Formule 1

Les Mercedes dominent les essais en France, Stroll se classe 17e

LE CASTELLET — Le champion en titre Lewis Hamilton a dominé les deux séances d’essais libres, vendredi, en prévision du Grand Prix de France de Formule 1.

Hamilton a bouclé le tour le plus rapide de la journée en matinée (1:32,231) et il a poursuivi son travail au volant de la Mercedes en inscrivant le meilleur chrono en après-midi (1:32,539).

Hamilton concède un seul point à Sebastian Vettel au championnat des pilotes après sept des 21 courses de la saison.

Il a bénéficié d’une nouvelle évolution moteur que Mercedes avait reportée à Montréal lorsque le pilote britannique a perdu son avance sur Vettel.

«C’est toujours un défi lorsque vous arrivez sur un nouveau circuit. Mais vous apprenez constamment de nouvelles choses et j’adore relever le défi et essayer d’en prendre avantage avant tout le monde, a confié Hamilton.

«Il y a beaucoup de lignes différentes que vous pouvez prendre et il est difficile de trouver les points de référence sur ce circuit.»

Son coéquipier Valtteri Bottas a également créé une bonne impression avec le deuxième chrono de la journée (1:32,371).

Daniel Ricciardo (Red Bull), qui occupe le quatrième rang au classement derrière Bottas, a été le meilleur des autres derrière les Mercedes.

Vettel n’a obtenu que le cinquième chrono lors des deux séances.

«La voiture est rapide mais je n’ai pas été capable d’en profiter aujourd’hui, c’est aussi simple que ça, a expliqué l’Allemand. Je pense que c’est un circuit difficile où il n’est pas facile d’effectuer un bon tour du début à la fin.

«J’ai mieux fait sur un rythme de course. Voyons si nous pouvons progresser sur cette base demain. Nous devrions avoir plus de rythme.»

Le Canadien Lance Stroll continue de peiner au volant de sa Williams, lui qui s’est contenté du 17e chrono à chacune des deux séances. En matinée, il a terminé à 2,650 secondes de Hamilton.

C’était la première fois que les pilotes empruntaient le circuit Paul Ricard de 5,8 kilomètres, alors que la F1 effectue son retour en France pour la première fois en une décennie.

Le circuit, situé dans les collines boisées à l’intérieur des terres de la Côte d’Azur baignées du soleil méditerranéen, est sujet aux rafales de vent.

La séance matinale s’est terminée par une frayeur pour Marcus Ericsson, le pilote de Sauber, lorsque sa voiture a pris feu après avoir percuté une barrière de sécurité. Le Suédois est toutefois sorti indemne de la voiture.

Hamilton l’a également échappé belle lorsqu’il a été contraint de donner un coup de volant pour éviter un contact avec Stoffel Vandoorne, qui roulait au ralenti. Le pilote britannique s’est plaint lors d’une communication radio avec son équipe que le pilote McLaren roulait «dangereusement lentement» quand il est arrivé à sa hauteur.

Quelques minutes plus tard, Hamilton s’est plaint que sa Mercedes avait du mal à négocier les virages. Après être revenu en piste, le quadruple champion du monde s’est rapidement hissé au sommet du classement.

Kimi Raikkonen (Ferrari), Brendon Hartley (Toro Rosso), Esteban Ocon (Force India) et Vandoorne ont tous perdu le contrôle de leur monoplace dans la zone aux bandes bleues du virage 6 en raison d’un vent arrière imprévisible mais ils ont été en mesure de s’immobiliser avant le contact avec la barrière de sécurité.

Une autre séance d’essais libres figure au programme, samedi matin, avant les qualifications en après-midi.

La dernière course de F1 présentée au circuit Le Castellet remonte à 1990, lorsque Alain Prost s’était imposé au volant d’une Ferrari.

Formule 1

Stroll ne se fait pas trop d’illusions pour le Grand Prix de France

MONTRÉAL — Même s’il ne se fait pas trop d’illusions à l’aube du Grand Prix de Formule 1 de France, qui est de retour au calendrier pour la première fois en 11 ans, Lance Stroll est peut-être sur le point de voir la lumière au bout du tunnel.

Après ce week-end, le Québécois pourrait compter sur les premières améliorations significatives à son bolide FW41 au cours des prochaines semaines. Rappelons qu’en marge du Grand Prix de Monaco au mois de mai, Stroll avait déclaré que Williams pourrait compter sur celles-ci à compter du mois de juillet.

Si les probabilités semblent plutôt minces qu’elles soient disponibles au cours de cet enchaînement unique de trois courses en autant de semaines, il y a fort à parier qu’elles le seront pour le Grand Prix d’Allemagne, le 22 juillet, ou encore le Grand Prix de Hongrie, le 29. Les pilotes bénéficieront ensuite de la traditionnelle pause estivale de trois semaines au mois d’août.

D’ailleurs, le principal intéressé a laissé savoir en point de presse, jeudi, au circuit Paul-Ricard, en banlieue de Marseille, que sa voiture pourra compter sur de petites innovations, bien qu’elles risquent de passer inaperçues aux yeux de la plupart des gens.

«Nous avons de petites améliorations ici et là, mais il faudra attendre de voir ce qu’elles pourront nous donner. Je ne veux pas regarder trop loin devant; je préfère me concentrer sur le moment présent», s’est-il limité à dire.

Le temps presse pour l’équipe britannique puisque déjà, des écuries comme Ferrari et Red Bull ont pu compter sur leurs premières innovations de la saison au Grand Prix du Canada il y a deux semaines. Quant à Mercedes, l’équipe allemande hésitait à le faire en raison «de pépins techniques» qui auraient affecté la fiabilité de son moteur.

À ce sujet, Hamilton a mentionné jeudi qu’il ignorait toujours si Mercedes avait réglé le problème. Le Britannique, qui accuse un déficit d’un seul point sur le pilote Ferrari Sebastian Vettel au championnat des pilotes, a cependant ajouté qu’il en saurait davantage après les deux premières séances d’essais libres du vendredi.

«Nous avons offert une performance très ordinaire à Montréal, a d’abord commenté Hamilton à l’Associated Press. Nous sommes déterminés à offrir une meilleure performance ici, afin d’extraire le maximum de nous-mêmes et de la voiture.»

Pour sa part, Stroll aurait bien besoin d’une nouvelle encourageante par les temps qui courent, surtout après avoir été contraint à l’abandon dès le premier tour au Grand Prix du Canada.

L’équipe Williams croupit toujours au dernier rang du championnat des constructeurs avec seulement quatre points au classement, grâce à la huitième place de Stroll au Grand Prix d’Azerbaïdjan à la fin du mois d’avril. Le pilote âgé de 19 ans occupe présentement le 16e rang des pilotes avec quatre points, très loin derrière Vettel (121), Hamilton (120), Valtteri Bottas (86), Daniel Ricciardo (84) et compagnie. De plus, son jeune coéquipier, Sergey Sirotkin, est l’un des deux seuls à n’avoir inscrit aucun point cette saison.

Mais plutôt que de discuter de ses attentes envers ces améliorations techniques, Stroll a préféré s’attarder sur le défi que représente la tenue de trois courses consécutives en France (24 juin), en Autriche (1er juillet) et en Grande-Bretagne (8 juillet).

«Je n’ai aucune préoccupation du côté physique; ce sera plutôt du côté mental que ça risque d’être exigeant, a-t-il dit. C’est pour cette raison que les lundis et les mardis deviendront des journées de congé essentielles, desquelles il faudra profiter au maximum.»

Alors, en attendant que Williams puisse redresser la barre, Stroll ronge son frein. Et même s’il a déjà triomphé sur le circuit Paul Ricard à l’époque où il pilotait en F3, le Québécois a reconnu que ses attentes étaient modestes ce week-end.

«J’ai eu un bon moment là-bas et j’ai gagné une course, mais je dois être honnête: je ne peux pas dire que j’aime le circuit, car il y a des zones de dégagement partout», a-t-il évoqué.

Capitales

Craig-St-Louis avec les Capitales... pour trois jours

Surprise chez les Capitales : Philippe Craig-St-Louis sera de l’alignement mardi à Québec, contre Trois-Rivières. Mais ceux qui rêvent d’un retour au jeu durable pour la recrue par excellence en 2017 et d’une solution aux problèmes d’attaque de l’équipe seront déçus.

Les Capitales (18-11) manquent de joueurs de position. Avec Edgar Lebron blessé et Kalian Sams en congé de paternité, le gérant Patrick Scalabrini n’avait plus que neuf frappeurs sous la main dimanche, soit le minimum requis. Après des recherches infructueuses dans la journée de lundi, il a fait appel à celui qui s’est révélé comme la surprise de la campagne championne de l’an dernier.

Craig-St-Louis s’est laissé convaincre de venir chercher sa bague de championnat dans la capitale provinciale et, au passage, de disputer les trois rencontres face aux Aigles (14-14). Mais c’est tout. Dès vendredi, les Capitales prennent la route pour le New Jersey et le joueur de 23 ans rentre à son domicile de Gatineau, où il travaille en fin de semaine.

Auteur d’une moyenne au bâton de ,283 et de 27 points produits en 304 apparitions au bâton l’été passé, Craig-St-Louis avait transformé ce qui constituait à l’origine un simple appel d’urgence, comme c’est encore le cas, en saison de rêve pour une recrue. Il avait néanmoins décidé cet hiver de se retirer du baseball afin de poursuivre son cheminement vers une carrière dans la GRC.

Il y a deux semaines, à Ottawa, Craig-St-Louis avait participé à l’exercice au bâton et passé deux matchs dans l’abri de son ancienne équipe, mais se refusait toujours à l’idée d’un retour.

Attaque inerte

Sans la puissance de Sams et, dans une moindre mesure, la vitesse de Lebron, l’attaque des Capitales peine encore plus. Québec se retrouve déjà dernière des équipes de la Ligue Can-Am pour la majorité des statistiques offensives collectives.

«Il est loin d’être temps de peser sur le bouton panique», tempère Scalabrini, qui dirige la formation pour une neuvième saison. «On est quand même deuxièmes au classement, proche de la tête, alors il faut regarder ça avec un petit peu de recul. Mais ça reste qu’au bâton, il nous en manque un peu», reconnaît l’instructeur-chef.

Ses hommes n’ont cogné que 15 coups sûrs en trois matchs contre le Stockade de Salina, le week-end dernier, cette équipe itinérante formée presque entièrement de recrues. «Je sais qu’il y a beaucoup de gars fiers là-dedans et ils sont gênés de leur contribution», croit le coach.

L’ancien des ligues majeures Josh Vitters n’a pas cogné la balle en lieu sûr en 10 apparitions au bâton contre Salina. Le vétéran Vitters n’a pas non plus produit de point au cours des deux dernières séries et s’élance dorénavant au huitième rang du rôle des frappeurs.

Maxx Tissenbaum frappe pour 2 en 11 avec aucun point produit dans les quatre derniers matchs; Yordan Manduley vient de voir sa moyenne offensive glisser sous ,300 pour la première fois en plus de trois semaines; James McOwen, quatrième frappeur, est 2 en 20 à ses sept dernières rencontres; Brad Antchak mène les Capitales ex æquo avec 15 points produits, mais n’a fait marquer qu’un seul coéquipier au cours des 10 derniers matchs; Jordan Serena frappe pour ,213 et n’a produit que deux points à ses 21 derniers matchs.

Depuis le départ de Sams, les Capitales ont gagné quatre fois sur cinq, mais trois de ces victoires ont été acquises à l’aide d’une production de trois points ou moins.

La réembauche temporaire du retraité Jonathan Malo pour une deuxième fois cette saison, elle, n’est pas au programme.

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Course automobile

Alonso et Toyota gagnent au Mans

LE MANS — L’Espagnol Fernando Alonso et son équipe Toyota ont remporté pour la première fois dimanche les 24 Heures du Mans, la vedette de la Formule 1 pour sa première participation, la marque japonaise – qui aurait pu se croire maudite – à sa vingtième tentative.

Le double vainqueur du Grand Prix de Monaco (2006 et 2007), attraction de cette 86e édition, devient le sixième pilote de l’histoire à réaliser le doublé en Principauté et dans la Sarthe, après Tazio Nuvolari, Maurice Trintignant, Bruce McLaren, Jochen Rindt et Graham Hill. Seul ce dernier est parvenu à se coiffer de la Triple couronne du sport automobile en y ajoutant les 500 Miles d’Indianapolis, objectif ultime d’Alonso, privé de succès en F1 depuis 2013 et qui entend prouver ainsi qu’il est « un des meilleurs pilotes au monde ».

Golf

Koepka triomphe à l’Omnium des États-Unis pour une deuxième année de suite

SOUTHAMPTON, N.Y. — Brooks Koepka possède le jeu pour gagner l’Omnium des États-Unis sur tous les terrains.

Un an après avoir dompté le parcours de Erin Hills, lors d’un Omnium des États-Unis dont on se souviendra longtemps pour ses bas pointages, Koepka a combattu les conditions difficiles sur le parcours de Shinnecock Hills.

L’Américain a remis une carte de 68 (- 2), dimanche, et il est devenu le premier joueur depuis 1989 à remporter ce tournoi deux années de suite.

Curtis Strange, le dernier golfeur à avoir réussi l’exploit, a regardé la ronde finale en tant que reporter sur le terrain. Koepka et lui ont partagé une belle accolade aux abords du 18e vert, après que le champion eut commis un boguey pour triompher par un coup.

Koepka a gagné un deuxième majeur, mais tout ça n’aurait pas été possible sans sa ronde de 72 inscrite samedi, dans des conditions atroces ayant empêché de jouer sous la normale les 45 derniers golfeurs à avoir pris le départ.

Lors de la quatrième ronde, personne d’autre que Tommy Fleetwood n’a mieux tiré avantage des conditions plus favorables sur le parcours. L’Anglais a signé une carte de 63 au cours de laquelle il a réussi huit oiselets. Il est devenu le sixième golfeur de l’histoire à jouer 63 lors de l’Omnium des États-Unis.

Fleetwood s’est approché de Koepka, mais il n’a jamais pu le rattraper.

Koepka, qui a offert une performance rappelant celle de Retief Goosen sur ce même parcours en 2004, a amorcé le neuf de retour avec trois coups roulés marquants. Un pour un oiselet, un pour un boguey et un autre pour la normale.

Il s’est donné une bonne chance de gagner en inscrivant un oiselet lors du 16e trou pour accentuer son avance à deux coups. Malgré un deuxième coup raté au 18e fanion, Koepka s’est approché de la coupe pour confirmer sa victoire après avoir effectué deux coups roulés.

Koepka a affiché un pointage cumulatif de + 1, soit 13 coups de plus que le pointage victorieux à Erin Hills, en 2017. Il s’agissait de la première fois depuis 2013 qu’aucun joueur ne pouvait jouer pour la normale pour l’ensemble du tournoi.

Dustin Johnson, qui faisait partie des quatre meneurs à l’aube de la ronde ultime, n’a pas pu maintenir le rythme établi par un de ses meilleurs amis. Johnson a réussi un oiselet au 18e trou pour jouer 70 et terminer l’événement en troisième position, à deux coups de Koepka.

Le champion du Tournoi des Maîtres, Patrick Reed, a brièvement partagé la tête après sept trous, mais il a glissé au quatrième échelon en vertu d’une quatrième ronde de 68. Tony Finau a complété le top 5 grâce à une ronde de 72.

Tennis

Auger-Aliassime toujours champion à Lyon

Son adversaire servait pour le match. Félix Auger-Aliassime en arrachait. Puis le vent a tourné. La jeune raquette de L’Ancienne-Lorette s’est ressaisie pour filer vers une victoire de 6-7 (3), 7-5 et 6-2 en finale du Challenger de Lyon, dimanche, en France.

Auger-Aliassime a défendu avec succès ce titre acquis sur la même terre battue l’an passé, alors son premier triomphe dans la catégorie des tournois Challengers. Le Québécois de 17 ans et 10 mois en compte dorénavant trois à son tableau de chasse.

Mais autant le chemin jusqu’en finale s’était révélé presque facile, Auger-Aliassime n’avait perdu aucune manche, autant l’ultime affrontement face au Français de 22 ans Johan Tatlot, issu des qualifications, n’a vraiment pas été de tout repos pour le maintenant double champion en titre.

«Il y avait énormément de nervosité de part et d’autre. Pour être honnête, il y a eu des matchs où j’ai pris plus de plaisir! Mais gagner un match comme ça, c’est encore plus satisfaisant», a commenté le vainqueur au site Internet du tournoi, parvenant à rire de ses déboires après deux longues heures et demie d’effort.

Cela aurait pu être bien plus court, en sa défaveur. Tatlot menait 7-6 et 5-3 avec la balle en main. Dans des conditions venteuses, Auger-Aliassime n’était pas au beau fixe, péchant entre autres sur cinq doubles fautes au total de la rencontre.

Mais Tatlot a croulé sous la pression. Auger-Aliassime en a vu la brèche et s’est lancé dedans à corps perdu, bouclant d’ailleurs la deuxième manche sur un as. Le prédateur a senti le sang. «Je me demande encore comment je suis revenu, très franchement! Je me suis accroché… Il faut dire que c’est très émotionnel, ces finales. Il faut aller les gagner!» a-t-il affirmé.

Son entraîneur Guillaume Marx, qui rejoint Auger-Aliassime la semaine prochaine alors que Frédéric Fontang l’accompagnait à Lyon, estime que son protégé a souffert de fatigue en cette dernière journée de tournoi. 

«Félix y a toujours cru, il s’est bien battu. L’autre devait conclure et s’est peut-être un peu crispé, alors Félix s’est bien accroché et il en a profité. Il n’a pas joué son meilleur tennis sur la fin du tournoi et il est d’autant plus fort d’être quand même parvenu à gagner», a analysé le coach.

Nouveau défi

Avant la finale, Tatlot avait passé plus du double du temps qu’Auger-Aliassime sur le court dans ce tournoi.

Défendre un titre, fait rare dans les catégories jeunesse comme les Challengers, constituait un nouveau défi pour Auger-Aliassime, lui qui depuis quelques années avance de première en première. Marx y voit là un bon augure autant du côté de son jeu qu’au plan mental.

«J’ai très mal servi tout le match. J’ai dû puiser très, très loin pour aller la chercher! Crispation, manque de jambes… On est en fin de semaine, il y a beaucoup d’explications possibles. Il faudra évidemment rectifier lors du prochain tournoi. Je retiens l’essentiel, le résultat», a résumé aux gens de l’Open Sopra Steria celui que les Français surnomment «le petit prince», du haut de ses 6’ 3”.

Le public de Lyon était d’ailleurs déchiré entre son champion de l’an passé, classé 172e au monde dans ce tournoi, et un compatriote, 259e.

Auger-Aliassime reste en France et jouera le Challenger de Blois à compter de mardi. Puis ce sera l’Italie et bientôt la fin de sa saison sur terre battue.

Golf

Dustin Johnson seul sous la normale à l’Omnium des États-Unis

SOUTHAMPTON — Dustin Johnson a fait fi des mauvaises conditions météorologiques et il est le seul joueur à sa retrouver sous la normale à la mi-tournoi à l’Omnium des États-Unis, alors qu’il mène par quatre coups avant les rondes du week-end à Shinnecock Hills.

Johnson a commis un seul boguey en matinée, vendredi, même si le vent et une faible pluie ont compliqué la vie des golfeurs. Il a calé un roulé de 45 pieds au septième trou, une normale 3, et a remis une carte de 67 (- 3).

«Il faut jouer du très bon golf pour inscrire un bon pointage ici et j’aime les endroits où la normale représente un bon score sur chaque trou, peu importe le bâton que vous avez en main, ou à quel trou vous êtes», a mentionné Johnson.

Même si les conditions de jeu étaient idéales en après-midi, personne n’a été en mesure de le rattraper.

Ian Poulter s’est approché à un coup de Johnson avant de commettre un triple boguey à son avant-dernier trou. Il a enchaîné avec un boguey au 18e.

«Chaque trou peut être catastrophique», a simplement noté Poulter.

De son côté, Charley Hoffman se retrouvait à - 1, mais il a commis un boguey à son dernier trou.

Johnson, lui, se retrouve à - 4 après 36 trous, quatre coups devant Hoffman (69) et Scott Piercy (71).

Tommy Fleetwood et Brooks Koepka ont inscrit des scores de 66, les meilleurs depuis le début du tournoi, mais ils sont à cinq coups de la tête, à + 1. Henrik Stenson (70), Justin Rose (70) et Poulter sont aussi à + 1.

Johnson était inquiet de devoir éviter les ennuis et il s’en est bien sorti sur un parcours difficile. Il a commis son seul boguey au premier trou, quand il a joué de prudence sur une sortie de fosse de sable, craignant voir sa balle traverser le vert.

«J’ai l’impression d’avoir raté quelques coups de fer, mais j’ai été capable de sauver la normale à chaque fois, ou du moins de m’offrir une belle occasion de réussir la normale, a raconté Johnson. Même lors de mon seul boguey de la journée, j’avais l’occasion de réussir la normale.»

Johnson a récupéré deux coups par rapport à la normale sur des normales 3 grâce à un long roulé au 7e trou et à une belle approche au 11e. Installé à l’arrière du vert, il souhaitait simplement cogner son roulé avec la bonne vitesse.

«Je voulais le réussir, mais je voulais surtout m’assurer d’envoyer la balle à la bonne vitesse, a indiqué Johnson au sujet de son roulé de 45 pieds. J’ai finalement réussi un très beau roulé.»

Woods et Spieth éliminés

Les spectateurs ne pourront suivre Tiger Woods au cours du week-end, lui qui a joué une ronde de 72 et qui n’a pas respecté le seuil de qualification pour les deux dernières rondes pour une cinquième fois à ses huit derniers tournois majeurs.

«Je ne suis pas très heureux avec la manière dont j’ai joué, surtout sur les verts, a dit Woods. Je ne pense pas qu’il est possible d’être heureux quand vous êtes à plus-10.»

Jordan Spieth a aussi été éliminé quand il a conclu sa ronde avec deux bogueys consécutifs.

Les trois Canadiens en lice, Mackenzie Hughes, Adam Hadwin et l’arbitre de la LNH Garrett Rank, ont tous joué des rondes de 75 et ils ont été éliminés.

Tennis

Une pause salutaire pour Collard

Un pas derrière. Deux vers l’avant.

C’est la décision que Mélodie Collard a dû prendre en janvier lorsqu’elle a accepté de ranger sa raquette de tennis pendant trois mois. Adolescente en pleine croissance, elle avait surtaxé son corps au point où les blessures à l’épaule, puis au dos l’empêchaient d’offrir son plein rendement.

Tennis

Pas de nouvelles d’Eugénie Bouchard

Viendra ? Viendra pas ?

À un peu plus de deux semaines de la date limite des inscriptions au Challenger de Gatineau, la vedette canadienne Eugénie Bouchard n’a toujours pas répondu à l’invitation du comité organisateur.

Golf

Johnson rejoint les meneurs avec un score de moins-1

SOUTHAMPTON — Dustin Johnson a offert l’une de ses meilleures performances cette saison, jeudi, mais cela ne l’a pas empêché de jouer de justesse sous la normale à Shinnecock Hills.

Le golfeur no 1 au monde a calé une sortie de fosse de sable pour un oiselet et évité les erreurs coûteuses, ce qui lui a permis de rejoindre Ian Poulter, Scott Piercy et Russell Henley en tête à 69 (moins-1).