Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Patinage de vitesse

Blondin en bronze derrière Weidemann

MINSK — Le Canada a connu jusqu’ici une première journée fructueuse sur le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste, vendredi, après avoir récolté trois médailles, dont une d’or.

L’Ottavienne Isabelle Weidemann a commencé sa saison sur les chapeaux de roue, vendredi, après avoir enlevé les honneurs du 3000 m féminin. Elle a complété la distance en quatre minutes et 4,679 secondes, devançant au fil d’arrivée la Hollandaise Carlijn Achtereekte par 47 centièmes de seconde.

Le podium a été complété par la Franco-Ontarienne, Ivanie Blondin, qui a terminé la compétition avec un temps de 4:06,080. Pour sa part, Valérie Maltais, de La Baie, n’a pu faire mieux que la 12e place.

Un peu plus tôt vendredi, le Canada a décroché la médaille de bronze au sprint masculin.

L’équipe masculine de sprint, formée de Gilmore Junio, de Calgary, Alex Boisvert-Lacroix, de Sherbrooke, Laurent Dubreuil, de Lévis, et David La Rue, de Montréal, a complété l’épreuve en une minute et 21,680 secondes. Il s’agissait de la 15e médaille en carrière sur ce circuit de Dubreuil, qui participera au 1000 m samedi.

L’épreuve a été remportée par les Pays-Bas en 1:21,163, devant la Chine (1:21,322).

Chez les dames, les Canadiennes ont abouti au cinquième rang, à 2,27 secondes des éventuelles gagnantes, les Hollandaises. Le podium a été complété par les Russes et les Japonaises.

En fin de journée, Graeme Fish, de Moose Jaw, en Saskatchewan, et Ted-Jan Bloemen, de Calgary, n’ont pu faire mieux que les cinquième et huitième rangs lors du 5000 m masculin, respectivement.

Les Hollandais Patrick Roest et Jorrit Bergsma ont réalisé le doublé, devant le Russe Denis Yuskov.

La Coupe du monde de Minsk se poursuivra jusqu’à dimanche.

LCF

Les Eskimos prévoient une lutte féroce à la ligne de mêlée face aux Tiger-Cats

EDMONTON — Les Eskimos d’Edmonton ont écarté les Alouettes de Montréal des séries éliminatoires en passant le ballon à gauche et à droite. Toutefois, lors de la finale de l’Est contre les Tiger-Cats de Hamilton dimanche prochain, la supériorité aérienne des Eskimos passera possiblement par les lignes primaires des deux équipes.

C’est du moins ce que prévoit Matt O’Donnell, l’un des membres de la ligne à la l’attaque des Eskimos.

«Cette défensive (des Tiger-Cats), dans son ensemble, est l’une des meilleures dans la ligue, surtout la ligne défensive. Les secondeurs sont bons, avec beaucoup d’expérience, beaucoup de vétérans, et ils sont robustes. C’est ce que nous aimons voir», a analysé O’Donnell après la séance d’entraînement des siens, mercredi.

Les Eskimos (8-10) tenteront de devenir la première équipe qualifiée aux séries grâce au croisement à atteindre la finale de la Coupe Grey. Pour vaincre les Tiger-Cats (15-3) au stade Tim Hortons, le quart Trevor Harris et le reste de l’attaque devront poursuivre sur la lancée amorcée dimanche dernier à Montréal.

Harris s’est littéralement moqué de la défensive montréalaise en demi-finale de l’Est, complétant 92 pour cent de ses passes pour des gains de 421 verges. De plus, grâce à sa ligne à l’attaque, les joueurs défensifs des Alouettes ont à peine réussi à le toucher derrière la ligne d’engagement.

Plus souvent qu’autrement, un premier essai et dix s’est transformé en deuxième essai et peu de verges à franchir, à un point tel où les Eskimos ont épuisé la brigade défensive des Alouettes en multipliant les longues poussées à l’attaque, en route vers une victoire de 37-29.

Ce défi sera toutefois décuplé cette semaine contre les Tiger-Cats, une équipe qui a concédé le moins de points (334) dans la LCF, qui en a marqué le plus (551), qui a gagné ses neuf parties à domicile et qui a remporté ses deux matchs contre les Eskimos en saison régulière.

Les Tiger-Cats forment une défensive constamment active et envahissante. L’une de ses vedettes est Simoni Lawrence qui a terminé au premier rang dans la LCF avec 98 plaqués même s’il n’a participé qu’à 15 matchs.

Il est appuyé par Justin Tuggle, qui a connu une saison spectaculaire marquée par 80 plaqués. À l’avant, le vétéran Ted Laurent bouche le centre de la ligne de mêlée, ce qu permet à ses coéquipiers Ja’Gared Davis (13 sacs) et Dylan Wynn (11 sacs) d’avoir davantage de temps et d’espace pour semer le chaos chez leurs rivaux.

«Ja’Gared Davis est l’un des meilleurs dans la ligue. Ted Laurent est super fort. Dylan Wynn est super fort. S’ils traversent la ligne et vous mettent la main dessus, vous allez finir au sol», a illustré Harris, qui n’a pas affronté les Tiger-Cats en 2019 à cause d’une ennuyante blessure au bras droit.

Selon l’entraîneur-chef Jason Maas, les formations défensives des Tiger-Cats représenteront un autre défi.

«Leur groupe de sept joueurs à l’avant est l’un des meilleurs de notre ligue. Ils ont des joueurs qui peuvent terroriser un quart arrière. Ils sont gros, ils sont robustes, ils peuvent se déplacer et ils se déploient de différentes façons», a précisé Maas.

«Dans un premier temps, vous devez reconnaître leur formation et ce qu’ils font, et ensuite, communiquer, d’ajouter Maas. Et tout le monde doit être sur la même longueur d’ondes. Si un seul joueur n’est pas sur la même longueur, ils vont vous le faire payer.»

Soccer

Thierry Henry devient le nouvel entraîneur-chef de l'Impact

MONTRÉAL — L’Impact de Montréal a trouvé une bonne façon de faire oublier un tant soit peu les déceptions engendrées par la dernière saison. Le onze montréalais a réalisé tout un coup d’éclat, jeudi, en nommant Thierry Henry à titre d’entraîneur-chef.

La nouvelle a frappé à ce point l’univers sportif montréalais que les Alouettes de Montréal, qui devaient effectuer leur bilan de direction avec leur président Patrick Boivin et l’entraîneur-chef Khari Jones, ont reporté de 24 heures leur point de presse.

L’Impact a donc retenu les services de l’ancien international français en lui faisant signer une entente de deux ans, assortie d’une option pour 2022.

«C’est un nom qui faisait partie de la liste de candidats potentiels dès que nous avons amorcé le processus de recherche d’un entraîneur-chef, a indiqué le président et chef de la direction de l’Impact, Kevin Gilmore. Quand [le directeur sportif] Olivier Renard est arrivé en poste, il a réalisé que c’était le candidat no 1. De là, les négociations ont commencé. Elles ont été ni très difficiles, ni très longues.»

Quelques minutes après l’annonce officielle du onze montréalais, survenue tôt jeudi, Henry a publié un gazouillis sur son compte Twitter officiel pour relayer l’information.

«Excité»

«Je suis heureux d’annoncer ma nomination en tant qu’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal. Je suis excité à l’idée de relever ce défi dans une ville avec autant de diversité culturelle. Je suis impatient de retrouver les lignes de touche. #greattobeback #IMFC #MLS», pouvait-on lire.

Une conférence de presse à laquelle participeront Henry et Renard est prévue à cet effet lundi à Montréal. On ignore pour l’instant qui seront ses adjoints. Toutefois, dans un entretien accordé au quotidien The Telegraph en août dernier, soit sept mois après son congédiement à titre d’entraîneur-chef de l’AS Monaco, Henry a mentionné qu’il souhaitait être entouré du même personnel.

Henry devient ainsi le septième entraîneur de l’Impact depuis son accession à la MLS en 2012. Âgé de 42 ans, il est considéré comme l’un des meilleurs attaquants de l’histoire du soccer international. Après une carrière de 20 ans, il a pris sa retraite comme joueur professionnel en décembre 2014.

Henry dispose aussi d’une expérience du soccer nord-américain, puisqu’il a terminé sa carrière de joueur dans la MLS avec les Red Bulls de New York (2010-14).

«Je pense que c’est davantage une question pour Olivier Renard, mais je crois que ça faisait partie des qualités recherchées», a déclaré Gilmore, lorsque questionné si les connaissances du circuit Garber d’Henry avaient influencé la décision de l’embaucher.

En queue de poisson

Sa plus récente expérience comme entraîneur a tourné court puisque l’AS Monaco, avec lequel il avait amorcé sa carrière de joueur professionnel, a coupé les ponts avec lui seulement trois mois après sa nomination, en janvier dernier. Son séjour avec Monaco s’était d’ailleurs terminé en queue de poisson, puisqu’il a été suspendu après n’avoir remporté que quatre de ses 20 matchs en Ligue 1.

«Je n’ai aucun regret sur ce qui s’est passé, avait-il déclaré au Telegraph en août. Si j’avais su que je n’avais que trois mois, j’aurais peut-être agi différemment, mais j’essayais de planifier quelque chose pour l’avenir et c’est très difficile de le faire en si peu de temps. Si vous n’obtenez pas de résultats, quelles que soient les circonstances, vous devez partir.»

L’Impact était sans entraîneur-chef depuis que l’équipe a annoncé le mois dernier que Wilmer Cabrera ne serait pas de retour la saison prochaine. Le Colombien s’était joint à la formation le 21 août dernier, après le congédiement de Rémi Garde.

À tort ou à raison, l’Impact avait été critiqué d’avoir investi autant d’argent sur Garde et son personnel. Gilmore estime que ces critiques n’auront pas lieu d’être avec Henry.

«Sans dévoiler les termes, je peux affirmer que c’est conforme à ce qui se fait en MLS», a affirmé le président de l’Impact.

La formation montréalaise a raté les séries éliminatoires pour une troisième année d’affilée en 2019, se contentant du neuvième rang dans l’Association Est.

+

HENRY EN QUELQUES FAITS SAILLANTS

Il intègre le centre de formation national de Clairefontaine en 1990, où il se fait remarquer par l’AS Monaco. Il y poursuivra sa formation au niveau junior et effectuera ses débuts professionnels, en 1994.

En 141 matchs entre 1994 et 1999, il inscrit 28 buts pour l’AS Monaco, qu’il mène au championnat de la Ligue 1, en 1997.

En 1999, il quitte pour la Juventus de Turin, mais n’y passera que six mois avant de se joindre au club d’Arsenal, en Premier League anglaise.

De 1999 à 2007, il y établit sa légende : en 370 matchs, il marque 228 fois et remporte trois fois le championnat en plus d’y être sacré deux fois joueur de l’année, en 2002-03 et 2003-04. Arsenal lui dédie une statue aux abords de l’Emirates Stadium en décembre 2011.

À la même époque, sur la scène internationale, la sélection française connaît une période faste, remportant la Coupe du monde de 1998, l’Euro en 2000, ainsi que la Coup des Confédérations en 2003.

En 123 sélections (il vient au deuxième rang de l’histoire de France), Henry a marqué 51 buts, un record. Il est d’ailleurs le plus prolifique marqueur de la France, toutes compétitions confondues, avec 411 buts, devant Michel Platini (354).

Sélectionneur adjoint de l’équipe nationale de Belgique de 2016 à 2018.

Entraîneurs de l’Impact en MLS

  • Jesse Marsch (octobre 2011 à novembre 2012)*
  • Mauro Biello (intérimaire, novembre 2012 à janvier 2013)
  • Marco Schällibaum (janvier à décembre 2013)
  • Frank Klopas (décembre 2013 à août 2015)
  • Mauro Biello (août 2015 à octobre 2017)
  • Rémi Garde (novembre 2017 à août 2019)
  • Wilmer Cabrera (août à octobre 2019)
  • Thierry Henry (depuis le 14 novembre 2019)

* Marsch est arrivé en poste alors que la première équipe évoluait en NASL.

Formule 1

Lewis Hamilton espère que les nouveaux règlements relanceront la F1

SAO PAULO — Le sextuple champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton croit que les nouveaux règlements qui entreront en vigueur à compter de 2021 pourraient relancer la série reine du sport automobile.

Le pilote Mercedes âgé de 34 ans, qui a rencontré les médias à l’aube du Grand Prix du Brésil, espère que les nouveaux règlements mettront davantage son talent à l’épreuve, dans un environnement de course encore plus compétitif.

Ski alpin

Dustin Cook cherche à rebâtir une confiance ébranlée

Quelques mois après s’être marié, Dustin Cook s’apprête à vivre une autre étape importante. Il entamera déjà sa dixième saison sur le circuit de la Coupe du monde.

Le skieur alpin de Lac-Sainte-Marie disputera sa première course dans deux semaines à Lake Louise. On le verra en action lors du super-G, l’épreuve dans laquelle il a été couronné vice-champion du monde en 2015.

Tennis

Thiem qualifié; Djokovic et Federer pour un duel décisif aux Finales de l'ATP

LONDRES — La victoire de Dominic Thiem au bout d’un match phénoménal contre Novak Djokovic mardi a qualifié l’Autrichien pour les demi-finales des Finales de l'ATP à Londres, alors que le Serbe et Roger Federer s’affronteront jeudi dans une rencontre décisive, après la victoire du Suisse sur Matteo Berrettini.

Gagner, attendre et espérer, c’était le programme de Federer qui n’avait plus entièrement son sort entre ses mains après sa défaite contre Thiem lors de la première journée (7-5, 7-5).

Avec beaucoup de sérieux, le numéro trois mondial a repoussé les assauts du novice italien (no 8) doté d’un bon service et un gros coup droit qui lui ont permis d’empocher 11 points gagnants sur le premier set.

Malheureusement, Berrettini est passé au travers du bris d’égalité (7-2) du premier set et a perdu son engagement dans la foulée au tout début du second. Le «maître» Federer n’a plus lâché son emprise sur l’élève, terminant par un dernier bris 7-6 (2), 6-3.

«Je suis impatient de jouer contre [Djokovic] et de voir ce qui va se passer ce soir. Ça me donnera des infos sur ce à quoi je dois m’attendre», a déclaré le Suisse après sa victoire.

Le véritable combat de boxe que se sont livrés Thiem et Djokovic en soirée aura-t-il été riche en enseignements?

C’est en tout cas un «quart de finale» qui opposera les deux hommes jeudi, alors que Thiem, qualifé, visera la première place du groupe face à Berrettini, déjà éliminé.

«C’est probablement le meilleur match que j’ai jamais disputé», a déclaré l’Autrichien qui vient de battre coup sur coup deux membres du top 3 pour la première fois de sa carrière.

«Novak est probablement le meilleur joueur de tennis au monde actuellement. Je savais qu’il fallait que je fasse quelque chose hors du commun pour le battre, que je sorte des coups spéciaux, auxquels il ne s’attendrait pas.»

«Il mérite de gagner, il a été très courageux. Je ne peux qu’incliner la tête et le féliciter», a sportivement reconnu «Djoko» après son match de 2h46 et trois sets serrés 6-7 (5), 6-3, 7-6 (5).

«Je n’ai pas connu beaucoup de matchs comme celui-là. Il tapait de toutes ses forces chaque fois qu’il pouvait et ça rentrait dans le terrain», a poursuivi le no 2 mondial. Djokovic a perdu une occasion de se rapprocher de Rafael Nadal, qu’il espère déloger de la place de no 1 mondial à la fin de la saison.

Risques et erreurs

Prenant tous les risques, mais faisant aussi parfois des fautes bêtes, à l’image de ses 18 coups gagnants et 17 erreurs non provoquées du premier set, Thiem a tout misé sur l’attaque.

Djokovic a étalé son incroyable couverture du fond de court, en restant à l’affût de la moindre balle un peu courte ou moins appuyée pour contrer.

«Peut-être que j’aurais dû jouer de façon plus agressive à certains moments...» s’est-il interrogé, mais sa stratégie a payé au premier set empoché au bris d’égalité.

L’Autrichien aurait pu s’agacer à ce moment-là de son placement parfois imprécis qui lui a coûté cher.

Il a, au contraire, trouvé l’énergie pour se détacher à 3-0 en début de deuxième set en lâchant quelques coups décroisés des deux côtés qui ont laissé son adversaire loin de la balle. Il a conservé l’avantage jusqu’à revenir à hauteur de son adversaire (6-3).

Le set décisif a été encore plus fou. Thiem a brisé Djokovic dès le premier jeu puis à nouveau à 5-5 sur un jeu blanc.

Mais «Djoko» est revenu chaque fois, pensant même avoir fait le plus dur en menant à 4-1 dans le bris d’égalité.

C’était sans compter sur un dernier soubresaut du destin et de Thiem qui a inscrit cinq points pour s’offrir deux balles de match. Sur la seconde, un coup droit de Djokovic est resté dans le filet, ouvrant la porte des demi-finales à son adversaire.

Formule 1

F1: en 2020, on prend (presque) les mêmes pilotes et on recommence

PARIS — Avec l’annonce mardi du maintien en 2020 des mêmes duos de pilotes chez Red Bull et Toro Rosso, la prochaine saison de Formule 1 opposera quasiment les mêmes protagonistes que la précédente. Avant les grandes manoeuvres en 2021 ?

Le Thaïlandais Alexander Albon a été confirmé chez Red Bull aux côtés du Néerlandais Max Verstappen, comme le Français Pierre Gasly et le Russe Daniil Kvyat chez Toro Rosso.

Soccer

La Première Ligue canadienne se tourne vers Gatineau

Il a été la machine à marquer du défunt FC Gatineau pendant un été. Les Ravens de l’université Carleton ont aussi profité de son pied droit puissant et précis lors des derniers automnes.

Maintenant, le York9 FC espère pouvoir miser à son tour sur les talents de buteur de Stefan Karajovanovic dans la Première Ligue canadienne (PLC) en 2020. L’attaquant âgé de 20 ans a été choisi en première ronde lundi soir lors du repêchage du jeune circuit national de soccer. Plus précisément au cinquième rang au total.

Soccer

Coton ouaté et gros trophée

Félix Clapin-Girard n’avait jamais joué dans des températures si glaciales auparavant.

À quel point faisait-il froid aux championnats canadiens de soccer universitaire masculin qui se déroulaient le week-end dernier à Montréal ? « Toutes les bouteilles d’eau de notre équipe étaient gelées vers la fin de notre match en demi-finale qui s’est rendu en prolongation, souligne le gardien gatinois au bout du fil.

Baseball

Le téléphone du lanceur gatinois Phillippe Aumont sonne

L’élimination hâtive de l’équipe canadienne de baseball au Premier 12 a coupé court au tournoi de Phillippe Aumont au Japon et en Corée, mais le lanceur gatinois a quand même eu le temps de profiter de son audition en blanchissant ses adversaires pendant 11 manches.

Après avoir limité les Cubains à deux simples et un but sur balles pendant huit manches dans la seule victoire du tournoi du Canada, le téléphone du géant de 6’7’’ s’est mis à surchauffer.

Patinage de vitesse

Kim Boutin décroche la médaille d’or au 500 m à la CM de Montréal

MONTRÉAL — Kim Boutin l’admet d’emblée, elle n’est plus la même patineuse que celle qui s’est illustrée aux Jeux olympiques de PyeongChang en 2018. Et c’est tant mieux.

La Québécoise a poursuivi son début de saison de rêve en décrochant la médaille d’or au 500 mètres, dimanche, à la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste de Montréal.

La patineuse de 24 ans est ainsi demeurée parfaite cette saison avec quatre victoires en autant d’épreuves individuelles, un exploit qui semble surprendre la principale intéressée.

«Non! Je n’aurais jamais cru ça possible. J’ai travaillé vraiment fort cet été et si on regarde ma course du 500 m aux JO, ce n’est plus la même athlète qui est sur la glace. Je suis vraiment plus solide et je patine dans les virages — ce que je ne faisais jamais auparavant —, donc c’est une belle amélioration», a déclaré celle qui avait établi un record du monde (41,936) sur 500 m la semaine dernière à Salt Lake City.

Lorsqu’on lui a demandé quel était le secret de sa spectaculaire transformation, Boutin a pointé un petit dessin d’une tortue qui orne l’une de ses bottes — en référence à la fable du lièvre et de la tortue, de La Fontaine.

«Ce qui fonctionne pour moi, c’est d’être relaxe, a-t-elle mentionné. Cette petite tortue me rappelle que je dois être calme et que je dois prendre du recul sur chacune des situations, en me disant que ça va bien aller.»

Nouvelle approche

Sa nouvelle approche a été mise à rude épreuve pendant le 500 m dimanche, mais elle a fonctionné.

Après avoir commis un faux départ en finale — ç’a aussi été le cas en demi-finales —, la Sherbrookoise s’est installée en tête dès les premiers mètres de la course. Puis, en dépit de la remontée de l’Italienne Martina Valcepina dans les derniers tours de l’épreuve, Boutin n’a jamais été véritablement inquiétée.

«Je me suis dit que ce n’était pas grave [le faux départ] et je me suis ressaisie, a évoqué la principale intéressée. En finale, je m’étais dit que j’allais être plus détendue et que j’allais courir de manière plus stratégique. Les filles se sont donc rapprochées de moi, mais comme j’étais plus calme, j’ai été plus rapide.»

Boutin en a profité pour établir un nouveau record de piste sur la distance à l’aréna Maurice-Richard en signant un chrono de 42,568 secondes. Elle a ainsi devancé Valcepina (42,659) et la Polonaise Natalia Maliszewska (42,779).

La coéquipière de Boutin, Alyson Charles, a fini au pied du podium en 42,996 secondes.

La triple médaillée olympique a mis la touche finale à sa journée de rêve en contribuant à la conquête de la médaille de bronze du Canada au relais féminin 3000 m, derrière la Chine et la Russie.

D’autre part, Courtney Sarault s’est signalée en récoltant la médaille d’argent en finale du 1000 m féminin.

La Néo-Brunswickoise a mené la course jusqu’à deux tours de la fin, lorsqu’elle a paru surprise par le dépassement par l’extérieur de la Chinoise Han Yu Tong — l’éventuelle championne.

«Dans le dernier tour, je ne savais pas trop ce qui se passait dans ma tête. Je me disais seulement “Patine!”, en sachant qu’elle était à l’extérieur, derrière moi, a raconté Sarault. J’ai tout donné, mais Han était très forte.»

Le Canada a donc terminé le week-end avec une récolte de deux médailles d’or, deux d’argent et une de bronze.

Déception du côté masculin

La journée s’est révélée moins fructueuse du côté masculin. Steven Dubois n’a d’ailleurs pu compter sur sa moustache pour lui procurer un avantage aérodynamique sur ses adversaires. Dubois, de Lachenaie, a été puni pour avoir bloqué un adversaire en demi-finales du 500 m. Il n’a donc pu poursuivre sa lancée de la veille, alors qu’il avait décroché la médaille d’argent au 1000 m.

Le vétéran Charles Hamelin a vécu le même genre de déception en quarts de finale du 1000 m puisqu’il a été puni pour avoir commis de l’obstruction au fil d’arrivée sur le Sud-Coréen Kim Dong Wook. Le patineur âgé de 35 ans fulminait à sa sortie de la patinoire. «Je ne pense pas que c’était la bonne décision parce que l’arbitre a mal vu ça, a confié le quintuple médaillé olympique. Mon bras était sur son épaule, mais le sien était sur ma hanche, donc c’était une shared responsibility. Techniquement, il aurait dû laisser aller la faute. Ça fait deux ans que nous n’avions pas vu un call sur un finish, on vient d’en voir un là.

«C’est frustrant. J’aurais vraiment aimé pouvoir me rendre plus loin, parce que je pense que j’avais les jambes pour grimper sur le podium aujourd’hui. C’est vraiment plate que l’arbitre m’ait coupé l’herbe sous le pied de même», a-t-il conclu.

Curling

Curling: le quatuor de Jean-Sébastien Roy gagne le titre canadien

Une quinzaine d’heures s’étaient déjà écoulées depuis qu’il avait lancé sa dernière pierre. Ses coéquipiers et lui avaient réussi un exploit ayant échappé au Québec depuis 18 ans.

Le quatuor du skip gatinois Jean-Sébastien Roy a gagné le championnat canadien de curling mixte, samedi après-midi, à Arvida. La victoire de 6-5 contre le Nouveau-Brunswick a couronné une semaine parfaite durant laquelle l’équipe complétée par Amélie Blais, Dan deWaard et Brenda Nicholls a conservé une fiche de 12-0.

Football scolaire

Les Falcons arrachent la Coupe RSEQ Outaouais

Cette fois-ci, Michael Arruda se trouvait sur les lignes de côté. Le quart-arrière, ce n’était pas lui en finale juvénile de la Ligue de football scolaire de l’Outaouais.

L’ancien joueur étoile occupait plutôt le rôle d’entraîneur-chef recrue des Falcons de Philemon-Wright, qui ont gagné 27-19 contre les Panthères de Mont-Bleu, samedi après-midi, à Buckingham. Du même coup, les ados qu’il dirige depuis la fin de l’été ont mis la main sur la Coupe RSEQ Outaouais.

Semaine 10 de la NFL en images

NFL

Chiefs 32/ Titans 35: retour au jeu gâché pour Mahomes

NASHVILLE — Forçant Patrick Mahomes et les Chiefs de Kansas City à se contenter de plusieurs placements, les Titans du Tennessee ont pu rester à une bonne distance de leurs adversaires.

Ryan Tannehill et un demi de coin qui a quitté la liste des blessés il y a une semaine ont aidé à faire payer les Chiefs pour leurs cinquième et sixième tentatives de botté de précision.

Tannehill a complété une passe de touché de 23 verges à Adam Humphries avec 23 secondes à jouer et les Titans ont bloqué in extremis une tentative de placement à la toute fin du match pour vaincre les Chiefs 35-32 et ainsi gâcher le retour au jeu de Mahomes.

«C’est plaisant de gagner un match de la sorte. Nous sommes venus de l’arrière au quatrième quart à domicile et nous avons trouvé une façon de gagner», a exprimé Tannehill.

Les Titans (5-5) ont eu la seule occasion de prendre l’avance à la suite d’une mauvaise remise des Chiefs lors de la cinquième tentative de placement de la journée de Harrison Butker. La remise a pris Dustin Colquitt par surprise et il s’est débarrassé du ballon en désespoir de cause, permettant aux Titans de le reprendre à leur propre ligne de 39.

Tannehill s’est offert un gain au sol de 18 verges, il a rejoint Anthony Firsker pour 20 verges et il a ensuite trouvé Humphries qui a couru jusque dans la zone des buts pour le touché. Tannehill a réussi la transformation de deux points sur une course pour offrir l’avance 35-32 aux Titans.

Dernière occasion

Les Chiefs (6-4) ont eu une dernière occasion avec Mahomes. Il a fait avancer le ballon pour permettre une tentative de placement de 52 verges.

Joshua Kalu a bloqué le botté avec sa main gauche et les Titans ont envahi le terrain pour célébrer. Kalu a mentionné qu’il s’approchait de plus en plus d’un bloc chaque fois qu’il observait la cadence des Chiefs, leurs mains et leurs yeux.

«Dès que j’ai touché le ballon, c’était la joue», a dit Kalu, qui revient d’une blessure.

L’entraîneur-chef des Chiefs, Andy Reid, montre maintenant un dossier de 1-8 en carrière contre les Titans. Il a mentionné qu’il voulait regarder la reprise parce qu’il croit que Kalu était hors jeu. Reid a quand même pris le blâme pour la défaite.

«Nous étions en position de fermer les livres et nous ne l’avons pas fait, a-t-il insisté. C’est ma responsabilité. Notre jeu n’était pas à point.»

Derrick Henry a amassé 188 verges au sol, dont 68 sur un touché qui a donné les devants 20-19 aux Titans au troisième quart. Son majeur d’une verge avec 6:26 à jouer a rapproché les Titans à 29-27.

Tannehill a conclu la journée avec 181 verges par la passe et 37 autres au sol.

Tennis

Jannik Sinner, jeune homme pressé

ROME — Déjà qualifié pour les demi-finales du Next Gen de Milan, le Masters de tennis des moins de 21 ans, l’Italien Jannik Sinner, boucle à domicile une extraordinaire saison qui l’a vu gagner près de 500 places en quelques mois pour devenir le plus jeune membre du top-100 actuel.

Le jeune homme, classé 95e à l’ATP, n’a pas de temps à perdre. C’est sur invitation qu’il participe au Next Gen, dont il est à 18 ans et deux mois le plus précoce des participants, mais il a déjà tout renversé.

Tennis

Alex De Minaur reste invaincu à Milan

MILAN — Le favori australien Alex de Minaur a défait le Serbe Miomir Kecmanovic 4-1, 4-3(4), 1-4 et 4-0 au tournoi ‘Next Gen’ de l’ATP, mercredi.


 De Minaur est invaincu en deux matches, tandis que Kecmanovic joue pour ,500. 

De Minaur aura comme prochain rival Casper Ruud de la Norvège, tombeur en cinq sets d’Alejandro Davidovich Fokina, de l’Espagne. 

L’Australien n’a concédé que cinq points au dernier set, s’imposant en 85 minutes. Il a réussi 23 coups gagnants et s’est limité à 11 fautes directes. 

Frances Tiafoe, des États-Unis, a mérité un premier gain en l’emportant 4-2, 4-3 (5), 3-4 (4) et 4-1 devant Ugo Humbert, de la France (0-2). 

L’Italien Jannik Sinner a complété le programme de mercredi en infligeant un revers de 4-0, 4-2 et 4-1 à Mikael Ymer, de la Suède. 

L’événement a une formule trois de cinq où il faut remporter quatre jeux dans chaque set. 

Le tournoi regroupe les meilleurs joueurs de moins de 21 ans. 

Curling

Le quatuor de Roy demeure invaincu

Jean-Sébastien Roy ne peut pas s’empêcher de sourire en regardant le classement des championnats canadiens de curling mixte, qui se déroulent dans son patelin au Saguenay.

À la conclusion de la troisième journée de compétitions, l’équipe du skip gatinois montre une fiche parfaite de six victoires en six parties. Le quatuor du Québec complété par Brenda Nicholls, Dan deWaard et Amélie Blais a notamment défait le Nouveau-Brunswick puis le Manitoba, mercredi, sur les glaces du Foyer des loisirs d’Arvida.

Tennis

Des ajustements qui ont porté fruits à Shapovalov

La saison du Canadien Denis Shapovalov s’est déroulée en deux temps.

Il a connu son lot d’ennuis en début d’année et obtenu des résultats mitigés, tant sur la terre battue que le gazon. Les choses ont commencé à se replacer vers la fin du mois d’août, et Shapovalov a ensuite repris son envol au cours des dernières semaines — au cours desquelles il a notamment obtenu son premier titre sur le circuit de l’ATP et participé à sa première finale d’un tournoi de la série Masters 1000.

Ski alpin

L’improbable retour de Manuel Osborne-Paradis

Il y a presque un an jour pour jour, Manuel Osborne-Paradis a violemment chuté à Lake Louise, à sa première séance d’entraînement en vue de sa première course de la saison, à la Coupe du monde de ski alpin.

Il a eu deux interventions chirurgicales majeures et sept interventions mineures en 12 jours. 

Ses os sont rapiécés par des plaques, 13 vis et du ciment osseux. Les médecins ne pouvaient pas sauver le tibia, le remplaçant par l’os de la hanche d’un cadavre. 

Son cas est devenu bien connu de la communauté médicale de Calgary. « J’étais au terrain de golf l’autre jour et cette femme promenant son chien m’a dit : “Es-tu Manny ? Je suis médecin à Calgary, j’ai entendu parler de ta jambe et oh mon dieu que ce n’était pas joli” », a raconté celui qui prépare un retour, espérant terminer sa carrière aux Jeux olympiques de Pékin, en 2022. 

Cyclisme

Le Grand Prix de Gatineau menacé

Le Grand Prix cycliste de Gatineau se retrouve à l’horaire de l’Union cycliste internationale (UCI) en vue de la saison 2020, mais la présentation de sa 11e édition s’avère tout de même incertaine.

Ses dirigeants se donnent d’ici la fin de la présente année avant de confirmer le retour ou non de l’événement présenté sur le boulevard des Allumettières et dans le parc de Gatineau. La raison ? L’argent. Plus précisément un vide à combler de 50 000 $.

Curling

Duo mère-fils: le curling dans le sang

La présence de Colleen Jones au Foyer des loisirs d’Arvida pour le Championnat canadien de curling mixte ne passe pas inaperçue. Double championne du monde, sextuple championne canadienne au Tournoi des Cœurs Scotties et une fois championne mondiale senior, entre autres titres, la curleuse de la Nouvelle-Écosse conserve la même passion envers un sport qui lui a fait vivre de grandes émotions.

À l’aube de la soixantaine, Mme Jones passe la semaine à Arvida dans le but clair d’ajouter un deuxième titre national en curling mixte. Elle forme une équipe avec son fis Luke Saunders, en plus de Peter et Lindsay Burgees, un duo oncle et nièce.

F1

Hamilton peut désormais viser les sept titres de Schumacher

AUSTIN — Un par un, Lewis Hamilton a doublé les grands pilotes de l’histoire de la Formule 1.

Sauf un.

Et maintenant, le Britannique se rapproche rapidement de l’héritage du grand Michael Schumacher. Ses chances de le rattraper, que l’on croyait autrefois impossibles, semblent maintenant très, très bonnes.

Hamilton a remporté son sixième championnat en carrière, dimanche, en terminant deuxième au Grand Prix des États-Unis.

Le sixième titre de Hamilton, son cinquième depuis 2014, lui a permis de devancer l’Argentin Juan Manuel Fangio, le «Parrain» de la Formule 1, qui a remporté cinq titres dans les années 50. Hamilton est maintenant seul derrière Schumacher.

«C’est un honneur de figurer avec ces grands», a déclaré Hamilton.

Et il y a peut-être urgence pour Hamilton de tenter de rejoindre Schumacher.

Bien qu’il ait déclaré qu’il resterait probablement avec Mercedes après l’expiration de son contrat actuel en 2020, il est âgé de 34 ans et l’un des plus vieux pilotes du plateau. La Formule 1 modifiera ses règlements en 2021 avec l’espoir qu’ils relanceront l’intérêt et la rivalité avec des modifications techniques aux voitures et un budget limité pour contraindre les grandes équipes comme Mercedes, Ferrari et Red Bull.

Et si Mercedes a remporté six titres consécutifs des constructeurs dans la foulée des succès de Hamilton, Ferrari et Red Bull ont suffisamment progressé pour que beaucoup voient un championnat plus ouvert dès l’année prochaine.

Beaucoup ont cru la même chose en 2019, mais Hamilton et Mercedes ont encore une fois pris le dessus. Hamilton compte 10 victoires cette saison, un total qui le place tellement devant son coéquipier Valtteri Bottas qu’il n’avait besoin que de terminer huitième ou mieux à Austin pour s’assurer du titre.

Hamilton a sans doute eu la vie facile ces trois dernières années. En 2017 et 2018, il a remporté ses titres à Mexico lors de courses où il n’a même pas terminé sur le podium.

Il a remporté le titre dimanche même s’il est passé à côté d’une victoire qui aurait pu mettre un point d’exclamation au championnat. Hamilton aurait pu prendre les choses mollo, mais il a plutôt choisi de se mêler à la lutte pour la victoire lorsqu’il est passé du cinquième au troisième rang dès le premier tour. Il s’est plus tard hissé en tête et y est resté jusqu’à ce que Bottas le dépasse dans les derniers tours.

«Toujours motivé»

«Vous pouvez voir à quel point Lewis est toujours motivé. Il veut remporter chaque course et obtenir le meilleur résultat possible», a mentionné le directeur de l’équipe Mercedes, Toto Wolff.

Hamilton a remporté son premier championnat à 23 ans chez McLaren en 2008, gagnant par un point grâce à un dépassement au dernier virage du dernier tour lors de la dernière course au Brésil. Il n’en a pas gagné un autre avant de se joindre à Mercedes.

La domination immédiate de Mercedes depuis l’ère des moteurs hybrides a amené certains à se demander si c’était la voiture ou le pilote qui remportait les titres.

Mais Hamilton a été le pilote aux commandes de ces missiles argentés sur les circuits et sa parfaite maîtrise en a réduit plusieurs au silence. Il a relevé le défi posé par son ancien coéquipier Nico Rosberg en 2014 et 2015, puis a tenu tête à Sebastian Vettel de Ferrari en 2017 et 2018.

Les discussions autour du record de sept titres de Schumacher ont commencé en 2017, quand Hamilton a égalé les quatre titres de Vettel. Après la course, dimanche, Vettel s’est rendu dans la salle de repos pour offrir une poignée de main et une accolade à Hamilton.

Le plus difficile

Hamilton a qualifié 2019 de l’un de ses championnats les plus difficiles jusqu’ici. Il a pris le départ de la position de tête seulement à quatre reprises et a signé seulement deux victoires dans ces circonstances. Il a également fait allusion au décès en mai de son ami et ancien champion de F1, Niki Lauda, qui a été président non exécutif de l’équipe Mercedes et qui jouait un rôle important dans le garage de l’équipe.

«Il me manque tellement. Aujourd’hui, il aurait enlevé sa casquette. Je n’aurais pas pu le faire sans Niki», a reconnu Hamilton.

Maintenant, la chasse au record de Schumacher est vraiment lancée. Hamilton veut juste lever le pied pendant quelques jours ou quelques mois.

«Rejoindre Michael n’a jamais été un objectif pour moi, a juré Hamilton. Je pensais vraiment que me rapprocher de Michael était tellement irréaliste. Je me souviens d’avoir eu un seul titre [championnat] pendant une longue période et ça semblait si loin. Désormais, ça semble à la fois si proche et néanmoins si éloigné.

«Et je ne veux pas trop focaliser sur le fait d’essayer d’égaler les sept titres de Michael, car pour le moment, je veux profiter du moment présent», a conclu Hamilton.

F1

Lewis Hamilton est sacré champion du monde de F1 pour la sixième fois

AUSTIN, Texas — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a été sacré champion du monde de Formule 1 pour la sixième fois de sa carrière, dimanche, ce qui signifie qu'il n'est plus qu'à un seul titre du record de l'Allemand Michael Schumacher.

Hamilton a conclu le Grand Prix des États-Unis en deuxième position, derrière l’éventuel vainqueur, son coéquipier Valtteri Bottas. Il n’avait toutefois pas l’obligation de gagner la course pour obtenir le Championnat, puisqu’un top 8 était suffisant.

«Je suis bouche bée. Ç’a été une course difficile aujourd’hui; Valtteri a fait du très bon boulot, a noté Hamilton. Je ne croyais pas que je serais capable de rallier l’arrivée après un seul arrêt aux puits.»

Le pilote Mercedes a connu historiquement sa part de succès sur le circuit des Amériques, où il a triomphé à cinq reprises depuis 2012 — une de ces victoires lui a même permis de s’adjuger le Championnat du monde en 2015.

Pour sa part, Bottas a fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Il s’agissait, après tout, de sa première victoire en carrière aux États-Unis.

«C’était une belle victoire. C’était la seule chose sur laquelle je pouvais me concentrer cette semaine, même si ça n’a pas été suffisant et que Lewis a décroché le titre... Je le félicite. Il le mérite, il a connu une bonne saison», a résumé Bottas.

Le pilote Red Bull Max Verstappen a complété le podium, à moins d’une seconde de Hamilton.

«Elles [les Mercedes] étaient un peu plus rapides aujourd’hui, a admis Verstappen. Ç’a été une bonne course, c’était amusant. Nous avions un bon rythme. S’il n’y avait pas eu le drapeau jaune à la fin — pour la sortie de piste du pilote Haas Kevin Magnusen —, je crois que j’aurais pu finir deuxième.»

Hamilton était passé très près de s’adjuger le Championnat la semaine dernière en triomphant à Mexico, mais la troisième place de Bottas a retardé les festivités d’une semaine. Le Finlandais était le seul qui pouvait encore lui ravir le titre, bien que ses chances tenaient à un cheveu.

Ce fut une journée à oublier pour Ferrari. Sebastian Vettel a été contraint à l’abandon dès le neuvième tour en raison d’un bris de suspension arrière, et Charles Leclerc n’a jamais été dans le coup. Le Monégasque a cependant pu se consoler avec la quatrième place, à une cinquantaine de secondes du vainqueur.

Quant au Québécois Lance Stroll, qui était parti de la 14e position, il a franchi le fil d’arrivée 13e. Son coéquipier chez Racing Point, Sergio Perez, a fait légèrement mieux après être parti de la ligne des puits en terminant 10e.

Alors, maintenant qu’il est seul au deuxième rang de l’histoire devant l’Argentin Juan Manuel Fangio au chapitre des championnats en carrière, Hamilton s’assoira-t-il sur ses lauriers?

«Mon père [Anthony] m’a dit, à six ou sept ans, de ne jamais lâcher, c’est la marque de commerce de la famille, a-t-il dit. Je ne sais pas si ç’a un impact sur les championnats, mais en ce moment, comme athlète, je suis plus motivé que jamais. Je suis prêt pour la prochaine course, je vais continuer de pousser.»

Il reste deux courses à la saison 2019. Le Grand Prix du Brésil se déroulera du 15 au 17 novembre.

Tennis

Masters de Paris : Shapovalov plie l'échine devant Djokovic en finale

PARIS — La première participation de Denis Shapovalov à une finale de la série Masters 1000 ne s'est pas terminée comme il l'espérait.

Le Canadien a plié l'échine 6-3, 6-4 devant le no 1 mondial Novak Djokovic, dimanche, en finale du Masters de Paris.

«Il est tellement précis (au service). C'est impossible à déchiffrer», a commenté Shapovalov à propos de l'arme de prédilection de son adversaire. Il alterne, opte pour des approches différentes. Il était très précis aujourd'hui.

«J'ai peut-être obtenu une opportunité (de le briser), mais ç'a été difficile. Il était tellement solide.»

Ce revers met un terme à une très bonne semaine de travail pour Shapovalov, qui se hissera au 15e échelon mondial lors de la publication de la mise à jour du classement mondial de l'ATP lundi. Il a ainsi surpassé son meilleur classement en carrière, qui était jusqu'ici le 20e rang, bien qu'il ait entamé le tournoi parisien à titre de 28e raquette mondiale.

L'Ontarien, qui est originaire de Richond Hill, en Ontario, avait défait trois adversaires d'envergure en route vers une participation aux demi-finales du Masters de Paris, dont le sixième joueur mondial Alexander Zverev en huitièmes de finale. Il a accédé à la finale à la suite du retrait de l'Espagnol Rafael Nadal, qui souffre d'une blessure à l'abdomen.

Djokovic, qui a remporté son cinquième titre à Paris, a porté sa fiche à 4-0 en carrière contre Shapovalov. Ces quatre victoires ont été acquises cette saison.

«Félicitations, Novak, tu as travaillé très fort, tout au long de la saison, et félicitation à ton équipe, car elle a fait du travail incroyable», a commenté Shapovalov lors de la cérémonie d'après-match sur le terrain.

Djokovic lui a retourné l'ascenseur lorsqu'il a obtenu le micro.

«Tu vivras de très grands moments au cours de ta carrière», a-t-il dit à Shapovalov.

Shapovalov a décoché 11 as, contre seulement deux pour le Serbe, et il a remporté 83 pour cent des points avec sa première balle de service. Le Canadien a aussi commis trois doubles fautes.

Pour sa part, Djokovic a préservé la seule balle de bris à laquelle il a été confronté pendant le match, qui s'est conclu après une heure et huit minutes. Il a converti deux de ses quatre balles de bris.

«Honnêtement, j'avais de la difficulté à trouver mon rythme parce qu'il était très, très précis au service», a renchéri Shapovalov.

Djokovic a admis qu'il avait excellé.

«C'était mon meilleur match du tournoi au service, a évoqué Djokovic. Denis a peut-être perdu sa concentration un petit peu.»

Il s'agissait du 77e titre de la carrière de Djokovic, lui permettant de rejoindre John McEnroe au cinquième rang de l'histoire à ce chapitre. Il a aussi obtenu son 34e titre de la série Masters 1000, à un seul de Nadal.

Shapovalov a déclaré que les compliments de Djokovic pendant la cérémonie lui avaient fait un petit velours, mais il a ajouté qu'il devait continuer de travailler pour améliorer son jeu.

«Ç'a été une semaine incroyable, mais ça ne s'arrêtera pas là, a-t-il confié. Je retournerai sur le terrain, pour m'entraîner.

«Et je veux battre des gars comme Novak, donc je dois m'améliorer, développer mon jeu, trouver des manières d'être meilleur contre son service. Et j'espère que je pourrai faire encore mieux l'an prochain.»

Kickboxing

Iceman: verdict nul et émotions

Jean-Yves Thériault a pleinement savouré son retour dans le ring, l’instant d’une soirée qu’il n’oubliera pas.

Le « Iceman » a livré un verdict nul à son protégé Benoit Ladouceur dans un combat d’exhibition qui était fort attendu, tard vendredi soir, au Palais des congrès. La dernière sortie de la légende du kickboxing remontait au 1er décembre 1995 au Colisée de Verdun quand il avait défait Marcus Reed.

Plus de 1500 personnes ont assisté à cet affrontement entre Thériault, qui a été 23 fois champions du monde, et Ladouceur, actuel champion du monde chez les amateurs. Une différence d’âge de deux décennies séparait les deux amis devenus adversaires durant les trois rounds.

« Ce fut vraiment un bon combat. Benoit a une belle technique. Il est propre. Il y a eu de bons échanges », a souligné Thériault, âgé de 64 ans.

La bonne nouvelle ?

« Je ne me suis pas fait mal, lui non plus. »

L’athlète franco-ontarien devenu promoteur et entraîneur a vite réalisé que les années loin de la compétition l’ont rattrapé.

« Il faut accepter le passage du temps. J’étais moins flexible, même si j’ai surpris en effectuant un coup de pied à la hauteur de la tête. Je ne me déplace pas aussi bien. Ma défensive était très serrée. »

Générosité

Ce que le « Iceman » retiendra surtout de cette aventure qui a permis d’amasser plus de 20 000 $ pour la Fondation Fais-Un-Voeu ?

D’abord la générosité des gens. Mais aussi les émotions fortes que les amateurs lui ont fait vivre.

Que ce soit avec l’accueil réservé quand il s’est pointé sous la trame sonore du film 2001 Space Odyssey. La même musique qui résonnait lorsqu’il marchait vers le ring dans les années 1980 et 1990 avant de tapocher un adversaire.

« Les gens se sont levés et applaudis. C’est ce qu’on voulait. Nous voulions recréer les émotions de l’époque », a-t-il avoué.

« Ce qui m’a plus vraiment, c’est qu’il y avait une belle atmosphère dans la salle. J’ai vu plusieurs sourires. C’était comme de grandes retrouvailles. Il y a des gens que je n’avais pas vus depuis mon dernier combat. »

Un autre truc l’a ému. Ses deux filles Brigitte et Chantal l’ont accompagné dans sa marche vers le ring.

« C’était important. Elles n’avaient jamais vécu mes années de compétitions. Je ne les laissais pas venir dans le temps à l’arène. Là, elles étaient même dans mon coin. Je pensais de leur offrir une part de cette histoire. Elles ont beaucoup aimé. »

Quant à Ladouceur, le Gatinois âgé de 41 ans a adoré affronter le « Iceman », un ami de la famille devenu son entraîneur. 

« J’avais assisté à son dernier combat en carrière en 1995 à Verdun. J’avais 16 ou 17 ans », a-t-il rappelé.

« Il n’y a pas de mots pour exprimer à quel point je suis honoré d’avoir affronté vendredi Jean-Yves. Il y a un paquet de gens qui aurait aimé être à ma place. J’ai eu beaucoup de plaisir. »

Patinage artistique

«Wonder Woman» est de retour

Anabelle Langlois tenait à ce que l’histoire de ce couple albertain venu patiner au Québec soit racontée.

« Une histoire inspirante pour tout le monde qui fait face à des moments difficiles après s’être blessé », précise l’ancienne championne canadienne de patinage artistique qui était de retour en Outaouais ces trois derniers jours. La double Olympienne originaire de Hull s’est recyclée en entraîneuse avec son conjoint Cody Hay depuis leur retraite en 2010. D’abord à Calgary puis maintenant au club des Deux-Rives, à Pierrefonds.

Natasha Purich et Bryce Chudak sont deux de ses élèves qui ont décidé de la suivre au Québec. À l’âge de 24 ans, ils étaient parmi les plus vieux participants des championnats provinciaux qui ont eu lieu ces trois derniers jours au complexe Branchaud-Brière de Gatineau.

Le simple fait de participer à cet événement constitue déjà une victoire importante pour eux.

Purich s’est fracturé la rotule gauche durant un entraînement sur glace au printemps 2018. Chudak la tenait à bout de bras quand la chute s’est produite.

« La rotule était complètement explosée. Quand j’ai vu ça, je ne pensais jamais qu’elle serait capable de courir un jour, encore moins marcher normalement ou patiner à nouveau », raconte Langlois.

« C’est extraordinaire qu’elle soit de retour. Je n’ai jamais entendu parler d’une patineuse en paire qui s’est remise d’une pareille blessure. C’est pour ça que je l’appelle Wonder Woman. Elle est plus petite que moi, mais elle forte comme un cheval. »

Purich fait 4’10’’. Elle a déjà terminé cinquième aux championnats du monde juniors en 2011 puis sixième au Grand Prix de la Coupe de Chine en 2015, chaque fois avec des partenaires différents.

Au moment de sa blessure, elle ne faisait pas équipe officiellement avec Chudak, qui a aussi patiné aux Mondiaux juniors plus tôt dans sa carrière en couple. Les deux athlètes se cherchaient des partenaires depuis déjà quelques mois.

Langlois les avait invités à s’entraîner ensemble en attendant de trouver un nouveau coéquipier.

« Si Natasha était complètement détruite physiquement à l’époque par cette blessure, Bryce, lui, était détruit mentalement. Il avait décidé de lâcher le patinage. Il l’avait même annoncé sur Instagram. »

Mais Purich s’est remise de sa blessure grâce aux médecins qui ont reconstruit sa rotule avec un mélange de tiges métalliques. Elle a recommencé à patiner l’hiver dernier, effectuant ses sauts.

Puis Langlois a décidé d’inviter Chudak à rejoindre sur la glace la miraculée.

« On lui a demandé de venir la lancer une fois par semaine. Il a aimé ça. »

Au point que les deux patineurs ont décidé de conclure un partenariat sportif et même suivre leur coach au Québec durant l’été. Mais une autre embûche les guettait.

Purich a dû subir une autre opération afin de retirer un morceau de cartilage qui flottait dans un genou. Son partenaire et elle n’ont pu s’entraîner pendant deux mois dans leur province adoptive.

C’est pourquoi les championnats québécois avaient une signification importante pour eux.

« Ça fait deux ans qu’ils n’avaient pas participé à une compétition, souligne Anabelle Langlois. Je ne sais pas où ils vont se rendre. Mais c’est beau à voir comment Bryce s’occupe d’elle et comment Natasha lui fait confiance. »

La paire albertaine est repartie de Gatineau avec une médaille d’argent, mais surtout beaucoup de motivation pour la suite des choses.

Trois espoirs locaux étaient aussi en lice aux championnats québécois, dont Fée Ann Landry, de Patinage Gatineau, qui a terminé troisième chez les pré-novice.

F1

Hamilton domine les essais du vendredi au GP des États-Unis

AUSTIN, Texas — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a donné le ton au week-end en étant le plus rapide à l’issue des deux premières séances d’essais libres au Grand Prix de Formule 1 des États-Unis, lequel pourrait se conclure par son couronnement à titre de champion du monde.

Hamilton, qui pourrait s’assurer son sixième titre en carrière dimanche, a complété un tour sur le circuit des Amériques en une minute et 33,232 secondes. C’est plutôt de bon augure pour le Britannique, qui s’est imposé à cinq reprises au Texas depuis 2012.

Charles Leclerc, sur Ferrari, s’est classé deuxième à 0,301 seconde de Hamilton. Max Verstappen, de l’équipe Red Bull, a signé le troisième meilleur chrono. Un peu plus tôt vendredi, Verstappen s’était révélé le plus rapide de la première séance d’essais libres.

L’autre pilote de la “Scuderia”, Sebastian Vettel, a pris la quatrième place à 0,658 seconde de Hamilton, devant Valtteri Bottas, à 0,813.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll (Racing Point) a réalisé le neuvième chrono, à un peu plus d’une seconde et demie de Hamilton. Le Mexicain Sergio Perez a abouti quant à lui en 15e position, à 1,877 seconde.

La journée a retenu l’attention à la fois par la température fraîche — autour des

10 degrés — et un circuit bosselé qui a compliqué la vie des pilotes sur certaines portions. Plusieurs ont ainsi eu du mal à négocier le virage no 19, sortant trop large ce qui a entraîné l’annulation de leur chrono.

Quand l’IndyCar a utilisé le même circuit en mars, on a permis aux voitures de sortir plus large au même virage. Les commissaires sportifs de la Formule 1 appliquent des règles strictes en matière de limites de piste.