Le boxeur franco-ontarien Louisbert Altidor sait peu de choses de son prochain adversaire. Mais il ne s'inquiète pas.

Altidor affrontera le «Pitbull»

Louisbert Altidor venait de compléter son dernier quart de travail dans un hôtel de Montréal avant son prochain combat.

Le boxeur franco-ontarien originaire d’Ottawa affrontera le Mexicain Joan Alcaraz, jeudi soir, au Casino de Montréal. Un affrontement présenté en sous-carte de la finale mettant en vedette Oscar Rivas.

Alcaraz est invaincu en six combats. On le surnomme le «Pitbull» dans son pays.

«En plus, il a de l’air d’un pitbull», lance Altidor au bout du fil.

Ce dernier en sera à un 10e combat chez les pros. Il montre une fiche de 7-2 et 3 K.O.

À sa dernière sortie le 15 mars, Altidor avait vaincu Genaro Ortiz par knock-out au quatrième round.

«Ma performance, je ne l’avais pas aimé. Sur mon premier jab, j’ai vu ses yeux (Ortiz) rouler vers l’arrière. Par la suite, il essayait de me coller au lieu d’échanger avec moi. Je l’ai trop laissé m’accrocher au lieu de jouer de distance. Ça aurait dû finir plus tôt.»

Le super poids moyen âgé de 31 ans se dit heureux de remonter si vite dans le ring. C’est la première fois qu’il échangera des coups avec un adversaire après une si courte pause.

«Les choses commencent à bouger ! Avant, il fallait que j’attende cinq ou six mois avant de me battre à nouveau. Je veux rester actif, a soutenu Louisbert Altidor.

«J’aimerais bien me battre cinq ou six fois cette année. Je veux dépasser les 12 combats, me retrouver dans un combat de 10 rounds. À partir de ce moment-là, ça va devenir intéressant pour moi. Je pourrais recevoir un appel pour disputer un combat pour une ceinture mineure... Ma carrière pourrait alors prendre son envol.»

Mais dans les prochains jours, son attention sera portée sur Alcaraz, qui n’a jamais boxé à l’extérieur du Mexique. Altidor le connaît peu. Il a vu quelques vidéos. C’est tout.

Ça ne l’inquiète pas.

«Je mets les gants à l’entraînement contre quasiment tous les pros à Montréal. David Lemieux, Shakeel Phinn, Oscar Rivas, Eleider Alvarez. J’ai vu tous les styles. Je pense que la qualité des boxeurs est plus élevée ici qu’au Mexique, a-t-il dit.

«Je vais être en mesure de m’ajuster. Il (Alcaraz) semble être capable de bien cogner et de mettre de la pression. Mais moi, je suis capable de boxer autant à l’intérieur que de l’extérieur. Je vais pouvoir montrer une facette différente de ma boxe aux amateurs.»

L’affrontement est prévu pour huit rounds.

Un total de six combats meublera ce gala organisé par le Groupe Yvon Michel (GYM). En plus de Rivas et Altidor, on retrouvera notamment sur le ring durant la soirée les Christian Mbili (8-0, 8 K.O.), Yan Pellerin (1-0) et Terry Osias (3-0, 1 K.O.).

LE RENDEZ-VOUS RATÉ DE LEBLANC

Sa première ceinture chez les professionnels en arts martiaux mixtes devra attendre.

Julien Leblanc devait se battre pour le titre canadien des poids moyens, il y a neuf jours, à Moncton. Mais il n’a pas jamais pu affronter l’Acadien Christien Savoie en finale de ce gala.

« Pour des raisons administratives médicales hors de mon contrôle », a expliqué Leblanc, qui a été forcé de céder sa place à un autre combattant, la veille de la pesée officielle.

Une semaine plus tard, on sent encore sa déception. « C’est plate en maudit... Ç’a été une semaine très difficile », a-t-il avoué.

Leblanc, qui assure être en santé, se préparait en vue de cette sortie depuis janvier dernier. Il espérait qu’une victoire lui ouvre les portes de l’UFC.

Ce n’est que partie remise.

Julien Leblanc

La puissante organisation aurait encore les yeux sur lui.

En fait, Leblanc se croise les doigts. Des discussions auraient lieu avec un promoteur de l’Ouest canadien afin de l’opposer à un ancien pugiliste de l’UFC, Matt Dwyer.

Un combat qui aurait lieu le 8 juin à Fort McMurray.

« Il a une fiche de 10-4, dont trois défaites dans l’UFC. Il a beaucoup d’expérience. Il fait 6’4’’. Ça serait un très gros test », a reconnu Leblanc.

Ce dernier se montre toutefois prudent. Pas question de s’emballer trop vite.

Dans le monde des sports de combat, il y a toujours des surprises. Parfois de belles. Et tantôt des moins plaisantes.

Pour l’instant, Dwyer s’avère un « adversaire potentiel ».

« J’espère bien me battre à nouveau d’ici le milieu de l’été », a avoué Julien Leblanc.

La dernière sortie du produit du club Patenaude remonte au 10 novembre 2017. Il avait obtenu sa cinquième victoire en autant de sorties chez les pros. Trois gains ont été obtenus par soumission et deux par knock-out.

« Ça fait déjà cinq mois. J’ai bien hâte de remonter dans la cage... très hâte. »