Soccer

Code d'éthique de la FIFA: la diffamation pourrait mener à une suspension

Justifiant une refonte de son code d'éthique, la FIFA a affirmé mardi que les personnes qui «ternissent la réputation des autres» doivent être bannies du football.

La veille, l'Associated Press avait révélé qu'un nouveau délit de diffamation avait été ajouté au document régissant la conduite des participants au football, avec une possibilité d'interdiction pouvant aller jusqu'à cinq ans.

F1

Carlos Sainz remplacerait Fernando Alonso en 2019

L'équipe McLaren annoncerait d'ici la fin de la semaine que l'Espagnol Carlos Sainz remplacera son compatriote Fernando Alonso au sein de l'équipe anglaise la saison prochaine, a avancé le réseau américain ESPN mercredi.

Mardi, McLaren a confirmé qu'Alonso quittera la Formule 1 à la fin de la saison, possiblement pour poursuivre sa carrière en IndyCar aux États-Unis. Sainz, qui pilote présentement pour Renault, occupe le 11e rang du classement avec 30 points.

Coupe Rogers

Stephens gagne en simple, mais perd en double

MONTRÉAL — Journée en deux temps pour Sloane Stephens à la Coupe Rogers, vendredi.

Tout d’abord, en simple, l’Américaine a pulvérisé la Lettone Anastija Sevastova en deux sets de 6-2, dans un duel qui n’a duré que 70 minutes. 

Stephens, troisième joueuse mondiale, a pris le contrôle du match en gagnant les cinq premiers jeux de l’affrontement grâce à trois bris. Elle a amorcé le deuxième set avec un autre bris, qu’elle a jalousement protégé jusqu’à ce qu’elle en réalise un autre, au septième jeu.

Lors de ses trois matchs en simple cette semaine, Stephens n’a perdu que quatre jeux au premier set.

«Ce n’est pas quelque chose à quoi je pense. Ce n’est pas ce que j’ai essayé de faire, mais c’est ce qui est arrivé. Je tâche seulement de jouer avec beaucoup d’énergie dès le départ.»

En demi-finale, samedi, Stephens se mesurera l’Ukrainienne Elina Svitolina, 5e tête de série, qui a vaincu la Belge Elise Mertens en deux manches de 7-5 et 6-3.

Du plaisir dans la défaite

Plus tard dans la journée, Stephens et la Montréalaise Eugenie Bouchard ont vu leur parcours prendre fin en quarts de finale du double féminin, lorsque Latisha Chan et Ekaterina Makarova les ont vaincues en deux manches de 6-4, 6-2.

Inscrites en double en vertu d’un laissez-passer des organisateurs, Bouchard et Stephens avaient causé une surprise à leur premier match en défaisant les cinquièmes têtes de série, la Canadienne Gabriela Dabrowski et la Chinoise Yifan Xu, en trois manches. Elles ont obtenu leurs billets pour les quarts de finale grâce à une victoire de 6-0, 6-4, jeudi, face à Kirsten Flipkens et Daria Gavrilova.

Surtout, Bouchard et Stephens, de bonnes amies depuis la jeune adolescence, ont donné l’impression d’avoir beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Encore vendredi, on les a vues s’échanger plusieurs sourires lors de leurs caucus entre les points, même lorsque les choses n’allaient pas comme elles l’espéraient.

On l’a notamment constaté lors du troisième jeu du deuxième set, lorsqu’une balle tombée près de la ligne de fond entre Bouchard et Stephens a mené à de la confusion. Sur la séquence, Bouchard a d’abord songé à frapper la balle du revers avant de retirer sa raquette, ce qui a déstabilisé Stephens, qui a laissé passer la balle, et donné le point à leurs rivales. Bouchard a réagi en plaçant sa main sur sa bouche pendant que Stephens n’a pu s’empêcher de ricaner.

Toutefois, si elle a semblé s’amuser sur le court avec Stephens, elle a donné l’impression de se présenter à contrecœur à sa conférence de presse après le match. Sa rencontre avec les médias a duré moins de quatre minutes, incluant les versions francophone et anglophone.

«C’est bien d’avoir gagné des matchs et d’avoir atteint les quarts de finale en double, parce que c’est un tournoi important, et de demeurer dans le tournoi jusqu’à vendredi.»

Victoire expéditive

Avant la victoire de Stephens, l’Australienne Ashleigh Barty avait elle aussi été expéditive, n’ayant eu besoin que de 55 minutes pour éliminer la Néerlandaise Kiki Bertens, 6-3,6-1

Barty, qui a ensuite remporté son match de quarts de finale en double, affrontera la Roumaine Simona Halep, numéro un mondiale, qui a vaincu la Française Caroline Garcia 7-5, 6-1 en début de soirée.

Coupe Rogers

Denis Shapovalov éliminé par Robin Haase

TORONTO — Le favori local Denis Shapovalov a vu son parcours être freiné sèchement par le Néerlandais Robin Haase, jeudi, alors qu'il a perdu 7-5, 6-2 lors du troisième tour de la Coupe Rogers, à Toronto.

Shapovalov, 26e raquette mondiale, a connu des ennuis au service et a finalement baissé pavillon après 1h16 de jeu. Le joueur de Richmond Hill, en Ontario, a été victime de quatre bris de service et a commis six doubles fautes.

Shapovalov, 19 ans, a commencé le match en force avant de voir Haase, 39e au classemement de l’ATP, renverser la vapeur.

Haase a ensuite rapidement pris les commandes de la deuxième manche, s'offrant une avance de 4-1, et Shapovalov ne s'en est jamais remis.

Shapovalov espérait revivre les sensations de l'an dernier à Montréal, quand il s'est fait un nom en éliminant une série de grands noms du tennis. Ce sera partie remise.

«J'aimerais d'abord remercier les partisans qui sont venus ce soir et cette semaine. Ils ont joué un rôle important dans mes succès passés et ceux de cette semaine, a dit Shapovalov. Et je suis bien sûr désolé de les avoir laissé tomber aujourd'hui. Je n'ai pas été en mesure de jouer à mon meilleur.»

Shapovalov a affirmé que Haase avait joué «intelligemment», le forçant à ralentir sa cadence habituelle. Une brise fraîche n'a pas aidé non plus.

«C'était assez venteux et j'avais de la difficulté à bien cogner la balle et à jouer avec agressivité, a dit Shapovalov. [Haase] a beaucoup d'expérience et il a très bien joué.»

L’élimination de Shapovalov laisse le tableau principal vide de Canadiens.

Haase et lui avaient atteint les demi-finales à Montréal l'été dernier, quand Shapovalov avait perdu contre l'éventuel champion Alexander Zverev. De son côté, Haase avait baissé pavillon contre Roger Federer.

«Je n'étais malheureusement pas à mon meilleur aujourd'hui [jeudi] et ce sont des choses qui arrivent, a dit Shapovalov. Mais j'ai quand même connu une bonne semaine. Je suis content du travail accompli. Je crois avoir retrouvé mes repères d'il y a quelques mois. J'ai bien joué, sauf aujourd'hui.»

Tsitsipas cause la surprise

Plus tôt jeudi, Stefanos Tsitsipas avait causé toute une surprise en montrant la sortie à Novak Djokovic, champion à Wimbledon plus tôt cet été. Le Grec de 19 ans, 27e à l'ATP, a battu le quadruple champion du tournoi 6-3, 6-7 (5) et 6-3 dans un duel de troisième tour.

Les deux bris du match ont été l'affaire du Grec. Tsitsipas atteint donc les quarts de finale d'un tournoi de la série Masters pour la première fois de sa carrière.

«J'attendais les occasions et je les ai saisies, a dit Tsitsipas. J'ai bien exécuté mon plan et je savais qu'il allait éventuellement flancher.»

Tsitsipas a atteint trois demi-finales cette saison, incluant la semaine dernière, à Washington. Il s'est rendu en finale à Barcelone, en avril, mais Rafael Nadal l'avait alors vaincu 6-2 et 6-1.

Au même point l'an dernier, Tsitsipas ne comptait pas encore de victoire à l'ATP. 

«Je crois que Tsitsipas a très bien joué et il méritait la victoire, a reconnu Djokovic. Cependant, je ne crois pas avoir très bien joué, particulièrement en fond de terrain.

«J'ai connu des ratés sur les retours de service. En général, ce n'était pas un grand match de ma part.»

Le prochain rival de Tsitsipas sera Zverev, troisième raquette mondiale.

Champion en titre de l'événement, l'Allemand a écarté le Russe Daniil Medvedev — tombeur du Québécois Félix Auger-Aliassime la veille —, 6-3 et 6-2. Un match de 53 minutes où Zverev a converti ses trois chances de bris.

Grigor Dimitrov a également progressé au tableau, venant difficilement à bout de l'Américain Frances Tiafoe 7-6 (1), 3-6, 7-6 (4).

Le Bulgare, cinquième tête de série, a mis 2h26 pour sceller l'issue de la rencontre. Tiafoe, 20 ans, a éliminé le Canadien Milos Raonic au tour précédent.

Le Sud-Africain Kevin Anderson a eu raison du qualifié biélorusse Ilya Ivashka, 7-5 et 6-3, tandis que le Russe Karen Khachanov a vaincu l'Américain John Isner 7-6 (5), 7-6 (1).

Golf

Woodland aux commandes au Championnat de la PGA

ST. LOUIS — Gary Woodland a effacé un boguey commis sur son premier trou de la journée et a finalement remis une carte de 64 (- 6) pour prendre la tête par un coup devant Rickie Fowler au Championnat de la PGA, dernière levée du Grand Chelem de la saison.

Woodland, qui n’a jamais fini dans le top 10 d’un tournoi majeur en 27 participations et dont la meilleure performance en Grand Chelem est une 12e place (Championnat de la PGA en 2011 et Omnium britannique en 2016), a excellé sur les verts.  «Je commence vraiment à avoir le déclic. Je trouve que j’ai bien réussi mes roulés. C’était super de les voir rentrer.»

Woodland était toujours à + 1 avant de finalement inscrire un premier oiselet au huitième trou, une normale 5. Il en a réussi un autre au trou suivant, puis en a ajouté cinq à sa fiche sur ses huit derniers trous, grimpant méthodiquement au tableau des meneurs malgré un après-midi chaud et humide.

Natif du Kansas, Woodland se retrouve en territoire ennemi cette semaine dans l’État voisin du Missouri. Malgré tout, il a indiqué qu’une centaine de membres de sa famille et d’amis ont fait le voyage pour l’encourager. «Je ne jouerai peut-être jamais aussi près de chez moi.»

Woodland avait aussi connu un bon début de tournoi l’an dernier. Il avait joué 68 à Quail Hollow et était demeuré à distance des meneurs avant la ronde finale, quand il avait finalement inscrit un score de 74 et glissé à égalité au 22e rang.

Tournoi important pour Fowler

De son côté, Fowler a été très efficace, notamment sur le neuf de retour où il a enregistré quatre oiselets sans commettre le moindre. Il s’agit d’un début de tournoi important pour l’Américain, qui célébrera son 30e anniversaire de naissance cette année et qui est déjà considéré comme l’un des meilleurs golfeurs à ne jamais avoir gagné un titre majeur.

«Ce n’est pas quelque chose à quoi je pense vraiment», a affirmé Fowler. «Je continue à m’insérer dans la course... J’ai eu plusieurs occasions et j’ai souvent fini deuxième. Jack [Nicklaus] a aussi souvent terminé deuxième. Je dois continuer à cogner à la porte.»

Le Sud-Africain Brandon Stone et l’Américain Zach Johnson, détenteur de deux titres majeurs, partagent le troisième rang à 66. De son côté, le no 1 mondial Dustin Johnson a commis quelques erreurs coûteuses sur le neuf de retour et il s’est contenté d’un score de 67, tout comme Jason Day, Justin Rose et huit autres golfeurs.

Tiger Woods, revenu cette saison à la compétition après une spirale de cinq années de blessures, notamment au dos, a très mal entamé la journée avec un boguey et un double-boguey, mais il a réussi à ramener une carte de 70 (la normale), tout comme Rory McIlroy.

Woods et McIlroy ont joué leur première ronde aux côtés du tenant du titre Justin Thomas, qui a  rendu une carte de 69. L’Américain de 25 ans pourrait rejoindre Woods au palmarès des golfeurs ayant remporté le Championnat de la PGA deux années de suite. «Il y a sans aucun doute plus de choses positives que de choses négatives», a estimé Thomas, se disant «en bonne position pour la suite».

La 100e édition du Championnat de la PGA s’est mise en branle, pour la dernière fois, sous la chaleur accablante du mois d’août. L’an prochain, il sera présenté au milieu du mois de mai. 

Impact

Sagna ratera le match contre le Real Salt Lake

MONTRÉAL — Il faudra patienter encore un peu avant de voir à l’œuvre l’arrière latéral droit français Bacary Sagna dans l’uniforme Blue-blanc-noir, a indiqué le directeur technique de l’Impact de Montréal Adam Braz jeudi matin.

Braz a indiqué que Sagna, qui s’est entendu sur les termes d’un contrat avec le club jusqu’à la fin de la saison 2018, assorti d’une année d’option pour la saison 2019, ne participera pas à la rencontre de vendredi soir contre le Real Salt Lake. Il devrait cependant retrouver ses nouveaux coéquipiers pour une séance d’entraînement dimanche.

Hull-Volant

Le Hull-Volant en série sans deux piliers

Premier dans le rôle des frappeurs de l’entraîneur-chef Mathieu Joly, Rémi Patry a rempli son rôle à merveille pendant la saison 2018 de la LBJÉQ qui s’est terminée mercredi soir pour le Hull-Volant de Gatineau. Il a mené l’équipe avec 45 points marqués, 10 doubles, trois triples et 15 buts volés. Il a aussi été deuxième avec 49 coups sûrs pour terminer l’année avec une moyenne au bâton de ,297.

Inséré au troisième rang de l’alignement, Marcel-Maxime Lacasse peut aussi dire «mission accomplie».

Il a égalé un record d’équipe détenu par Philippe Craig-St-Louis avec cinq circuits. Il a été le meilleur producteur de points du «HV» avec 29. Ses neuf doubles l’ont placé directement derrière Patry et il a frappé pour ,283.

Difficile de demander mieux de la part de deux des plus jeunes joueurs de l’équipe, mais maintenant, l’équipe gatinoise devra se débrouiller sans deux de ses piliers pour les séries éliminatoires qui débuteront d’ici deux semaines.

Patry et Lacasse devront rejoindre leurs équipes collégiales aux États-Unis dans les prochains jours. Âgé de 18 ans, Patry va commencer sa carrière collégiale avec le Florida College State alors que Lacasse entamera sa deuxième saison avec le Western Texas College.

Le Hull-Volant n’est pas la seule équipe de la LBJÉQ à devoir vivre avec cette réalité annuelle frustrante, mais il faut reconnaître que ces deux joueurs vedettes vont leur manquer pour la portion la plus importante de la saison.

«Je suis content d’avoir eu une dernière chance de jouer avec mes chums contre la meilleure équipe de la ligue en plus, mais ça me laisse un goût amer de quitter l’équipe maintenant. Nous avons travaillé fort toute la saison pour développer une bonne chimie d’équipe. Nous y étions et c’est plate de partir avant les séries», a raconté Marcel-Maxime Lacasse, mieux connu par son surnom de BB.

Rémi Patry amorcera ses études collégiales le 20 août et il se présentera en Floride avec ses parents une semaine avant. Pour lui, c’est un sacrifice nécessaire s’il veut réaliser son rêve de jouer au baseball professionnel.

«Mes trois ou quatre dernières années de baseball ont été consacrées pour arriver à cette étape. J’ai travaillé fort pour ça et. c’est excitant», a dit celui qui a été recruté pendant une tournée de l’ABC en Floride et en Caroline du Nord l’année dernière.

Même s’il quitte le «HV» avant le début de ses séries, Patry dit avoir savouré la meilleure saison de l’histoire de la franchise.

«Je ne pouvais pas demander mieux. Nous avons gagné en masse. Nous avions une bonne gang. J’ai passé un très bel été.»

Malgré le vide créer par son départ, Lacasse croit toutefois que le «HV» a les ressources pour viser un championnat.
«J’ai confiance que l’équipe va pouvoir se débrouiller sans Rémi et moi. Il reste encore de bons joueurs d’impact dans cette équipe et certains joueurs ont la capacité de nous remplacer dans nos rôles.»

BB Lacasse s’est surtout dit fier de constater la maturité acquise par le Hull-Volant cette année.

«Nous avions un nouveau coach. Nous avons commencé l’année lentement, puis il y a eu ce discours que j’ai préparé avec les coachs qui a semblé nous ramener sur le bon chemin. Nous avons commencé une grosse série victorieuse après et je suis vraiment content de ça», a dit le receveur numéro un du club.

Mathieu Joly fera appel au lanceur Sébastien Simard et au receveur Jacob Clément pour venir en aide à son équipe pendant les séries. Les deux Gatinois ont joué avec les équipes du Québec des moins de 16 et 18 ans cet été.

Gignac prêté à Montréal

La LBJÉQ va faire une pause la semaine prochaine pendant la tenue du Championnat canadien de baseball des moins de 21 ans.

Les Orioles de Montréal, champions de la saison régulière, représenteront le Québec pour ce tournoi disputé à St. Thomas en Ontario et ils ont recruté le lanceur/joueur d’avant-champ Zakary Gignac pour leur donner un coup de main.

Gignac obtiendra au moins un départ au monticule pendant le championnat national en plus de voir du temps de jeu comme joueur de position.

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Coupe Rogers

Auger-Aliassime perd un duel enlevant

TORONTO — Daniil Medvedev a réussi à gâcher la fête de Félix Auger-Aliassime au bout d’une longue soirée retardée par la pluie, mercredi à la Coupe Rogers de Toronto.

Le natif de L’Ancienne-Lorette espérait bien célébrer ses 18 ans en accédant au troisième tour de la Coupe Rogers, mercredi à Toronto. Le Russe de 22 ans a toutefois déjoué ses plans en l’emportant 3-6, 6-4 et 7-6 (7). 

Dans un marathon en dents de scie de 2 heures et 36 minutes, Medvedev a finalement gagné sur sa troisième balle de match, quand Auger-Aliassime a envoyé la balle dans le filet. La rencontre a pris fin un peu après minuit, mais la foule a tout de même chanté «Bonne fête» en retard à la jeune sensation alors qu’il quittait le court central.

Classé 133e au monde, Auger-Aliassime s’était payé le Français Lucas Pouille, 18e raquette mondiale, lors du premier tour. Cette fois, il s’est fait montrer la sortie par un joueur occupant le 68e rang mondial. Le Québécois a gaspillé des avances de 4-1 en troisième manche et de 4-1 dans le bris d’égalité.

Shapovalov gagne

Parmi les quatre Canadiens en lice mercredi, seul Denis Shapovalov (26e mondial) a remporté son duel. Le favori local a battu 6-3 et 7-5 l’Italien Fabio Fognini (14e), grâce notamment à neuf as et quatre bris.

Le match a commencé après plusieurs heures de retard en raison de la pluie et a aussi été interrompu au cours du premier set. Shapovalov n’a pas caché sa déception quand il a appris que son match était déplacé sur le court secondaire, même si ç’a peut-être joué en sa faveur en fin de compte.

«Je sais que plusieurs amis devaient venir m’encourager et que plusieurs partisans avaient hâte de me voir sur le court central», a dit Shapovalov, qui a grandi à Richmond Hill, en Ontario.  «Mais la foule a été incroyable et m’a beaucoup aidé. Je ressentais l’énergie en raison de la configuration plus intime et je crois aussi que ç’a dérangé Fognini vers la fin.»

Shapovalov a obtenu trois bris au deuxième set, comblant un retard de 0-4. Son prochain rival sera Robin Haase (39e), tombeur du Russe Mikhail Youzhny, 7-5 et 6-2. Plus tôt cette saison à Rome, le Canadien de 19 ans a remporté son unique duel contre le Néerlandais. 

Un autre Ontarien, Milos Raonic, a baissé pavillon 7-6 (4), 4-6 et 6-1 contre une vedette montante, Frances Tiafoe, 41e au classement mondial, une douzaine de rangs derrière le Canadien. L’Américain a fait fi des 20 as de Raonic. «J’ai simplement mal joué. Je me pressais trop au service, je ne prenais pas le temps nécessaire et j’étais trop prévisible. Et  Tiafoe a levé son jeu d’un cran. Il a bien fait.»

En début de journée, le quadruple champion Novak Djokovic avait disposé 6-3 et 6-4 de l’Ontarien Peter Polansky (121e). Le Serbe de 31 ans a réussi 7 as et n’a concédé aucune balle de bris.

«J’ai bien servi dans les moments importants, quand j’avais besoin de ma première balle,» a analysé Djokovic, qui a désormais remporté 21 de ces 24 derniers matchs.  Avec AFP

Coupe Rogers

Françoise Abanda éliminée au deuxième tour

MONTRÉAL — Si Françoise Abanda avait le moral dans les talons après son match de mercredi sur le court central du Stade IGA, les propos de celle qui ne lui a donné aucune chance de se mettre en valeur pourraient servir de baume.

Vingt-quatre heures après avoir servi une performance de haut niveau contre la Belge Kirsten Flipkens, Abanda n'a tout simplement pas fait le poids face à l'Américaine Sloane Stephens, qui l'a emporté 6-0, 6-2 en seulement 80 minutes.

Dernière Canadienne en lice dans le tableau du simple féminin, Abanda a été incapable de maintenir l'élan qui lui avait permis d'éliminer Flipkens en deux manches plutôt rapides mardi après-midi. Il faut dire que se mesurer à la 47e joueuse mondiale, comme Flipkens, puis affronter celle qui pointe au troisième échelon, comme c'est le cas de Stephens, représentent des mandats bien différents.

«C'est une très bonne joueuse qui a battu des top 10. C'est sûr que j'aurais voulu mieux faire, mais elle a très bien joué», a analysé Abanda, qui a plus tard perdu son match de double avec l'Allemande Tatjana Maria, 6-4, 6-4 contre la Chinoise Zhaoxuan Yang et la Taïwanaise Hao-Ching Chan.

Malgré tout le talent de Stephens, Abanda considère qu'elle a mal attaqué ce duel.

«Si j'avais à rejouer le match, j'essaierais d'imposer mon jeu dès le début. Je pense que j'ai été un peu trop sur la défensive et je lui ai permis de trop me bousculer. Ça vient avec l'expérience. Je ne l'avais jamais jouée, alors je ne savais pas à quoi m'attendre. Pour me donner un peu plus de chance, j'aurais voulu imposer mon jeu un peu plus.»

Les deux premiers jeux d'Abanda à son service allaient donner une petite idée de l'allure qu'allait prendre l'affrontement. Chaque fois, la Montréalaise de 21 ans, 191e au monde, a inscrit les deux premiers points; chaque fois, elle a vu Stephens récolter les quatre suivants.

Abanda a été plus coriace lors du cinquième jeu de la manche initiale, qui a duré presque dix minutes. L'Américaine de 25 ans a eu besoin de sept balles de bris avant de se donner un coussin de 5-0. Elle a bouclé le premier set en 32 minutes.

Rien n'a changé au début de deuxième set alors que Stephens a inscrit les dix premiers points. Abanda a finalement brisé la glace lors du troisième jeu grâce à un joli coup droit en décroisé, après lequel elle a levé les deux bras en l'air en signe de triomphe.

«Je ne voulais pas perdre le deuxième encore 6-0. Je venais de gagner un premier jeu, c'était une petite célébration», a-t-elle expliqué en rigolant.

Abanda a bien ajouté un bris de service au sixième jeu, mais elle a perdu son service aussitôt après, puis le match lors du jeu suivant.

Un besoin d'expérience

Malgré l'aisance de sa victoire, Stephens a bien pris soin de ne pas écraser sa rivale en conférence de presse, après l'avoir fait sur le terrain.

«Je pense qu'elle est une très bonne joueuse. Honnêtement, elle est jeune. De toute évidence, elle a besoin de plus d'expérience, de jouer plus souvent à ce niveau. Ça vient seulement avec le temps. Ça nous arrive à nous toutes, alors je ne pense pas qu'il y a de quoi trop s'inquiéter, a d'abord déclaré la championne en titre des Internationaux des États-Unis.

«Elle continuera de s'améliorer tant et aussi longtemps qu'elle écoute ses entraîneurs et qu'elle fait ce qu'elle doit faire: travailler fort et s'amuser. Je ne crois pas qu'elle devrait être inquiète; elle est sur la bonne piste», a ajouté Stephens, qui s'est toutefois abstenue de commenter les aspects de son jeu qu'Abanda doit améliorer pour grimper au classement.

«C'est gentil de sa part, a commenté Abanda lorsque mise au courant des commentaires de l'Américaine. Elle m'a bien joué, elle m'a joué intelligemment. De mon côté, j'aurais voulu mieux faire, tout simplement et essayer d'approcher le match différemment.»

Stephens, qui disputait seulement un quatrième match depuis sa défaite en finale des Internationaux de France, s'est par ailleurs dite satisfaite de son jeu et d'avoir fait fi des gouttes de pluie qui tombaient sur le court et... des insectes qui l'ont entouré pendant une bonne partie du match.

«Dans les circonstances, je pense avoir bien joué. Quand on affronte quelqu'un d'ici, ce n'est pas facile c'est certain. Je pense avoir bien réagi au délai après le premier set, et j'ai bien géré les insectes. On aurait dit un blizzard de maringouins qui sont venus de nulle part. Je n'avais jamais vu quelque chose de si dégoûtant! Ç'a été plus difficile à supporter que les gouttes de pluie. J'avais l'impression que tout ce qui me tombait dessus, c'étaient des maringouins!»

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BREF PASSAGE DE KERBER

Angelique Kerber s’est présentée à Montréal avec le plus grand nombre de victoires sur le dur (21) et toutes surfaces confondues (39) sur le circuit de la WTA cette saison. Mercredi, elle a donné l’impression de jouer dans du sable mouvant.

Erratique du début à la fin, Kerber a été éliminée dès son premier match du tournoi, 6-4, 6-1 face à la Française Alizé Cornet.

Alors qu’elle avait dû revenir de l’arrière pour éliminer Tatjana Maria, mardi, Cornet a profité du jeu irrégulier de la quatrième tête de série pour l’emporter en 1h25 et mériter son billet pour le troisième tour. Elle affrontera l’Australienne Ashleigh Barty (15e), qui a défait la Belge Alison Van Uytvanck — gagnante de la Coupe Banque Nationale à Québec en 2017 — 7-6 (7), 6-2.

C’était la première fois que Corbet battait une joueuse classée dans le top 5 cette saison.

«Elle vient de gagner Wimbledon et elle connaît une saison remarquable. Ça m’apporte beaucoup de confiance pour le reste des tournois préparatoires à l’Omnium des États-Unis. Il faut être sommet de sa forme pendant quatre semaines. Ça commence très bien pour moi», a déclaré la Française après la rencontre.

Kerber n’avait pas joué depuis son triomphe sur la pelouse de Wimbledon il y a plus de trois semaines, et elle a paru rouillée.

«Ce n’est jamais facile de changer de surface, a-t-elle noté en point de presse. J’aurais eu besoin d’un peu plus de temps, de plus de matchs et de séances d’entraînement pour m’habituer à la surface dure. Je pense aussi avoir commis trop d’erreurs lors des moments importants, et elle a joué avec constance du premier au dernier point.»

Dans un autre duel à l’issue étonnante, la Néerlandaise Kiki Bertens a facilement éliminé la Tchèque Karolina Pliskova (9e) 6-2, 6-2.

L’élément surprise de ce match aura été la médiocre prestation de Pliskova au service, elle qui est reconnue comme étant la meilleure à ce chapitre sur le circuit de la WTA. Contre Bertens, toutefois, elle n’a gagné son service qu’une seule fois en huit tentatives, inscrit aucun as et commis huit doubles fautes.

Les choses ont été beaucoup plus simples pour Maria Sharapova, qui a éliminé sa compatriote Daria Kasatkina (12e) en deux petites manches de 6-0, 6-2 en 76 minutes. Sharapova a réalisé cinq bris de service et a sauvé les six balles de bris axquelles elle a fait face.

L’Ukrainienne Elina Svitolina (5e) a aussi atteint le troisième tour, mais dans des circonstances plutôt tristes. Le match s’est terminé lorsque la Roumaine Mihaela Buzarnescu a subi une grave blessure à la cheville droite lors du troisième set alors que Svitolina menait 4-3 et 40-15. Buzernescu a quitté le court Banque Nationale en pleurs, dans un fauteuil roulant.

Coupe Rogers

Bouchard gagne en double, Auger-Aliassime et Shapovalov éliminés

MONTRÉAL ET TORONTO — Eugenie Bouchard peut souffler un peu. La Québécoise a amorcé son parcours en beauté à la Coupe Rogers, lundi.

Bouchard et sa coéquipière Sloane Stephens ont défait la Canadienne Gabriela Dabrowski et la Chinoise Yifan Xu 6-4, 4-6, 10-6 en première ronde du tournoi de double.

«C’est certain que gagner un match, n’importe quelle sorte de match, ça reste une victoire, a déclaré Bouchard en conférence de presse. Chaque victoire donne beaucoup de confiance.»

Il s’agissait de la première victoire de Bouchard en sept matchs de double cette année.

Malgré ce gain, rien n’est gagné d’avance pour la vedette du tennis canadien, qui fera ses débuts en simple face à la Belge Elise Mertens (no 14), semi-finaliste aux Internationaux d’Australie en janvier et récipiendaire de trois titres sur le circuit de la WTA cette saison.

«Je dirais qu’elle [la victoire] n’enlève pas la pression, mais c’est une bonne préparation», a admis Bouchard, qui pointe actuellement en 129e rang du classement mondial.

Le duo composé de Bouchard et Stephens a réussi à se tailler une place au deuxième tour en faisant fi des cinquièmes têtes de séries.

Après s’être emparées du premier set aisément, Bouchard et Stephens ont dû trimer dur lors de la deuxième manche contre des adversaires coriaces, qui ont forcé la tenue du super bris d’égalité.

Au second tour, le duo nord-américain affrontera le gagnant du duel opposant Kristen Flipkens et Daria Gavrilova aux Canadiennes Carson Branstine et Rebecca Marino.

Malgré ses bonnes performances au cours du duel, Bouchard est demeurée réaliste quant au défi qui se dresse devant elle et ne souhaite pas se mettre davantage de pression sur les épaules.

«J’ai l’impression que vous ne cessez d’accroître les attentes envers moi, a scandé Bouchard, lorsqu’elle a été questionnée par rapport à la confiance que lui a procuré ce gain. C’est une victoire, c’était un match de double au lieu d’une pratique et c’est pourquoi j’ai choisi de jouer en double. Mais demain est un autre jour et je devrai me battre pour voir ce qui se passera.»

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LES JEUNES CANADIENS VAINCUS

Les jeunes Canadiens Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov ont peut-être été battus, mais ils n’ont pas été intimidés par le duo «Djokerson», lundi au premier tour de double de la Coupe Rogers de Toronto.

Auger-Aliassime et Shapovalov faisaient face à tout un défi, alors qu’ils affrontaient Novak Djokovic et Kevin Anderson, respectivement champion en titre et finaliste à Wimbledon, le mois dernier. «Notre niveau de jeu était bon; nous n’étions pas intimidés», a assuré Shapovalov après la défaite de 6-3 et 6-2.

«J’ai dit à Félix avant la rencontre : “Amusons-nous ce soir, savourons le moment, et nous verrons comment le match se déroulera”», a relaté Shapovalov. «C’est merveilleux de pouvoir jouer contre ces gars-là», a renchéri Auger-Aliassime.

Shapovalov et Auger-Aliassime, qui ont déjà joué en double ensemble chez les junior, ont commencé le match en force avant que Djokovic et Anderson n’ouvrent la machine. Ils ont brisé Anderson pour prendre les commandes 2-0, au grand plaisir de la foule partisane. Mais l’équipe surnommée «Djokerson» à la suite d’un concours orchestré par Djokovic sur son compte Twitter plus tôt en journée a ramené le pointage à 2-2 avant de prendre les commandes 5-3. Les deux bris se sont produits aux dépens du Québécois.

«Ouais, j’ai éprouvé quelques ennuis avec ma première balle au début du premier set», a reconnu Auger-Aliassime. «Et je joue contre le meilleur retourneur du circuit, donc je savais qu’il allait effectuer quelques bons retours. Je crois que nous n’étions peut-être pas aussi efficaces qu’eux au filet pour convertir les points, mais c’est tout.»

Auger-Aliassime confiant

Shapovalov et Auger-Aliassime pourront toutefois se reprendre en simple. L’Ontarien, qui pointe au 26e échelon mondial, est le meilleur joueur canadien en lice à la Coupe Rogers. Il occupe le 143e rang avant le tournoi de l’an dernier. Le tennisman de 19 ans entreprendra son parcours en simple mardi contre le Français Jérémy Chardy.

Auger-Aliassime, qui célébrera son 18e anniversaire mercredi, est 134e. Il disputera son premier match dans le tableau principal mardi contre le Français Lucas Pouille. «Mis à part le match de double aujourd’hui, je joue du bon tennis depuis quelques mois», a souligné le natif de L’Ancienne-Lorette. «J’ai remporté quelques matchs, donc je suis confiant à la veille de mon entrée en scène en simple.»

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