Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Nick Arbuckle
Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Nick Arbuckle

Arbuckle tisse des liens en attendant un retour en 2021

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
À défaut de lancer un ballon à un receveur ou esquiver un plaqué d’un adversaire de 300 livres, Nick Arbuckle se promène à quatre pattes ces jours-ci dans le salon chez lui à Ottawa.

«Notre fille est sur le point de ramper. Donc j’essaie de lui montrer comment y arriver», relate le quart-arrière du Rouge et Noir qui est devenu papa pour la première fois au printemps.

«C’est du bon temps en famille», précise-t-il.

Arbuckle participait jeudi à une conférence de presse virtuelle de la Ligue canadienne de football (LCF) dans le cadre de sa semaine «Célébrons la coupe Grey». Chacune des neuf équipes avait un représentant.

Le Rouge et Noir aurait pu déléguer le receveur Brad Sinopoli ou le maraudeur Antoine Pruneau, deux des joueurs ayant le plus d’ancienneté. Mais il a opté pour Arbuckle, qui devait être le nouveau visage de la franchise en 2020.

Le quart américain de la Californie avait été obtenu via une transaction en janvier des Stampeders de Calgary. Il a ensuite accepté un lucratif pacte de deux ans.

En raison de la COVID-19, sa première saison a été passée surtout à s’entraîner en solitaire dans sa cour arrière et participer à des visioconférences avec ses coéquipiers éparpillés un peu partout en Amérique du Nord. Des relations ont tout de même pu être forgées au fil des derniers mois.

«J’ai échangé des appels et des textos avec plusieurs gars, dont R.J. Harris. Il a aussi une jeune fille comme moi. Il m’a refilé quelques conseils de papa», relate Arbuckle en parlant du receveur du Rouge et Noir.

«Il m’a averti que ma fille va me coûter cher plus tard. Qu’elle me mènera par le bout de son petit doigt, que je serai incapable de lui dire non.»

Nick Arbuckle s’amusait à raconter le tout. Un des rares joueurs avec lequel il a pu s’entraîner à Ottawa lorsque les mesures le permettaient en 2020? Antoine Pruneau, qui est aussi devenu papa au printemps.

«Nous nous parlons souvent. Il me demande parfois la bonne prononciation en anglais de certaines expressions!»

Antoine Pruneau

Ce qu’on a appris de sa part durant la trentaine de minutes?

Que le nouveau quart a commencé à assumer un rôle de leader chez le Rouge et Noi.

«Je fais partie d’une ligue de jeux vidéo avec plusieurs gars de l’équipe. Ça aide à bâtir de belles amitiés. On fait ce qu’on peut malgré la distance qui nous sépare!» 

À l’image des partisans, Arbuckle a pris connaissance des propos du commissaire de la LCF en début de semaine. Randy Ambrosie répétait être optimiste au sujet de la tenue d’une saison 2021. Sauf qu’il était vague sur les détails entourant les divers scénarios sur la table.

«Il faut partager cet optimisme. La ligue doit revenir au jeu si elle veut assurer sa survie, affirme le quart âgé de 27 ans.

«J’ignore à quoi va ressembler la prochaine saison. Personne ne sait où cette pandémie se dirige dans les quatre à cinq prochains mois, ce qui arrivera avec les vaccins (...) Il faut toutefois s’assurer que nous avons un plan pour toutes les possibilités qui peuvent survenir au printemps.»

Arbuckle, lui, va s’assurer d’arriver prêt à un éventuel camp d’entraînement après une pause d’un an loin de la compétition. «S’assurer que le corps soit en mesure d’affronter toutes ses répétitions», précise-t-il.

«Je crois que cet arrêt d’un an à soigner de vieilles blessures, à ne pas encaisser de coups, permettra aux joueurs d’être frais comme jamais. Je pense que la qualité du jeu en 2021 sera même meilleure. Des joueurs vont éclore.»

Finalement, il y a peut-être un individu plus optimiste que le commissaire dans la LCF. Et il se trouve à Ottawa.