Alex Harvey complétera sa tournée européenne en effectuant des escales à Drammen, en Norvège, le 12 mars, et à Falun, en Suède, les 16 et 17 mars.

Alex Harvey termine cinquième du 50 km à Oslo

OSLO — À sa dernière présence au départ de l'épreuve-reine de la discipline, Alex Harvey a terminé en cinquième position du mythique 50 km d'Holmenkollen, à Oslo, samedi, n'étant devancé que par quatre fondeurs russes, dont les deux l'ayant privé d'une médaille aux Jeux olympiques de PyeongChang.

Chaque course se veut désormais particulière pour celui qui prendra sa retraite après la Coupe du monde de Québec, les 22, 23 et 24 mars. Après ce week-end à Oslo, il passera pas Falun, en Suède, la semaine prochaine, dernier arrêt avant le retour à la maison.

«Je commence un peu à penser que la fin approche, mais je ne suis pas encore nostalgique. Je suis quand même content que les trois dernières étapes de la Coupe du monde aient lieu à des endroits importants pour moi, soit Oslo, Falun et Québec», confiait Harvey, quelques heures après son effort de deux heures, 23 minutes et 54,4 secondes.

Il a terminé à 4,6 secondes du vainqueur, Alexander Bolchunov, qui a pris la tête du classement général, et à 2,6 de la troisième place détenue par Andrey Larkov, qui avait mérité la médaille de bronze au 50 km de PyeongChang où Harvey avait obtenu une quatrième place crève-coeur. Maxim Vylegzhanin a fini deuxième.

«Chaque fois que tu es proche du podium et qu'il y a quatre Russes devant toi, c'est difficile... Il s'agit de mon meilleur classement en distance cette saison, en classique en plus, où c'est plus dur. C'est aussi l'un de mes meilleurs résultats à vie, ici, alors ce fut une journée satisfaisante et spéciale, car c'était ma dernière fois, à Holmenkollen, mais c'était aussi le dernier 50 km de ma carrière.»

Harvey avait déjà fini 5e et 6e sur ce parcours le plus relevé du circuit. Il avait remporté la médaille de bronze à ce 50 km en 2009, présenté pour l'occasion à Trondeim, aussi en Norvège.

«Avec Louis [Bouchard, son entraîneur], on réalisait que ce 50 km était l'un de mes trois meilleurs, avec ceux de 2009 et de 2018, aux Jeux. Et deux fois sur trois, je n'ai pas fait de podium», constait-il.

Harvey, les quatre Russes et le Norvégien Sundby ont distancé le peloton au 45e km. Il pensait alors le podium accessible. Avec 400 mètres, le quatuor russe l'a cependant distancé, voyant la tribune d'honneur s'éloigner.

«Avec les Russes, il y aura toujours un petit doute avec ce qu'on a vu et lu, mais à un moment donné, il faut aussi être capable de mettre les choses en perspectives et être satisfait de nos performances», disait-il.

Avant de revenir à Québec, Harvey s'arrête à Falun, village suédois où il a remporté sa première victoire en carrière, 25 ans après celle de son père (Pierre Harvey) au même endroit. Oslo, Falun, Québec, difficile à battre comme fin de parcours.

«Ça adonne que je suis bon en mars, c'est à ce moment-ci de l'année que je réalise souvent mes meilleures performances, ça explique pourquoi j'ai eu du succès à Oslo, à Falun et à Québec. Je pense à la dernière fin de semaine, chez nous, depuis le début de la saison, ça se rapproche et j'ai hâte, encore plus en sachant que la forme est encore bonne. J'ai de bonnes sensations, présentement, et je peux continuer à croire que je pourrai me battre pour un podium à Falun et à Québec», ajoutait celui qui mettra le pied dans la capitale, le lundi 18 mars.