La nouvelle du retrait du FC Dallas du tournoi de relance de la MLS, lundi, a rappelé que la COVID-19 demeure un ennemi coriace, même dans un environnement où toutes les précautions sont prises et ce, deux fois plutôt qu'une.
La nouvelle du retrait du FC Dallas du tournoi de relance de la MLS, lundi, a rappelé que la COVID-19 demeure un ennemi coriace, même dans un environnement où toutes les précautions sont prises et ce, deux fois plutôt qu'une.

Au lendemain du retrait du FC Dallas, Piette tâche de ne pas trop s'inquiéter

La nouvelle du retrait du FC Dallas du tournoi de relance de la MLS, lundi, a rappelé que la COVID-19 demeure un ennemi coriace, même dans un environnement où toutes les précautions sont prises et ce, deux fois plutôt qu'une.

Samuel Piette essaie néanmoins de ne pas trop s'inquiéter et assure que les choses se passent bien au sein de l'Impact de Montréal, dans un contexte où le tournoi regroupe maintenant 25 formations au lieu des 26 composant les cadres de la ligue.

Si rien ne change, l'Impact croisera le fer avec le Revolution de la Nouvelle-Angleterre dans le premier match du groupe C, jeudi soir, à 20h.

La décision d'exclure le FC Dallas, prise par les dirigeants de la MLS à la suite de l'annonce que dix de ses joueurs avaient obtenu des résultats positifs à des tests de dépistage au coronavirus, n'a quand même pas laissé Piette et ses coéquipiers indifférents.

«Évidemment, on lit ce qui s'écrit, on entend ce qui se dit, que le FC Dallas était lourdement touché par la COVID-19. C'est une équipe parmi toutes les équipes présentes ici. Je pense que Dallas est peut-être un cas spécial», a d'abord déclaré Piette lors d'une vidéoconférence matinale en direct d'Orlando.

«Oui, nous entendons parfois qu'il y a d'autres cas chez les autres équipes. Ce n'est pas nécessairement confirmé, il y a beaucoup de rumeurs. Pour notre part, nous l'équipe, c'est sûr qu'on est inquiet par rapport à ça mais en même temps, nous n'avons pas été en contact avec Dallas. Nous passons des tests à chaque deux jours, nous avons été testés hier. Donc, tout semble correct pour nous.

«On ne s'en fait pas jusqu'à temps qu'il y ait quelques cas parmi notre équipe. Mais nous faisons, dans la mesure du possible, le mieux que nous pouvons pour rester loin de ce virus-là, de ne pas être infecté et ne pas infecter les autres. Jusqu'à présent, ça se passe relativement bien pour nous», a ajouté le milieu de terrain de l'Impact.

En plus de tenter d'éviter un ennemi invisible, les joueurs de la MLS se préparent pour un tournoi inhabituel, dans un contexte qui l'est tout autant. Par exemple, les séances d'entraînement ont souvent lieu tôt le matin ou en soirée, et aucune n'est permise entre midi et 19h, selon les informations que Piette dit posséder.

«Je dis relativement bien parce que ce ne sont pas les conditions idéales. S'entraîner à 8h, personnellement depuis mon arrivée au club, nous n'avons jamais fait ça. C'est très, très tôt. Je sais qu'il faut s'adapter. Mais même à 8h du matin, tu arrives sur le terrain et il fait déjà 30 degrés, c'est assez difficile», a affirmé Piette.

Aussi, lorsqu'ils ne sont pas à l'entraînement, les joueurs restent plus souvent qu'autrement à l'intérieur de leur «bulle» physique.

«Je ne me tiens pas avec des joueurs d'autres équipes pour le plaisir de la chose. J'essaie de rester loin de ça. Je sais que ça pourrait être difficile quand vous avez des amis au sein d'autres clubs, mais c'est correct. Nous passons du temps dans notre chambre. Nous avons un étage complet pour notre équipe, nous avons un salon des joueurs où nous pouvons jouer aux cartes, au ping-pong et autres choses du genre. Je sais que certains ont des Play Stations et jouent ensemble dans leur chambre sur Internet.

«Nous réussissons à passer du temps ensemble et c'est bon pour la chimie et l'unité, parce que nous avons été trois mois sans nous voir. Nous sommes contents d'être ensemble. Ça ressemble à un tournoi d'avant-saison, nous sommes toujours ensemble et c'est plaisant.»

Impossible prédiction

Le hasard veut que l'Impact a disputé l'un de ses deux seuls matchs du calendrier 2020 de la MLS contre le Revolution, le 29 février, au Stade olympique. Un but tardif de Maximiliano Urruti avait procuré à la troupe de Thierry Henry un gain de 2-1 lors de l'ouverture locale de l'Impact.

Là encore, Piette et ses coéquipiers sont confrontés à une situation inhabituelle.

«Depuis quatre mois, c'est possible que leur tactique ait complètement changé, a souligné Piette. Nous ne pouvons pas faire vraiment de vidéos pour observer un peu les équipes adverses. C'est donc vraiment de bien se concentrer sur nous, de bien travailler et de faire le maximum sur le terrain quand le tournoi va commencer pour essayer de passer aux phases finales.»

Malgré ce contexte, malgré aussi, l'éloignement de sa conjointe enceinte qui est demeurée dans la région de Montréal, Piette avoue qu'il a hâte que le tournoi commence. Mais surtout, ne lui demandez pas de prédire un vainqueur.

«Nous sommes complètement dans l'inconnu. Un tournoi dans un format de sept matchs au maximum, avec trois de phase de groupes, c'est un tournoi qui va extrêmement vite. Personnellement, chaque année, ça me prend environ deux à trois matchs pour trouver mon rythme, à retrouver mes repères. C'est possible que l'on affronte une équipe qui est sous un mauvais jour, et le match d'après, c'est nous qui sommes sous un mauvais jour. Ça va extrêmement vite. C'est impossible pour moi de prédire qui a les meilleures chances. Je pense qu'on part tous avec les mêmes cotes.»