous les ans, on parle de ça. Comme je dis, j’ai un contrat ici à Montréal et c’est fini. Je pense à ici et on va travailler pour ça.»

Au moins, Piatti s’est fait plus rassurant quant à son état de santé, lui dont les blessures l’ont limité à 11 matchs du calendrier régulier, et seulement trois buts.

«Oui, oui, mon genou est à 100 %. Tout est bien au niveau de la santé.»

«Ç’a été difficile pour moi, a ajouté Piatti en revenant sur la saison 2019 et ses absences. J’ai continué, j’ai essayé de jouer, j’ai reçu deux infiltrations au genou et de mon côté, j’ai tout fait pour jouer. Parfois, j’ai joué avec beaucoup de douleurs, mais je voulais jouer. Je voulais aider beaucoup l’équipe. J’ai essayé jusqu’à la fin. Mon genou n’était pas bien. Maintenant, je me sens bien et on va continuer.»

Questionné au sujet des dispositions mentales et physiques de Piatti, l’entraîneur-chef Thierry Henry s’est également fait rassurant, même s’il est conscient de toutes les rumeurs qui peuvent circuler à son sujet.

«Je lui ai parlé. Mentalement, il est bien, physiquement, il est bien aussi. On a fait les tests, il était devant. J’entends pas mal de bruit par rapport à “Nacho” depuis mon arrivée, avant, et je pense qu’il y en aura toujours parce que c’est un joueur extraordinaire. On parlera toujours de lui, quoi qu’il arrive. Mais pour moi, il est là, bien présent, et c’est le plus important. On verra ce qui va se passer après mais pour l’instant, il est là.»

Henry sait aussi très bien toute l’importance d’un joueur de la trempe de Piatti pour une formation comme l’Impact.

«J’ai eu l’opportunité de jouer contre lui avant que je ne parte, il me semble, et vous savez très bien ce qu’il fait. Plus que moi. C’est un joueur qui peut marquer la différence. (...) On sait très bien que c’est un joueur à part, et pour le moment, il est là, il est venu avec de bonnes dispositions. Et c’est un joueur plus qu’important. Quand vous avez un joueur qui arrive à faire la différence, surtout dans cette ligue, c’est important.»

Arts martiaux

Bertrand se paie un titre canadien en judo

Faire du temps supplémentaire, c’est payant. Même au judo.

Parlez-en à Félix-Olivier Bertrand, qui a eu besoin de la prolongation pour devenir champion canadien des moins de 18 ans, samedi, sur les tatamis du centre Pierre-Charbonneau, à Montréal. L’athlète d’Aylmer a vaincu en finale son grand rival et favori local, Norbert Peter Andras, chez les moins de 60 kg.

Patinage artistique

Phan veut sa place sur le podium

Joseph Phan ne le cache pas. Il s’apprête à vivre « une grosse semaine » à Mississauga.

Les championnats canadiens de patinage artistique s’y déroulent pendant les six prochains jours. L’athlète originaire d’Aylmer, lui, sera en action chez les hommes seniors dès vendredi lors du programme court.

Volley-ball

Les Hoag et le Canada qualifiés en vue des JO de Tokyo

Le Canada est devenu le dernier pays à se qualifier en vue des Jeux olympiques en volley-ball masculin, dimanche soir, lors d’un tournoi continental de la dernière chance à Vancouver.

L’équipe nationale, qui a pignon en Outaouais depuis 2009, a vaincu Porto Rico en trois manches de 25-21, 25-15 et 25-15, pour obtenir le 12e et dernier laissez-passer disponible pour Tokyo en août. La veille, elle avait effectué une remontée spectaculaire contre Cuba pour demeurer en vie.

Tennis

Nadal voudrait une seule Coupe du monde

SYDNEY — En novembre, Rafael Nadal est sorti victorieux d’un tournoi de la Coupe Davis nouveau genre, et dimanche, il a perdu la finale de la Coupe ATP, la nouvelle compétition internationale par équipe en tennis masculin. Il pense que c’est trop.

Après avoir quitté le terrain à la suite d’une autre défaite sur surface dure aux mains de Novak Djokovic dimanche, Nadal a pressé les responsables du circuit de tennis masculin et ceux qui sont à la tête de l’instance dirigeante du tennis international à mettre sur pied un tournoi majeur par équipe.

«Je pense qu’il s’agit d’une grande compétition mais ... je ne peux pas changer d’opinion; deux Coupes du monde (en deux mois) n’est pas réaliste, a déclaré Nadal, numéro un mondial. Nous devons trouver un moyen d’arranger les choses et nous devons trouver un moyen pour en arriver à une entente majeure entre l’ITF et l’ATP pour créer une Coupe mondiale par équipe, pas deux Coupes du monde en un mois.»

«Je pense que ça sème la confusion pour les spectateurs, et nous devons faire en sorte que les choses soient claires dans notre sport, a ajouté l’Espagnol. Et pour la santé de notre sport, et son bénéfice, je suis d’avis qu’il est obligatoire de changer la situation.»

Nadal a choisi de ne pas participer au match de double décisif, et Djokovic a uni ses efforts à ceux de Viktor Troicki pour remporter ce match, et la finale 2-1.

Âgé de 33 ans, Nadal a joué six matchs en simple - il en a gagné quatre - et deux en doubles lors du tournoi qui a duré dix jours et auquel étaient inscrits 24 pays. Il a par ailleurs disputé la phase de groupe à Perth, sur la côte ouest de l’Australie, avant de traverser le continent jusqu’à Sydney pour les matchs éliminatoires.

La formule a été un succès auprès des amateurs, alors que plus de 220 000 personnes ont assisté aux matchs durant le tournoi. Les phases de groupe ont eu lieu à Perth, à Sydney et à Brisbane, deux villes situées sur la côte Est. Par ailleurs, les trois agglomérations ont des fuseaux horaires différents.

Les Internationaux d’Australie, le premier des quatre tournois du Grand Chelem, prendront leur envol à Melbourne le lundi 20 janvier, ce qui laisse peu de temps aux joueurs ayant participé à la ronde éliminatoire, incluant le Canada, pour récupérer.

«Lorsque je joue ici, je ne pense pas à Melbourne, ou quand je joue à Monte-Carlo, je ne pense pas à Roland-Garros», a noté Nadal, rejetant l’hypothèse selon laquelle la Coupe ATP est présentée trop près d’un tournoi du Grand Chelem.

«Je pense qu’il s’agit d’une grande compétition. J’étais excité d’y participer. J’étais excité de représenter mon pays. J’ai adoré partager toutes ces semaines avec mes amis au sein de l’équipe. L’organisation a été fantastique, sincèrement. C’est seulement que dans mon esprit, nous devons créer un événement spécial, pas deux.»

D’autres joueurs, incluant Djokovic, numéro deux mondial, ont pressé les hauts dirigeants du tennis à créer un championnat majeur.

Lors de la Coupe Davis à Madrid, et de nouveau du début de la Coupe ATP, Djokovic a affirmé que le tennis masculin a besoin «d’une super Coupe du monde, peu importe le nom que vous voulez lui donner».

«Ç’a n’arrivera pas cette année non plus. Mais si les parties, l’ITF, la Coupe Davis et l’ATP se réunissent très rapidement, ça pourrait arriver, possiblement, en 2022, estime Djokovic, qui avait aidé la Serbie à remporter la coupe Davis en 2010.

«J’espère que ça va arriver parce que c’est plutôt difficile d’inciter les meilleurs joueurs à prendre part aux deux événements. Et ils ont lieu dans un intervalle de six semaines, ce qui ne peut pas les aider lorsqu’il est question de marketing et de la valeur de l’événement.»

NFL

Une bonne frousse pour les Chiefs face aux Texans

KANSAS CITY — Les Chiefs de Kansas City ont eu la frousse, mais se sont qualifiés pour le match de championnat de Ligue américaine pour une deuxième année de suite.

Tirant de l’arrière 24-0 au début du deuxième quart, Patrick Mahomes et le reste de l’attaque des Chiefs se sont retroussé les manches et ont complété la plus grande remontée de l’histoire du club en inscrivant 41 points sans riposte pour finalement vaincre les Texans de Houston 51-31, dimanche après-midi.

Mahomes a lancé cinq passes de touché et a amassé des gains aériens de 321 verges et Travis Kelce et Damien Williams ont atteint la zone payante à trois reprises chacun pour aider les Chiefs à l’emporter.

«Nous n’avons pas commencé comme nous l’aurions voulu, mais tout ce que nous voulions, c’était de faire quelque chose de spécial, a déclaré Mahomes. Tout le monde compte déjà sur nous, alors nous avons continué de nous battre et nous avons pris ça un jeu à la fois. Nous avons finalement trouvé notre rythme. Évidemment, c’est une grosse victoire et nous allons pouvoir disputer le match de championnat à la maison.»

Les Chiefs (13-4), qui se sont inclinés en prolongation devant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre l’an dernier, affronteront les Titans du Tennessee dimanche prochain pour obtenir leur billet pour le match du Super Bowl. Les Titans ont surpris Lamar Jackson et les Ravens de Baltimore, samedi soir.

«Nous avons déjà joué contre eux et nous savons que c’est une équipe puissante, a souligné Mahomes à propos des Titans, qui ont battu les Chiefs en novembre. C’est une équipe qui se bat constamment jusqu’à la fin. C’est une équipe qui a le vent dans les voiles en ce moment et qui joue très bien alors nous savons que ça va prendre nos meilleurs efforts. Et, peu importe la façon, nous devons trouver un moyen de gagner. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui. Nous avons simplement trouvé un moyen de gagner.»

Septième victoire consécutive

Kelce a récolté 134 verges de gains en 10 attrapés, Williams a inscrit deux majeurs par la course et a attrapé une passe de touché, aidant les Cheifs à signer une septième victoire consécutive.

Pendant ce temps, Deshaun Watson a obtenu 388 verges de gains par la voie des airs et a lancé deux passes de touché et en a inscrit un autre par la course, mais n’a pas été assez héroïque pour parvenir à sortir les Texans du pétrin (11-7) en deuxième demie.

Les Chiefs ont inscrit 28 points d’affilée au deuxième quart pour prendre les devants 28-24 avant la mi-temps. Les Texans ont continué à donner des occasions à leurs adversaires au troisième quart.

Les Chiefs avaient pourtant donné la chance aux Texans de briser leur séquence de quatre défaites au deuxième tour des éliminatoires en début de rencontre.

En défensive, la formation de Kansas City n’a pas bien couvert Kenny Stills lors de la première possession de la rencontre, lui permettant de rejoindre la zone payante rapidement, à la suite d’une course de 54 verges. En attaque, ils ont gaspillé leurs temps d’arrêt et ont échappé plusieurs passes importantes, ne récoltant que 46 verges de gains aériens. Un échappé de Tyreek Hill tout près de la zone des buts a aidé par la suite les Texans à creuser l’écart 21-0.

Remontée

Mahomes a amorcé la remontée des siens en lançant une courte passe à Williams. Les Texans ont par la suite aidé les Chiefs en feignant un botté à leur propre ligne de 31 verges, mais les locaux n’ont pas mordu et ont repris le ballon pour inscrire rapidement un autre majeur.

DeAndre Carte a par la suite échappé un botté, au profit de Darwin Thompson, qui a par la suite permis à Mahomes de repérer Kelce pour inscrire un troisième touché. Une passe de cinq verges a suffi par la suite pour que les Chiefs prennent les devants 28-24.

«C’était un jeu incroyable, a mentionné Mahomes au sujet de Kelce. La première chose que je lui ai dite après, c’est qu’il était un vrai monstre. De la façon dont il a lutté, malgré une blessure, et il a continué de faire tous les jeux tout au long du match.»

Williams a rapidement creusé l’écart 34-24 au retour de la pause de la mi-temps, grâce à une course d’une verge. La défensive des Chiefs s’est chargée de stopper rapidement les Texans par la suite et Mahomes et sa bande n’ont eu besoin que de six jeux lors de la possession suivante pour prendre une confortable avance de 41-24.

La tentative de relance de Watson, qui a remis le pointage 41-31, n’aura finalement pas empêché les Chiefs de poursuivre leur lancée.

Sports

Devenir vedette de crosse

La semaine, il complète une maîtrise en sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa. Le week-end? Jacob Ruest s’avère une vedette de crosse au Colorado.

L’athlète originaire de Cornwall n’a jamais marqué autant en si peu de temps. Il compte déjà 11 buts en quatre matches depuis le début de la nouvelle saison de la Ligue nationale de crosse (NLL).

Ski alpin

Prudent, Guimond se retrouve avec le bronze

Sa confiance avait été ébranlée la veille par une vilaine chute, mais Alexis Guimond a réussi à rebondir jeudi pour terminer sur le podium lors de la deuxième journée de la Coupe du monde de ski para-alpin de Veysonnaz, en Suisse.

L’athlète gatinois a terminé troisième à l’épreuve de super-G remportée par le Français Arthur Bauchet.

Markus Salcher, de l’Autriche, a obtenu la médaille d’argent.

«Ce n’était pas une journée facile. Je n’avais pas beaucoup confiance en piste. J’ai donc été plus prudent que l’habitude, a soutenu Guimond au bout du fil.

«Ce résultat va me donner confiance, surtout que je n’étais pas loin de la victoire. Si je pousse un peu plus, je devrais être en mesure de gagner demain.»

Une autre épreuve de super-G se trouve à l’horaire vendredi sur la montagne suisse. Par la suite, il y aura présentation de deux slaloms géants durant le week-end.

«Je suis pas mal excité de participer à ces deux courses-là. Je me suis grandement amélioré en slalom géant. Je pense que je peux connaître de bonnes performances», a affirmé Alexis Guimond. 

Boxe

Jean Pascal a fait mentir bien des observateurs avec ses succès en 2019

MONTRÉAL - Jean Pascal, champion du monde de boxe. Non, nous ne sommes pas en 2010, mais bien en 2020.

Levez la main ceux qui, à la même date l’an dernier, ont prédit que Pascal redeviendrait champion du monde et défendrait même son titre une fois en 2019. Effectivement, il y en avait bien peu pour faire ce genre de prédiction.

On ne peut toutefois pas blâmer qui que ce soit d’avoir balayé les chances du pugiliste âgé de 37 ans de redevenir le roi de la montagne après une défaite à sens unique subie aux mains de Dmitri Bivol en novembre 2018.

Dans ce combat pour le titre des mi-lourds de la World Boxing Association (WBA), la carte des juges était sans équivoque: deux fois 119-109 et une autre de 117-111, toutes en faveur du Russe.

«Ce combat m’avait redonné confiance, a indiqué Pascal au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. Les gens ont dit que je me suis fait dominer, mais j’ai bien boxé. En plus, j’étais fiévreux le soir du combat. Je ne trouve pas que ce boxeur, qui est plus jeune que moi de 10 ans, m’a dominé dans ce combat. Ça m’a convaincu que j’avais encore du gaz dans le réservoir.»

La cote de Pascal (35-6-1, 20 K.-O.) n’a d’ailleurs pas semblé diminuer auprès des promoteurs et des boxeurs de la division après cette défaite. Le clan de Marcus Browne a défié le Québécois pour le titre intérimaire de la WBA, un combat où la ceinture d’argent du World Boxing Council (WBC) était aussi à l’enjeu. Comme il l’a fait tout au long de sa carrière, Pascal a accepté ce défi.

Le Québécois a défait Browne par décision technique, une coupure l’empêchant de poursuivre le combat au-delà du huitième round. Pascal menait alors par un point sur toutes les cartes des juges.

Quand le pugnace Badou Jack a voulu lui ravir son titre le 28 décembre dernier, à Atlanta, les deux se sont livré l’un des meilleurs combats de l’année, remporté par décision partagée par Pascal.

Après un très bon départ - il a envoyé son adversaire au tapis au quatrième round -, Pascal a vu Jack dominer la deuxième moitié du combat, envoyant même le Québécois au canevas au 12e.

«On savait qu’il fallait sortir en lion pour mettre des rounds en banque, car Jack débute ses combats lentement, a nuancé Pascal. Ça lui prend cinq ou six rounds avant d’ouvrir la machine. Il fallait tirer avantage de cela.

«Certains peuvent penser que j’ai eu une baisse de régime. Il faut plutôt donner le mérite à Badou Jack, qui a connu une bonne fin de combat. Il a gagné quelques rounds, et c’est certain que j’étais fatigué: c’est un combat de boxe. Je ne vois pas comment on peut parler de baisse de régime, car j’ai terminé en force. Quand la cloche a sonné au 12e, c’est moi qui lançais les coups.

«Et ce n’était pas une chute au plancher au 12e: oui, j’ai reçu deux ou trois bons coups de poing, mais j’ai glissé en lançant un crochet. J’y allais pour le coup de circuit, mais je suis passé dans le beurre. Je croyais avoir gagné le combat par trois ou quatre rounds, mais les juges ont dit deux. Je crois que c’est un résultat juste.»

Au grand dam des amateurs de boxe du Québec, Pascal n’est plus lié à un des promoteurs d’ici, si bien que quatre de ses cinq derniers combats ont eu lieu aux États-Unis. Et encore: celui présenté au Québec n’avait rien de sérieux, face au spécialiste des arts martiaux mixtes Steve Bossé. Compte-t-il effectuer sa prochaine défense dans la Belle Province?

«J’aimerais ça, mais il faut que la demande soit là. Il faut que les gens d’affaires et le public soutiennent mon événement: je dois amener des chiffres à la table de négociations pour montrer que la boxe va toujours bien au Québec. Mais j’aimerais bien effectuer un retour au Québec en 2020.»

Après leur combat, Jack a demandé une revanche. Browne estime quant à lui avoir droit à une deuxième chance en vertu de leur premier affrontement. Pascal n’a pas de préférence. Mais il défendra assurément son titre en 2020.

«Je voudrais faire deux ou trois combats, mais je prends cela un combat à la fois à ce point-ci de ma carrière, a-t-il dit. Je vais m’asseoir avec mon équipe pour identifier la meilleure option pour moi.»

Ski de fond

Harvey parti, place à Cyr et Grall-Johnson

Appelez-les « The Kids on The Block » du ski de fond canadien sur le circuit de la Coupe du monde.

L’équipe masculine canadienne a pris un virage jeunesse à la suite de la retraite d’Alex Harvey et son coéquipier Len Valjas la saison dernière. C’est sans compter Devon Kershaw qui avait remisé son équipement l’année précédente.

Tennis

Collard veut gagner un Grand Chelem en 2020

Mélodie Collard frappe ses dernières balles en Outaouais ces jours-ci avant d’entamer la nouvelle saison de tennis à l’autre bout du monde.

La grande droitière de Gatineau ne vise rien de moins qu’un premier titre majeur en carrière dans la prochaine année, qui pourrait être sa dernière dans les rangs juniors. Son entourage et elle songent à faire le saut à plein temps chez les pros en 2021.

Laurence Vincent Lapointe: la décision est reportée

Trois-Rivières — La Fédération internationale de canoë (FIC) demande plus de temps pour étudier le dossier de Laurence Vincent Lapointe. Le comité de contrôle antidopage de la FIC a informé l'athlète de Trois-Rivières qu'il ne serait pas en mesure de rendre une décision dans le délai de 30 jours à compter de la date d'audience, qui a eu lieu à Lausanne le 9 décembre dernier.

La reine mondiale du canoë féminin, qui plaide son innocence pour un test positif au ligandrol, a d'ailleurs pris la parole par voie de communiqué pour la première fois depuis ses deux conférences de presse du mois d'août, tenues à Montréal et Trois-Rivières.

«Je suis certainement déçue de ne pas connaître la décision finale du comité, comme je l'espérais. Dans les circonstances et avec l'attente de la décision finale, je suis tout de même contente de pouvoir reprendre l'entraînement sur l'eau», mentionne celle qui partira pour la Floride dans les jours à venir, afin de reprendre son entraînement. Il est important de spécifier que cet entraînement se déroulera en solo, puisque sa suspension provisoire lui interdit de bénéficier des installations de l'équipe nationale et de l'expertise des entraîneurs.

«Les Jeux olympiques de Tokyo commencent dans moins de 200 jours et je n'ai pas une journée à perdre pour m'entraîner au maximum. Mon rêve de remporter une médaille d'or est loin d'être mort! J'y crois encore et retourner à l'entraînement est le premier pas pour mettre toutes les chances de mon côté.»

Selon l'avocat de Vincent Lapointe, Me Adam Klevinas, le comité pourrait rendre sa décision d'ici deux semaines. D'ailleurs, comment faut-il interpréter ce nouveau délai?

«Ce délai additionnel ne doit en aucun cas être considéré comme une indication défavorable sur la décision rendue à Laurence, assure Me Klevinas. Nous restons confiants que, lorsque la FIC rendra sa décision, Laurence sera blanchie et en mesure de mettre cette affaire derrière elle pour enfin poursuivre son objectif ultime: remporter l'or olympique à Tokyo.»

Laurence Vincent Lapointe, 13 fois championne du monde de canoë, a échoué un test antidopage au ligandrol, en juillet à Montréal. Suspendue provisoirement depuis le 13 août par sa fédération internationale, la jeune femme de 27 ans a toujours maintenu qu'elle n'avait pas consommé cette substance illicite de manière intentionnelle.

Les échantillons A et B prélevés le 29 juillet à Montréal contenaient bien du ligandrol mais, selon le clan Vincent Lapointe, «pour des quantités infimes». 

En entrevue à La Presse, Me Klevinas a dit s'attendre à recevoir la faveur du comité de contrôle antidopage de la FIC, formé de trois arbitres et devant lequel Vincent Lapointe a plaidé le mois dernier en Suisse.


Patinage de vitesse

Boutin doit renoncer aux Championnats des quatre continents

MONTRÉAL — Pour la première fois cette saison, la Québécoise Kim Boutin ne pourra étoffer sa collection déjà bien garnie de médailles dans une compétition de patinage de vitesse courte piste.

Boutin, de Sherbrooke, est ennuyée par une légère blessure à un genou, et en conséquence elle a renoncé aux Championnats des quatre continents qui se dérouleront ce week-end à Montréal.