Tennis

Coupe Davis 2020: un tirage favorable pour le Canada en première ronde

MADRID — Le Canada n’aura pas à affronter l’un des joueurs actuellement situés dans le top-8 du classement mondial de tennis masculin lors de la première ronde du nouveau format des finales de la Coupe Davis, du 18 au 24 novembre.

Lors du tirage effectué jeudi, le Canada, 13e au monde, s’est retrouvé dans le groupe F, en compagnie des États-Unis, classés 6e, et de l’Italie, qui vient en 10e position.

Pour l’instant, le meilleur joueur du groupe dans lequel évoluera le Canada est John Isner (9e), des États-Unis. Milos Raonic vient au 14e rang tandis que l’Italien Fabio Fognini se classe 15e.

«Ce sera ardu, car toutes les équipes qualifiées pour les finales sont très fortes. Il n’y a pas d’adversaires plus faibles. Dans notre groupe, les États-Unis et l’Italie comptent d’excellents joueurs en simple et en double», a déclaré le capitaine de l’équipe canadienne, Frank Dancevic, à la suite du tirage.

«Si nous voulons nous rendre loin dans la compétition, tous nos meilleurs joueurs devront être de la partie. Nous sommes passés si près du but dans le passé en accédant à la demi-finale; la prochaine étape est de remporter les grands honneurs.».

Le tirage

Dans le cadre de ce tirage, chacune des nations du top-6 était placée dans l’un des six groupes, suivi par un tirage des pays classés entre les 7e et 12e échelons et d’un autre, pour les pays occupant les rangs 13 à 18 inclusivement.

Les vainqueurs des six groupes ainsi que les deux meilleurs deuxièmes se qualifieront pour les quarts de finale qui auront lieu le vendredi. Si le Canada termine au premier rang de son groupe, il affrontera le gagnant du Groupe D en quarts de finale.

Les pays qui se rendront jusqu’en demi-finale se qualifieront automatiquement pour la finale de la Coupe Davis de 2020.

L’équipe canadienne s’est qualifiée pour la finale de la Coupe Davis en prenant la mesure de la Slovaquie 3-2, les 1er et 2 février derniers, malgré l’absence de Milos Raonic. Denis Shapovalov a remporté ses deux duels de simple, alors que Félix Auger-Aliassime a signé une victoire importante lors du match décisif.

Formule 1

Lance Stroll a gagné en maturité en 2018, jure son préparateur physique

Le préparateur physique du pilote québécois Lance Stroll estime qu’il a beaucoup gagné en maturité pendant sa dernière saison cauchemardesque chez Williams.

Après avoir connu une saison recrue prometteuse chez Williams en 2017, le pilote de Mont-Tremblant n’a pu faire mieux que le 18e rang au classement des pilotes la saison dernière, avec une maigre récolte de six points.

Après des mois de spéculations, Stroll a confirmé à la fin novembre qu’il quittait l’équipe britannique pour se joindre à Racing Point - jadis connue sous le nom de Force India.

«C’est super, j’ai rechargé mes batteries, et je suis heureux chez Racing Point, car c’est un nouveau défi que j’ai à relever», a déclaré Stroll, mercredi, lors du dévoilement de sa nouvelle voiture.

Le Montréalais David Whiteman, qui est responsable du conditionnement physique de Stroll depuis plusieurs années et qui est l’un de ses plus proches confidents, a admis que la dernière saison n’avait pas été de tout repos pour son protégé.

«Le plus gros défi de Lance la saison dernière, ç’a été sa voiture, d’un point de vue mécanique, a convenu Whiteman. Contrairement à 2017, sa voiture n’était pas compétitive. Je ne peux répondre à sa place, mais il faut admettre que ç’a été très difficile pour l’équipe et lui, surtout au niveau de la motivation. Même lorsqu’il pilotait à la perfection, les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Et évidemment, à la longue, ça finit par peser.»

En plus du mauvais rendement de sa voiture, le fils du milliardaire Lawrence Stroll - maintenant propriétaire de l’équipe Racing Point - a dû composer avec une nouvelle réalité très exigeante.

«Les programmes triples - trois courses en trois semaines - ont constitué tout un défi, a reconnu le principal intéressé. C’était très intense, et honnêtement nous ne savons toujours pas si ç’a été une expérience positive ou négative. Je crois que les programmes triples ont été difficiles à cause du temps de repos limité. Mais je crois qu’ils l’ont été davantage pour les équipes, surtout d’un point de vue logistique.»

En 2019, Stroll et les autres pilotes du plateau devront également composer avec un autre genre de défi. Pour la première fois de l’histoire de la F1, la saison se concluera en décembre, à Abou Dhabi. Et la saison suivante, le calendrier intégrera pour la première fois le Grand Prix du Vietnam, à Hanoï, et possiblement celui de Miami, en Floride. Ces nouveaux défis ne semblent toutefois pas préoccuper Whiteman outre mesure.

«Le fait qu’il y ait une course en décembre, ça ne change pas beaucoup de choses pour nous. Après tout, ce n’est qu’une semaine de plus au calendrier (par rapport à 2018). De plus, si ça peut éliminer les programmes triples, alors ce sera bénéfique pour les pilotes», a-t-il expliqué.

«Ceci dit, les épreuves au Vietnam et à Miami, c’est encore loin, a-t-il poursuivi. Nous nous préparons une saison à la fois, sans penser à 2020. Si ces épreuves sont ajoutées au calendrier, alors nous nous préparerons en conséquence - soit en allégeant son cahier de charges ou en lui accordant davantage de journées de repos.»

Whiteman ne semble toutefois pas inquiet pour la suite des choses. Selon lui, Stroll est maintenant un pilote aguerri - malgré son jeune âge.

«Il a développé sa masse musculaire; il est beaucoup plus fort qu’à 18 ans, a-t-il noté. De plus, ça fait déjà deux ans que Lance pilote en F1, donc il a acquis beaucoup d’expérience. Il a négocié 21 courses à chacune des deux dernières saisons, ce qui signifie qu’il a eu le temps de développer sa routine et d’acquérir de la maturité. Nous sommes maintenant plus à l’aise, surtout dans la gestion de son temps et dans sa manière de se préparer aux courses.»

Un point de vue partagé par Stroll.

«C’est certain qu’à ma troisième saison en F1, je sais maintenant davantage ce que je dois faire afin d’être au sommet de ma forme en prévision de la prochaine saison, a-t-il dit. J’ai fait beaucoup de ski alpin et de ski de fond, afin d’améliorer mon endurance.»

«Lance n’est pas un robot»

D’ailleurs, Stroll est très actif sur Instagram, où il a publié de nombreuses photos et vidéos pendant l’hiver le montrant en train de faire du vélo de montagne en Europe, du wakeboard dans les Caraïbes ou encore du ski alpin en Colombie-Britannique. Interrogé à savoir s’il était préoccupé de le voir pratiquer des sports aussi périlleux, Whiteman s’en est - encore - remis à sa maturité.

«Vous savez, Lance est maintenant un adulte, a-t-il d’abord dit. Nous pouvons lui suggérer de faire ou de ne pas faire certaines choses, mais au bout du compte, c’est lui qui prend la décision. Il connaît les conséquences. Et de toute façon, vous savez, Lance n’est pas un robot. C’est encore un jeune homme, et il doit s’amuser.»

Après le lancement de la voiture mercredi, Stroll et sa nouvelle équipe, Racing Point, participeront aux essais hivernaux à Barcelone, en Espagne, du 18 au 21 février; puis du 26 février au 1er mars.

La saison se mettra ensuite en branle le 17 mars au Grand Prix d’Australie, à Melbourne.

QS refuse que le gouvernement aide financièrement au retour des Expos

Si la Coalition avenir Québec s’est dite «très ouverte» à une participation de son gouvernement à la construction d’un éventuel stade de baseball à Montréal, ce n’est pas le cas de Québec solidaire.

Le troisième parti d’opposition a déposé jeudi une motion à l’Assemblée nationale afin de prier le gouvernement Legault de ne pas investir de fonds publics dans l’éventuel retour des Expos. La motion a été adoptée sans débat.

«On est pour et favorable au retour des Expos à Montréal. On pense que ce serait une bonne chose s’il y a une demande, si c’est viable, tant mieux. Mais on veut demander au gouvernement de s’engager à ne pas engager de fonds publics dans une telle aventure, parce qu’on pense que le baseball est une business privée et rentable qui devrait fonctionner selon les termes de l’entreprise privée», a indiqué le député de Rosemont, Vincent Marissal.

«Il semble y avoir un retour d’enthousiasme pour le projet. Il y a des promoteurs, comme M. (Stephen) Bronfman, qui s’activent, qui viennent à Québec et qui parlent aussi au fédéral, a poursuivi M. Marissal. On voit qu’il se produit ce qui s’est déjà produit dans le passé: un groupe d’intérêts privés qui veut relancer le projet. Alors nous, préventivement, on dit au gouvernement Legault: «Soyez prudents. Ne tombez pas là-dedans. On a déjà vu ce film-là».»

M. Marissal ajoute que même une intervention de Québec auprès du gouvernement fédéral afin de le convaincre de céder à un coût préférentiel le terrain visé au bassin Peel n’est pas souhaitable.

«De un, l’argent qu’on envoie au fédéral c’est aussi notre argent, a-t-il souligné. Alors on pourrait dire au gouvernement fédéral de résister au chant des sirènes. Mais on sait aussi que c’est peut-être une première étape, que les promoteurs auront besoin de beaucoup d’argent et qu’ils reviendront éventuellement frapper à la porte de Québec pour dire: «On a l’appui du fédéral; on a l’appui de la communauté d’affaires; on a fait un sondage et une majorité de Québécois sont d’accord avec le retour; Québec devrait faire sa part».

«Alors préventivement on lui dit d’envoyer le message que le retour des Expos est probablement une bonne chose pour l’économie et les amateurs, mais on ne met pas d’argent. Regardez, il y a un exemple ici (à Québec) qui s’appelle le Centre Vidéotron. Il y a juste dans les films où on bâtit un terrain et on attend l’équipe qui arrive par miracle après. Ce n’est pas arrivé encore à Québec et c’est malheureux, car on est en faveur également du retour des Nordiques, mais on a clairement mis la charrue devant les boeufs ici. Et on a mis de l’argent public là-dedans.»

Il y a toutefois une différence majeure entre les projets du Groupe de Montréal pour le retour des Expos et celui qui souhaitait le retour des Nordiques il y a quelques années, puisque M. Bronfman, qui dirige le Groupe de Montréal, a répété en maintes occasions qu’il n’y aurait pas de stade tant que son groupe ne serait pas assuré d’avoir une équipe. Le commissaire du Basebal majeur, Rob Manfred, a aussi tenu le même discours, alors qu’il a averti Montréal de ne pas bâtir de stade avant d’avoir la certitude d’obtenir une équipe.

Le député de Rosemont estime également que le gouvernement est «notoirement mauvais» pour reprendre ses billes quand il investit dans l’entreprise privée.

«Regardez ce qui se passe avec Téo (Taxi): on est en train de démembrer Téo et de le vendre au kilo en Ontario et seulement la Banque nationale est en train de récupérer ses billes. Quand les Expos sont partis, le gouvernement du Québec n’a pas fait une cenne. Quand le Baseball majeur a décidé que Montréal n’était pas un bon endroit pour le baseball, il est parti. Major League Baseball n’est pas une entreprise caritative. Ce sont des milliardaires qui font beaucoup d’argent. Le gouvernement n’a pas à subventionner une équipe de baseball.»

Le Centre Vidéotron, un éléphant blanc?

Québec solidaire est plus réservé dans ses commentaires quand on lui demande si pour le parti, le Centre Vidéotron de Québec est un éléphant blanc.

«On fera le bilan du Centre Vidéotron d’ici quelques années, a nuancé M. Marissal. Chose certaine, on nous a dit qu’une équipe de la LNH reviendrait. La dernière fois que j’ai regardé, ce sont les Remparts (de la LHJMQ) qui jouent là. (...) De toute évidence ça n’a pas été profitable aux contribuables.»

«Il y a du potentiel qu’un jour, quelque chose se passe avec ça, mais pour l’instant les promesses ne sont pas livrées. Pour l’instant, on n’a pas gagné», a pour sa part déclaré Sol Zanetti, député solidaire de Jean-Lesage, circonscription où se trouve l’amphithéâtre de Québec.

Québec solidaire tiendrait-il le même discours au sujet d’un éventuel stade de baseball si les Nordiques évoluaient de nouveau à Québec?

«J’aurais le même discours et Québec solidaire aussi: qu’on ne met pas d’argent public dans une entreprise», a affirmé Vincent Marissal.

«De façon générale, de financer une infrastructure publique, ce n’est pas en principe une mauvaise idée, ça dépend toujours du contexte. Quand on le fait et que ça sert principalement des compagnies privées et que le public n’a pas le droit aux retombées auxquelles il s’attendait, c’est regrettable», a pour sa part noté M. Zanetti.

Texte de la motion de Québec solidaire

«Que l’Assemblée nationale souhaite et encourage le retour des Expos à Montréal;

«Que l’Assemblée nationale invite les investisseurs à se mobiliser pour trouver les capitaux privés nécessaires à la venue d’une équipe professionnelle de baseball à Montréal;

«Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement de ne pas verser de subvention pour la construction d’un stade ou l’achat d’une équipe de baseball.»

Avec la collaboration de Patrice Bergeron

F1

Stroll croit pouvoir aspirer au podium avec sa nouvelle équipe

TORONTO — Même s’il s’agit d’une nouvelle équipe de Formule 1 et que son nom final n’a été dévoilé qu’au lancement de sa toute première voiture mercredi à Toronto, le Québécois Lance Stroll n’a pas hésité à dire que SportPesa Racing Point aspirera au podium cette saison.

La dernière-née des écuries de Formule 1 a été présentée aux médias au Metropolitan Toronto Convention Center, de même que la voiture qui participera aux 21 épreuves de la saison à compter du 17 mars à Melbourne, en Australie.

C’était la première fois de l’histoire qu’une équipe de F1 dévoilait sa nouvelle voiture en exclusivité au Canada. L’événement coïncidait avec le Salon de l’Auto de Toronto. Un événement qui n’est pas passé inaperçu auprès du promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier.

«C’est exceptionnel. Là-dedans, il y a un message important de l’équipe : même si elle est basée à Silverstone, c’est une équipe canadienne. Le message s’adresse aux Canadiens : “Nous sommes chez nous”, et la direction de l’équipe comprend l’importance du Canada dans ce sport», a-t-il mentionné.

L’événement s’est déroulé en présence de Stroll et de son coéquipier mexicain Sergio Perez, ainsi que des membres du consortium qui s’est porté acquéreur de la défunte équipe Force India en août dernier - lequel est mené par le père milliardaire de Stroll, Lawrence.

Conscient de l’importance de l’événement, ce dernier a d’ailleurs porté un “toast” à la nouvelle équipe lors d’une rencontre improvisée après le lancement. «C’était l’idée de Lance de faire ça au Canada, et je trouve que c’était une idée géniale», a-t-il déclaré.

Tour à tour, Stroll et Perez, vêtus de leur nouvel uniforme rose et bleu, ont fait part de leur excitation à l’idée d’amorcer une nouvelle ère. Même s’il en sera à un troisième coéquipier en autant de saisons - après Felipe Massa et Sergei Sirotkin chez Williams à ses deux premières années en F1 -, le pilote de Mont-Tremblant a rappelé que lui et Perez ne sont pas des étrangers.

«Nous nous connaissons depuis 2010 ou 2011, a-t-il dit. Je venais de faire le saut en Europe afin de poursuivre ma carrière internationale en karting, alors qu’il (Perez) venait de faire le saut en F1. (...) Sergio est un très bon pilote, et il ne fait aucun doute qu’il contribuera au développement de la voiture cette saison.»

«Je me souviens encore de la première fois que je l’ai rencontré. Lance était encore un petit garçon, a relaté Perez en riant. Il fait partie de cette nouvelle génération de pilote, et il est affamé. Ce sera très intéressant à suivre en piste.»

Environ 20 minutes après le début de l’événement, Stroll et Perez ont retiré la toile noire qui recouvrait la voiture pour dévoiler un bolide où le rose est la couleur prédominante. Ce sont cependant les nouveaux ailerons avant et arrière, qui doivent respecter la nouvelle réglementation de la F1 en 2019, qui ont retenu l’attention.

«Les pires résultats imaginables» en soufflerie

En janvier, le directeur technique de Racing Point, Andy Green, avait déclaré au magazine Motorsport.com que les premiers tests en soufflerie «avaient généré les pires résultats imaginables». Il a tempéré ses commentaires pendant le lancement en déclarant que «les portions avant et médiane de la voiture seront probablement le principal terrain de jeu des ingénieurs cette saison».

Pour sa part, Stroll a précisé qu’il n’avait pas encore pu piloter la voiture en piste, étant limité au simulateur. Il a donc préféré opter pour une approche optimiste en vue de la saison 2019.

«C’est sûr que les changements aérodynamiques vont affecter tout le monde, a-t-il évoqué. Mais je pense que c’est positif, parce que ça va peut-être permettre à certaines équipes de bousculer la hiérarchie établie. Ceci étant dit, je crois que nous aurons un bon “package” cette saison.

«Il va d’abord falloir voir où on se trouvera par rapport aux autres, puis bâtir là-dessus jusqu’au Grand Prix d’Espagne, où traditionnellement toutes les équipes apportent leurs premières innovations techniques, a-t-il expliqué. Il va falloir qu’on travaille sur notre constance cette saison, mais selon moi il ne fait aucun doute qu’on va pouvoir se battre pour des podiums.»

D’autre part, le Québécois a assuré ne pas ressentir de pression à mieux performer cette saison, après sa décevante 18e place au classement des pilotes l’an dernier, même s’il devra aussi composer avec le fait qu’il est le fils de l’un des propriétaires de Racing Point.

«C’est plutôt une opportunité. Je vais tout donner ce que je peux, et on va voir les résultats. Ce n’est pas de la pression négative, au contraire, je crois que c’est ce qui me motivera tout au long de la campagne (de faire taire les critiques).»

Racing Point mettra sa nouvelle monture à l’épreuve contre les autres équipes du plateau à compter du 18 février, lors de la première portion des essais hivernaux qui se dérouleront au circuit Catalunya de Barcelone.

Volleyball

Du volley international à la Place TD

La Ligue des nations de volley-ball masculin sera de retour pour une deuxième année de suite à Ottawa.

La deuxième des cinq semaines de ce tournoi international sera notamment présentée à l’aréna de la Place TD, du 7 au 9 juin.

Le Canada affrontera dans son groupe l’Australie, l’Allemagne et la Serbie lors des trois jours. L’équipe nationale a terminé septième en 2018, ratant les éliminatoires regroupant les six meilleurs pays.

La Russie a remporté le tournoi contre la France. La finale aura lieu cette année aux États-Unis en juillet.

Ski acrobatique

Mikaël Kingsbury remporte la médaille d'or à Deer Valley

DEER VALLEY, Utah — Mikaël Kingsbury n'allait certainement pas laisser filer le titre de champion du monde une troisième fois.

Kingsbury a dévalé la piste de Deer Valley avec aisance pour remporter la médaille d'or lors de la super-finale des Championnats du monde de ski acrobatique, vendredi.

Le Québécois a obtenu un total de 84,89 points pour signer un deuxième titre mondial en descente simple et un premier depuis 2013. En 2015, en Autriche, il avait terminé deuxième alors qu'en 2017, en Espagne, il avait glissé au troisième échelon.

Le bosseur de Deux-Montagnes a dominé la première séance de qualifications ainsi que la finale pour obtenir son laissez-passer pour la super-finale, là où il a devancé l'Australien Matt Graham (81,94) et le Japonais Hara Daichi (81,66).

Après avoir surpris lors de la finale, le Québécois Philippe Marquis a récolté 79,50 points pour conclure la super-finale au sixième échelon.

Les Canadiens Laurent Dumais et Brendan Kelly n'ont pas été en mesure de se qualifier pour la finale.

Du côté féminin, Justine Dufour-Lapointe, la seule Canadienne à prendre part à la super-finale, a pris la cinquième position en vertu d'un total de 71,25 points. Dufour-Lapointe était elle aussi en quête d'un deuxième titre mondial en descente simple après sa victoire en Autriche, en 2015.

La Kazakhe Yulia Galysheva a mis la main sur la médaille d'or grâce à ses 79,14 points. Galysheva a eu le meilleur sur l'Australienne Jakara Anthony (78,99) et la Française Perrine Laffont (78,70).

Le parcours des Canadiennes Chloé Dufour-Lapointe, Sofiane Gagnon et Maia Schwinghammer s'est arrêté lors de la finale.

Baseball

Les yeux seront tournés vers Guerrero fils au camp des Jays

TORONTO — Il y a un frappeur de puissance que tout le monde souhaite voir au camp des Blue Jays de Toronto cette saison, bien qu’il ait peu de chances de percer la formation pour le début de la saison.

Malgré tout, les partisans ne devraient pas avoir à attendre trop longtemps avant que Vladimir Guerrero fils et ses bombes ne percent en permanence la formation partante des Jays, en reconstruction.

Né à Montréal, où son père a amorcé sa carrière qui l’a mené au Temple de la renommée, Guerrero fils s’apprête a charmer une autre ville canadienne.

Embauché à titre de joueur autonome par les Blue Jays en 2015, le jeune Guerrero aura 20 ans le 16 mars. Massif et large d’épaules, sa position au marbre et son élan explosif sont pratiquement les mêmes que ceux de son père. Le fils a malmené les balles à tous les niveaux où il est passé, flirtant même avec une moyenne de ,400 au AA en 2018, avant de subir une blessure au genou en juin. À son retour en juillet, les Jays l’ont promu au niveau AAA. Il a terminé la campagne avec une moyenne de ,381 avec 20 circuits et 77 points produits en 91 matchs au total.

Évoluant au troisième but, son gant n’est pas aussi fiable que son bâton. Les Jays pourraient bien retarder son arrivée de quelques semaines afin de s’assurer de compter sur ses services pour une septième saison avant qu’il n’ait droit à l’autonomie complète.

Pour l’instant, Guerrero fils ne côtoiera ses futurs coéquipiers qu’au camp d’entraînement, donnant un avant-goût des années à venir.

Nouveau look

Les Jays ont apporté plusieurs changements, à commencer par le gérant, la recrue Charlie Montoyo, qui a quitté son poste d’adjoint à Tampa Bay pour remplacer John Gibbons. Après avoir échangé les vétérans J.A. Happ et Josh Donaldson à la date limite des transactions, les Blue Jays ont continué leur cure minceur cet hiver. En décembre, les Jays ont libéré l’arrêt-court Troy Tulowitzki, mais lui doivent toujours 38 millions $ US. En janvier, l’équipe a échangé le receveur Russell Martin aux Dodgers. Parmi les nouveaux venus, on compte l’avant-champ Freddy Galvis, les droitiers Matt Shoemaker et David Phelps, ainsi que le gaucher Clayton Richard.

Recrues à surveiller

Avec le départ de Martin, les Jays auront une recrue derrière le marbre. Danny Jansen et Reese McGuire sont tous deux âgés de 23 ans et les deux ont été utilisés comme partant la saison dernière. Jansen s’est joint au club un mois après avoir participé au match des futures étoiles, tandis que McGuire a effectué un bref passage en septembre. Celui qui ne gagnera pas le poste de partant devrait se retrouver au niveau AAA: le vétéran Luke Maile devrait être le receveur no 2.

Complet

Au milieu de l’avant-champ à tout le moins. Après avoir libéré «Tulo», les Jays ont aussi perdu deux joueurs polyvalents en échangeant Aledmys Diaz à Houston et en se séparant de Yangervis Solarte. Malgré cela, ils sont toujours bien nantis après avoir ajouté les mains sûres de Galvis au groupe comptant sur l’espoir Lourdes Gurriel, Devon Travis, Richard Urena et Brandon Drury. Le rôle de chacun reste toutefois à déterminer.

Points d’interrogation

Les partants Aaron Sanchez et Marcus Stroman donnent potentiellement deux bourreaux de travail au haut de la rotation. Mais les deux droitiers viennent de connaître une saison bien en deçà des attentes et minée par les blessures. L’équipe fonde beaucoup d’espoirs en Ryan Borucki. le gaucher a conservé une impressionnante m.p.m. de 3,87 en 17 départs à sa première campagne. Shoemaker et Richard ajoutent deux vétérans à une rotation de partants qui n’inspire pas confiance.

À venir

Les Blue Jays continueront de magasiner pour des partants et des releveurs pendant le camp, cherchant à regarnir leur banc et leur réseau de filiales. Il se peut aussi que les Jays échangent quelques joueurs de position qu’ils ont en surplus, ou encore ne trouvent une nouvelle niche à un vétéran comme Stroman s’ils peuvent obtenir de jeunes bras en retour. Après deux matchs préparatoires au Stade olympique, les 25 et 26 mars, les Jays lanceront leur saison à domicile le 28, contre les Tigers de Detroit.

Pleins feux

Curling: Jen, Rachel et nous

Dans une semaine, quatre curleuses d’âge junior de Québec se mesureront à l’élite canadienne, même mondiale. Gabrielle Lavoie, Patricia Boudreault, Anna Munroe et Julie Daigle représentent le Québec au Tournoi des Cœurs Scotties, réputé championnat canadien auquel participent les icônes Jennifer Jones et Rachel Homan. Rencontrez quatre filles surprises d’être rendues si loin, si vite.

«Il y a certaines games qu’on ne va sûrement pas gagner. Mettons, contre la fille qui a gagné la médaille d’or aux Jeux olympiques, peut-être qu’on ne va pas la battre. Mais il y en a d’autres qu’on est capables de battre et on espère avoir des victoires», lance Boudreault, sous l’assentiment de ses trois coéquipières attablées au club de curling Victoria de Sainte-Foy, après l’entraînement du dimanche matin.

Lançant chaque bout la troisième pierre de son équipe, Boudreault aura 20 ans et demi lors de leur premier match, samedi prochain, contre l’équipe du Nunavut. À peine plus jeune que la skip Lavoie. La deuxième Munroe deviendrait quant à elle la plus jeune de l’histoire à prendre part au tableau principal des Scotties, à 17 ans, cinq mois et six jours. Moyenne d’âge de l’équipe : 19,6 ans.

Sur les glaces du Centre 200 de Sydney, pour cette première présentation du championnat canadien féminin en Nouvelle-Écosse depuis 1992, elles retrouveront plusieurs modèles, même certaines des idoles. Joueuses bardées de récompenses et d’expérience.

Championne olympique de 2014, Jones (Winnipeg), 44 ans, est championne du monde en titre et a gagné le canadien six fois. Homan (Ottawa), 29 ans, a aussi été championne du monde, a participé aux JO en 2018 et a remporté les Scotties à trois reprises.

Équipe Lavoie a justement rendez-vous avec équipe Homan le lundi 18, en après-midi, pour le quatrième de leurs sept matchs préliminaires dans le groupe A. Quant à un duel contre Jones, ça n’irait qu’en deuxième ronde, le jeudi 21 ou le vendredi 22.

«Hot de les voir en vrai»

Avec Chelsea Carey (Calgary), elles côtoieront les championnes canadiennes des trois dernières années. Sept des 17 équipes en lice pointent au top 15 mondial et peuvent ainsi être considérées comme des professionnelles du curling.

Nos Québécoises, elles, étudient au cégep ou à l’université. Elles apporteront d’ailleurs devoirs et leçons dans leurs bagages pour ne pas accuser trop de retard en classe, au retour.

«Nos adversaires vont toutes être bonnes, mais nous aussi», insiste la capitaine Lavoie. Si les quatre n’arrivent pas à dégager un consensus entre Jones et Homan comme favorite commune, Daigle résume bien la situation.

«Ça fait longtemps qu’on regarde le curling à la télé et ç’a toujours été loin pour nous. Et là, on va y aller, on va être là! Je n’ai pas vraiment d’idole, mais ça va être hot juste de les voir en vrai», dit la première du quatuor.

Elles admettent d’emblée qu’une participation au championnat canadien femmes n’apparaissait pas sur leur liste d’objectifs en début de saison. La cible prioritaire s’avérait le championnat canadien junior. Mais elles ont perdu en demi-finale québécoise junior, contre l’équipe d’Émilia Gagné.

Cette même Gagné qu’elles ont battue deux semaines plus tard en finale provinciale femmes. L’an dernier, Gagné avait été la plus jeune skip dans l’histoire des Scotties. C’est donc la deuxième année que le Québec est représenté sur la plus grande scène nationale du curling féminin par une équipe de joueuses de 21 ans et moins.

La championne provinciale junior, Laurie St-Georges, n’était quant à elle pas des qualifications pour les Scotties, qui ont lieu en même temps que le canadien junior.

Habituée d’être négligées

Le quatuor Lavoie arrivera à Sydney classé 13e sur les 16 formations au tableau principal — deux équipes se livrent un match-­suicide le vendredi. Mais rien pour les décourager, elles qui avaient été semées cinquièmes et dernières par leurs adversaires au championnat provincial, qu’elles ont gagné.

«Ça nous a motivées!» s’exclame Boudreault. «En tout cas, je ne sais pas pour vous autres les filles, mais moi, j’y croyais dès le début. Quand j’ai vu qu’elles nous classaient dernières, ça m’a fait rire. Je me suis dit : “Attendez de voir!”»

Réunies depuis trois ans, Munroe est la dernière arrivée, Lavoie et ses acolytes ont participé en 2017 au championnat canadien des 18 ans et moins, d’où elles ont rapporté une médaille de bronze.

«Oui, on est plus jeunes et ce sera une super expérience pour nous améliorer. On sait qu’on affrontera un meilleur calibre que ce à quoi on est habituées», établit Lavoie. «Mais on sait aussi qu’on est capables de gagner des matchs.» Daigle ajoute : «Si elles réussissent leurs pierres, tant mieux. Mais nous aussi, on est capables de réussir les nôtres.»

Le but est de gagner au moins quatre matchs de groupe sur sept, afin de d’accéder à la ronde suivante. Cette prouesse vaudrait au père de Munroe une bouteille de bière vidée sur sa tête, le pari est pris.

Quinze ans qu’une équipe québécoise n’a pas atteint la finale du Tournoi des Cœurs. C’était en 2004, sous le capitanat de Marie-France Larouche, celle qui leur servira justement de cinquième ou joueuse réserviste.

Baseball

L'ex-gérant des Expos et membre du Temple Frank Robinson meurt à 83 ans

MONTRÉAL — L'ex-gérant des Expos de Montréal Frank Robinson est décédé.

Joueur étoile - il est le seul joueur à avoir été nommé joueur par excellence dans les deux ligues - et membre du Temple de la renommée, Robinson est devenu le premier Noir à devenir gérant dans le Baseball majeur. Il était âgé de 83 ans.

Le Baseball majeur a confirmé son décès, jeudi, survenu à sa maison de Bel Air, en Californie, où il recevait des soins palliatifs.

Robinson a frappé 586 coups de circuit en carrière et gagné la Triple Couronne en 1966, alors qu’il a aidé les Orioles de Baltimore à remporter leur première Série mondiale.

Voltigeur étoile pendant 21 saisons, Robinson a complété sa carrière avec des moyennes de ,294/,389/,537, 2943 coups sûrs et 1812 points produits. Nommé recrue de l’année de la Nationale avec les Reds de Cincinnati en 1956, il a été élu joueur par excellence du même circuit en 1961. Cinq ans plus tard, il recevra le même honneur dans l’Américaine, avec les Orioles. Il a terminé dans le top-4 du scrutin en quatre autres occasions.

Choisi 14 fois pour participer au match des étoiles, celui qui a aussi évolué pour les Dodgers de Los Angeles et les Angels de la Californie a mérité un Gant d’Or, en 1958. Mais il a laissé sa marque bien plus que par ce qu’il a accompli sur les losanges.

Robinson a réalisé sa quête de devenir le premier gérant afro-américain du baseball quand les Indians de Cleveland l’ont embauché, en 1975. À sa première présence comme joueur-gérant, il a frappé un circuit.

Il a également dirigé les Giants de San Francisco, les Orioles, et les Expos, de 2002 à 2004, avant de devenir le premier gérant des Nationals de Washington à la suite du déménagement de l’équipe en vue de la saison 2005.

Plusieurs amateurs de baseball des Expos gardent un mauvais souvenir du passage de Robinson à la barre des Expos. Mais ceux qui l’ont côtoyé à l’époque soulignent qu’il faut se rappeler qu’il avait été parachuté à son poste par le Baseball majeur.

«Ce que j’aimais moins de Frank, c’est qu’il disait toujours: ‘Nous, on est là temporairement, pour fermer les livres’, s’est rappelé Marc Griffin, qui était l’analyste à la radio francophone des Expos à cette époque. Je pense que par la suite, il est retombé en amour avec les joueurs, le terrain. Ses débuts étaient plutôt difficiles, mais plus le temps passait, plus il y prenait goût.»

«Les gens n’ont pas connu le meilleur de Frank Robinson, a quant à lui indiqué Jacques Doucet, descripteur des Expos pendant 33 ans à la radio. Si on se reporte à l’époque, Frank s’en venait ici avec un mandat très précis: ça devait être la dernière saison des Expos. À ce moment-là, on ne pouvait pas le juger sur ce qu’il faisait comme gérant: il fallait le prendre avec un grain de sel, il avait un mandat très clair. L’organisation, dont le directeur général Omar Minaya, ne se souciait pas du tout des résultats sur le terrain.»

Malgré tout, Robinson s’est battu pour l’organisation et ses membres, notamment pour faciliter la vie de tous ceux qui gravitaient autour de l’équipe quand celle-ci devait se déplacer à Porto Rico pour y disputer des matchs locaux.

«Quand nous sommes allés à Porto Rico pour la première fois, Frank a su que les joueurs avaient un per diem plus élevé. Il s’est levé devant le président Tony Tavares et lui a dit que les joueurs étaient mieux payés, les entraîneurs, comme les descripteurs et les analystes y avaient droit aussi, sinon, nous n’irions pas à Porto Rico, a rappelé Claude Raymond, qui a été un adjoint de Robinson à Montréal. Deux jours après, Tavares a confirmé que les entraîneurs auraient un surplus. Frank lui a rappelé que les journalistes devaient en avoir un aussi. Il a tenu son bout.

«Je sais qu’à Montréal, il n’a pas été aimé, (...) mais il a tout fait pour aider ce club-là.»

Après deux saisons avec les Nationals, Robinson a travaillé pendant plusieurs années aux quartiers généraux du Baseball majeur.

«La carrière de Frank Robinson est sans pareil. Il a été un précurseur dans tous les domaines et a eu un impact sur plusieurs générations, a déclaré par communiqué le commissaire du Baseball majeur, Rob Manfred. Avec les Indians de Cleveland en 1975, il a donné vie aux espoirs de Jackie Robinson en devenant le premier gérant noir de notre sport. (...) Nous sommes profondément attristés par le décès de celui qui a passé plus de 60 ans dans le baseball.»

«C’est un jour historique, mais très triste, a pour sa part indiqué John McHale, le vice-président administration et chef de l’information du Baseball majeur, dans un échange de textos avec La Presse canadienne. Il était un magnifique athlète et un extraordinaire être humain.»

Les Reds, les Orioles et les Indians ont tous retiré son no 20 et l’ont honoré en érigeant une statue devant leur stade respectif. Son nom se trouve également à l’Anneau d’honneur des Nationals.

En 2005, il a reçu la Médaille présidentielle de la Liberté, le plus haut honneur décerné à un civil aux États-Unis, pour «avoir démontré une grande force de caractère au cours de sa carrière sportive».

Ski alpin

Saison terminée pour Valérie Grenier

La journée de Valérie Grenier a commencé sur la neige dans le bonheur. Elle s’est terminée en douleur dans un hôpital de la Suède.

La skieuse alpine de St-Isidore a été opérée mercredi soir après avoir subi une triple fracture à la jambe droite. Elle s’était blessée en matinée à l’entraînement en vue de la descente des championnats du monde qui se déroulent depuis deux jours à Are.