Antoine Coupland
Antoine Coupland

Antoine Coupland: «Au niveau tactique, je dois évoluer»

Antoine Coupland n’est pas pressé.

Chaque matin, un de ses parents le reconduit jusqu’à Manotick, pour qu’il puisse s’entraîner avec ses coéquipiers.

L’adolescent de Chelsea devait vivre en 2020 sa première «vraie» saison complète à titre de joueur de soccer professionnel.

Comme tous ses coéquipiers de l’Atlético d’Ottawa, il vit dans l’incertitude. À défaut de pouvoir affronter les autres clubs de la Première ligue canadienne de soccer dans une vraie compétition, il doit se contenter des séances d’entraînement.

«Être un joueur de soccer professionnel, c’est quand même bien», a-t-il insisté, mardi, quand on l’a stoppé à sa sortie du terrain.

«Je suis encore jeune. J’ai 16 ans», rappelle-t-il.

Il est vrai que la situation est différente, pour lui.

Les autres joueurs de l’Atlético gagnent leur vie grâce au soccer. Chaque saison perdue, pour eux, peut devenir très coûteuse.

À son âge, Coupland veut surtout accumuler les expériences qui lui permettent de grandir et d’apprendre.

«Honnêtement, cette saison, je n’ai pas vraiment d’attentes envers moi-même. Mon principal but, c’est de m’améliorer. Je travaille chaque jour avec coach Mista. Tout le staff technique m’aide.»

«Au niveau tactique, je dois évoluer. Je dois développer mon intelligence sur le terrain. Je dois améliorer certaines choses techniquement, aussi. Je travaille sur plein de petits détails qui feront de moi un meilleur joueur sur le terrain.»

Coupland peut aussi parfaire son apprentissage, à la maison, en suivant les activités des ligues professionnelles qui ont repris leurs activités, ailleurs, sur la planète.

«Je regarde du soccer tout le temps. En ce moment, c’est mon passe-temps favori», affirme-t-il.

«En ce moment, je regarde beaucoup de matches de la Premier League. Je regarde la Bundesliga et Alphonso Davies. Je regarde la MLS, aussi. Ça, c’est un modèle intéressant. Ça pourrait potentiellement ressembler à notre modèle, pour le futur.»

Les clubs de la meilleure ligue nord-américaine sont réunis à Orlando, en Floride. L’Impact de Montréal et le Toronto FC croiseront le fer, jeudi, dans le cadre du tournoi MLS is Back.

Les clubs de la Première Ligue canadienne gardent espoir qu’un tournoi similaire soit organisé. Les dirigeants les plus optimistes s’attendaient à ce qu’une entente soit conclue la semaine dernière.

Aux dernières nouvelles, l’Île-du-Prince-Édouard et l’île de Vancouver étaient toujours en lice, comme milieux hôtes.

«J’y crois, dit Antoine Coupland. Tout le monde travaille fort pour qu’on puisse vivre ce retour au jeu.»

«J’ai mon maillot. Je me vois déjà avec mes coéquipiers. J’espère que je serai en mesure d’aider mon équipe à gagner.»